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    Les cinq meilleurs disques jazz en 2011 - L'année Hamasyan

    22 décembre 2011 15h45 |Guillaume Bourgault-Côté | Musique
    On retiendra de 2011 une date: le 28 juin. Festival de jazz. Gretchen Parlato pour ouvrir la soirée, Tigran Hamasyan pour la clore. En quelque trois heures, un concentré live de nos deux gros coups de cœur discographiques de l’année. Retour.

    1- Tigran Hamasyan, A Fable (Verve) Ça aura été l’année Hamasyan. Brillant partout: au sein du quartet d’Ari Hoening, en quintet lors de son passage au FIJM, et surtout en solo. La parution de cet album remarquable — et remarqué — a ainsi confirmé la réputation du jeune pianiste arménien surdoué. Cette «fable» qu’il raconte d’un jeu explosif, c’est celle de son pays natal, dont il fouille le folklore musical pour nourrir un jazz à la fois furieux et posé, énergique et introspectif, profond et léger. L’exemple type d’une virtuosité maîtrisée et mature… à 24 ans. 

    Tigran Hamasyan - The Spinners



    2- Gretchen Parlato, The Lost And Found (ObliqSound) Célébré partout, ce troisième album de la jeune chanteuse américaine confirme un talent à la personnalité bien définie. Le territoire exploré par Parlato est résolument jazz, mais il puise à des sources multiples: musique brésilienne, ouest-africaine, pop, soul, folk, R&B. À l’image de son coréalisateur, Robert Glasper, Parlato parvient à tirer de ces influences croisées une musique très personnelle et fluide. Son chant est subtilement sensuel, très précis dans l’émotion, les qualités rythmiques sont évidentes. Superbe.

    Gretchen Parlato - Holding Back the Years



    3 - Joe Lovano, Bird Songs (Blue Note) C’est tout simple: du bon be-bop. Joué par une des formations les plus intéressantes du moment — la meilleure en 2010, selon Downbeat. Derrière le saxophoniste (surtout ténor) Joe Lovano, on trouve la jeune sensation Esperanza Spalding (contrebassiste gagnante du Grammy de la meilleure nouvelle artiste en mars), deux batteurs (Otis Brown III et Francisco Mela) et le pianiste James Weidman. Le quintet aborde avec liberté l’œuvre de Charlie Parker, en cherchant à découvrir ce que Bird aurait fait de sa musique s’il avait tenu le coup au-delà de ses 34 ans. Pleine de vie, la réponse.

    Joe Lovano - Barbados



    4- Konitz-Mehldau-Haden-Motian, Live at Birdland (ECM) Il y a deux sources de beauté sur cet album: la musique, bien sûr, mais aussi le geste qui la soutient et qui repose sur la conviction que l’improvisation jazzistique peut avoir le goût concret du mémorable, comme disait Miron. Parfaite interaction entre le sax sinueux de Konitz, le piano ample de Mehldau, la basse chaude de Haden et la finesse des baguettes de feu Paul Motian. Intemporel.

    Konitz-Mehldau-Haden-Motian - You Stepped Out of a Dream (Live)



    5- Lozano- Tanguay - Bourassa-Donato, Autour de Bill Evans (Effendi). Le quartet québécois s’est payé une belle incursion dans le Bill Evans Songbook: c’est respectueux de l’esprit, mais sans tenter le pastiche ou renier l’audace. Tout coule. Ballades, swing relevé,  soupçons bleus de bop, romantisme ambiant, le projet initié par le saxophoniste Frank Lozano baigne dans une douce lumière.

    Lozano-Tanguay-Bourassa-Donato - Five

     
     
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