Lettres - Hommage à Cesaria
Viens, Cesaria du Cap, fais démarrer les bateaux de mon âme, enflamme mes vieux fagots avec tes trémolos discrets et calmes. Que le voyage au pays de tes palmiers m'initie à la beauté noire des nus pieds qui n'ont que des branches mortes pour se réchauffer.
Déhanche ton âme, je déhancherai mon coeur au rythme de tes épaules dénudées. Nous danserons sur les planches brûlantes d'un théâtre désaffecté jusqu'aux premières lueurs sans altérer notre verdeur. Que le feu si doux de ta voix crépite et chatouille mon âme jusqu'à l'émoi, jusqu'à son zénith.
Chante, Cesaria du Cap, chante les labyrinthes de la souffrance inédite qui t'habite et habite la multitude. Mets en mouvement mes cellules et fibres. Décapite le mental incoercible. Jette-moi sur l'autre rive, sur un vent musical de liberté limpide.
Souris dans ta voix. Rayonne ta présence dans ta voix. Soupire dans les cordes lascives de ta voix. Fais résonner ta couleur nostalgique et tes espoirs dans le caisson de mes tourments que tu berceras.
Caresse-moi dans ta voix. Fais pleuvoir sur moi les plus légères étoiles. La guitare de mon regard sereinement t'accompagnera.
Chante le plaisir simple et difficile de vivre sur ton île. Chante comme une confidence l'amour généreux qui fait vivre et mourir.
Vide le lait soyeux de ton sein dans ma bouche comme un festin. Ma sensualité se réveille au charme souple de tes mélodies, saveur de varechs et de romarins. Nourris-moi de ce que tu es. Ce que je suis se désaltère de la brise salée de tes étés.
***
Bernard Anton - Le 18 décembre 2011
Déhanche ton âme, je déhancherai mon coeur au rythme de tes épaules dénudées. Nous danserons sur les planches brûlantes d'un théâtre désaffecté jusqu'aux premières lueurs sans altérer notre verdeur. Que le feu si doux de ta voix crépite et chatouille mon âme jusqu'à l'émoi, jusqu'à son zénith.
Chante, Cesaria du Cap, chante les labyrinthes de la souffrance inédite qui t'habite et habite la multitude. Mets en mouvement mes cellules et fibres. Décapite le mental incoercible. Jette-moi sur l'autre rive, sur un vent musical de liberté limpide.
Souris dans ta voix. Rayonne ta présence dans ta voix. Soupire dans les cordes lascives de ta voix. Fais résonner ta couleur nostalgique et tes espoirs dans le caisson de mes tourments que tu berceras.
Caresse-moi dans ta voix. Fais pleuvoir sur moi les plus légères étoiles. La guitare de mon regard sereinement t'accompagnera.
Chante le plaisir simple et difficile de vivre sur ton île. Chante comme une confidence l'amour généreux qui fait vivre et mourir.
Vide le lait soyeux de ton sein dans ma bouche comme un festin. Ma sensualité se réveille au charme souple de tes mélodies, saveur de varechs et de romarins. Nourris-moi de ce que tu es. Ce que je suis se désaltère de la brise salée de tes étés.
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Bernard Anton - Le 18 décembre 2011
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