Cesaria Evora 1941-2011 - La « Diva aux pieds nus » n'est plus
Praia (Cap-Vert) — Très affaiblie depuis plusieurs mois, ce qui l'avait contrainte à abandonner la scène en septembre, la chanteuse capverdienne Cesaria Evora, surnommée la «Diva aux pieds nus», est morte samedi à 70 ans dans son île natale de Sao Vicente, dans l'archipel du Cap-Vert.
L'enterrement de la chanteuse de saudade aura lieu demain au cimetière de Sao Vicente, a-t-on appris hier de source officielle. Sa mort a été annoncée à Praia, la capitale capverdienne, par le ministre de la Culture, Mario Lucio Sousa, lui-même chanteur, qui a dit avoir perdu «une grande amie».
La chanteuse internationalement célèbre est morte dans la matinée dans un hôpital, près de trois mois après avoir abandonné la scène, car très affaiblie. Admise vendredi dans l'établissement, elle souffrait depuis longtemps de problèmes de santé et avait subi ces dernières années plusieurs interventions chirurgicales, dont une opération à coeur ouvert de six heures en mai 2010.
«Cette mort nous attriste et nous désole, parce qu'elle était l'une des références majeures de la culture du Cap-Vert, a déclaré le président capverdien, Jorge Carlos Fonseca. Quand on parle du Cap-Vert dans le monde, le nom de Cesaria vient toujours en premier, ce qui montre le poids symbolique que la chanteuse et sa voix représentaient pour le pays», a-t-il ajouté.
En avril, la chanteuse était apparue très en forme sur la scène parisienne du Grand Rex à Paris. Mais quelques jours après avoir fêté en toute simplicité son 70e anniversaire, le 27 août, dans sa ville de Mindelo, elle était revenue à Paris dans un «état de grande faiblesse», selon sa maison de disques.
«Je n'ai pas de force, pas d'énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m'absenter pour cause de maladie, j'aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m'ont suivie depuis si longtemps», avait-elle déclaré au journal français Le Monde lors de l'annonce de son retrait de la scène, le 23 septembre.
Un succès tard venu
«La vie continue, je suis venue vers vous, j'ai fait de mon mieux, j'ai eu une carrière que beaucoup aimeraient avoir», ajoutait-elle, en assurant pourtant que son coeur allait «bien».
Née en août 1941 d'une mère cuisinière et d'un père musicien, disparu alors qu'elle était âgée de sept ans, Cesaria Evora s'est d'abord produite dès sa vingtaine sur de petites scènes locales ou dans des bars de l'archipel, où elle ne connut que des succès d'estime.
Le grand public avait découvert en 1992 cette ancienne chanteuse des bars de Mindelo, ville principale de l'île de Sao Vicente et capitale culturelle de l'archipel, grâce à la parution cette année-là de son troisième album, Miss Perfumado, et de deux concerts triomphaux au Théâtre de la Ville à Paris. Le succès, tardif pour une chanteuse alors déjà âgée de 50 ans, ne s'était depuis jamais démenti, se propageant à travers la planète.
La diva avait livré quatorze albums studio et enregistré des duos avec Compay Segundo, mais aussi Bernard Lavilliers ou les Neg'Marrons. Couronnée par un Grammy en 2003 pour l'album Voz d'Amor, Cesaria Evora avait reçu en France deux Victoires de la musique, la première en 2000 pour Café Atlantico, la seconde en 2003 pour Voz d'Amor.
Depuis son retour au Cap-Vert après l'annonce de son retrait de ce qu'elle aimait le plus, la scène, elle n'avait plus abandonné sa ville de Mindelo.
Avant de quitter Paris après de nouveaux examens médicaux, elle avait répondu au journaliste du Monde qui lui demandait si elle allait retourner au Cap Vert: «Évidemment, où voudriez-vous que j'aille? Je dois maintenant réunir la famille...»
L'enterrement de la chanteuse de saudade aura lieu demain au cimetière de Sao Vicente, a-t-on appris hier de source officielle. Sa mort a été annoncée à Praia, la capitale capverdienne, par le ministre de la Culture, Mario Lucio Sousa, lui-même chanteur, qui a dit avoir perdu «une grande amie».
La chanteuse internationalement célèbre est morte dans la matinée dans un hôpital, près de trois mois après avoir abandonné la scène, car très affaiblie. Admise vendredi dans l'établissement, elle souffrait depuis longtemps de problèmes de santé et avait subi ces dernières années plusieurs interventions chirurgicales, dont une opération à coeur ouvert de six heures en mai 2010.
«Cette mort nous attriste et nous désole, parce qu'elle était l'une des références majeures de la culture du Cap-Vert, a déclaré le président capverdien, Jorge Carlos Fonseca. Quand on parle du Cap-Vert dans le monde, le nom de Cesaria vient toujours en premier, ce qui montre le poids symbolique que la chanteuse et sa voix représentaient pour le pays», a-t-il ajouté.
En avril, la chanteuse était apparue très en forme sur la scène parisienne du Grand Rex à Paris. Mais quelques jours après avoir fêté en toute simplicité son 70e anniversaire, le 27 août, dans sa ville de Mindelo, elle était revenue à Paris dans un «état de grande faiblesse», selon sa maison de disques.
«Je n'ai pas de force, pas d'énergie. Je veux que vous disiez à mes fans: excusez-moi, mais maintenant je dois me reposer. Je regrette infiniment de devoir m'absenter pour cause de maladie, j'aurais voulu donner encore du plaisir à ceux qui m'ont suivie depuis si longtemps», avait-elle déclaré au journal français Le Monde lors de l'annonce de son retrait de la scène, le 23 septembre.
Un succès tard venu
«La vie continue, je suis venue vers vous, j'ai fait de mon mieux, j'ai eu une carrière que beaucoup aimeraient avoir», ajoutait-elle, en assurant pourtant que son coeur allait «bien».
Née en août 1941 d'une mère cuisinière et d'un père musicien, disparu alors qu'elle était âgée de sept ans, Cesaria Evora s'est d'abord produite dès sa vingtaine sur de petites scènes locales ou dans des bars de l'archipel, où elle ne connut que des succès d'estime.
Le grand public avait découvert en 1992 cette ancienne chanteuse des bars de Mindelo, ville principale de l'île de Sao Vicente et capitale culturelle de l'archipel, grâce à la parution cette année-là de son troisième album, Miss Perfumado, et de deux concerts triomphaux au Théâtre de la Ville à Paris. Le succès, tardif pour une chanteuse alors déjà âgée de 50 ans, ne s'était depuis jamais démenti, se propageant à travers la planète.
La diva avait livré quatorze albums studio et enregistré des duos avec Compay Segundo, mais aussi Bernard Lavilliers ou les Neg'Marrons. Couronnée par un Grammy en 2003 pour l'album Voz d'Amor, Cesaria Evora avait reçu en France deux Victoires de la musique, la première en 2000 pour Café Atlantico, la seconde en 2003 pour Voz d'Amor.
Depuis son retour au Cap-Vert après l'annonce de son retrait de ce qu'elle aimait le plus, la scène, elle n'avait plus abandonné sa ville de Mindelo.
Avant de quitter Paris après de nouveaux examens médicaux, elle avait répondu au journaliste du Monde qui lui demandait si elle allait retourner au Cap Vert: «Évidemment, où voudriez-vous que j'aille? Je dois maintenant réunir la famille...»








