La salle en vedette
À retenir
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GALA DE L'OPÉRA
Airs de Leoncavallo, Donizetti, Mozart, Gounod, Bizet, Verdi, Giordano, Massenet, Delibes, Puccini, Cilea, Bizet, Bellini, Tchaïkovski et Offenbach, par Phillip Addis, Alain Coulombe, Gregory Dahl, Antonio Figueroa, Lyne Fortin, Marc Hervieux, Marie-Josée Lord, Sonia Racine, Lauren Segal, Gianna Corbisiero et Alexandre Sylvestre. Stéphane Tétreault (violoncelle), Serhiy Salov (piano), Orchestre Métropolitain, Timothy Vernon. Maison symphonique de Montréal, dimanche 4 décembre.
Le 16e Gala de l'Opéra de Montréal a entériné une formule amputée d'une heure et privée de la présence de chanteurs étrangers.
«L'événement peut maintenant, grâce à l'émergence d'une nouvelle génération de chanteurs, mettre en lumière essentiellement le talent canadien», lit-on dans la profession de foi de la direction. C'est un peu tiré par les cheveux et passablement désobligeant pour les générations antérieures qui, soit dit en passant, fournissent le vivier que l'on fait accéder aujourd'hui au panthéon de l'art lyrique, tel Bruno Laplante cette année. Aligner une dizaine de chanteurs locaux dans les grands airs du répertoire n'est pas, et ne fut sans doute jamais, mission impossible.
Cette excuse peu convaincante pour justifier la réduction d'échelle de la manifestation (réduction que l'on peut comprendre sous un angle économique) n'était pas cette année la seule chose qui faisait tiquer. En effet, on ose espérer que c'est encore la direction artistique de l'Opéra de Montréal qui détermine la programmation artistique d'une telle manifestation, et non les desiderata ou diktats d'influents commanditaires, actuels ou potentiels. La présence plus ou moins incongrue de deux instrumentistes laisse à tout le moins planer un doute certain.
Sur le fond, le Gala investissait la Maison symphonique, et la nouvelle salle fut l'incontestable vedette de l'après-midi. Son rendement, servi par un bon réglage des éléments acoustiques modulables, a servi quelques voix et desservi bien d'autres. Antonio Figueroa, qui semblait lutter désespérément contre Wilfrid-Pelletier, fut le rayon de soleil du Gala 2011. La subtilité de son air «Una furtiva lagrima» mit d'emblée la barre à un niveau qui ne fut plus jamais atteint ensuite. La sobre concentration de la basse Alain Coulombe a aussi été mise en valeur, de même que le bel appariement vocal des duos Figueroa-Sylvestre et Corbisiero-Racine.
Pour le reste, on a entendu beaucoup de fatigue vocale, Marc Hervieux, Marie-Josée Lord et Lyne Fortin en tête. On a aussi expérimenté quelques choix malheureux de répertoire, tel Fortin en Lakmé ou Addis en Don Giovanni ou Onéguine.
La direction enthousiaste de Timothy Vernon et la remarquable tenue du choeur ont, par contre, été des motifs de satisfaction de ce petit millésime.
«L'événement peut maintenant, grâce à l'émergence d'une nouvelle génération de chanteurs, mettre en lumière essentiellement le talent canadien», lit-on dans la profession de foi de la direction. C'est un peu tiré par les cheveux et passablement désobligeant pour les générations antérieures qui, soit dit en passant, fournissent le vivier que l'on fait accéder aujourd'hui au panthéon de l'art lyrique, tel Bruno Laplante cette année. Aligner une dizaine de chanteurs locaux dans les grands airs du répertoire n'est pas, et ne fut sans doute jamais, mission impossible.
Cette excuse peu convaincante pour justifier la réduction d'échelle de la manifestation (réduction que l'on peut comprendre sous un angle économique) n'était pas cette année la seule chose qui faisait tiquer. En effet, on ose espérer que c'est encore la direction artistique de l'Opéra de Montréal qui détermine la programmation artistique d'une telle manifestation, et non les desiderata ou diktats d'influents commanditaires, actuels ou potentiels. La présence plus ou moins incongrue de deux instrumentistes laisse à tout le moins planer un doute certain.
Sur le fond, le Gala investissait la Maison symphonique, et la nouvelle salle fut l'incontestable vedette de l'après-midi. Son rendement, servi par un bon réglage des éléments acoustiques modulables, a servi quelques voix et desservi bien d'autres. Antonio Figueroa, qui semblait lutter désespérément contre Wilfrid-Pelletier, fut le rayon de soleil du Gala 2011. La subtilité de son air «Una furtiva lagrima» mit d'emblée la barre à un niveau qui ne fut plus jamais atteint ensuite. La sobre concentration de la basse Alain Coulombe a aussi été mise en valeur, de même que le bel appariement vocal des duos Figueroa-Sylvestre et Corbisiero-Racine.
Pour le reste, on a entendu beaucoup de fatigue vocale, Marc Hervieux, Marie-Josée Lord et Lyne Fortin en tête. On a aussi expérimenté quelques choix malheureux de répertoire, tel Fortin en Lakmé ou Addis en Don Giovanni ou Onéguine.
La direction enthousiaste de Timothy Vernon et la remarquable tenue du choeur ont, par contre, été des motifs de satisfaction de ce petit millésime.
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