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    Musique classique - La 9e Symphonie de Beethoven de l'OSM en CD!

    15 novembre 2011 |Christophe Huss | Musique
    Analekta publie aujourd'hui la 9e Symphonie de Beethoven telle qu'elle a été enregistrée par l'OSM et Kent Nagano lors de l'inauguration de la Maison symphonique de Montréal il y a un peu plus de deux mois.

    Auditeurs de musique en chambre, réjouissez-vous! Vous entendrez dans ce CD nettement plus de choses que si vous aviez été à la Maison symphonique le 7 septembre dernier. Les différences dans la lisibilité des lignes d'instruments à vent dans le 1er mouvement (sublime basson!) ou l'impact des cordes graves sont telles qu'on se demande s'il s'agit bel et bien de la même exécution...

    Réponse: le disque, dont les dates d'enregistrement ne sont pas précisées, a été enregistré lors des trois concerts d'ouverture. On ne sait donc précisément lequel des trois sert de matériau principal au disque, ni dans quelle mesure les séances de «patch» ont colmaté des détails ou assuré l'essentiel.

    À l'écoute, il semble que les retouches aient bel et bien été mineures, car les bruits de public du live sont palpables un peu partout. Le disque de cette Neuvième documente donc tout autant l'état acoustique des lieux pendant cette semaine d'ouverture que la musique. Voix presque isolée dans le tintamarre de l'ébaudissement collectif, Le Devoir avait relaté à quel point l'étrange réverbération et le mélange des sons avaient été une inattendue et désagréable surprise de cette soirée d'ouverture. Le ratage fut en fait aussi impressionnant que la rapidité avec laquelle les acousticiens ont trouvé des solutions viables. Après deux mois déjà, et un abaissement conséquent des panneaux du plafond, la salle semble à peu près maîtrisée, à notre grand soulagement.

    Musique et salle

    Forcément, le nouveau lieu induit un hiatus du point de vue de l'esthétique sonore par rapport aux trois volets déjà publiés de l'intégrale Nagano-OSM (Symphonies nos 3, 5, 6 et 8) et enregistrés à Wilfrid-Pelletier. L'orchestre est néanmoins bien cerné par les micros, d'où cet impact accru du 1er mouvement. L'excès de réverbération est cependant très bien perceptible, par exemple sur l'écho des coups de timbale ouvrant le 2e mouvement: le son et les harmoniques continuent à flotter longtemps, ce qui engendre, également dans les tutti, le «tuilage sonore» que nous avions évoqué. C'est dans la partie vocale que la salle se trahit le plus: là, on dirait un hall de gare, mais l'enregistrement est en soi excellent, car on sent que les voix se situent au-dessus de l'orchestre ce qui était bien le cas. Mais tout n'est pas idyllique: écoutez le début de «Ihr stürzt nieder»: il vient bien trop tôt dans la résonance de ce qui précède.

    Du point de l'interprétation, la Neuvième de Nagano est logique par rapport au dégraissage et à la lisibilité de ses autres volumes. C'est vif et nerveux, donc plus intéressant dans les deux premiers volets que dans les deux derniers — le 3e fluide et le 4e pressé. Le disque ne fera pas de moi le fan du Finale de la 9e de Nagano que je ne suis pas, mais, eu égard aux circonstances et aux enjeux, tout cela est bien meilleur que ce qui était attendu et tout à fait publiable.
     
     
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