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    La fête à la Maison symphonique de Montréal

    Des milliers de personnes affluent pour découvrir la nouvelle salle de concert

    9 septembre 2011 |Christophe Huss | Musique
    À la découverte de la nouvelle salle  Quelque 4000 personnes ont participé à l’opération portes ouvertes de la Maison symphonique organisée hier par l’OSM. Les plus chanceux ont même été accueillis par le maestro Kent Nagano lui-même.<br />
    Photo: Jacques Nadeau - Le Devoir À la découverte de la nouvelle salle  Quelque 4000 personnes ont participé à l’opération portes ouvertes de la Maison symphonique organisée hier par l’OSM. Les plus chanceux ont même été accueillis par le maestro Kent Nagano lui-même.
    Au lendemain de son inauguration, les Montréalais ont fait la fête à la Maison symphonique de Montréal (MSM). Ils se sont pressés en nombre à l'opération portes ouvertes organisée par l'OSM. Cette grande ouverture populaire a attiré 4000 personnes, la file d'attente s'étendait jusqu'au TNM. Le public se trouve chaleureusement accueilli — même par le maestro Nagano lui-même, pour les plus chanceux! — dans ce lieu destiné à devenir un des principaux pôles culturels de la métropole.

    Comme ce fut le cas pour ses premiers visiteurs, la chaleur, la clarté et la convivialité du lieu semblent susciter une admiration unanime. Ces portes ouvertes voulues par Kent Nagano, avec prestations de musiciens et ensembles de toutes les régions du Québec, se poursuivent aujourd'hui et demain.

    Parallèlement à l'inauguration de la nouvelle salle, le développement du fonds de dotation destiné à soutenir l'OSM est une autre source de satisfaction pour l'ensemble en résidence. Ce fonds, constitué sous l'énergique houlette d'Hélène Desmarais, de l'empire Power Corporation, se monte désormais à 56 millions de dollars en dons et promesses de dons. Selon les informations données par Madeleine Careau, chef de la direction de l'OSM, au Devoir, 33 millions étaient déjà en caisse mardi dernier, le reste étant constitué de promesses s'échelonnant jusqu'à dix ans. Ces dividendes de ce fonds viendront, sur le modèle américain, nourrir le budget de l'orchestre afin de garantir son avenir.

    Bénéfices pour l'orchestre

    Autre bonne nouvelle pour l'OSM: après avoir donné au lieu le nom de Maison symphonique de Montréal, Christine St-Pierre, ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, a signé une entente avec la Fondation de l'Orchestre symphonique de Montréal. Cette dernière pourra «solliciter des dons du secteur privé en contrepartie de l'identification et de la dénomination de divers espaces du nouveau bâtiment dont la salle, les foyers ainsi que l'entrée des artistes». Cet outil est évidemment majeur pour développer encore davantage le fonds de dotation de l'orchestre.

    Les musiciens ont, eux aussi, beaucoup à gagner de l'existence de la Maison symphonique. Le confort acoustique qu'ils ressentent va permettre de raffiner leurs interactions et de millimétrer nuances et attaques. Il saute aux oreilles même les plus béotiennes que la nouvelle salle a un rendement acoustique incomparablement supérieur à Wilfrid-Pelletier. Du plaisir de jouer des uns naîtra le plaisir d'écouter des autres!

    On entend beaucoup de choses dans la MSM et personne ne peut plus se cacher. Elle va donc aussi révéler la vraie valeur des ensembles et des musiciens. On va enfin savoir si le pupitre de cors de l'OSM était simplement défavorisé par l'acoustique de Wilfrid-Pelletier ou s'il manque réellement de relief. On découvrira aussi la faculté des trompettes de jouer piano. Le défi sera encore plus grand pour l'Orchestre métropolitain. Dans cette salle, ainsi mis à nu, comment sonneront ses violoncelles, par exemple?

    Une nouvelle étape


    Nous attendions mercredi, lors de l'ouverture, des moments de grâce, de frémissements acoustiques. Ils se sont concentrés en début de soirée, dans une oeuvre pour choeur seul de Vivier et dans la sidérante prestation de Timothy Hutchins jouant, collé sur le mur du fond, à hauteur du balcon, une composition pour flûte seule de Tremblay. Jamais la salle Wilfrid-Pelletier n'aurait permis d'entendre tant de différentes émissions sonores et d'aussi subtiles dynamiques.

    On espère maintenant ressentir les mêmes vibrations, trouver la même pureté, la même clarté, homogénéité et réactivité quand l'orchestre joue sur scène. À ce titre, l'adaptation acoustique risque d'être plus longue que prévu. Il faudra aussi corriger des problèmes d'équilibre dont plusieurs viennent assurément du positionnement de l'orchestre sur scène. Dans une déclaration à l'Agence France-Presse, Kent Nagano se donne «un an et demi» pour apprivoiser la salle.

    Le ministère va aussi, bien sûr, profiter de son contrat d'un an avec les ingénieurs d'Artec dans le but de peaufiner l'acoustique. Pour le Chan Center de Vancouver, inauguré en 2006, ce réglage, selon des observateurs, a effectivement pris une bonne année. Soyons patients... Nous avons déjà tant attendu!
    À la découverte de la nouvelle salle  Quelque 4000 personnes ont participé à l’opération portes ouvertes de la Maison symphonique organisée hier par l’OSM. Les plus chanceux ont même été accueillis par le maestro Kent Nagano lui-même.<br />
Ils ont été 4000 hier à voir (et entendre) la nouvelle salle de l’OSM. L’activité portes ouvertes se poursuit aujourd’hui et demain.<br />
La pianiste Marie-Hélène Trempe à l’œuvre hier lors de la journée portes ouvertes de l’OSM<br />












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