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    Vitrine du disque

    22 juillet 2011 |Le Devoir | Musique
    Monde
    Tinkhinyi
    Les Espoirs de Coronthie
    Outside

    Les Espoirs de Coronthie incarnent l'espérance d'un quartier populaire, celui de Coronthie, en plein centre de Conakry. Contrairement à plusieurs jeunes, ils n'ont adopté ni le rap ni le reggae comme véhicule principal de leur message. Très proches de la tradition du balafon, de la kora, de la calebasse et de quelques autres percussions, ils portent la fougue de leur jeunesse avec la sagesse des anciens qui savent doser leurs textes de louanges aux puissants et de parole engagée. Entre l'intimité d'un folk africain très texturé et les atmosphères plus enflammées, ils varient les arrangements, plaçant les instruments en avant-plan à tour de rôle, ponctuant çà et là leur musique de violoncelle dramatique ou d'harmonica, ou tablant sur les contrastes entre la chaleur des instruments boisés, le raffinement des cordes et la frappe solide. Proclamés coups de cœur par le Festival international Nuits d'Afrique, ils sont réinvités, à la Terrasse du Quartier des spectacles, demain à 18h40.

    Les Espoirs de Coronthie: Babadi


    Yves Bernard

    Classique
    Schubert
    Symphonie no 9, «La Grande». Danses allemandes. Orchestre du Festival de Budapest, Ivan Fischer. Channel CCS SA 31111 (SRI)

    On ne fera vraiment jamais le tour de cette géniale symphonie, qui peut être abordée sous tant d'angles. Mine de rien, on se rend compte à l'écoute de cette nouveauté que les Hongrois ont la grande idée de reproduire chez eux le schéma qu'ils ont exporté aux États-Unis il y a 70 ans avec Ormandy-Philadelphie, Szell-Cleveland et Reiner-Chicago: le mariage à long terme d'un chef et d'un orchestre qui construisent ensemble des choses que seule la connivence totale peut laisser émerger. Ivan Fischer a fait de l'Orchestre du Festival de Budapest un grand orchestre. Sa «Grande» de Schubert est de la pure musique de chambre, que l'on écoutera pour (re)découvrir plein de détails. Il réussit ainsi tout ce que Simon Rattle a voulu et raté dans sa version berlinoise, car chez les Hongrois les détails s'agglomèrent en un poétique souffle musical.

    Schubert: Symphonie no 9, 2e mouvement, Ivan Fischer


    Christophe Huss

    Monde
    Na Bê Oko
    Laetitia Zonzambé
    Indépendant

    Gorgée de soul universelle, cette voix centre-africaine a toute la souplesse pour s'adapter à plusieurs univers urbains, de ceux de la terre mère à ceux qu'elle trouve à Montréal depuis son arrivée, il y a deux ans. À ses débuts, Laetitia Zonzambé s'était plongée dans le hip-hop avant de se reconnecter à ses racines. Puis ce fut la rencontre de nouveaux mondes, d'où ce vif intérêt pour la soul et les musiques ouest-africaines. Dans ce EP de quatre titres qui méritent amplement l'écoute, elle intègre une large part de son bagage. Langue sango originelle, plongées dans le français, mariage des deux, lutherie pop bellement assumée et harmonies vocales jusqu'aux inflexions pygmées. La soul plane au-dessus de la création, avec des accents de rock, un peu de rap, des nappes de B3 et des choeurs aux élans très sentis. Dans un titre, quelques complices insèrent kora et percus mandingues. L'effort est prometteur. Laetitia a du coffre à revendre.

    Laetitia Zonzambé: Messia

    Y. B.

    Classique
    Theofanidis
    Symphonie no 1. Orchestre symphonique d'Atlanta, Robert Spano. ASO CD 1002 (Naxos).

    Le nom de Christopher Theofanidis (né en 1967) était apparu dans un CD Telarc reprenant le titre de son oeuvre Rainbow Body. Le programme comprenait Blue Cathedral de Jennifer Higdon, l'oeuvre contemporaine la plus jouée alors aux États-Unis. Même chef, cette fois sur le propre label de l'orchestre, et rebelote, puisque la 1re Symphonie (2009) est couplée à la création phare des dernières années: les Neruda Songs écrites par Paul Lieberson (1946-2011) pour sa femme Lorraine Hunt, que la voix moins émouvante de la mezzo Kelly O'Connor est, ici, loin de faire oublier. Le disque illustre on ne peut mieux la piste «consonante» de la création musicale. Face aux «Quatre derniers lieder de notre temps», la symphonie me laisse plus perplexe, la débauche sonore devenant parfois une fin en soi. Michael Daugherty me semble incarner avec plus de personnalité un art symphonique américain de notre temps.

    Theofanidis: Symphonie, 3e mouvement

    C. H.












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