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Lettres - 100 000 Elvis Gratton

Jean Laberge - Montréal, le 18 juillet 2011  19 juillet 2011  Musique
Les dieux du rock-métal étaient sur la scène du Festival d'été de Québec, ville francophone, capitale nationale. Sur les plaines d'Abraham, haut lieu historique, 100 000 fidèles s'extasièrent devant le pur produit de la culture américaine. Le week-end dernier, plus 160 000 fans s'agenouillaient devant U2 à Montréal. Au même moment se produisait à Québec Elton John, foule record encore une fois. Pour célébrer la fête du Cadenas, le Canada recevait les adorables chouchous de la couronne britannique, la duchesse et le prince de Cambridge. Par contre, les festivités entourant la Fête nationale, tant à Québec qu'à Montréal, ont battu des records en matière de non-fréquentation.

Tout cela m'incite à me poser la question suivante: Pierre Falardeau et Julien Poulin, les auteurs d'Elvis Gratton, avaient-ils au fond raison de dénoncer l'américanisation du peuple québécois? Bien sûr, tout bon Québécois rit à gorge déployée devant les imbécillités inénarrables de Bob Gratton en se moquant de ce «gros crisse de cave». Dans une scène digne d'anthologie, lorsqu'on demande à Bob Gratton de décliner son identité, il répond avec sa verve légendaire: «Moé, chus un Canadien québécois. Un Français canadien-français. Un Amaricain du Nord français. Un francophône, québécois canadien. Un Québécois d'expression française, française», et ainsi de suite.

Samedi soir, sur les plaines d'Abraham, il y avait plus de 100 000 Elvis Gratton. Le débat ne portait pas sur la question de savoir si les fans de Metallica sont des «Amaricains du Nord français», etc., mais sur la question de savoir qui sont les véritables amateurs du groupe-culte de San Francisco. Bon nombre, en effet, se sont plaints de n'avoir pu assister au spectacle puisque le site était rempli à pleine capacité. Frustrés, ces fidèles accusèrent les «matantes» et les «mononcles» qui assistèrent au spectacle. Pourtant, à l'âge qu'ont les membres du groupe, en sortant les matantes et les mononcles du site, il aurait également fallu interdire au groupe lui-même de s'exécuter!

S'il fallait mettre à jour Elvis Gratton, il faudrait aujourd'hui concevoir un fan typique de Metallica. Baptisons-le «James Gratton» — pour James Hetfield, le chanteur et guitariste du groupe californien. On peut bien traiter Elvis Gratton de «gros crisse de cave», mais alors les James Gratton de ce monde ne voient pas la poutre dans leur propre oeil. De quoi faire en sorte que Falardeau se retourne dans sa tombe. En tout cas, mieux que tous les sondages, des événements comme ceux-là laissent profondément perplexes sur la volonté des Québécois de sortir de leur aliénation nationale. On risque de se faire rétorquer hargneusement par un James Gratton: «Think big, stie!»

***

Jean Laberge - Montréal, le 18 juillet 2011
 
 
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  • JAMAIS UN QUeBEC PAYS - Inscrit
    19 juillet 2011 00 h 32
    la Fête nationale, tant à Québec qu'à Montréal, ont battu des records en matière de non-fréquentation.
    Il faut croire que les gens sont tannés d'une fête trop politisé et ne s'y reconnaissent pas. La St Jean est rendu non pas la fête de TOUS les québécois, mais la fête des québécois qui veulent un pays séparé.... comme ils sont minoritaires, alors on observe ce déclin.......
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  • Claude Laferriere - Inscrit
    19 juillet 2011 04 h 51
    Culture américaine?
    Cette vague anglophile représente tout autant un danger pour les fédéralistes classiques que pour les souverainistes. C'est le modèle classique qui éclate...un peu comme le printemps arabe. On veut voler en éclat le statu quo...ça ne marche pas.

    Au fond je crois que nous vivons une période révolutionnaire. L'auteur de ce texte devrait relire ou lire les textes des pères fondateurs de la révolution américaine que nous aurions dû joindre en 1776, sois dit en passant. Le Elvis Gratton n'est peut-être pas celui qu'on pense.
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  • Georges Paquet - Abonné
    19 juillet 2011 07 h 17
    Intéressante réflexion. A-t-on le droit d'apprécier le talent...? Où qu'il soit...!
    Est-ce qu'on peut reprocher à des citoyens d'apprécier ce qui se fait ailleurs. Le goût, étant une affaire personnelle. Peut-on lire attentivement et avec plaisir, dans la langue originale, Shakespeare ou James Joyce ou les frasques de Harry Potter?
    On en arrive même à se demander si une certaine conception de l'Indépendance, si tant est qu'il y ait encore de vrais promoteurs d'une totale indépendance politique et économique, ne pourrait pas s'exprimer sans référence à la langue. Est-ce qu'on peut être indépendantiste et bilingue?
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  • Jean Lapointe - Abonné
    19 juillet 2011 07 h 31
    L'impérialisme culturel anglo-américain est une menace mondiale.

    Nous semblons aller vers une culture unique dans le monde : la culture anglo-américaine.

    Ce n'est sûrement pas quelque chose de souhaitable. La diversité culturelle est indispensable à notre survie.

    Il faut réagir. C'est déjà commencé.

    Il faudrait amplifier le mouvement.

    Continuons le combat.
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  • lectrice assidue du devoir - Inscrite
    19 juillet 2011 07 h 31
    À la base, notre élite est «colonisée»
    Vous avez raison, M. Laberge, et malheureusement, Patrick Bourgeois, du RRQ, ne peut pas bloquer tous ces envahisseurs anglos saxons invités par nos diregeants «colonisés».
    Jacinthe
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  • Erwan Basque - Inscrit
    19 juillet 2011 07 h 51
    Bravo !
    Bonjour,
    Et bien oui ! Bravo à toutes ces immenses foules fêtant dans l'allégresse sans même y apercevoir un seul porte drapeau de Fleurdelisé. Toute une évolution avec enfin de l'ouverture....... De l'air frais pour dissiper les vieilles odeurs de renfermé mêlé à l'odeur de boules à mites du drapeau. Merci beaucoup, Erwan Basque.
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  • Denis Marseille - Inscrit
    19 juillet 2011 08 h 30
    mon grain de sel
    S'intéresser à d'autres cultures, c'est s'enrichir. Et en passant, U2 est irlandais. Elton john est anglais. Donc, on s'intéresse pas seulement aux américains.

    C'est pas pire que d'aller voir un spectacle d'Alain Bashung qui est français ou de Youssou N'dour qui est sénégalais.

    Quelle différence de style existe entre Eric Lapointe et Metallica? Selon moi, la seule différence est que l'un est plate et l'autre pas!

    J'aime bien Karkwa et la bottine souriante. Mais j'en écouterais pas 365 jours par années... Suis-je un Elvis Gratton (un gros colon)?

    Je viens de voir la programmation du festival de Jazz de MTL. (http://www.montrealjazzfest.com/default-fr.aspx) On a pas fini d'être des dégénérés...
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  • meme40 - Inscrit
    19 juillet 2011 08 h 54
    OUpssss
    Il faut écouter la radio de radio can. la madame Mcennan (je ne connais pas vraiment son nom).. ne parle chaque matin que de groupes américains, groupes sous-groupes,surtout anglophones, etc...à croire qu'il n'y a que cela dans la culture québecoise des jeunes. La même madame ayant dit un matin, excusez je connais pas mes classiques!! oups et ça fait des chroniques culturelles.. SHOWBIZZ.. résume bien le niveau .. pour faire jeune et entrer en compétition avec la radio anglo de montréal, m.Lafrance a décider (pas seul évidement)que pour entrer dans le 21ème siècle il fallait se dissoudre et couler dans le non-être.C,est fait! Pierre Falardeau avait une formation en ethnologie, ... résumer Elvis Gratton en en faisant une grosse farce, seulement une farce, en dit long sur la pensée et le regard critique dont sont capables les québécois... le monde est viré sur la doublure.. le plus choquant n'est peut-être pas dans le fait d'aimer un groupe,de musicien ou un autre, c'est le mépris, qu'ont ces jeunes, des générations précédentes, et qui croient que le monde est né en même temps qu'eux. On a exclus l'histoire du québec dans les écoles, et greffé des codes barres en remplacement.
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  • Bernard Terreault - Abonné
    19 juillet 2011 09 h 15
    Météo
    La principale raison du peu de participation à la Fête nationale cette année a été la pluie et le temps frisquet qui ont sévi aussi bien le 23 que le 24. Et remarquez que malgré le beau temps le 1er juillet, la fête du Canada a passé pratiquement inaperçue à Montréal ou Québec. La cornemuse, y'en a marre! Quant aux shows de boucane qui passent aujourd'hui pour des concerts, tout ce que ça prouve c'est que les gens ont oublié ce que c'est que de la musique. Faudra qu'on la réinvente! A quand une autre Baez, une autre Piaf, un autre Brel, un autre Félix et un autre Vigneault, un autre Lennon, d'autres Buena Vista et Mercredes Sosa d'autres Fool on the Hill, Hymnes à l'Amour et Funny Valentines et Porgy and Bess?
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  • celljack - Inscrit
    19 juillet 2011 09 h 35
    Vision court terme
    Il fut un temps où la moitié du monde connu parlait latin.
    Aujourd'hui, c'est une langue morte.

    Il fut un temps où l'embonpoint était symbole de prospérité, où l'exécution en public était quotidienne. Il fut un temps où la lyre et le clavecin étaient populaires, où les airs ne sonnaient comme rien de ce qu'on entend aujourd'hui.

    Tous les groupes ont le droit et la liberté d'avoir leur propre constitution si leur volonté collective les pousse à le faire. Un jour, ce groupe changera, s'édentera, se dissociera ou s'associera. C'est la même chose pour le Canada et le Québec. Ça fait longtemps que la constitution Canadienne est désapprouvée, et pas juste par le Québec. Je crois que chaque province devrait avoir sa propre constitution et son indépendance. Ça empêche aucunement la coopération.

    Sur une échelle de temps assez longue, il n'y aura plus de français ni même d'anglais en Amérique du nord. La culture changera aussi. Les frontières ne sont que des lignes imaginaires qui délimitent nos lois imaginaires.
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  • Helpaul - Inscrit
    19 juillet 2011 09 h 39
    @Paquet
    Le talent dites-vous? Comme vous y allez... Metallica est au talent ce qu"Elvis Gratton est au cinéma... Nous assistons au triomphe du nivellement par le bas, ne vous en déplaise. On parle (mal) anglais parce que ca fait riche. On a tellement peur d'avoir l'air pauvre qu'on s'endette å l'os. On dénonce la dette publique parce qu'on ne veut plus payer d'impot. C'est le triomphe de l'hyper-individualisme å l'américaine...
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  • Roger Sylvain - Inscrit
    19 juillet 2011 09 h 41
    Toujours les mêmes insultes
    Il en devient lassant de toujours lire les mêmes insultes provenant des séparatistes endurcis.
    Colonisé,traitre,fédéraste,Elvis Gratton,etc...c'en est rendu ridicule.
    J'imagine qu'à leurs yeux ils sont les seuls à détenir LA vérité et que la majorité des Québécois n'ont pas encore compris. Compris quoi au juste?
    Nous allons tous mourir un jour mais en attendant,je veux profiter de la vie au maximum c'est-à-dire que j'ai décidé de voir mon verre à moitié plein et non complètement vide comme certains.
    Chers séparatistes,svp,profitez de l'été et comme le monde ordinaire, allez voir un bon spectacle,et de grâce,calmez-vous le pompon.
    Roger Sylvain
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  • France Marcotte - Abonnée
    19 juillet 2011 09 h 45
    100 000 Pierre Falardeau
    Tant qu'il y a autant de Falardeau que de Gratton, on peut rester calme.
    Car il y a encore (beaucoup) des gens qu'il aurait fallu payer (même matantes ou mononcles) pour assister à ces grandes messes.
    Mais ils ne font pas beaucoup de bruit.
    L'eau qui dort (en apparence) est profonde.
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  • Marc-Antoine Daneau - Abonné
    19 juillet 2011 10 h 30
    N'importe quoi!
    La Capitale réussi à faire venir sur les Plaines un des plus grands groupes de tous les temps, c'est une réussite à tous les niveaux et on trouve encore moyen de s'accuser d'être des colonisés.

    HEY! Le prince et la princesse sont venus nous voir à nos frais il y a 3 semaines, ça ne vous suffit pas... ?

    - un "séparatiste extrémiste"
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  • Jean Richard - Abonné
    19 juillet 2011 10 h 45
    On mélange les genres
    Quelqu'un l'a heureusement rappelé : Elton John est anglais et U2 est un groupe d'Irlandais. Confondre la culture de ces pays avec celle des États-Unis relève d'une bonne dose d'ignorance.

    Québec, ville francophone, capitale nationale ? Peut-être, mais de toutes les villes du Québec, elle est probablement la plus américaine quand on y examine la façon de vivre, l'aménagement du territoire (le modèle autoroutier avec une surabondance de super-centres commerciaux et un centre-ville décomposé qui se limite à des restaurants et des boutiques pour touristes). Capitale nationale ? En Amérique du Nord, la coutume veut que les capitales des états soient souvent des petites villes secondaires. La capitale de New York n'est pas New York, mais Albany. La capitale de la Floride n'est pas Miami. Alors, on n'a pas à confier à Québec le rôle d'un phare de la culture parce qu'elle est la capitale du Québec.

    Par ailleurs, il ne faut pas prendre ces méga-spectacles pour ce qu'ils ne sont pas, mais pour ce qu'ils sont : des événements purement commerciaux. C'est bien plus de l'industrie que de la culture. L'industrie fabrique un spectacle et les promoteurs se chargent de le vendre, comme on vend un iphone ou une Toyota.

    Que des gens se ruent vers un spectacle de U2 ou vers le Festival d'Été de Québec, qui n'a de francophone que le nom et une petite poignée de spectacle, me laisse indifférent. Nous sommes dans un espace de libre commerce.

    S'il fallait réinventer Elvis Gratton, ce nouvel Elvis ne serait pas celui qui s'extasie devant la culture américaine et l'anglais, mais celui qui s'évertue à alimenter la morosité francophone au Québec. Ce nouvel Elvis lirait la Presse chaque matin, écouterait Radio-Canada et, s'il en avait la chance, les radios-poubelles de la capitale encore bien provinciale.
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  • Jean Richard - Abonné
    19 juillet 2011 11 h 05
    U2 ou Ti-Jean Carignan
    On aurait pu sortir le bonhomme Carnaval, les ceintures fléchées et se trouver un violoneux capable de jouer des reels comme le faisait Ti-Jean Carignan, pour faire danser un petit Jean-Baptiste blond avec son mouton sur un char allégorique (Jean-Baptiste, c'était un gars de char, un gars de char allégorique).

    Certains auraient dit : « Enfin ! Un spectacle québécois ! »

    Oui, bien sûr, un spectacle carnaval, festival, national et capital. Une voix se serait alors élevée d'un cimetière quelconque, celle de Ti-Jean Carignan qui, se retournant dans sa tombe, aurait lancé : « Cette musique que j'ai jouée pour vous, elle nous est venue d'Irlande, tout comme les ancêtres de la Bolduc. », comme il l'a déjà dit de son vivant, sans qu'on y porte attention.

    Irlandais les reels de Ti-Jean Carignan ? D'héritage irlandais la musique de la Bolduc ? Drôle de coïncidence alors que le groupe U2 soit irlandais.

    Les Irlandais ne vivant pas toujours une relation d'amour avec leurs voisins du Royaume-Uni, se pourrait-il que l'aversion de certains contre les visites princières ou royales viennent des Irlandais ?
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  • Monsieur Pogo - Inscrit
    19 juillet 2011 11 h 08
    Un 24 juin 1970, dans le Vieux-Montréal
    Je me souviens du rock and roll enlevant qui se jouait derrière l'hôtel de ville de Montréal le soir du 24 juin 1970. Il y avait là des bands américains et canadiens-anglais.

    C'est dès après l'élection du PQ en 1976, que les spectacles de la Saint-Jean à Montréal sont devenus résolument plates.

    C'est que la contre-culture de l’époque, nourri de LSD, de MDA et de chilum de haschisch s’accordait mal avec les chansonnettes de Gilles Vigneault et les insignifiances de Michel Rivard et consort...
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  • ExtraFromage - Inscrit
    19 juillet 2011 12 h 31
    C'est bien beau de jouer la victime.
    Je n'ai, jusqu'à ce jour, jamais eu la "chance" de voir des commentaires du genre provenant d'un autre endroit que le Québec.

    "On se fait envahir, on devient Américain à aller voir Metallica, on devient anglais à aller voir McCartney."

    Las Vegas est-elle une ville Québécoise parce que Céline et le cirque du soleil s'y sont installés ?

    Votre fermeture sur le reste de la planète est déconcertante.

    La musique n'a pas de nationalité.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    19 juillet 2011 12 h 58
    Ce qui nous attend
    Si ces pures et dures prennent le pouvoir, Est-ce que l'on emprisonnera ceux qui osent écouter de la musique en anglais ou écouter la télé en anglais? ( car on aura bien compris que l'ennemi, c'est l'anglais. Metallica aurait chanté en danois, personne n'aurait fait de commentaire ) Devra-t-on porté la ceinture flèchée et la tuque des patriotes? Seront-nous mis a l'amende pour avoir utilisé un mot anglais dans une phrase? Libre a vous de ne pas en écouter du Metallica, du Elton John ou du U2, mais laisser les autres faire comme ils l'entendent.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 juillet 2011 13 h 00
    2 % de francophones, pas assez pour un artiste francophone
    Nos artistes ont le choix de percer en France ou aux États-Unis s'ils veulent devenir autre chose que des locaux avec l petit marché québécois de 2% de Francophones en Amérique du Nord.

    Nous avons donc 98 % de chances d'hériter de groupes anglophones dans nos spectacles. Il n'y a que nos humoristes qui peuvent bien vivre avec un si petit marché. Même là, plusieurs tentent leurs chances en France. Plus difficile de viser les États-Unis avec des américan jokes de stand-ups.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    19 juillet 2011 13 h 14
    Elvis Gratton, signe de succès matériel simple
    L'Elvis de Falardeau ", un fédéraliste, opérait" un gros garage, allait en vacances dans le Sud, possédait la piscine creusée interne, une femme nounoune. Il était ami avec le maire de sa municipalité. Un parvenu argenté qui parlait le bilingue, why not ? Mieux qu'un frustré qui attend, enragé, la souveraineté pour être heureux, me semble.

    Faut dire qu’il y a eu aussi, dans Cruising Bar, Gérard « nous ne connaissons pas ses penchants constitutionnels » qui avait réussi financièrement, avec un garage et qui prenait du bon temps à la Chambre de Commerce, le samedi soir. 4 personnages, un cave, un drogué, un hautain et un parvenu. Nous avons tout ça au Québec.
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  • emilieprevost@hotmail.com - Abonnée
    19 juillet 2011 13 h 14
    Juger hativement...
    Il me semble qu'à voir les propos de M. Laberge, je suis une Elvis Gratton, sorte de caricature du pauvre homme mené par la culture américaine et populaire, donc incapable d'avoir une pensée critique. Je suis allée voir Métallica, j'ai attendu plusieurs heures dans la foule, j'ai eu très chaud, j'ai eu mal aux pieds... pour voir un groupe américain célèbre. Je suis étudiante en littérature à l'université et s'il y a une chose qui me tient vraiment à coeur, c'est notre identité québécoise et notre langue parlée et écrite au Québec. Ça ne m'empêche pas d'aimer la musique américaine et d'aimer aller voir des spectacles de cette envergure, mais pas nécessairement parce que je suis fan de Métallica et du vedettariat. Je connaissais environ la moitié des chansons jouées et les chansons peu mélodiques ne sont certainement pas mes préférées. J'ai pourtant absolument apprécié ma soirée et je recommencerais n'importe quand! Il y avait une ambiance qu'on retrouve rarement... 100 000 personnes qui dansent ensemble, qui ont du plaisir à écouter de la musique qu'ils aiment... ça n'a pas de prix. Peut-être n'êtes-vous pas une personne de "party", peut-être n'êtes-vous jamais allé voir un de ces spectacles à grand déploiement et à grande foule... Comment pouvez-vous juger si hâtivement sans même savoir vraiment de quoi vous parlez, de qui vous parlez... "Think big, sti!"
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  • SNost - Abonné
    19 juillet 2011 14 h 09
    Quel borné!
    Aurait-il fallu que la musique traditionnelle québécoise ne s'inspire pas des airs irlandais, par risque d' "assimilation"?

    Sur quelle planète vivez-vous messieur?

    Il faut considérer la réelle qualité de cette musique (Metallica et U2). Il est seulement dommage que ce ne soit pas des groupes québécois, j'en conviens. Je crois que c'est là votre réelle frustration... Vous êtes mauvais perdant et ne savez pas faire justice au réel talent. Votre nationalisme borné vous couvre d'oeillères.

    Par ailleurs, avez-vous seulement vu qu'un grand nombre de jeunes qui avaient attendu plus de 10 heures pour entrer sur le site aui concert de Meltallica, ont brandi leurs drapeaux du Québec juste devant le groupe (première rangée)? Avez-vous vu que le chanteur en a pris un pour le garder, au grand plaisir de la foule?
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  • Etienne Goyer - Inscrit
    19 juillet 2011 14 h 53
    Bob Dylan
    Est-ce que ceux qui étaient fan de Bob Dylan il y a quelques décennies étaient aussi colonisés que ceux qui sont fans de Metallica aujourd'hui? Je veux dire, la culture américaines, ce n'est pas d'hier que les québécois s'y intéressent ...
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    19 juillet 2011 15 h 17
    Encore un Montréalais frustré des succès de Québec
    Pendant que Montréal s'enfonce dans son multiculturalisme (on est rendu à combien de Festivals africains déjà?) Québec vit pleinement sa nord-américanité et sa francité.

    Ont chanté cette année au FEQ (44e édition cette année, l'un des plus gros et des plus vieux festivals de chansons au monde)
    -Jean-Pierre Ferland
    -Francis Cabrel
    -Diane Dufresne
    -Coeur de pirate
    -Robert Charlebois
    -Isabelle Boulay
    -Pierre Lapointe
    -Karkaw
    -Eric Lapointe
    -Marie-Mai
    -Nowell Leroi
    -Gaétan Roussell

    Encore deux ou trois ans, et le FEQ va être à la musique ce que Cannes est au cinéma! Tiens toé, mon Plateaucentrique.

    PS: Ah oui, le volleyball de plage vient de commencer à Sillery. 250 millions de téléspectateurs, dans 20 pays, vont voir les pitounes sur le sable de Québec. Québec is big, stie.
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  • Michel Simard - Abonné
    19 juillet 2011 15 h 25
    S'ouvrir mais à quoi ?
    Tous ces commentaires en faveur des fans de Metallica, d'Elton John et de U2 (tous des vieux dans mon livre et dont je me fous éperdument) semblent converger vers un portait du Québécois dépendantiste :
    - Le français, c'est plate
    - Les Québécois, c'est petit
    - L'anglais, c'est le Monde
    - Parler français c'est être fermé
    - Se tenir debout c'est pour les autres

    Je me demande bien ce que vont penser nos petits dépendantistes quand les concerts se feront bientôt en chinois. J'espère qu'il vont nous proposer une annexion du Canada-Canada avec les États-Unis pour ne pas que la culture anglo-saxonne disparaisse.

    PS Pour les tenants de la disparition du Québec, l'Irlande a fait son indépendance en 1921. Les Irlandais ne semblent pas vouloir se subornner au Royaume-Uni.
    PS @ George Paquet. Les indépendantistes bilingues, trilingues et polyglottes sont très nombreux. Par contre, on rencontre souvent des dépendantistes unilingues joual.
    PS @ Roger Sylavain : cessez d'insulter les indépendantistes avec vos insultes comme "séparatiste" puisqu'on ne peut séparer ce qui n'est pas uni et que l'objectif des indépendantistes est l'indépendance. Et cessez de faire de la fausse représentation en vous appelant fédéraliste puisque votre objectif est l'anéantissement de la nation québécoise, y compris sa diaspora même en Ontario.
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  • Kali Beru - Inscrit
    19 juillet 2011 15 h 33
    Ayoye!
    Bien d'accord avec Roger Sylvain. Toujours les mêmes insultes ridicules venant de gens qui s'entêtent à vivre dans le marasme du passé et qui sont incapables d'amener ni accepter les idées nouvelles . C'est à cause de gens comme vous que l'idée d'indépendance perd du terrain, à vous lire, nous devrions vivre repliés sur nous-mêmes en crachant et méprisant tout ce qui n'est pas québécois et francophone...
    À mon avis Monsieur Laberge, avec vos propos méprisants et réducteurs, vous ressemblez plus à Elvis Gratton que les 100 000 personnes réunies pour célébrer la musique avec un groupe qui sait en jouer.
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  • Peter Kavanagh - Inscrit
    19 juillet 2011 16 h 19
    A M. Simard
    D'un extreme a l'autre. Parce que l'on n'est pas souverainiste/ indépendantiste / séparatiste , on veut nécessairement la disparition du Québec? Un peu de sérieux, et svp, n'insulté pas les Irlandais (J'en suis un) en comparant le Québec et l'Irlande.
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  • Blaric - Inscrit
    19 juillet 2011 18 h 45
    Québecquois
    Je pense que le Québec Pays de l'Amérique du Nord peut recevoir des vedettes mondiales qui ne sont pas nécessairement francophone et les apprécier. Pour moi ce n'est pas quelques spectacles en langue étrangère qui va nuire à notre pays mais plutôt ceci:

    Le gouvernement ne fait pas respecter la loi 101
    Il accorde directement ou indirectement le droit à l'Anglisalisation du peuple Québecquois par ces lois permissives
    Il donne de plus en plus d'importance à la langue anglaise( veut l'obliger l' immersion en 6e année pour les français, mais pas l'inverse pour les Anglais

    Mme Marois devrait promettre d'obliger tous les élèves inscrits à l'école Anglaise une 6e année d'immersion en français (On apprécierait ainsi la beauté du français

    Arrêtons de critiquer les autres et élevons nous au-dessus de la mêlée et soyons original à la place

    Notre nation vaut bien n'importe laquelle
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  • Apppainchaud - Abonné
    19 juillet 2011 21 h 16
    Ignorance
    À lire les commentaires, j'ai l'impression que beaucoup d'entre vous ont écouté à répétition les films de Falardeau, mais que très peu ont pris la peine d'écouter les albums mythiques de Metallica.

    Qu'on se le dise une fois pour toutes: Metallica est un excellent groupe de musique métal; un des plus talentueux depuis que la musique métal existe. Point. Que nous ayons été plus de 100 000 personnes à avoir été les voir sur les plaines n'a rien à voir avec l'indépendance du Québec, avec l’émancipation des artistes québécois émergents, avec l'américanisation de notre culture ou avec le QI des auditeurs de Metallica. Ça à voir avec le talent du groupe, c'est tout. Il faut rendre à César ce qui revient à César.

    Je lis Le Devoir, je parle très bien anglais, j'ai un diplôme d'études supérieures, je vais voir des spectacles d'artistes émergents et je peux continuer à détruire plusieurs des clichés écrits plus haut... et j'étais sur les plaines samedi passé, avec plusieurs amis comme moi.

    La musique métal n'est pas américaine, mais Metallica le sont. Tant pis. Et si AC/DC vient l'an prochain, qui sera le premier à crier à l'Australisation de notre culture ? Franchement.
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  • Helpaul - Inscrit
    19 juillet 2011 22 h 09
    Juste pour le "fun" Kali Beru...
    C'est quoi encore les "idées nouvelles"?
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  • Fille Ordinaire - Inscrit
    19 juillet 2011 22 h 26
    100 001 Elvis Gratton
    Je ne croyais jamais être un jour assimilée à Elvis Gratton mais, d'après votre définition, il faudra m'y compter aussi, même si je n'ai pas assisté au concert de Metallica.

    J'écoute la musique de ce groupe fort talentueux depuis l'âge de 10 ou 11 ans (j'en ai près de 35 aujourd'hui) et je ne me sens nullement assimilée, quoi que vous puissiez en penser. Les étudiants à qui j'enseigne pourraient témoigner à quel point la langue française me tient à coeur, eux qui subissent mes commentaires impitoyables (mais toujours constructifs) sur la qualité de la langue dans chacun des textes qu'ils me remettent. Et je ne suis même pas enseignante de français, je le précise.

    Comme Émilie Prévost, j'apprécie occasionnellement l'ambiance des méga-concerts, quoique je n'assiste qu'à ceux donnés par les artistes dont je suis une "fan" inconditionnelle, souvent depuis l'adolescence. Par ailleurs, je sais reconnaître le talent de plusieurs artistes québécois, que ce soit sur le plan des textes, des mélodies ou les deux. Malheureusement (peut-être), la musique étant pour moi affaire de "tripes", je constate qu'elle me rejoint mieux lorsque les paroles ne sont pas chantées dans ma langue maternelle (en effet, avec la chanson francophone, mon intellect prend le dessus et il m'est impossible de vivre le même abandon).

    Comme Apppainchaud je conclus de tout cela que vous interprétez la situation de manière simpliste et en faisant des liens très douteux. Je crois d'ailleurs (ce serait une perception à vérifier) que la musique métal, de quelque origine qu'elle soit, rejoint une assez forte proportion d'intellectuels, à l'instar de la musique classique. Ceci nous éloigne un peu d'Elvis Gratton, n'est-ce pas? Il y aurait là je crois matière à une réflexion plus approfondie.
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  • Georges Paquet - Abonné
    20 juillet 2011 04 h 33
    Un sosie d'Elvis Gratton...
    Si j'avais à dessiner un sosie d'Elvis Gratton, je prendrais comme modèle un citoyen qui n'aurait jamais écouté ni vu ni dansé sur les musiques et paroles d'Elvis Prestley, des Beatles, de Bob Dylan, d'Elton John, de Bruce Springsteen, ni même de Leonard Cohen...
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  • Fille Ordinaire - Inscrit
    20 juillet 2011 06 h 49
    C'était donc mieux avant!
    @ Bernard Terreault
    "tout ce que ça prouve c'est que les gens ont oublié ce que c'est que de la musique. Faudra qu'on la réinvente!"

    Mais ouvrez vos oreilles, bon sang! Vous n'êtes pas obligé d'aimer la musique de Metallica, soit, mais parmi la multitude d'artistes qui sévissent aujourd'hui, si on se donne la peine de chercher un peu, on trouve les Jacques Brel, les Félix Leclerc et les John Lennon, voire les Mozart et Beethoven de demain!

    Il en existe encore, des artistes de cette trempe, qui justement réinventent la musique, la construisent à partir de l'oeuvre de ceux qui les ont précédés, et en repoussent toujours plus loin les limites! Que l'on parle des poètes qui, alors qu'on croit que tout a déjà été dit, savent encore toucher les coeurs de leur génération en choisissant les mots justes pour leurs chansons, ou des virtuoses qui, lorsqu'on croit que tout a déjà été fait, trouvent encore le moyen de nous surprendre et de nous charmer avec les rythmes et les mélodies qu'ils savent tirer de leurs instruments.

    Vous avez le droit de penser que Metallica ne fait pas partie de ces pionniers. Je crois personnellement qu'au début de leur carrière ils en ont fait partie (sur le plan musical, j'entends, et non des textes). Seul le passage du temps le dira, nous manquons de recul pour en juger. Je suis certaine qu'à l'époque de Félix Leclerc, de Piaf ou des Beatles, ceux-ci n'avaient pas seulement des admirateurs; il existait probablement grand nombre de gens pour les trouver insignifiants. Mon arrière-grand-père haïssait Elvis pour mourir. Mon grand-père aimait Elvis mais haïssait les Beatles tout autant. Heureusement, mon père a désormais l'esprit plus ouvert!

    N'est-ce pas cette attitude qui fait "Elvis Gratton", que de rester enfermé dans des clichés et accroché au passé?
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    20 juillet 2011 09 h 03
    et Bach, Beethoven, Mozart...
    Les mélomanes qui adorent Bach, Beethoven, Brahms, Mozart, Wagner sont-ils les Elvis Germano-Gratton pour autant ? Pourquoi ils ne se limiteraient eux aussi aux seuls artistes et compositeurs québécois comme le propose Jean Laberge pour la musique populaire ?

    Cette polémique est d'un ridicule incarné et illustre très bien les dangers inhérents au nationalisme doctrinaire. Merci M. Laberge.
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  • Gilles Denis - Abonné
    20 juillet 2011 11 h 10
    Elvis
    Les mêmes spectacles auraient eu lieu au pays de notre mère patrie, la France, et ils auraient connu le même succès. Peut-on blâmer des Nord-Américains d'aimer cette culture populaire correspondant en bonne bonne partie aux valeurs résultant de notre situation géopolitique? Effectivement, une telle fermeture sur tout ce qui n'est pas typiquement québécois ou français appartient au nationalisme doctrinaire. Nous sommes des Nord-Américains et pourquoi devrions nous nier ce fait. Une telle façon de critiquer les goûts d'une partie des Québécois peut donner lieu à penser que l'indépendance serait une source de fermeture sur les autres, ce qui n'est pas le cas à mon avis.
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  • SNost - Abonné
    20 juillet 2011 13 h 51
    Mais quel délire!
    "S'il fallait mettre à jour Elvis Gratton, il faudrait aujourd'hui concevoir un fan typique de Metallica. [...] De quoi faire en sorte que Falardeau se retourne dans sa tombe. En tout cas, mieux que tous les sondages, des événements comme ceux-là laissent profondément perplexes sur la volonté des Québécois de sortir de leur aliénation nationale."

    Il me semble qu'il y ait toute une marge entre apprécier un groupe de musique (ce n'est quand même que de la musique!), et nos orientations politiques!

    Les fans qui ont donné un drapeau du Québec au chanteur du groupe en plein concert (qui, je le répète, ont dû attendre au moins 10 heures pour être à la première rangée), n'ont pas donné un drapeau canadien ou américain à ce que je sache. Où se loge leur identité dans vos yeux si clairvoyants - des yeux qui peuvent catégoriser d'un coup 100 000 personnes en tant qu' "Elvis Gratton"? Vous ne vous sentez pas un peu grossiers en passant à de telles conclusions? Avouez au moins qu'on se rapproche dangeureusement des analyses Gratton!

    Je pourrais transposer la question à la littérature ou, mieux, à la philosophie, comme d'autres l'ont déjà fait pour la musique. Pourquoi continuons-nous à enseigner la philosophie allemande dans les universités? En fait, pourquoi continuons-nous à considérer que des individus des autres nations peuvent faire de bonnes choses, tout simplement? Bref, inévitablement, en poursuivant la trame logique de l'article jusqu'au bout, on se retrouve dans une ligne abusivement radicale. C'en est ridicule!

    En fait, je me demande même pourquoi je prends la peine de réagir à cet article. J'étais à Metallica. Je lis Lacoursière. J'ai joué du metal pendant huit ans, en français. Politiquement, je peux me dire nationaliste (en opposition à un souverainisme doctrinal, grossier, Labergien). Mais un État qui reposerait sur des bases nationalistes radicales me ferait trop penser à des époques très sanglantes de l'hi
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  • Stephane Levasseur - Inscrit
    20 juillet 2011 14 h 51
    M. Laberge: à quoi sert la culture et l'identité nationale lorsque...
    M. Laberge: à quoi sert la culture et l'identité nationale lorsque...

    -nos dirigeants sont corrompus comme on le constate par les nombreux scandales.

    -on s'indigne de l'écart entre les riches et les pauvres mais que nos tables d'impôt sont les moins progressives du pays.

    -un jeune garçon québécois sur trois décroche au secondaire, beaucoup plus qu'ailleurs.

    -10 à 20% de nos jeunes sont atteint de maladie mentale et c'est encore tabou.

    Face à ces constats, nous devrions avoir honte d'être québecois. Et non, le succès de Céline ou du Cirque du Soleil ne me rendent pas plus fier du Québec.

    Le mot culture est utilisé uniquement pour désigner les arts, comme vous le faites, alors que nos valeurs, nos façons de vivre, de consommer, de prendre soin de nos enfants et des malades mentaux sont tout autant des éléments de notre culture. Je ne suis pas américanisé parce que j'écoute Metallica.

    Par contre, je suis fier d'avoir fait partie d'une foule de 100 000 personnes épuisées par l'attente et la chaleur, qui ont assisté à un spectacle metal dans le calme et le civisme.

    Tout est une question de valeurs, et je suis fier que plusieurs de mes concitoyens partagent les miennes monsieur Laberge.

    Stephane Levasseur
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  • hyde - Abonné
    20 juillet 2011 15 h 32
    Fermeture d'esprit
    Franchement, M. Laberge, vous exagérez.

    Premièrement, le 23 et 24 juin était froid et pluvieux. C'est pourquoi la fête nationale a été moins fréquenté.

    Deuxièmement, ce n'est pas parce que l'on va voir des groupes "américains" qu'on est colonisé. Ce n'est pas parce que la musique ne vient pas d'ici qu'on ne doit pas l'aimer.

    U2 est l'un des plus grands groupes de musique de tous les temps. Ça fait 40 ans que leur musique vieilles ou nouvelles tournent en boucle dans tous les radios du monde. Ça doit être parce qu'ils ont un certain talent. Surtout que U2 ne correspond pas du tout au style "américain" à la Lady Gaga. U2 est un groupe irlandais ayant des textes hyper engagés. On est très loin de la musique typique américaine.

    Elton John est, quant à lui, Britannique. Il est unique en son genre. Lorsqu'on entend sa musique, on sait que c'est lui. On ne peut pas se tromper. Encore une fois, on est loin de la musique américaine standardisée.

    Finalement, Metallica. L'un des plus grand groupe heavy metal, si ce n'est pas le plus grand. Un groupe de grand talent encore une fois unique en son genre. Mais bon, j'imagine que pour vous, Metallica font juste du bruit, du bruit américain.

    D'ailleurs, ce n'est pas parce qu'on est des fans inconditionnels de Metallica ou de U2 qu'on apprécie pas la musique de chez nous.

    Hier, j'écoutais à tue-tête Guns'N Roses dans mon char. Avant hier, je faisais jouer en boucle «Lettre à Lévesque» des Cowboys Fringants. À tient, la chanson «The number of the beast» d'Iron Maiden vient de se terminer sur mon ordinateur pour laisser place à....«Le picbois» de Beau Dommage.

    Mais bon, ça l'air que le jeune indépendantiste de 20 que je suis, amoureux de sa langue, est un colonisé parce qu'il est un fan inconditionnel de Metallica et qui est vraiment triste de ne pas avoir pu être sur les plaines pour leur show.
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  • Jean Laberge - Abonné
    20 juillet 2011 18 h 58
    Réponses aux critiques
    Ma lettre est un coup de gueule. On me reproche d’avoir mis quantité de sophismes. C’est vrai. Il est par exemple faux de prétendre que les 100 000 spectateurs étaient tous des Elvis Gratton. Par ailleurs, on peut très bien exulter à l’écoute de la musique heavy-métal de Metallica, et flipper sur un chanteur ou un groupe québécois. Encore d’accord. Donc, on peut être à la fois «métallicien» et bon Québécois, voire même Québécois indépendantiste.
    Cela admis, reste la question de fond que soulève ma lettre, la question identitaire. La question philosophique par excellence «Qui suis-je?» se pose avec une acuité toute particulière au Québec. Elvis Gratton, comme tous les Québécois, patine sur la bottine lorsque vient le temps de dire qui il est.
    Au fond, Gratton, pas plus que nous, ne savons pas qui nous sommes. Pour une vaste majorité d’entre nous, cette question identitaire lancinante qui nous taraude depuis des lustres, exaspère tant que nous voulons impérativement passer à autre chose et vivre, point à la ligne. Ainsi, beaucoup refusent carrément d’évoquer la question identitaire qui, au fond, est parfaitement futile. Du moins, c’est ce que nous croyons. Mais, au Québec, tout commence avec un Q et fini par un bec, comme le chante si bien Charlebois, c’est-à-dire, que nous le voulions ou non, la question identitaire nous rattrapera tout au tard. Dans la mesure où l’on prétend être toujours Québécois, malgré notre engouement pour tout ce qui est autre que Québécois.
    La condition du Québécois n’est pas facile. Bon nombre, tel Elvis Gratton, font tout pour fuir cette condition inconfortable et insupportable à la longue. Il y avait certainement bon nombre de spectateurs sur les Plaines d’Abraham et ailleurs qui, devant la puissante machine de Metallica, souhaitent vivement oublier qu’ils sont Québécois et ne plus revenir sur le sujet. Voilà, je crois, le propos de ma lettre moins le coup de g
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  • Victor Beauchesne - Abonné
    21 juillet 2011 06 h 41
    ouff
    "malgré notre engouement pour tout ce qui est autre que Québécois....La condition du Québécois n’est pas facile."

    Bon enfin vous révélez le fond de votre pensée. Vous êtes inconfortable dans votre peau de Québécois et vous reprochez à vos concitoyens leur engouement de la culture "étrangère" Peut-être auriez vous dû dire que la condition de Québécois souverainiste n'est pas facile car à juger par les réponses, les fans de Metallica semblent eux très confortables dans leur peau.

    Le plus gros problème des souverainistes est qu'ils confondent toujours les intérêts du Québec avec ceux du mouvement, les problèmes du mouve,ment avec ceux du Québec, ils projettent leur crise identitaire sur tous les Québécois. Croire qu'avoir un engouement pour autre chose que du Québécois pur laine est une forme de colonisation est comme dire que ceux qui préfèrent le chocolat au sirop d'érable sont coupables de lèse majesté.
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  • Kali Beru - Inscrit
    21 juillet 2011 11 h 36
    Québeclove
    @Helpaul: Par exemple l'ouverture sur le monde, la formidable participation citoyenne dont sont capables de faire preuve les Québécois.Miser sur nos forces plutôt que sur nos faiblesses et nos "vieilles blessures de peuple colonisé", sur ce qui nous rassemble plutôt que ce qui nous divise, regarder vers l'avenir! Voilà, à mon avis des idées qui peuvent faire avancer un peuple vers un pays.

    @M. Laberge: Je suis Québécoise, et je souhaite ardemment que le Québec devienne un pays. Dans mon coeur, il l'est déjà. Indépendant ou pas, le peuple québécois se distingue vivement du Canada et est, à mon point de vue, une entité à part entière dans le monde.Tout comme je n'ai pas besoin de marier mon conjoint pour l'aimer profondément, je n'attends pas l'indépendance pour aimer le Québec et avoir le sentiment profond d'appartenir au peuple Québécois.
    Qui suis-je ? Je suis Québécoise et fière de l'être et ce sentiment loin d'être lancinant reste le même que j'écoute Métallica ou Charlebois.
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  • André Michaud - Inscrit
    21 juillet 2011 12 h 07
    Arts et sciences sont SANS FRONTIÈRES !!!
    Est-on colonisé à l'Allemagne parce qu'on aime la musique de Beethoven?
    Est-on un scientifique colonisé si on appuie la théorie de la relativité d'Einstein, un non québécois et un juif!
    Est-on colonisé à la France si on aime Ferré?
    Est-on colonisé au Japon si on apprécie le génie de Mishima?
    Est-on à la solde de la Suède parce qu'on aime la littérature de Mankel plus que les livres de filles de la séparatiste Marie Laberge ?

    Ceux qui veulent limiter les arts et les sciences dans le moule du dogmatisme nationaliste sont des ennemis des sciences et des arts. Comme M.Curzi , un petit comédien de bas échelle qui crachait sur Paul McCartney , un des plus grands auteur-compositeur au monde...Souhaitons qu'il ne devienne jamais ministre de la "kulture"..
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  • alina - Inscrit
    22 juillet 2011 02 h 48
    À écouter: The Four Horsemen, ou Hit The Lights, ou...
    À Jean Laberge: votre prochain texte devra être mieux éclairé! Et merci à Georges Paquet (oui on peut être bilingue et souverainiste), Denis Marseille, celljack, Bernard Terreault (qui a évoqué avec justesse la pluie lors de la St-Jean), ExtraFromage qui vous demande si Las Végas est Québécoise depuis que Céline y chante et que le Cirque y fait son numéro, Peter Kavanagh qui fait chanter Metallica en danois, Émilie Prévost la chanceuse, Kali Beru, Apppainchaud, Fille Ordinaire et Victor Beauchesne qui résument très bien ce que je voulais écrire. Relisez-les...
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  • Moteur - Inscrit
    22 juillet 2011 02 h 53
    Pis Céline?
    Elle envahit bien les États Unis et ils ne se plaignent pas, eux!

    Plus sérieusement!
    C'est vrai que le spectacle de la St Jean, ça fait un peu propagande de maudits colons plates! Faudrait peut-être actualiser ça un peu.

    Plus de diversité qui peut surprendre.

    Il y a du très bon métal industriel ici, du très bon jazz, musique électronique, de la pop comme Marie Mai ou Alpha Rococo j'en redemande, des textes comme Desjardins, Alexandre Désilets...ça sa ferait partie de mes choix!

    Les interminables agonies plaintives d'Éric Lapointe, les exercices de dictions de LocoLocas et le déterrage d'anciens succès cadavériques seraient beaucoup moins utilisés.

    Les images de mangeurs de patates, défricheurs de bois qui vont voter oui, avec le discours insupportable de Sabourin, moi j'en ai assez!
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    22 juillet 2011 10 h 43
    Monsieur Moteur
    Je vous fais remarquer que Céline, elle chante en anglais aux States.
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  • Moteur - Inscrit
    22 juillet 2011 11 h 08
    En passant
    Et faire chanter Guy A Lepage, c'est une punition qui n'a pas sa place dans un show de la St Jean!

    Ils devraient plutôt l'utiliser pour faire parler les prisonniers à Guantanamo!
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  • Moteur - Inscrit
    22 juillet 2011 14 h 48
    Invention
    Comme le qualificatif qui revient le plus souvent quand je tente de m’intéresser à un spectacle de la St-Jean est ’’pénible’’ ,je me dis que cette remarque n’a pas beaucoup de valeur si je ne dis pas ce que moi, je ferais.

    Quand la formule du gros party Kébékoué aura été épuisée, il faudra bien un jour réfléchir sur des alternatives.

    En attendant, je peux quand même m’en inventer un, gros show de la St-Jean!

    Bon,Bon Bon, bon,bon, bon comme dirait le seul gag drôle des Appendices! Je construirais mon spectacle comme un film qui se développe en crescendo. Le thème? Nous sommes un produit de l’aventure, du courage et avouons le, d’une certaine folie causée par le désir de découvrir.

    Les premières notes auraient pour mission de provoquer un effet ‘’ta yeul’’ en utilisant le solennel et le grandiose qui serait produit par une version de l’orchestre symphonique de Montréal. Une première fusion des violons avec mettons de la musique électronique légèrement groove servirait stabilisateur pour développer une suite avec ces musiciens d’ici qui utilisent beaucoup les mots. Rien contre quelques ‘’Flash back’’ mais à la sauce futuriste, histoire de surprendre. Progresser ainsi avec des modulations d’intensités jusqu’à la partie rock du spectacle en utilisant même des atmosphères Jazz Francois Bourassa par exemple.

    Je pense que vous saisissez un peu maintenant le canevas! L’intro, le texte musical , le rock (bien dosé dans la progression), le pop et pour finir les virtuoses du marteau-piqueur!

    La diversité et les contrastes en présence force des fusions imprévisibles.

    La conclusion serait sur le même ton que l’intro mais avec quand même plus d’intensité compte tenu de la dernière partie.

    Et pourquoi pas du visuel qui possède un soupçon hightech mais les projections seraient dans l’environnement et pas seulement autour de la scène.

    Voilà!
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  • Matulu Tremblay - Abonné
    23 juillet 2011 07 h 21
    Des grands-messes.
    Excusez-moi, mais je n'arrive pas à comprendre le "trip" de se ramasser des milliers de personne debout dans un espace donné, genre Plaines d'Abraham ou ailleurs, pour hypothéquer ses tympans pour des années à venir.

    Taper dans les mains, se dandiner, lever les mains en pointant du doigt en même temps qu'un troupeau de 100 000 personnes et plus, etc. où est le "fun"?

    Les grands-messes d'une époque ont bien dû trouver preneur.

    Ça doit compenser pour l'individualisme patenté de notre société. Il reste que c'est un pansement sur une jambe de bois.

    Où est la communication dans ces troupeaux?

    C'est là qu'il se trouve le panache de Québec, dans l'enclos des Plaines d'Abraham et ses milliers de moutons?

    Peut-on dire de Québec, ville culturelle? Culturelle en gros? Puis après? Quoi d'autres à Québec à part les "party de famille" sur les Plaines?

    Me semble que ce temps-là est dépassé. On consomme ce genre de spectacle au même titre qu'on s'endette pour tout ce qui s'annonce et se vend, sans discernement, en ne prenant surtout pas le temps de penser avant, tout à coup......
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  • Moteur - Inscrit
    23 juillet 2011 11 h 43
    Mondial
    Moi aussi je me pose parfois la question sur la possible décroissance du principe de la super star ou vers quoi ce phénomène pourrait muter mais en attendant c'est cela qui a encore la cote.

    Faire des liens entre Metallica, U2 et les lieux où il y a eu ces rassemblements n'est pas très pertinent car ils représentent 2 des 10 groupes les plus influents de la planète.

    Pour la grand messe, j'aime mieux un artiste qui donne sa vision du monde en jouant un rôle ou nous laisse le choix d'y croire ou pas qu'un pape qui fait la même chose mais dit que c'est lui qui possède la vérité!

    La musique pour certains c'est comme une religion et c'est normal car la créativité est une activité de l'esprit.

    Je ne suis ni un fan de Metallica, ni un fan de U2.
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  • Daniel Hémond - Inscrit
    24 juillet 2011 10 h 29
    Ben oui... de mon temps
    De mon temps on écoutait pas Joel Denis ou Pierre lalonde. Je me suis mis au rock avec Elvis Presley, j'ai poursuivi avec Les Beatles et les Stones...
    Jimmy Endrix, Joe Cocker, etc.
    mais On écoutait aussi Charlebois, Vigneault, Ferland, DD, Les deux Daniel... En somme ya pas de mal à aimer la musique des autres, comme on aime le cinéma Japonais, la nourriture Thai, le chocolat Suisse, la pizza napolitaine,
    Je suis resté Québécois tout en aimant la musique World... J'ai la prétention d'être cultivé. Je suis séparatiste. Fondamentalement Séparatiste. La Séparation du Québec ce n'est pas un acte culturel, c'est une question de
    courage, de force, de racines.
    Les assimilés de tous les pays sont des ''LOOSERS''
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  • Moteur - Inscrit
    24 juillet 2011 17 h 24
    Que ferions-nous sans les Elvis Gratton?
    Si vous éliminez tout les Elvis Gratton, les entreprises qui exploitent l’inconscience se font couper l’eau au moulin! Toutes les stratégies de marketing n’ont plus aucune valeur et s’en suit un retrait de la presque totalité des pubs débilitantes sur tout les médias imaginables avec la baisse catastrophique des profits associés à ces activités!

    Le monde s’écroulerait demain!

    Avec les Elvis Gratton?

    Le monde va s’écrouler pareil mais ça va prendre plus de temps!
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  • emilieprevost@hotmail.com - Abonnée
    24 juillet 2011 19 h 32
    Où est le fun?
    @Matulu Tremblay et autres...
    Où est le fun de se faire bronzer dans des salons de bronzage, de mettre du maquillage, de faire de la vitesse en auto, de jouer au bingo, de gratter des billets de loto...? Tellement facile d'émettre des opinions de la sorte! Je suis désolée, mais les 100 000 personnes présentes ont le droit d'avoir ce "trip" d'être coincées pour entendre de la musique!!! Je comprends votre opinion : vous n'êtes pas du genre à aller vous coincer dans de grands spectacles! Tant pis ou tant mieux pour vous! Mais s.v.p. évitez donc les jugements faciles, tout comme l'auteur de l'article! Il est des gens qui ont le goût de se faire défoncer les tympans (quand même, à moins d'être "pogné" à côté d'un haut-parleur, c'est pas si fort que ça!) et qui y voient un "trip" comme vous dites! C'est pas par dégénérescence mentale, "trip de moutons" (quel mot exagéré!) ou autre baliverne et jugement facile autre! Hahaha! Permettez-moi de rire à ce pessimisme (qui me semble très propre aux Québécois!)! Le monde est dont ben bas pour que les gens se comportent en moutons devant des produits de l'américanisation et de la commercialisation que sont les membres de Métallica! Je réclame le droit d'avoir du plaisir dans ces spectacles (j'étais à Paul McCartney aussi!), d'aimer la musique à ce point et d'aimer l'ambiance (on fait toute sorte de rencontre avec des gens de bonne humeur, il y a un esprit de fête et de réunion, en effet peut-être la grand-messe du 21e siècle, mais ô combien plus agréable!). On aime Métallica ou on ne l'aime pas, on aime les grandes foules ou on n'aime pas, question de goût, et non question de dégénérescence collective ou encore d'assimilation! Question par hasard (ou non) à ceux qui critiquent : avez-vous déjà fait l'expérience vous-même d'aller entendre de la musique que vous aimez beaucoup dans une méga foule?
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  • Assez merci - Inscrit
    25 juillet 2011 17 h 00
    Les fédés dépendantiste de la péréquation!
    Et bien oui, votre pays le canada va vers la 51e État américaine. Fini la terre de nos ailleux et la terre de chez nous.

    Tout le pétrole de l`Alberta est pour les américains, nous gardons la destruction de l`environnement, l`eau et l`air pollué.

    Les policiers de l`Ontario ont l`habit des States Troupers américain.
    La musique, les musiciens adorés sont américains.
    L`anglais est exigé par les Elvis gratton.
    On Fête plus la St- Jean ou Fête Nationale!
    L`inspection de nos aliments se font avec les normes américaines.
    La sécurité dans les air et aux frontières se fait avec le consentement des américains.
    Notre harper national est branché avec la doctrine de bush et comme sa pollitique avec israel.

    ETC ETC.

    Les canadians, les fédéralistes québécois ont plus à perdre que les nationalistes québécois car nous, on y crois plus au canada et ca fait l;ongtemps.
    Mais les Elvis de ce monde ne s`en rendent même pas conte de ce qui leurs arrivent!
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  • Assez merci - Inscrit
    25 juillet 2011 17 h 03
    Quelle coincidence pour ls Elvis....

    Je viens de lire que les anglais au début du siècle on nommés notre territoire : « Province of Quebec ». Il ne faut pas se faire d’illusions sur ce mot de province. Il est tiré du latin « pro victis » qui se traduit « pour les vaincus ».
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  • Moteur - Inscrit
    25 juillet 2011 22 h 35
    Grattons les vieux bobos!
    @Assez merci
    ''...ce mot de province. Il est tiré du latin « pro victis » qui se traduit « pour les vaincus ».

    Avec cette logique, ça donne une gagne de vaincus d'un océan à l'autre! Ça fait beaucoup de ''looser'' vous trouvez pas?

    Jamais, je ne vais m'associer avec un type gratte-bobo qui n'arrête pas de me parler de ses échecs au secondaire 5!

    Dans un domaine que je connais bien, le 3D, Montréal est une référence mondiale et des exemples comme ça, il y en a plein! Même si l'informatique, c'est anglophone, il y a beaucoup de milieux de travail francophones. Ne choisir que des employeurs potentiels francophones, peu importe le domaine, est ma petite contribution.

    ...

    Moi, le gag du char qui dit à Gratton:''Chriss de cave!'', il m'arrive encore d'y penser, pis je le ris toujours!

    Ou l'échange avec le gars qui s'appelle ''Stie''!

    ''C'est quoi ton nom?''
    ''Stie!''
    ''Oui mais ton nom, stie?''
    ''Mon nom c'est Stie! stie!''
    ''Ah! Stie!''
    ''Cest ĉa! Stie!''

    snif!

    Y reste encore Julien Poulin à qui dire merci parce que l'autre...

    snif!
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  • Le  Devoir Le Devoir - Auteur
    26 juillet 2011 11 h 51
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