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    Musique classique - Les 100 ans du Prix d'Europe

    4 juin 2011 |Christophe Huss | Musique
    Le clarinettiste Hubert Tanguay-Labrosse, le favori de cette année<br />
    Photo: Source OSM Le clarinettiste Hubert Tanguay-Labrosse, le favori de cette année
    Les 100 ans du Prix d'Europe
    • Demi-finale: du 5 au 9 juin.
    • Finale: vendredi 10 juin.
    • De 13h à 22h à la Chapelle historique du Bon-Pasteur.
    • Concert de gala des lauréats, dimanche 12 juin à 19h30 à la salle Claude-Champagne.
    • Billets et renseignements: 514 528-1961 ou www.prixdeurope.ca
    Le Concours musical international de Montréal vient à peine de s'achever que s'annonce, dès demain, le Prix d'Europe 2011, une édition très particulière, celle du centenaire.

    Les visées du Prix d'Europe sont clairement exposées dès le préambule du règlement de cette édition 2011: «L'Académie de musique du Québec organise chaque année, au mois de juin, un concours en vue de l'attribution d'une bourse d'études, désignée sous le nom de Prix d'Europe. Ce concours a pour but d'encourager de jeunes musiciens à perfectionner leur art et de permettre au gagnant du Prix d'Europe de poursuivre ses études à l'extérieur du Québec. Le Prix d'Europe, d'une valeur de 25 000 dollars, offert par le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, est accordé par voie de concours au finaliste qui obtient le plus grand nombre de points.»

    Une belle brochette


    Depuis sa première lauréate, la pianiste Clotilde Coulombe en 1911, le Prix d'Europe a, par exemple, consacré et aidé Wilfrid Pelletier (1915), l'organiste Raymond Daveluy (1948), le claveciniste Kenneth Gilbert (1953), la pianiste Lise Boucher (1958) — aujourd'hui présidente et responsable du Prix —, les compositeurs Clermont Pépin (1949), Jacques Hétu (1961) et André Prévost (1963), la chanteuse Colette Boky (1962), ou, plus près de nous, Wonny Song et la marimbiste Anne-Julie Caron.

    Au long de l'histoire du Prix d'Europe, la dotation, qui suffisait jadis à assurer un an d'études sur le Vieux Continent, s'est peu à peu érodée. C'est pour se remettre à niveau qu'en 2005 elle a été portée de 15 000 à 25 000 $. Mais cette augmentation a été hélas ponctionnée à même le budget de fonctionnement de l'Académie de musique du Québec.

    Les concurrents de l'édition 2011, placée sous la présidence d'honneur de Kenneth Gilbert, doivent être âgés d'au moins 18 ans et d'au plus 30 ans, être citoyens canadiens ou immigrants reçus et être domiciliés au Québec depuis au moins trois ans.

    Tous azimuts

    La particularité du Prix d'Europe, outre le fait d'être décerné à un jeune musicien vivant au Québec, est son côté multidisciplinaire. L'édition du centenaire est ouverte aux disciplines instrumentales suivantes: alto, basson, chant, clarinette, clavecin, contrebasse, cor, flûte traversière, guitare, harpe, hautbois, instruments anciens, ondes Martenot, orgue, percussions, piano, saxophone, trombone, trompette, tuba, violon, violoncelle. Quatre prix de 5000 $ seront offerts par la Banque TD aux gagnants des quatre catégories (chant, claviers, cordes, vents et percussions).

    Il y a même un prix de composition, dans le cadre duquel Denis Gougeon, John Rea et Ana Sokolovic jugeront des oeuvres de Frédéric Chiasson, de Gabriel Dharmoo et d'Olivier Gagnon. Ce prix est doté de 10 000 $, offerts par la Fondation Père-Lindsay.

    Les épreuves instrumentales débutent demain, dimanche 5 juin, à 13h, à la Chapelle historique du Bon-Pasteur. Trente-trois candidats s'y succéderont jusqu'à jeudi. La finale aura lieu vendredi 10 juin, entre 13h et 22h, et les vainqueurs se produiront lors d'un gala, le dimanche 12 juin à 19h30, à la salle Claude-Champagne de l'Université de Montréal.

    L'édition du centenaire verra concourir sept pianistes — dont Steven Massicotte, vu en quart de finale du Concours musical international il y a deux semaines —, huit violonistes, six violoncellistes, six chanteuses, un guitariste, un saxophoniste, un clarinettiste, un tromboniste, un trompettiste et une percussionniste.

    On s'étonne de l'absence totale d'organiste, instrument quatorze fois primé, et on aura évidemment à l'oeil le clarinettiste Hubert Tanguay-Labrosse, Grand Prix OSM Standard-Life en 2008. S'il l'emportait, il serait le second clarinettiste, après Gilles Carpentier en 1978, en cent ans d'histoire du Prix d'Europe.

    Parmi les cinq derniers lauréats, on trouve trois violonistes, Jean-Sébastien Roy (2006), Caroline Chéhadé (2007) et Marie-Ève Poupart (2009), la harpiste Valérie Milot (2008) et le pianiste Tristan Longval-Gagné (2010). Si le guitariste, le tromboniste ou le trompettiste emportait cette centième édition, ce serait une première dans cette histoire centenaire.

    Les candidats seront jugés par les violonistes Christophe Guilot et Yuriko Naganuma, la chanteuse et pédagogue Nicole Lorange, la pianiste Rachel Martel, le hautboïste Jean-Marie Poupelin et le compositeur, pianiste et chef Gabriel Thibaudeau.
    Le clarinettiste Hubert Tanguay-Labrosse, le favori de cette année<br />
La harpiste Valérie Milot a remporté le Prix d’Europe en 2008.<br />












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