Festival Montréal en lumière - De temps antan: la tournée des grands-ducs
À retenir
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Au Gesù, ce soir à 20h
Après avoir parcouru de nombreuses scènes de festivals américains, De temps antan sort son costume et entre en salle en présentant ce soir au Gesù Les Habits de papier, la première québécoise du concert de l'album qu'il a fait paraître l'été dernier. Et le power trio trad a fait appel à Michel Faubert pour la mise en scène. Assurément, cela marquera une étape dans la vie du groupe.
«On voulait sortir du fameux spectacle trad et on a donné à Michel un mandat assez large, relate le chanteur de party et joueur d'anches Pierre-Luc Dupuis. Il a travaillé étroitement avec l'éclairagiste pour nous donner des tableaux le fun. Il nous a intégré des projections vidéo, un peu de décors et nous a permis de développer le concept des habits de papier. Mais le papier, c'est pas vraiment super, surtout pour la tournée. Nous avons donc trouvé un compromis avec des vestons en lin blanc.»
Faubert apporte un regard extérieur, comme l'a fait Éloi Painchaud lors de la réalisation du disque Les Habits de papier. Si Painchaud avait projeté le groupe dans une atmosphère plus live que celle du premier disque, le passeur de maudite mémoire a quant à lui donné du rythme au spectacle. «Nous n'en avions jamais eu auparavant, admet Pierre-Luc. Quand tu tombes en salle, les gens sont assis et ne parlent pas. Avec Michel, on a même modifié certains arrangements en rajoutant un troisième set de pieds. Parfois, on sera trois à en taper en même temps pour laisser sortir le maximum d'énergie, parfois, il n'y aura plus de pieds pantoute. On n'est pas habitués à ça. Quand tu joues du trad, tu t'assois pour la podorythmie.»
De temps antan vise dorénavant les salles. Une quinzaine de concerts sont prévus aux États-Unis et en Colombie-Britannique le mois prochain. «Il y aura ben de l'avion, du traversier et de la van», raconte Pierre-Luc. Puis les portes de l'Europe pourraient s'ouvrir. Le marché est bien différent de celui des États-Unis, auquel De temps antan s'est habitué. «À la fin d'octobre, nous avons fait un showcase au Womex à Copenhague devant presque 400 diffuseurs. Cela devrait nous permettre d'organiser deux ou trois tournées européennes cet été. Nous espérons également produire notre première série de concerts en salle au Québec avant la fin de l'année.»
L'objectif du trio est d'atteindre le chiffre d'une centaine de spectacles par année, ce qui en ferait l'un des principaux représentants du Québec trad. «Je pense que dès cette année, ça devrait ressembler à ça», conclut le chanteur. Avec sa turlutte virée en swing, sa complainte à répondre et ses folks intimes, le groupe n'a rien perdu de sa virtuosité, de son «gros swing sale» et de sa sensibilité.
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Collaborateur du Devoir
«On voulait sortir du fameux spectacle trad et on a donné à Michel un mandat assez large, relate le chanteur de party et joueur d'anches Pierre-Luc Dupuis. Il a travaillé étroitement avec l'éclairagiste pour nous donner des tableaux le fun. Il nous a intégré des projections vidéo, un peu de décors et nous a permis de développer le concept des habits de papier. Mais le papier, c'est pas vraiment super, surtout pour la tournée. Nous avons donc trouvé un compromis avec des vestons en lin blanc.»
Faubert apporte un regard extérieur, comme l'a fait Éloi Painchaud lors de la réalisation du disque Les Habits de papier. Si Painchaud avait projeté le groupe dans une atmosphère plus live que celle du premier disque, le passeur de maudite mémoire a quant à lui donné du rythme au spectacle. «Nous n'en avions jamais eu auparavant, admet Pierre-Luc. Quand tu tombes en salle, les gens sont assis et ne parlent pas. Avec Michel, on a même modifié certains arrangements en rajoutant un troisième set de pieds. Parfois, on sera trois à en taper en même temps pour laisser sortir le maximum d'énergie, parfois, il n'y aura plus de pieds pantoute. On n'est pas habitués à ça. Quand tu joues du trad, tu t'assois pour la podorythmie.»
De temps antan vise dorénavant les salles. Une quinzaine de concerts sont prévus aux États-Unis et en Colombie-Britannique le mois prochain. «Il y aura ben de l'avion, du traversier et de la van», raconte Pierre-Luc. Puis les portes de l'Europe pourraient s'ouvrir. Le marché est bien différent de celui des États-Unis, auquel De temps antan s'est habitué. «À la fin d'octobre, nous avons fait un showcase au Womex à Copenhague devant presque 400 diffuseurs. Cela devrait nous permettre d'organiser deux ou trois tournées européennes cet été. Nous espérons également produire notre première série de concerts en salle au Québec avant la fin de l'année.»
L'objectif du trio est d'atteindre le chiffre d'une centaine de spectacles par année, ce qui en ferait l'un des principaux représentants du Québec trad. «Je pense que dès cette année, ça devrait ressembler à ça», conclut le chanteur. Avec sa turlutte virée en swing, sa complainte à répondre et ses folks intimes, le groupe n'a rien perdu de sa virtuosité, de son «gros swing sale» et de sa sensibilité.
De Temps antan: La turlute du rotoculteur
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