mercredi 22 février 2012 Dernière mise à jour 21h28
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Vanessa Paradis à la PdA - Moiteur de star

Sylvain Cormier   21 février 2011  Musique
Le contraste était notable, pour qui se souvenait de la dernière fois au Métropolis, voire du happening psychédélique au Saint-Denis il y a dix-huit ans: l’éternelle enfant-fleur de la chanson française s’offrait hier la solennité de la salle Wilfrid-Pelletier pour son troisième passage en ville. Il s’agissait, il est vrai, du concert acoustique aux arrangements délicats et divins que Vanessa Paradis, ses musiciens, son quatuor de cordes et son directeur musical, Albin de la Simone, avaient présenté en juillet dernier au... château de Versailles. Royauté pop oblige?<br />
Photo : Jacques Nadeau - Le Devoir
Le contraste était notable, pour qui se souvenait de la dernière fois au Métropolis, voire du happening psychédélique au Saint-Denis il y a dix-huit ans: l’éternelle enfant-fleur de la chanson française s’offrait hier la solennité de la salle Wilfrid-Pelletier pour son troisième passage en ville. Il s’agissait, il est vrai, du concert acoustique aux arrangements délicats et divins que Vanessa Paradis, ses musiciens, son quatuor de cordes et son directeur musical, Albin de la Simone, avaient présenté en juillet dernier au... château de Versailles. Royauté pop oblige?
Il y a eu un moment, à peu près à la mi-spectacle, où les éclairages jusque là très étudiés — plus qu'étudiés, cinématographiques: par derrière, par le côté, en clair-obscur, en tout bleuté ou en tout orangé — ont fait la pause syndicale: tout est devenu très clair, jusqu'au fin fond de Wilfrid. Vanessa Paradis regardait les gens, souriait, ravie comme tout, on voyait la petite fente entre ses incisives, c'était très me voici me voilà, on va bien s'amuser ensemble ce soir. Vanessa telle quelle. Nature, quoi. Eh bien pas du tout. D'où j'étais, rangée A siège 1, (merci Montréal en lumière!), je l'avais en pleine face, j'ai vu qu'elle avait l'aisselle gauche moite (elle tient son micro du bras droit), et pourtant, sudation humaine ou pas, je vous jure, cette femme de 38 ans née à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne, de parents comme les miens ou les vôtres, n'est pas de ce monde.

Vanessa Paradis, je ne l'avais jamais à ce point compris, peut-être parce qu'il s'agit précisément de son spectacle le plus humainement accessible, acoustique et tout, est une star. Avec une aisselle gauche moite de star. Quand elle se déhanche, elle ne se déhanche pas normalement, même si ça lui vient sans préméditation: elle se déhanche comme ça se peut pas. Quand elle s'assied sur son tabouret, la gestuelle est impossiblement érotique. Elle s'assied comme une star qui ne le fait pas exprès mais n'y peut rien: on est ébahi, on n'en revient pas, on se répand. Belle? Elle n'est pas que belle. Elle est belle comme une star qui est belle. En elle, tout simplement parce que les attributs ne sont pas attribués également ici-bas, il y a le charme des stars, la sexualité des stars, le port de la ceinture de cuir et du chandail à franges pailletées des stars: elle exsude la star de toutes pores, c'en est affolant. Elle est Drew Barrymore, Marlene Dietrich et Bardot période Harley-Davidson. Et ça ne lui fait pas un pli.

En plus, elle a cette voix impossible de fillette-femme. En plus, elle chante juste. En plus, elle sue de l'aisselle gauche. Excusez, je dérape, là. Je voulais dire: en plus, elle a du goût. En plus, elle ne travaille qu'avec des génies de l'arrangement, c'est vrai depuis Gainsbourg et Lenny Kravitz et -M-, et ça se vérifie encore avec Albin de la Simone. Impossible de réinventer le répertoire de la belle plus brillamment qu'à la manière d'Albin hier soir à Wilfrid, ce quatuor à cordes qui joue parfois tout seul avec elle (notamment à la fin de Hallelujah, renouvelant comme si c'était encore possible la chanson de Cohen), ce ukulélé qui suffit à Sunday Mondays, ce Joe le taxi... à l'africaine! Avec solo de flûte à bec! Musiciens exceptionnels, arrangeur hors du commun, elle a tout, Vanessa Paradis. Elle a même Johnny (Depp). Et elle nous a. Oh qu'elle nous a. Quand elle frappait comme une folle la cymbale crash de Raphaël Chassin à la fin de L'Incendie, je n'ai pas pu m'empêcher d'envier la cymbale.

Je suis sorti alors qu'elle revenait en premier rappel et s'asseyait sur scène, en face d'Albin. Truc de mise en scène que j'aurais tout juste trouvé marrant chez n'importe qui d'autre. Là, parce que c'était Vanessa Paradis, j'étais totalement fasciné. Star struck. Comme au cinéma. Et encore plus moite qu'elle.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Fabien Nadeau
    Inscrit
    lundi 21 février 2011 05h47
    Spectaculaire
    Quand on n'a pas vu le spectacle, il faut lire l'article de Sylvain Cormier: il a la moiteur communicative! Belle pièce d'écriture.

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    lundi 21 février 2011 08h19
    Décidément...
    On complétera le tableau par le billet de Marie-Christine Blais (Cyberpresse) qui, elle aussi, est sortie de ce spectacle en plein délire d'enchantement.
    Dommage que la belle ne fasse pas de tournée en province.

  • Lulustucru
    Inscrit
    lundi 21 février 2011 08h30
    Jalousie
    J'ai lu l'article de Marie-Christine Blais et là vous en remettez . Non mais je suis complètement jalouse de la chance que vous avez eu. Pourquoi ne fait-elle pas une petite tournée? La région irait même vers Québec pour voir la vaporeuse sueur de Vanessa.

  • François Dugal
    Abonné
    lundi 21 février 2011 11h08
    Vanessa Paradis
    Mettre Vanessa Paradis à la une du Devoir n'est pas une bonne idée.

  • Henry Fleury
    Inscrit
    lundi 21 février 2011 18h11
    Si la photo est bonne !
    Pour ma part, j'aime bien la photo de Vanessa Paradis à la une du Devoir. D'autant que Jacques Nadeau est un as de l'objectif, tout comme Sylvain Cormier en est un du Stylo. Parlant de stylo, mon bic m'est remonté dans l'oeil lorsque M. Cormier a décrit la moiteur de l'aiselle gauche de la princesse et je comprends bien son émoi d'avoir dû quitter avant a fin, comme un coït interrompu. Ah, M. Cormier vous lire est toujours agréable et pour ceux, qui, comme moi, n'ont pas la chance de fréquenter les grandes salles, vous savez bien nous faire partager ce bonheur. Merci ! ,

  • vanessa wow
    Inscrit
    lundi 21 février 2011 20h37
    tout simplement BRAVO à Jacques Nadeau
    avec un éclairage de film il a réussi toute une belle photo MERCI de ton talent
    Rejean Rodrigue

  • vanessa wow
    Inscrit
    lundi 21 février 2011 20h51
    Rejean
    divine idylle quoi de plus de ce monde des arts belle et bonne

  • Georges Paquet
    Abonné
    mardi 22 février 2011 06h17
    Est-ce bien vrai?
    On a la nette impression d'assister au bavardage de quqlues adolescents assistant, pour la première fois, à un spectacle de danseuses en petites tenues.
    Et pourtant, on lit celà dans Le Devoir. C'est peut être vrai...

  • Elise Diotte
    Abonnée
    mardi 22 février 2011 11h14
    Merveilleuse soirée !
    J'y étais et j'ai adoré le spectacle. Vanessa Paradis a été envoutante, une jeune femme intelligente et talentueuse, belle et raffinée, beaucoup de présence, de générosité et de gentillesse envers son public !

    Parlons-en...

  • Annie Dupre
    Inscrit
    mardi 22 février 2011 11h54
    Gluant
    Malaise en lisant cet article. Parler de la moiteur de son aisselle ? Beurk, quelle idée glauque ! J'imagine ce que Vanessa penserait en lisant ça, c'est un sacré manque de tact, et totalement hors propos. Des propros qui, d'ailleurs, je rejoins monsieur Paquet, sont bien plus ceux d'une bande d'admirateurs adolescents que d'un journaliste professionnel. Lecture assez pénible.

  • pilelo
    Inscrit
    mardi 22 février 2011 23h40
    moiteur de star, ironie de journaliste
    Il me semble que les commentaires précédents, qu'ils soient coquins ou critiques, passent à côté du caractère ironique de l'article. Le journaliste défaillirait devant une minette moite qui frappe une cymbale? Allons.

  • Sylvain Cormier
    Abonné
    mercredi 23 février 2011 00h44
    L'aisselle c'est la vie!
    Ma douce aimée me le dit depuis 14 ans: l'aisselle c'est la vie! Et pourquoi diable le désir (le salutaire désir!) serait-il nécessairement adolescent?
    Sylvain Cormier

  • Pierre Cossette
    Inscrit
    mercredi 23 février 2011 09h01
    Évocation ...
    M. Cormier vous avez su nous induire dans ces moments magiques, c'était comme si nous partagions les banquettes qui vous ceinturaient. Se laisser émouvoir n'est-ce pas le but de l'art lorsqu'il nous en met plein la gueule.

  • vanessa wow
    Inscrit
    jeudi 24 février 2011 14h34
    Vanessa la "Divine"
    monsieur Cormier écrit vrai et j'ose espérer qu'avec tout ce qu'elle a.. la belle Vanessa j'espère qu'elle croit en Dieu

  • Henry Fleury
    Inscrit
    samedi 26 février 2011 05h37
    L'aiselle de la semaine
    Ne vous laissez pas émouvoir Sylvain par les propos fantoches de lecteurs en britches de laine. Moi-même à 88 ans, et j'en discutais dernièrement avec ma Georgette chérie, je découvre la beauté dans tous les rayons de la vie. Sous l'aiselle de Vanessa ou dans le regard d'Anna peu importe. Y a pas de quoi se constiper la cervelle pour autant mon gars, la vie est belle, regarde autour de toi ...

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
15 réactions
10 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012