Le retour du balancier pour Katie Moore
Photo : Bonsound
Katie Moore lance son deuxième disque solo, le très folk Montebello.
À retenir
- Katie Moore sera en concert le 3 février au Cabaret du Mile-End, à Montréal, le 4 février au Trac, à Laval, et le 14 février au Cabaret du Capitole de Québec.
La voix d'or de l'Anglo-Montréalaise Katie Moore, c'est sur les disques des autres qu'on l'a remarquée le plus. Cette bombe sur You Are Never Alone, de Socalled? Katie Moore. Cette voix fragile sur Big Bird in a Small Cage, de Patrick Watson? La rousse chanteuse. Cette jeune trentenaire qui a fait de la tournée avec Chilly Gonzales? Encore Moore. Cette choriste sur le Parc Avenue de Plants and Animals? Vous ne devinerez jamais, mais c'est toujours elle.
Voici que la donne pourrait changer, alors que Katie Moore lance son deuxième disque solo, le très folk Montebello. Ce coup-ci, c'est elle qui est la vedette, et ce sont ses bons amis qui sont venus aider. Le retour du balancier, quoi.
Pour ce Montebello, Katie Moore a reçu la visite de plusieurs des meilleurs musiciens en ville: Josh Dolgin (Socalled), Chilly Gonzales (Feist, Abd al Malik), Joe Grass (Lhasa), David Payant (Silver Mt Zion) et Mike O'Brien (Vic Chestnutt). Mais surtout, elle a travaillé avec Warren C. Spicer et Matthew Woodley, deux des trois membres des Montréalais Plants and Animals, qui ont beaucoup modelé le son de ce disque.
Dans la cohue du café Italia du boulevard Saint-Laurent, Katie Moore se souvient du moment où elle a su qu'elle s'entendrait bien avec les gars de Plants and Animals. «Quand j'étais au secondaire, j'aimais beaucoup Joni Mitchell, et j'espérais toujours trouver des amis qui l'aimaient aussi, confie la chanteuse en franglais. Et là, il y a quelques années, je vais chez Matthew — Warren était là — et il met un vinyle de... Joni Mitchell. Et ils connaissaient toutes les paroles! Pour moi, c'était fantastique, et c'est sûrement pour ça qu'on travaille si bien ensemble.»
Des chandelles, mais peu d'amour
Enregistré en multiples petites séquences pendant près de trois ans — c'est la rançon à payer pour avoir des musiciens qui ont du succès —, Montebello nous plonge dans un univers feutré, tiré des années 1970. C'est rond, chaleureux, cohérent, avec un son très riche et profond. «J'aime quand tu écoutes un disque et que, quand tu fermes tes yeux, tu peux être dans le studio. Oh! le batteur est là, le chanteur est ici, mime Moore. Pour ce disque, qu'on a enregistré sur du ruban, je voulais que les gens s'imaginent du bois, beaucoup de bois, un chalet, avec un foyer, et des chandelles. Partout!»
Oui, on «voit» les chandelles, beaucoup de beauté, mais pas trop de romantisme. Parce que Katie Moore s'y est imposé une contrainte: pas de chansons d'amour. «C'est très facile d'écrire des chansons d'amour, il y en a 20 millions qui existent déjà. Bon, il y en a une ou deux qui se sont glissées sur le disque, j'avoue, mais sinon certaines pièces ont des thèmes plus lourds, ou sont des observations sur la façon dont les gens vivent aujourd'hui.» La pièce éponyme Montebello, par exemple, est inspirée du pas très attendrissant sommet sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité, tenu à Montebello en 2007, et où l'utilisation d'agents provocateurs parmi les manifestants avait choqué la chanteuse.
Femme autonome
C'est sous sa propre étiquette de disque, Purple Cat, que Katie Moore lance ce deuxième disque. Avec plus de liberté, mais aussi plus de responsabilités. Comme le financement, qui s'est en partie fait par le site Web Kickstarter, une plateforme où le public peut investir dans les projets de son choix. Elle y a récolté environ 4500 $ en quelques jours à peine.
En discutant affaires avec la chanteuse, on se rend compte qu'elle a tiré bien des leçons de ses observations de Chilly Gonzales. Sur les possibilités d'être «quelqu'un d'autre» sur les planches, d'abord. «Mais aussi, il m'a appris que c'est bon de penser à la suite des choses même si tu n'as pas terminé le précédent projet. Comme là, je sais que je veux déjà faire un autre disque, et il ne prendra pas trois ans à faire!»
Voici que la donne pourrait changer, alors que Katie Moore lance son deuxième disque solo, le très folk Montebello. Ce coup-ci, c'est elle qui est la vedette, et ce sont ses bons amis qui sont venus aider. Le retour du balancier, quoi.
Pour ce Montebello, Katie Moore a reçu la visite de plusieurs des meilleurs musiciens en ville: Josh Dolgin (Socalled), Chilly Gonzales (Feist, Abd al Malik), Joe Grass (Lhasa), David Payant (Silver Mt Zion) et Mike O'Brien (Vic Chestnutt). Mais surtout, elle a travaillé avec Warren C. Spicer et Matthew Woodley, deux des trois membres des Montréalais Plants and Animals, qui ont beaucoup modelé le son de ce disque.
Dans la cohue du café Italia du boulevard Saint-Laurent, Katie Moore se souvient du moment où elle a su qu'elle s'entendrait bien avec les gars de Plants and Animals. «Quand j'étais au secondaire, j'aimais beaucoup Joni Mitchell, et j'espérais toujours trouver des amis qui l'aimaient aussi, confie la chanteuse en franglais. Et là, il y a quelques années, je vais chez Matthew — Warren était là — et il met un vinyle de... Joni Mitchell. Et ils connaissaient toutes les paroles! Pour moi, c'était fantastique, et c'est sûrement pour ça qu'on travaille si bien ensemble.»
Des chandelles, mais peu d'amour
Enregistré en multiples petites séquences pendant près de trois ans — c'est la rançon à payer pour avoir des musiciens qui ont du succès —, Montebello nous plonge dans un univers feutré, tiré des années 1970. C'est rond, chaleureux, cohérent, avec un son très riche et profond. «J'aime quand tu écoutes un disque et que, quand tu fermes tes yeux, tu peux être dans le studio. Oh! le batteur est là, le chanteur est ici, mime Moore. Pour ce disque, qu'on a enregistré sur du ruban, je voulais que les gens s'imaginent du bois, beaucoup de bois, un chalet, avec un foyer, et des chandelles. Partout!»
Oui, on «voit» les chandelles, beaucoup de beauté, mais pas trop de romantisme. Parce que Katie Moore s'y est imposé une contrainte: pas de chansons d'amour. «C'est très facile d'écrire des chansons d'amour, il y en a 20 millions qui existent déjà. Bon, il y en a une ou deux qui se sont glissées sur le disque, j'avoue, mais sinon certaines pièces ont des thèmes plus lourds, ou sont des observations sur la façon dont les gens vivent aujourd'hui.» La pièce éponyme Montebello, par exemple, est inspirée du pas très attendrissant sommet sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité, tenu à Montebello en 2007, et où l'utilisation d'agents provocateurs parmi les manifestants avait choqué la chanteuse.
Femme autonome
C'est sous sa propre étiquette de disque, Purple Cat, que Katie Moore lance ce deuxième disque. Avec plus de liberté, mais aussi plus de responsabilités. Comme le financement, qui s'est en partie fait par le site Web Kickstarter, une plateforme où le public peut investir dans les projets de son choix. Elle y a récolté environ 4500 $ en quelques jours à peine.
En discutant affaires avec la chanteuse, on se rend compte qu'elle a tiré bien des leçons de ses observations de Chilly Gonzales. Sur les possibilités d'être «quelqu'un d'autre» sur les planches, d'abord. «Mais aussi, il m'a appris que c'est bon de penser à la suite des choses même si tu n'as pas terminé le précédent projet. Comme là, je sais que je veux déjà faire un autre disque, et il ne prendra pas trois ans à faire!»
Katie Moore: Wake Up Like This
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