Spectacle - Roberto López en version instrumentale
Photo : TSHI
Le compositeur multi-instrumentiste Roberto López
À retenir
- Au MAI, demain et samedi à 20h. Renseignements: 514 982-3386
Leader du Roberto López Project et révélation Radio-Canada Musique cette année, le compositeur multi-instrumentiste Roberto López est, depuis cinq ans, l'une des plus fortes découvertes de la musique latino de Montréal. Le fil de l'histoire se trouvant dans la sensibilité urbaine, il cherche constamment les nouveaux équilibres entre sa Colombie natale et le reste de l'Amérique. Le revoici demain et samedi au MAI avec l'Afro-Colombian Jazz Orchestra qui marie les traditions de la côte caraïbe au jazz.
Contrairement à l'orientation de ses deux disques, Roberto opte ici pour la musique instrumentale. Il raconte le projet: «Il y a quelques années, une bourse m'a permis d'aller étudier en Colombie avec un des percussionnistes de Toto la Momposina. J'y ai découvert le porro, un rythme plus rapide que la cumbia, et la musique des papayeras, ces orchestres qui animent les fêtes de village de la côte caraïbe.» De véritables big bands avec une vingtaine de cuivres et quelques percussions.
Le concert du MAI est surtout ponctué de pièces de porro. Quelques-unes sont choisies dans le répertoire du grand Lucho Bermúdez, d'autres sont écrites par Roberto. Un thème est inspiré du fandango colombien, bien différent de son homonyme espagnol, et un autre provient de la champeta, un genre qui, récemment, a fait l'objet de quelques compilations internationales, dont l'excellente Palenque Palenque!
«La champeta vient des picos, ces sound systems des quartiers populaires de Barranquilla et de Carthagène. Les DJ trouvaient des disques importés de l'Afrique et des Antilles. Leur succès fut instantané et des groupes ont mélangé ces musiques à la cumbia, au vallenato et à d'autres rythmes locaux», relate Roberto.
Pour la création de l'Afro-Colombian Jazz Orchestra, il s'entoure de trois cuivres et de quelques clarinettes, en plus d'un trio rythmique de batterie-basse-percussion. Il joue lui-même de la guitare électrique plus funky et du tiple plus roots. En tout, huit musiciens qui jazzeront les racines colombiennes, ou qui colombianiseront le jazz.
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Collaborateur du Devoir
Contrairement à l'orientation de ses deux disques, Roberto opte ici pour la musique instrumentale. Il raconte le projet: «Il y a quelques années, une bourse m'a permis d'aller étudier en Colombie avec un des percussionnistes de Toto la Momposina. J'y ai découvert le porro, un rythme plus rapide que la cumbia, et la musique des papayeras, ces orchestres qui animent les fêtes de village de la côte caraïbe.» De véritables big bands avec une vingtaine de cuivres et quelques percussions.
Le concert du MAI est surtout ponctué de pièces de porro. Quelques-unes sont choisies dans le répertoire du grand Lucho Bermúdez, d'autres sont écrites par Roberto. Un thème est inspiré du fandango colombien, bien différent de son homonyme espagnol, et un autre provient de la champeta, un genre qui, récemment, a fait l'objet de quelques compilations internationales, dont l'excellente Palenque Palenque!
«La champeta vient des picos, ces sound systems des quartiers populaires de Barranquilla et de Carthagène. Les DJ trouvaient des disques importés de l'Afrique et des Antilles. Leur succès fut instantané et des groupes ont mélangé ces musiques à la cumbia, au vallenato et à d'autres rythmes locaux», relate Roberto.
Pour la création de l'Afro-Colombian Jazz Orchestra, il s'entoure de trois cuivres et de quelques clarinettes, en plus d'un trio rythmique de batterie-basse-percussion. Il joue lui-même de la guitare électrique plus funky et du tiple plus roots. En tout, huit musiciens qui jazzeront les racines colombiennes, ou qui colombianiseront le jazz.
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