Le On Ensemble et Patrick Graham - Le taiko exploratoire
Photo : Ayumi Kameda
Depuis 2006, les membres de On Ensemble collaborent avec le multipercussionniste montréalais Patrick Graham.
À retenir
- À la Sala Rossa,
- mercredi 12 janvier à 21h.
- 514 284-0122
-
www.casadelpopolo.com/contents/lasalarossa
Parmi les artistes qui mélangent les sources du taiko japonais avec celles des autres cultures dans un esprit urbain, le On Ensemble fait figure de référence en Amérique du Nord. Et depuis 2006, ses membres ont établi une collaboration fructueuse avec Patrick Graham, le multipercussionniste montréalais qui puise également au pays du soleil levant. Les revoici mercredi soir à la Sala Rossa dans le cadre du Suoni Per Il Popolo hors saison. Une rencontre atypique et néanmoins passionnante s'annonce.
Patrick Graham, artiste reconnu pour la cohésion de son éclectisme, est partie prenante de plusieurs projets fort différents, s'aventurant dans la musique indienne avec les Torontois d'Autorickshaw, le trad québécois avec Norouet, les modes moyen-orientaux avec OktoEcho ou les sonorités des petits instruments avec le Small World Project. Un point commun entre tous ces projets: la volonté de dépasser le cadre strict de la tradition.
Il en va de même pour le On Ensemble de Los Angeles: «Ils se considèrent comme un quatuor de taiko vraiment américain. Ils ne sont pas japonais et leur musique rassemble les influences des tous les membres. Il y a la batterie, les tables tournantes, des injections électroniques, des improvisations free jazz et d'autres textures empruntées au chant harmonique et au gamelan balinais. C'est vraiment large comme inspiration», explique Patrick Graham.
Le disque Ume in the Middle que le On Ensemble a fait paraître en 2009 reflète en effet ce côté exploratoire. Une mélodie curieusement très mélodique est accompagnée par les platines sur un fort rythme électro coupé par une séquence de cordes japonaises. Un sautillement lumineux apparaît sur un air méditatif. Une ambiance tribale ponctuée de clochettes s'élève dans la lourdeur sonore. Une guitare plus légère éclaire des coups de tambours caverneux. Et ainsi de suite.
Patrick Graham décrit la trajectoire de ses collègues californiens: «Sur ce disque, ils ont poussé plus loin le caractère électro, mais sur scène, ils proposent une musique plus acoustique sans ordinateur ni synthé, en ajoutant aux platines une dizaine de tambours taiko traditionnels, les cordes du koto et des flûtes de bambou».
Les quatre musiciens colorent fortement les créations. Le montréalais les résume: «Masato Baba est celui qui affermit le plus les couleurs du taiko, Shoji Kameda est à la fois influencé par l'électro et la musique balinaise, Kristofer Bergstrom joue à la fois des platines et du koto, alors que Kelvin Underwood, qui a fait partie du mythique groupe Ondekoza, confère une pulsion funk avec sa batterie et ses tambours.» Tous les éléments sont réunis pour une soirée de taiko exploratoire.
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Collaborateur du Devoir
Patrick Graham, artiste reconnu pour la cohésion de son éclectisme, est partie prenante de plusieurs projets fort différents, s'aventurant dans la musique indienne avec les Torontois d'Autorickshaw, le trad québécois avec Norouet, les modes moyen-orientaux avec OktoEcho ou les sonorités des petits instruments avec le Small World Project. Un point commun entre tous ces projets: la volonté de dépasser le cadre strict de la tradition.
Il en va de même pour le On Ensemble de Los Angeles: «Ils se considèrent comme un quatuor de taiko vraiment américain. Ils ne sont pas japonais et leur musique rassemble les influences des tous les membres. Il y a la batterie, les tables tournantes, des injections électroniques, des improvisations free jazz et d'autres textures empruntées au chant harmonique et au gamelan balinais. C'est vraiment large comme inspiration», explique Patrick Graham.
Le disque Ume in the Middle que le On Ensemble a fait paraître en 2009 reflète en effet ce côté exploratoire. Une mélodie curieusement très mélodique est accompagnée par les platines sur un fort rythme électro coupé par une séquence de cordes japonaises. Un sautillement lumineux apparaît sur un air méditatif. Une ambiance tribale ponctuée de clochettes s'élève dans la lourdeur sonore. Une guitare plus légère éclaire des coups de tambours caverneux. Et ainsi de suite.
Patrick Graham décrit la trajectoire de ses collègues californiens: «Sur ce disque, ils ont poussé plus loin le caractère électro, mais sur scène, ils proposent une musique plus acoustique sans ordinateur ni synthé, en ajoutant aux platines une dizaine de tambours taiko traditionnels, les cordes du koto et des flûtes de bambou».
Les quatre musiciens colorent fortement les créations. Le montréalais les résume: «Masato Baba est celui qui affermit le plus les couleurs du taiko, Shoji Kameda est à la fois influencé par l'électro et la musique balinaise, Kristofer Bergstrom joue à la fois des platines et du koto, alors que Kelvin Underwood, qui a fait partie du mythique groupe Ondekoza, confère une pulsion funk avec sa batterie et ses tambours.» Tous les éléments sont réunis pour une soirée de taiko exploratoire.
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Collaborateur du Devoir
Patrick Graham et le On Ensemble: Strikes 13
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