vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 16h37
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les 10 concerts classiques de l'année 2010 - Un très grand millésime

Christophe Huss   28 décembre 2010  Musique
Très grand millésime que cette année 2010, marquée par des visites prestigieuses et une ouverture accrue du Québec à ce qui se fait de mieux dans le monde.

1. Rachmaninov: Concerto pour piano no 3. Denis Matsuev (piano), Orchestre du Théâtre Mariinski de Saint-Pétersbourg, Valery Gergiev, salle Wilfrid-Pelletier, le 14 mars.

«L'Éverest de la musique, c'est ça!», écrivions-nous. Neuf mois plus tard, nous n'avons pas oublié cet événement bouleversant, cette tornade pianistique, cette puissance incroyable, domptée puis relâchée. Ce concert s'inscrit dans l'histoire de la musique à Montréal. Pas moins.

2. Bach: les six Suites pour violoncelle. Jean-Guihen Queyras. Festival Bach, salle Pollack, le 8 décembre.

Autre soirée musicale historique, où un artiste réinventait les Suites pour violoncelle seul de Bach avec une respiration unique alternant affirmations et allusions en un dialogue avec Bach, avec le public et avec l'instrument. Inoubliable rencontre.

3. L'Orchestre symphonique de Pittsburgh et Manfred Honeck jouent la 7e Symphonie de Beethoven et la 1re Symphonie de Mahler, festival de Lanaudière, les 23 et 24 juillet.

Matsuev et Queyras étaient attendus. L'aura et la qualité renversantes de l'Orchestre de Pittsburgh furent une surprise majeure. En deux concerts, nous avons découvert une sorte de Philharmonique de Vienne d'Amérique du Nord!

4. L'intégrale Schumann de Paavo Järvi et la Deutsche Kammerphilharmonie, festival de Lanaudière, les 30 juillet-1er août.

Autre grand coup du Festival de Lanaudière: la présentation d'une intégrale des Symphonies de Schumann par la Deutsche Kammerphilharmonie et le chef estonien Paavo Järvi. Le miracle Beethoven a été renouvelé. On retrouvait l'énergie collective forcenée, la clarté de l'articulation, l'écoute mutuelle. Un Schumann extralucide dans la manière de nourrir l'évocation sonore sans jamais relâcher l'intensité.

5. Cendrillon de Massenet dans la mise en scène de Barbe et Doucet à l'Opéra de Montréal, salle Wilfrid-Pelletier, le 22 mai 2010.

Enfin de l'opéra, du vrai! Ce Cendrillon fut du vrai théâtre chanté, un spectacle d'aujourd'hui accessible à un large public. La transposition — un spectacle de music-hall ancré dans l'imaginaire des années 1950 — est un art délicat qui doit reposer sur une imperturbable logique et un soin absolu du détail. Ce fut le cas.

6. Les Quatuors d'Alfred Schnittke par le quatuor Molinari, Conservatoire de musique, le 20 mars.

Courageux, éclairant, essentiel, ce marathon de plus de trois heures. L'initiative demandait de l'endurance et de l'intelligence pour rendre avec précision la diversité de la palette du compositeur du Russe d'ascendance allemande Alfred Schnittke (1934-1998). Pari majeur, pari réussi.

7. Maurice Steger et les Violons du Roy, salle Claude-Champagne, le 14 juin.

Les concerts des Violons du Roy se bousculaient au portillon pour faire partie de ce palmarès. Celui avec Marie-Nicole Lemieux en septembre et le Vivaldi-Haydn de décembre étaient d'excellents candidats, mais nous avons choisi celui du «Matsuev de la flûte à bec», Maurice Steger. Au-delà de la musique, une véritable sorcellerie.

8. Vivaldi avec Stefano Montanari et Arion, salle Pierre-Mercure, le 30 avril.

L'apparition de l'année! Stefano Montanari, premier violon de l'Accademia Bizantina, sculptant Vivaldi et métamorphosant Arion en un éminent ensemble baroque italien. Les Quatre Saisons de ce musicien déjanté, on ne les oubliera jamais. Montanari prône une recréation baroque permanente. Son emprise sur ses partenaires et le public fut stupéfiante.

9. Daphnis et Chloé de Ravel par Yannick Nézet-Séguin, Verdun, le 1er décembre.

La plus belle prestation musicale que nous avons vécue sous la baguette de Yannick Nézet-Séguin; un Daphnis et Chloé tout en souplesse, nourri par une puissance de caractérisation foudroyante, une sensualité à fleur de peau et une gourmandise des sonorités. Un très grand Ravel.

10. La 6e Symphonie de Mahler par Kent Nagano, salle Wilfrid-Pelletier, le 19 octobre, et Jérusalem, la ville des deux paix de Jordi Savall et Hespérion XXI, salle Wilfrid-Pelletier, jeudi 29 avril.

Impossible de trancher entre ces deux événements. D'une part le plus grand concert de l'OSM en 2010, une 6e Symphonie de Mahler d'une poignante intensité et concentration. De l'autre, un cérémonial musical déconcertant par son exigence, misant sur une dilatation temporelle, la force du creusement et de la répétition, une spectacle abattant le cloisonnement des disciplines.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
2 votes Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012