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    Spectacle - Bon Débarras, du trad d'Amérique et d'errance

    13 octobre 2010 |Yves Bernard | Musique
    Si le trad ou le folk plus intime servent de trame sonore, les musiciens improvisent aussi en bluesant la chanson ou en conférant un caractère est-européen à la facture d’ensemble.<br />
    Photo: Source Bon débarras Si le trad ou le folk plus intime servent de trame sonore, les musiciens improvisent aussi en bluesant la chanson ou en conférant un caractère est-européen à la facture d’ensemble.
    • À la salle Hydro-Québec du Monument-National, du 14 au 16 octobre à 20h30. Renseignements: 514 871-2224.
    Ils sont de musique, de danse et de poésie. Chaque mois de décembre, durant près d'une décennie dans la crèche à la baie vitrée du parc Lahaie, ils formaient le trio hôte de l'événement Noël dans le parc. Puis ils se sont donné un nom et ont gravé leur trad mâtiné de cajun et de musique rom sur leur disque portant leur nom, paru en 2009. Ils sont d'Amérique et d'errance.

    Mais ils s'arrêteront de jeudi à samedi à la salle Hydro-Québec du Monument-National pour nous faire voyager sur le thème «le temps passe».

    «On proposera six ou sept nouvelles pièces qui feront partie de notre deuxième album», explique Dominic Desrochers, le chanteur, guitariste et banjoïste, que l'on connaît aussi comme excellent danseur au sein de la troupe Zogma. Il peut marier la gigue et la claquette au swing, au gumboot et à la danse hongroise. «Dans le concert, nous prévoyons de petites pauses dansées.» Des mouvements qui ajouteront à la podorythmie et aux autres moments percussifs du trio.

    Au départ, Dominic formait un duo avec Jean-François Dumas, comme lui joueur de banjo, mais également percussionniste, harmoniciste et grand bourlingueur. «Il a fait partie du groupe Lafayette au sein duquel il a développé son intérêt pour la musique cajun. Il a beaucoup voyagé, s'est arrêté en Andalousie où il a appris le cajon avec des joueurs de flamenco», raconte Dominic.

    Tout cela est intégré dans Bon deb'. Avec Luzio Altobelli, troisième comparse et incontournable accordéoniste des nouvelles musiques métisses dans Sagapool et plusieurs autres projets, les musiciens plongent dans les unissons et harmonisent même les turluttes. Si le trad ou le folk plus intime servent de trame sonore, les musiciens improvisent aussi en bluesant la chanson ou en conférant un caractère est-européen à la facture d'ensemble.

    «On utilise le reel comme un thème, un peu comme ils le font en jazz. Puis on le quitte pour des solos explosifs ou aériens», poursuit le musicien, qui doit combler à la guitare l'absence de basse dans le groupe. «On se sert aussi beaucoup de l'accordéon, qui pénètre les accords avec un son beaucoup plus grave que d'habitude.»

    Dans le spectacle Le temps passe, la chanson sera plus présente. Et il y a la poésie, impressionniste ou sociale, qui sera mariée au slam et au rap dans une pièce. Le temps passe... Bon débarras!

    Bon Débarras: La fille d'un avocat / Brandy Calumet


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    Collaborateur du Devoir












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