8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue - La foule a répondu présente
L'année 2010 était placée sous le signe de la transition pour le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME), qui, pour sa 8e édition, devait jongler avec plusieurs nouvelles salles et une programmation extérieure accrue. Plus que jamais, la foule a répondu présente, le festival ayant enregistré une hausse d'affluence marquée par rapport à la précédente édition.
Plus de 16 300 spectateurs se sont déplacés pour l'un ou l'autre de la quarantaine de spectacles proposés pendant les quatre jours du festival installé à Rouyn-Noranda. En 2009, ils étaient 14 500 à y être. Le président du FME, Sandy Boutin, était évidemment ravi de constater que «la stratégie de croissance du festival avait tenu la route malgré la température», qui s'est révélée plutôt maussade samedi et dimanche. Victime de leur succès? Les salles accueillant les soirées gratuites «5 à 7» débordaient souvent. Il faut dire qu'on flâne moins sur la terrasse quand le crachin nous fouette le visage...
Si le FME a attiré plus de gens cette année, c'est en partie en raison de sa plus grande capacité d'accueil. La nouvelle Agora des arts — une église transformée en salle de spectacle — peut recevoir 300 personnes de plus que le défunt Paramount. L'événement a aussi ajouté à son réseau une salle flambant neuve, l'Évolu-Son, qui devra revoir la disposition de son balcon, où l'on ne voit rien à moins d'être accoté sur la balustrade.
Un seul prix était remis cette année au FME, soit celui présenté par Télé-Québec. Le chanteur Alex Nevsky est sorti gagnant, et sera invité à l'émission Belle et Bum.
Découvertes et concerts-surprises
Notre parcours rouynorandien nous a permis de faire une poignée de découvertes à surveiller. Véritable coup de coeur, le groupe montréalais Parlovr a fait vibrer le Cabaret de la dernière chance avec son rock accrocheur à la sauce du moment. Aussi brillant mais plus joyeux que Clues, Parlovr s'amusait ferme et son plaisir était contagieux.
Dans un registre beaucoup plus doux, le Montréalais Leif Vollebekk a vraiment atteint un beau climax à l'Agora des Arts, avec son folk brut et sa voix à la Patrick Watson. On se promet d'aller écouter ça sur disque. Côté instrumental, on a bien aimé le groupe abitibien Le Carabine, qui propose une musique instrumentale aux airs de Pawa Up First et de Psychocaravane. Mention spéciale au duo Le Catcheur et la pute, composé de deux DJ déguisés en lutteur et en fille de joie, mixant côte à côte électro, transe et rock. On ne peut qu'avoir envie de rire en les regardant.
Le FME, qui a été nommé événement de l'année au gala de l'ADISQ 2009, a aussi vu quelques spectacles imprévus naître un peu partout dans la ville. Par exemple, Damien Robitaille et Sunny Duval ont fait les rigolos sous le nom des Frères Rivaux au Bar des Chums, alors que The Sadies a joué dans un petit dépanneur en plein après-midi. «Depuis le spectacle de Random Recipe [au restaurant] Chez Morasse à 3 h du matin l'an dernier, on a décidé d'aider les artistes qui ont des idées folles. Ce n'est donc pas planifié, mais semi-organisé», explique Sandy Boutin.
***
Notre journaliste s'est rendu à Rouyn-Noranda à l'invitation du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.
Plus de 16 300 spectateurs se sont déplacés pour l'un ou l'autre de la quarantaine de spectacles proposés pendant les quatre jours du festival installé à Rouyn-Noranda. En 2009, ils étaient 14 500 à y être. Le président du FME, Sandy Boutin, était évidemment ravi de constater que «la stratégie de croissance du festival avait tenu la route malgré la température», qui s'est révélée plutôt maussade samedi et dimanche. Victime de leur succès? Les salles accueillant les soirées gratuites «5 à 7» débordaient souvent. Il faut dire qu'on flâne moins sur la terrasse quand le crachin nous fouette le visage...
Si le FME a attiré plus de gens cette année, c'est en partie en raison de sa plus grande capacité d'accueil. La nouvelle Agora des arts — une église transformée en salle de spectacle — peut recevoir 300 personnes de plus que le défunt Paramount. L'événement a aussi ajouté à son réseau une salle flambant neuve, l'Évolu-Son, qui devra revoir la disposition de son balcon, où l'on ne voit rien à moins d'être accoté sur la balustrade.
Un seul prix était remis cette année au FME, soit celui présenté par Télé-Québec. Le chanteur Alex Nevsky est sorti gagnant, et sera invité à l'émission Belle et Bum.
Découvertes et concerts-surprises
Notre parcours rouynorandien nous a permis de faire une poignée de découvertes à surveiller. Véritable coup de coeur, le groupe montréalais Parlovr a fait vibrer le Cabaret de la dernière chance avec son rock accrocheur à la sauce du moment. Aussi brillant mais plus joyeux que Clues, Parlovr s'amusait ferme et son plaisir était contagieux.
Dans un registre beaucoup plus doux, le Montréalais Leif Vollebekk a vraiment atteint un beau climax à l'Agora des Arts, avec son folk brut et sa voix à la Patrick Watson. On se promet d'aller écouter ça sur disque. Côté instrumental, on a bien aimé le groupe abitibien Le Carabine, qui propose une musique instrumentale aux airs de Pawa Up First et de Psychocaravane. Mention spéciale au duo Le Catcheur et la pute, composé de deux DJ déguisés en lutteur et en fille de joie, mixant côte à côte électro, transe et rock. On ne peut qu'avoir envie de rire en les regardant.
Le FME, qui a été nommé événement de l'année au gala de l'ADISQ 2009, a aussi vu quelques spectacles imprévus naître un peu partout dans la ville. Par exemple, Damien Robitaille et Sunny Duval ont fait les rigolos sous le nom des Frères Rivaux au Bar des Chums, alors que The Sadies a joué dans un petit dépanneur en plein après-midi. «Depuis le spectacle de Random Recipe [au restaurant] Chez Morasse à 3 h du matin l'an dernier, on a décidé d'aider les artistes qui ont des idées folles. Ce n'est donc pas planifié, mais semi-organisé», explique Sandy Boutin.
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Notre journaliste s'est rendu à Rouyn-Noranda à l'invitation du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.
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