8e Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue – De tout pour tous les tympans
Photo : Cyclopes
Les Vulgaires Machins ont testé les tympans des spectateurs avec leurs bombes hyper-efficaces, au grand plaisir d'une foule nombreuse.
À retenir
- Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME)
- À lire ce week-end: tous les textes de notre journaliste au FME, dans notre section Musique
La 8e édition du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME) s'est mise en branle jeudi après-midi à Rouyn-Noranda sous un ciel clément, même si tous les festivaliers appréhendaient en secret la suite des choses: les jours suivants seront froids et pluvieux. Peu importe les prévisions, on ne se rend tout de même pas ici, au bout de la route 117, sans manteau, foulard et jeans, même si tous les doigts sont croisés pour un clin d’œil de Galarneau.
Nous sommes malheureusement arrivés trop tard en ville pour entendre les pièces de Chantal Archambault, qui était la toute première à jouer au FME cette année. Sur la route, on sait quand on part, on ne sait pas quand on arrive. Dommage, puisque les quelques pièces déjà entendues du premier disque de la chanteuse country-folk sont très prometteuses. La preuve, peut-être, l'album La Romance des couteaux, d'abord lancé à compte d'auteure, a été repêché par l'étiquette Indica.
Sur le pallier de l'Agora des Arts — une ancienne église devenue salle de spectacle et, malheureusement, sauna —, une reporter Web concluait son topo à la caméra avec un: «Finalement, le plus dur au FME, c'est de faire des choix». Erreur, oserait-on corriger. Au FME, c'est l'inverse: pas besoin de faire de choix. Le festival abitibien n'est pas le gigantesque et labyrinthique Pop Montréal, tout de même! Ici, on peut se promener de salle en salle, du Petit Théâtre au Cabaret de la dernière chance, de la 7e Rue à l’Abstracto sans peine. Des choix? Pour peu qu'on arrive à l'heure, on peut presque tout voir.
Notre festival a débuté avec le spectacle extérieur de la rentrée scolaire, sur la 7e rue. Le site est mieux installé que l'an passé, la scène faisant maintenant face aux visiteurs qui entrent. L'ordre d'apparition des groupes était parfaitement établi (Ariel, La Descente du coude et Vulgaires Machins), sauf la finale avec Pascale Picard Band, qui ne pouvait qu'être moins rock que les Vulgaires Machins. Ces derniers ont testé nos tympans avec leurs bombes hyper-efficaces, au grand plaisir d'une foule nombreuse.
À deux pas de là, à l'Agora des arts, Bateau noir nous ont livré leurs lourdes pièces instrumentales progressives. On en retient surtout le jeu de batterie fascinant de Jean-François Mineau, le mur de trois guitares et le colosse à la basse, qui doit être le fils illégitime de Requin dans James Bond. Plus tard, The Besnard Lakes a davantage joué sur les crescendo. Les morceaux démarraient tout doucement, souvent avec la voix haut perchée du bizarre Jace Lasek, avant de prendre du coffre et de finir en force. Trop pris par le concert des Vulgaires Machins, nous avons manqué le groupe français GaBLé, qui n'a laissé aucun collègue indifférent avec sa musique électro-acoustique faite aux côtés de vrais instruments. La formation a même fait chanter une chorale de citoyens de la ville.
Pour conclure la première soirée avec un surplus de basse lourde et de décibels, High Tone, ainsi que Le Catcheur et la Pute étaient le parfait filon. Belle découverte que ce dernier duo français étrange, dont les membres jouent les DJ côte à côte, déguisés en lutteur masqué et en fille de joie... Ça buche dans l’électro et la transe, et les deux DJ y mélangent du bon vieux rock (Smashing Pumpkins, Nirvana).
Nous sommes malheureusement arrivés trop tard en ville pour entendre les pièces de Chantal Archambault, qui était la toute première à jouer au FME cette année. Sur la route, on sait quand on part, on ne sait pas quand on arrive. Dommage, puisque les quelques pièces déjà entendues du premier disque de la chanteuse country-folk sont très prometteuses. La preuve, peut-être, l'album La Romance des couteaux, d'abord lancé à compte d'auteure, a été repêché par l'étiquette Indica.
Sur le pallier de l'Agora des Arts — une ancienne église devenue salle de spectacle et, malheureusement, sauna —, une reporter Web concluait son topo à la caméra avec un: «Finalement, le plus dur au FME, c'est de faire des choix». Erreur, oserait-on corriger. Au FME, c'est l'inverse: pas besoin de faire de choix. Le festival abitibien n'est pas le gigantesque et labyrinthique Pop Montréal, tout de même! Ici, on peut se promener de salle en salle, du Petit Théâtre au Cabaret de la dernière chance, de la 7e Rue à l’Abstracto sans peine. Des choix? Pour peu qu'on arrive à l'heure, on peut presque tout voir.
Notre festival a débuté avec le spectacle extérieur de la rentrée scolaire, sur la 7e rue. Le site est mieux installé que l'an passé, la scène faisant maintenant face aux visiteurs qui entrent. L'ordre d'apparition des groupes était parfaitement établi (Ariel, La Descente du coude et Vulgaires Machins), sauf la finale avec Pascale Picard Band, qui ne pouvait qu'être moins rock que les Vulgaires Machins. Ces derniers ont testé nos tympans avec leurs bombes hyper-efficaces, au grand plaisir d'une foule nombreuse.
À deux pas de là, à l'Agora des arts, Bateau noir nous ont livré leurs lourdes pièces instrumentales progressives. On en retient surtout le jeu de batterie fascinant de Jean-François Mineau, le mur de trois guitares et le colosse à la basse, qui doit être le fils illégitime de Requin dans James Bond. Plus tard, The Besnard Lakes a davantage joué sur les crescendo. Les morceaux démarraient tout doucement, souvent avec la voix haut perchée du bizarre Jace Lasek, avant de prendre du coffre et de finir en force. Trop pris par le concert des Vulgaires Machins, nous avons manqué le groupe français GaBLé, qui n'a laissé aucun collègue indifférent avec sa musique électro-acoustique faite aux côtés de vrais instruments. La formation a même fait chanter une chorale de citoyens de la ville.
Pour conclure la première soirée avec un surplus de basse lourde et de décibels, High Tone, ainsi que Le Catcheur et la Pute étaient le parfait filon. Belle découverte que ce dernier duo français étrange, dont les membres jouent les DJ côte à côte, déguisés en lutteur masqué et en fille de joie... Ça buche dans l’électro et la transe, et les deux DJ y mélangent du bon vieux rock (Smashing Pumpkins, Nirvana).
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