Gilles Vigneault, l'homme éternel!
Il est grand parce qu'il est humble. Il est le très haut parce qu'il est le très bas. Il est beau parce que c'est beau par en dedans. Il est le géant entre tous parce qu'il se sait petit parmi les siens. Il choisit ses mots pour parler et chante pour les faire danser. Il gesticule pour expliquer et il sourit pour rassurer. Il est debout dans l'azur bleu et il s'élève pour emporter le cœur de chacun par en avant. Il a le regard de jeunesse comme pour faire oublier sa vieillesse. Il embrasse le temps qui passe et il le tire par en avant.
Il est unique. Il est ce qu'il est, sans fard, sans artifice. Il est le fruit du mûrissement. Du long silence qui trace les chemins non encore empruntés. Il a le coeur à l'ouvrage. Tendu vers on ne sait quel rivage. L'horizon est son terrain d'apprentissage; la terre, son labour quotidien; le Québec, son pays rêvé. Il ne craint pas de le dire. Il le chante; il le crie; il le répète comme un refrain appris sur les vagues de sa terre perdue aux multiples visages. Il est assurance, rocher, phare et guide endiablé. Il est monument vivant, geste mesuré, poésie chantée.
Jeunesse du coeur
Il vient de la mer. Il vient du large. Il connaît le vent, la tempête, les soucis, les ancrages. Il se sait matelot, conquérant, fils des grands bois, des matins sans nuages comme des bourrasques de vent venues d'un lointain paysage. Il a sur son visage les traits d'un grand sage. Il a dans son regard des attentes encore à l'état sauvage; il a la jeunesse des coeurs nouveaux, la tendresse de l'enfant qui tend les bras, les flots des mots mesurés et la cadence apprise au contact des grands maîtres maintes fois fréquentés.
Il chante ses chansons comme des poèmes à réciter et il chante ses poèmes comme des chansons à répéter. Il parle de ses hivers trop longs, des étés trop courts, des soirées à danser à la maison. Il parle des hommes et des femmes de chez lui qu'il nomme par leur nom; il cause sur les perrons d'église et en fait une chanson. Il est dans le réel. Il a le goût de fonder. Il a, au bout de lui-même, la main tendue de la liberté. Il attend de ceux qui l'écoutent la chaîne de l'amitié. Il attend d'être confirmé.
L'homme est un tout. Il est de la mer, de la terre et du ciel. Il est du dedans et du dehors. Il est en dedans ce que l'on voit dehors. Il est au dehors ce qui est par dedans. C'est pourquoi il est l'homme éternel.
***
Nestor Turcotte - Matane
Il est unique. Il est ce qu'il est, sans fard, sans artifice. Il est le fruit du mûrissement. Du long silence qui trace les chemins non encore empruntés. Il a le coeur à l'ouvrage. Tendu vers on ne sait quel rivage. L'horizon est son terrain d'apprentissage; la terre, son labour quotidien; le Québec, son pays rêvé. Il ne craint pas de le dire. Il le chante; il le crie; il le répète comme un refrain appris sur les vagues de sa terre perdue aux multiples visages. Il est assurance, rocher, phare et guide endiablé. Il est monument vivant, geste mesuré, poésie chantée.
Jeunesse du coeur
Il vient de la mer. Il vient du large. Il connaît le vent, la tempête, les soucis, les ancrages. Il se sait matelot, conquérant, fils des grands bois, des matins sans nuages comme des bourrasques de vent venues d'un lointain paysage. Il a sur son visage les traits d'un grand sage. Il a dans son regard des attentes encore à l'état sauvage; il a la jeunesse des coeurs nouveaux, la tendresse de l'enfant qui tend les bras, les flots des mots mesurés et la cadence apprise au contact des grands maîtres maintes fois fréquentés.
Il chante ses chansons comme des poèmes à réciter et il chante ses poèmes comme des chansons à répéter. Il parle de ses hivers trop longs, des étés trop courts, des soirées à danser à la maison. Il parle des hommes et des femmes de chez lui qu'il nomme par leur nom; il cause sur les perrons d'église et en fait une chanson. Il est dans le réel. Il a le goût de fonder. Il a, au bout de lui-même, la main tendue de la liberté. Il attend de ceux qui l'écoutent la chaîne de l'amitié. Il attend d'être confirmé.
L'homme est un tout. Il est de la mer, de la terre et du ciel. Il est du dedans et du dehors. Il est en dedans ce que l'on voit dehors. Il est au dehors ce qui est par dedans. C'est pourquoi il est l'homme éternel.
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Nestor Turcotte - Matane
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