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Arcade Fire à Québec: Vive la banlieue!

Isabelle Porter   13 juillet 2010 15h22  Musique
Arcade Fire en spectacle sur les Plaines d'Abraham, à Québec
Photo : Yan Doublet - Le Devoir
Arcade Fire en spectacle sur les Plaines d'Abraham, à Québec
Québec - Arcade Fire a conquis hier soir le Festival d'été hier soir sur les Plaines avec ses succès passés et les pièces de son nouvel album Suburbs. Qui aurait pu croire que les banlieues puissent être un thème sujet aussi inspirant ?

On a tellement utilisé l'adjectif "historique" à toutes les sauces à Québec depuis le 400e que ce qualificatif semble ne plus vouloir rien dire. Or il y avait vraiment quelque chose d'historique dans ce concert inespéré.

Ainsi, bien avant Montréal et même New York, Québec et son festival parfois réputé acquis aux banlieues et leurs goûts conservateurs accueillait le groupe le plus "hot" de la scène indépendante. Et ce, autour d'un répertoire mélancolique inspiré par une adolescence subie dans l'étalement urbain... 
 
«Merci ! C'est la première fois qu'on joue à Québec. S'il vous plaît pardonnez-nous. Vous êtes foutrement incroyables!», a lancé le chanteur à la fin de la chanson No cars go de l'album Neon Bible. Le groupe avant lancé les hostilités peu après 21h30 avec les nouvelles pièces Ready to start et  Month of May. En grande forme, le chanteur avait l'air de donner tout ce qu'il avait, une intensité rehaussée par des éclairages soutenus couleur rouge feu. Face à lui, un public attentif, s'est lentement laissé gagner. 
 
Journaliste de Rolling Stone

«Il y a une très belle ambiance ici. C'est bien de voir tous ces gens sur la colline avec leurs lumières», nous disait, David Fricke, un journaliste de Rolling Stone Magazine dépêché spécialement pour le concert. Le prestigieux magazine prévoit publier quelque chose de spécial début août à l'occasion des deux concerts du groupe au Madison Square Garden. «C'est énorme. Il y a 20 000 personnes chaque soir. C'est un endroit spécial vous savez. Ça montre qu'ils ont atteint un certain niveau s'ils peuvent remplir le même genre de salles que U2, Bowie ou Dylan.»
 
Hier soir, le groupe a interprété cinq pièces du nouvel album, deux de Neon Bible et sept du premier, Funeral. La soirée s'est d'ailleurs terminée par deux rappels très intenses des chansons qui l'ont propulsé au rang de sensation internationale comme Haïti et surtout Wake Up qui avait également conclu les mini-spectacles présentés en début d'été à Sherbrooke et Longueuil. 
 
Haïti

Comme prévu, le groupe a donné une place importante durant le concert à la cause haïtienne. Avant le début du spectacle, la chanteuse Régine Chassagne et Dominique Anglade sont venues présenter Kanpe, l'organisme qu'elles ont créé pour venir en aide aux populations démunies à l'extérieur de Port-au-Prince (voir autre texte).

«Ce soir, c'est une journée spéciale. C'est une initiative québécoise pour aider Haïti à se relever», a lancé Régine à la foule en français. En première partie, le groupe avait d'ailleurs tenu à inviter un groupe haïtien, Ram.

À la fin du concert et d'une interprétation endiablée de Rebellion, les musiciens ont demandé à la foule d'envoyer des dons à Kanpe par messages textes en utilisant leurs téléphones cellulaires. Comme quoi, Win et Régine ont trouvé une manière de sublimer l'aversion qu'ils ont déjà affichée en entrevue pour les gens qui passent les concerts à parler au téléphone, envoyer des messages et prendre des photos...
 
En après-midi, le directeur du Festival d'été, Daniel Gélinas nous expliquait à ce propos qu'il avait l'intention dans l'avenir d'attirer à Québec des groupes importants en leur donnant la possibilité de défendre leurs causes lors des concerts. Au risque de recourir à un autre adjectif convenu, il y avait aussi quelque chose de magique dans cette belle soirée d'été sur les Plaines, l'énième soirée d'une longue canicule dont les festivaliers n'osent vraiment plus se plaindre.
 
 
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  • Rodrigue Tremblay - Inscrit
    13 juillet 2010 09 h 44
    Le plus gros festival de musique au monde?
    C'est la rumeur qui court présentement à Québec.
    150,000 macarons de vendus (à 50$ c'est 7,5 millions). Les Francofolies avec leur nouveau macaron peuvent aller se r'habiller
    Plus de 100,000 spectateurs chaque soir.
    Lara Fabian et Enrico Macias le même soir sur deux scènes différentes!
    Des groupes d'une trentaine de pays.
    Arcad Fire, Billy Talent, Iron Maidden,Black Eyed Peas, Rush, Santana et Rammstein?
    Vigneault qui devrait attirer 50,000 personnes demain
    Si ce n'est pas le plus gros, c,est tout près.

    Pas étonnant que Québce rêve maintenant au Mondial des cultures
    http://www.youtube.com/watch?v=loWltATCiNI
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  • wikay - Inscrit
    13 juillet 2010 09 h 56
    Erratum dans les chansons jouées
    Juste une petite notice dans le recensement des chansons jouées.
    Moi, j'ai pu entendre:
    - 7 chansons de Funeral (Neighborhood #1 (Tunnels), Neighborhood #2 (Laïka), Neighborhood #3 (Power Out). Crown of Love, Wake Up, Haiti et Rebellion)
    - 3 de Neon Bible (Keep the Car Running , (Antichrist Television Blues) et No Cars Go)
    - 7 de The Suburbs (The Suburbs, Ready to Start, Modern Man, Rococo, Month of May, We Used to Wait et une dont je ne connais pas le titre)

    Voilà.
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  • Lokior - Inscrit
    13 juillet 2010 10 h 09
    Comparaison
    Il ne faut pas comparer les francofolies avec le festival de Québec, bien que ce sont deux grands festival les deux n'offrent pas la même diversité de langues et de cultures.

    et maintenant j'aimerais préciser que de la redondance dans les 2 premières lignes d'un article du Devoir, je trouve ça mauvais...

    parce que hier soir, on le comprends déjà quand ça c'est passé
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  • Visionnaire - Inscrit
    13 juillet 2010 10 h 42
    Think Big
    Le maire Régis Labeaume l'a bien dit: Think Big ! Ce pourrait être le "branding" de Québec, comme il souhaite. Il a pu se passer de Clotaire Rapaille pour chasser le slogan "Vieille Capitale". Prochaine étape, faire oublier le Château !
    Yes we can, pourrait-il emprunter à Barak.
    Vive les "tounnes" en anglais !
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  • Geoffroi - Abonné
    13 juillet 2010 16 h 13
    La réduction d'esprit "anglo-américain" de Mme Goulet
    » Victoires de la musique : défaite de la langue française ? - par Jean-Pierre Busnel le 07/03/2010

    La 25ème cérémonie de la chanson française a été diffusée ce 6 mars au soir par une chaîne de télévision du service public. L'invasion des chansons "nominées" en anglais est telle, cette fois, que même la grande presse s'en émeut. C'est dire ! A ce propos, je ne peux que reprendre ici les grandes lignes de ce que j'écrivais au sujet du 53ème Concours Eurovision de la chanson (pour la première fois, la France était "représentée" par une chanson en ... anglais)...

    Quant aux médias télévisés, qu'ils soient publics ou privés, financés par des annonceurs dont les jeunes consommateurs sont la cible privilégiée et auxquels ils s'adressent toujours prioritairement, voués, pour des impératifs commerciaux, à la satisfaction des prédilections juvéniles et à l'entretien du culte de la jeunesse, pour qui le style de vie adolescent montre la voie à l'ensemble de la société, en permanence soucieux du "rajeunissement" de leur audience, ils ne peuvent bien évidemment qu'accorder la plus grande "couverture" possible à des événements d'une telle importance...

    [Notons dans le palmarès : Album révélation de l’année : Tree of Life de Yodelice (!) et Prix du groupe ou artiste révélation scène de l’année et Album rock de l’année : Izia qui chante en anglais et déclarait il y a peu au Parisien-Aujourd'hui en France : "Le français est réducteur" (sic !)
    Comme si le fait que tout le monde se mette à chanter dans la même langue, l'anglo-américain, celle des multinationales, était un signe d'ouverture d'esprit... MAR] »

    http://www.avenir-langue-francaise.fr/news.php?lng
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  • pagerry3 - Inscrit
    13 juillet 2010 17 h 29
    Que de l'enflure.
    Les pouvoirs de la génération «PP».
    Vive l’anglo-créole. Vive la Capitale occupée ! Les petits parvenus du gang «Gélinas Inc.» ont leur petit sommet de glorioles. Tasse-toé que j’m’installe ! Québec a enfin son festival chromé, sa sauterie sélective, sa bastringue lucrative, son carnaval d’été pour riches, pour fils et filles à papa qui, d’ailleurs snobent le transport en commun et envahissent tous les stationnements privés, avec la plus banlieusarde des insolences et la plus criarde des suffisances. C’est la clientèle des tapis rouges et du flash. C’est Cannes en Québec, pour tous ces fugaces têtards qui grenouillent et crapaudent. C’est au gré des sonorités d’un créole anglophone tapageur que bat le cœur de la francophonie bafouée, américanisée et métallisée. Les sites sont barricadés. Québec a maintenant ses murs isoloirs, comme au jour su Sommet des Amériques. Pas de chaises pliantes ? No Sir ! L’âge d’or fut classée l’âge dort. Aux abords des sites, certaines terrasses de restaurants sont envahies par les écolobussiens. C'est-à-dire qu’on s’y entasse et qu’on y reste pour deux fois la durée du spectacle. C’est BIG et ça FLASH. C’est laud et ça drive. La macro banlieue est en ville. Contrairement au festival de jazz de Montréal, c’est le nouvo style «UPPER TOWN QWEBEC»pour un festival où le peuple n’a plus sa place, parce qu’on l’a littéralement tassé. BIG SHOWS à guichets fermés et les Plaines sont occupées, à nouveau, par les anglais du pouvoir lucratif, les anglais du pouvoir capitaliste, les anglais du pouvoir majoritariste, les anglais du pouvoir des PPéistes. Un BIG FLASH à subir, pour une courte durée, heureusement. Et lorsque nous serons débarrassés de toutes les laideurs architecturées, des barricades encaissées, du bruit métallisé et de tout le reste du bordel sacré, la vie sociale, la vie agréable, celle des citoyens de la Vieille Capitale reprend
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  •  
  • pagerry3 - Inscrit
    13 juillet 2010 17 h 35
    L'anglophobie nous envahit.
    Considérant les sottes élucubrations et grossières insultes à l'égard des artiste francophones dont Madame Lara Fabian, la parvenue Dominique Goulet, "l'irresponsable" faiseuse de la programmation de l'Ostidshow de la FEQ, édition 2010, des excuses et un congédiement immédiat sont des minima requis d’une population qui jamais ne tolérera d’âtre injuriée et méprisée de la sorte.
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  •  
  • Pierre Schneider - Abonné
    14 juillet 2010 06 h 36
    Un échange culturel ?
    Si la ville de Québec aime tant la culture anglophone, on pourrait proposer un échange avec Montréal: On vous envoie nos anglos et allophones et on rapatrie le parlement et la fonction publique à Montréal.
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