Allen Toussaint au Gesù - L’Amérique en un seul homme
Photo : Rick Swig
Dimanche soir, Allen Toussaint proposait une rétrospective de son répertoire populaire, près de 50 ans de chansons les plus diverses.
Allen Toussaint en solo au Gesù, c’était l’Amérique en un seul homme. Toutes les musiques dans son piano, une histoire américaine par son songbook personnel. Concrètement? Magique, la soirée.
Ce n’est pas au versant jazz de l’œuvre de Toussaint que le public a eu droit dimanche soir: ça, c’était pour hier, chez Duceppe, au moment de livrer le contenu du formidable album The Bright Mississippi. Dimanche, Toussaint proposait plutôt une rétrospective de son répertoire populaire, près de 50 ans de chansons les plus diverses.
Première constatation, outre la mise bleu poudre de son complet de scène qui sautait aux yeux: Toussaint a écrit quantité de hits dont on ignorait qu’il en était l’auteur. Et il faut croire qu’on n’était pas seul, parce que Toussaint a pris le parti de présenter chaque pièce en situant sa contribution sur le ton de la dérision.
Ainsi, sourire narquois sous sa grosse moustache quand il dit: «J’ai écrit cette chanson pour moi. Je l’ai enregistrée et j’ai vendu sept albums. Well, heureusement, Bonnie Raitt est venue à ma rescousse, a repris le truc et a vendu des centaines de milliers d’albums.»
Même chose plus tard avec les Rolling Stones, qui ont en mis plein les poches à Toussaint en reprenant une de ses compositions. «J’aime les Rolling Stones!», s’est exclamé le pianiste en riant fort.
Ce qui amène la deuxième observation: Allen Toussaint est un formidable raconteur, et la moitié du charme de son spectacle tient dans ce rapport étroit qu’il construit avec le public. Ce concert n’était pas tant une succession de chansons qu’une grande histoire racontée avec humour et à-propos (d’autant qu’il a monologué sans jamais lâcher le piano des doigts, la musique faisant office de fil conducteur).
Dernier point: Allen Toussaint est un dictionnaire des musiques d’Amérique à lui seul. Tout y est passé dimanche: le blues, le ragtime, le jazz, la soul et le R&B surtout, le funk, un peu de Beethoven caché entre deux lignes, on cherche ce qu’il aurait pu faire de plus. Entre A Certain Girl (What’s her name), Mother-In-Law, Southern Nights et Freedom For The Stallion, 90 minutes de plaisir qui annoncent de belles choses pour le Mardi gras de ce soir…
Ce n’est pas au versant jazz de l’œuvre de Toussaint que le public a eu droit dimanche soir: ça, c’était pour hier, chez Duceppe, au moment de livrer le contenu du formidable album The Bright Mississippi. Dimanche, Toussaint proposait plutôt une rétrospective de son répertoire populaire, près de 50 ans de chansons les plus diverses.
Première constatation, outre la mise bleu poudre de son complet de scène qui sautait aux yeux: Toussaint a écrit quantité de hits dont on ignorait qu’il en était l’auteur. Et il faut croire qu’on n’était pas seul, parce que Toussaint a pris le parti de présenter chaque pièce en situant sa contribution sur le ton de la dérision.
Ainsi, sourire narquois sous sa grosse moustache quand il dit: «J’ai écrit cette chanson pour moi. Je l’ai enregistrée et j’ai vendu sept albums. Well, heureusement, Bonnie Raitt est venue à ma rescousse, a repris le truc et a vendu des centaines de milliers d’albums.»
Même chose plus tard avec les Rolling Stones, qui ont en mis plein les poches à Toussaint en reprenant une de ses compositions. «J’aime les Rolling Stones!», s’est exclamé le pianiste en riant fort.
Ce qui amène la deuxième observation: Allen Toussaint est un formidable raconteur, et la moitié du charme de son spectacle tient dans ce rapport étroit qu’il construit avec le public. Ce concert n’était pas tant une succession de chansons qu’une grande histoire racontée avec humour et à-propos (d’autant qu’il a monologué sans jamais lâcher le piano des doigts, la musique faisant office de fil conducteur).
Dernier point: Allen Toussaint est un dictionnaire des musiques d’Amérique à lui seul. Tout y est passé dimanche: le blues, le ragtime, le jazz, la soul et le R&B surtout, le funk, un peu de Beethoven caché entre deux lignes, on cherche ce qu’il aurait pu faire de plus. Entre A Certain Girl (What’s her name), Mother-In-Law, Southern Nights et Freedom For The Stallion, 90 minutes de plaisir qui annoncent de belles choses pour le Mardi gras de ce soir…
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