Paulo Ramos sur le bateau-mouche - La tendresse dans le carnaval
À retenir
- Croisière jazz avec Paulo Ramos sur le bateau-mouche: dimanche 4 juillet, lundi 5 juillet et mardi 6 juillet.
- Embarquement au quai Jacques-Cartier du Vieux-Port de Montréal à 18h15.
- Heure de départ: 19h; heure de retour: 22h30. Renseignements: 514-849-9952.
C'était la fête tout en élégance mardi soir sur le bateau-mouche, alors que Paulo Ramos proposait en trio un répertoire de bossas, de chansons de samba ou d'atmosphères entre les deux. Très détendu et en parfait contrôle d'un monde qu'il maîtrise depuis trois décennies, le chanteur-guitariste offrait un parfait dosage de chants d'intimité et de cadences plus rythmées à un auditoire venu soit pour le jazz, soit pour le simple plaisir de déguster le menu cinq services en faisant le tour des îles jusqu'à Boucherville. La série se poursuit de dimanche à mardi soir.
Paulo propose trois spectacles de 30 minutes. Une première pour lui dans ce genre d'événement. L'atmosphère est conviviale, le son, bien équilibré, et la qualité d'écoute, meilleure que dans un bar. Durant les prestations, plusieurs, touristes comme natifs, bougent sur leur chaise en faisant la causette. À la fin de chaque pièce, on applaudit généreusement.
À 20h, le trio attaque en douce Agua de beber, un classique parmi les classiques de Jobim. Le ton est donné, alors que le saxophoniste Francis Collard serpente sur la mélodie comme il le fera souvent. Ce sera plus jazz et les musiciens se donneront de l'espace pour de nombreux dialogues dans les bossas qu'ils rythmeront parfois, les sambas ralenties ou la samba soul. À plusieurs reprises, Ramos et Collard se permettront de délaisser leurs instruments pour se livrer à de joyeuses envolées de percussions et entrer dans la ronde de Sacha Daoud, un batteur parfait pour pénétrer les climats plus feutrés aussi bien que pour ponctuer plus agressivement la danse.
Si les trois artistes reprennent quelques autres chansons frisson de Jobim, d'Henri Salvador ou de Jorge Ben, la majorité des titres se trouvent dans Bossamba, le disque que Paulo vient de lancer cette semaine. Un disque fluide à la rondeur enveloppante avec des moments doucement jazzés, dans la lignée de la trajectoire plus acoustique que le Montréalais d'adoption a adoptée depuis une décennie. Il y laisse beaucoup de place pour des invités, comme les chanteuses Bïa et Monica Freire, les percussionnistes Vovo et Danielle Bellegarde, les bassistes Dan Gigon et André Faleiros ou le saxophoniste Jean-Pierre Zanella, entre autres. La guitare de Toninho, son frère et maître à penser, se fait également entendre de façon limpide.
À 22h25, Paulo chante en français Un arc-en-ciel, Rio Montréal. À ce moment précis, les gratte-ciel de la ville s'illuminent. C'est déjà la fin d'une envoûtante soirée d'été.
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Collaborateur du Devoir
Paulo propose trois spectacles de 30 minutes. Une première pour lui dans ce genre d'événement. L'atmosphère est conviviale, le son, bien équilibré, et la qualité d'écoute, meilleure que dans un bar. Durant les prestations, plusieurs, touristes comme natifs, bougent sur leur chaise en faisant la causette. À la fin de chaque pièce, on applaudit généreusement.
À 20h, le trio attaque en douce Agua de beber, un classique parmi les classiques de Jobim. Le ton est donné, alors que le saxophoniste Francis Collard serpente sur la mélodie comme il le fera souvent. Ce sera plus jazz et les musiciens se donneront de l'espace pour de nombreux dialogues dans les bossas qu'ils rythmeront parfois, les sambas ralenties ou la samba soul. À plusieurs reprises, Ramos et Collard se permettront de délaisser leurs instruments pour se livrer à de joyeuses envolées de percussions et entrer dans la ronde de Sacha Daoud, un batteur parfait pour pénétrer les climats plus feutrés aussi bien que pour ponctuer plus agressivement la danse.
Si les trois artistes reprennent quelques autres chansons frisson de Jobim, d'Henri Salvador ou de Jorge Ben, la majorité des titres se trouvent dans Bossamba, le disque que Paulo vient de lancer cette semaine. Un disque fluide à la rondeur enveloppante avec des moments doucement jazzés, dans la lignée de la trajectoire plus acoustique que le Montréalais d'adoption a adoptée depuis une décennie. Il y laisse beaucoup de place pour des invités, comme les chanteuses Bïa et Monica Freire, les percussionnistes Vovo et Danielle Bellegarde, les bassistes Dan Gigon et André Faleiros ou le saxophoniste Jean-Pierre Zanella, entre autres. La guitare de Toninho, son frère et maître à penser, se fait également entendre de façon limpide.
À 22h25, Paulo chante en français Un arc-en-ciel, Rio Montréal. À ce moment précis, les gratte-ciel de la ville s'illuminent. C'est déjà la fin d'une envoûtante soirée d'été.
Paulo Ramos - Pelo Prazer
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Collaborateur du Devoir
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