Opéra - Une farce plate
L'Italienne à Alger de Rossini vieillit bien mal à l'Opéra de Montréal
Premier succès bouffe d'un Rossini du début de la vingtaine, L'Italienne à Alger a fait les beaux jours de bien des théâtres autrefois. La remonter aujourd'hui, malgré des coupures, est une gageure épouvantable tant la farce a vieilli. Le premier acte reste encore assez hilarant par quelques ensembles et surtout pour son final étourdissant. En dehors de quelques morceaux d'anthologie cependant, et de l'humour grinçant appliqué sporadiquement par Rossini au traitement musical, l'édifice fragile s'écroule sitôt le rideau tombé sur le premier acte. Pour que cela passe avec quelque efficacité, il faut donc que tout soit rodé et fonctionne au quart de tour.
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