Musique - Espace guitare
L'Abitibi-Témiscamingue accueille son 6e Festival des guitares du monde
Photo : Source Festival des guitares du monde
Buffy Sainte-Marie
À retenir
- 6e Festival des guitares du monde
- À Rouyn-Noranda, Ville-Marie, Val-d'Or, La Sarre et Amos, du 22 au 30 mai.
- Renseignements: 819 797-8288, 1 877 997-8288
Sous le signe de l'éclectisme, le Festival des guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue propose sa sixième édition, du 22 au 30 mai, à Rouyn-Noranda surtout, mais également à Ville-Marie, Val-d'Or, La Sarre et Amos. Si Plume Latraverse, Stanley Jordan, Pat Martino, Tommy Emmanuel, Buffy Sainte-Marie, Pepe Romero et le Rosenberg Trio en constituent les têtes d'affiche, l'événement laisse également une large place à des créateurs moins connus, comme le Small World Project, Marianne Aya Omac, Denis Chang et Sultans of Swing. D'autres artistes qui, comme Randy Bachman et Liona Boyd, ont fait leur chemin à travers l'histoire sont également invités. En tout: 28 concerts offerts par 107 musiciens originaires de 18 pays.
Saveurs particulières
Le festival est marqué par la fierté et l'enthousiasme d'une organisation presque entièrement bénévole, de même que par le travail acharné du directeur artistique, Alain Vézina, un véritable verbomoteur qui en raconte la trajectoire avec passion: «Au début, nous voulions organiser deux concerts différents avec le guitariste Rémi Boucher. Il n'en a fait qu'un, mais il a lui-même invité plusieurs autres groupes. On a eu à peine cinq semaines pour organiser l'événement et près de 3000 personnes ont assisté à six concerts en quatre jours. Devant une telle réponse, nous avons récidivé. L'événement a grandi rapidement, de telle sorte que, cette année, nous attendons plus de 23 000 personnes.»
Plusieurs y sont passés: Al Di Meola, Jeff Healy et une tonne d'autres. Si Vézina doit composer avec les lois du marché, il ne veut pas s'y limiter. «Des artistes comme Paco de Lucia ou Carlos Santana pourraient venir. C'est une question de disponibilité. Il n'est pas exclu que, l'an prochain, on propose un ou deux concerts dans un aréna pouvant contenir 4000 personnes», explique-t-il.
Au fil du temps, la programmation a fait découvrir des saveurs particulières: musique classique, rythmes du monde et pop la première année; accents plus jazz et blues l'année suivante; équilibre entre toutes ces tendances depuis lors. Quelles sont les couleurs de cette année? «Trois des artistes sont acclamés par la revue Downbeat», répond Vézina. «Stanley Jordan fera des numéros solos avec guitare et piano en même temps. Pat Martino sera accompagné par Tony Monaco à la B3 et Jason Brown à la batterie. Quant à l'Australien Tommy Emmanuel, voilà trois ans qu'on travaille pour le faire venir.»
À cela s'ajoute la participation de plusieurs artistes du Canada. Parmi eux, Randy Bachman, Monsieur American Woman, qui livrera son histoire du rock'n'roll, Buffy Sainte-Marie qui chantera ses classiques et les pièces de son plus récent album, Running for the Drums, Dan Hill à la guitare et au piano, le duo féminin de folk pop Dala et The Good Lovelies, autre groupe de femmes qui vient de remporter le Juno pour le meilleur album folk de l'année.
Quoi d'autre? Le virtuose du fingerstyle Andy McKee, le trio Pavlo, Rik Emmett et Oscar Lopez, le Britannique Laurence Juber, les bluesmen Julian Fauth et Garrett Mason, neuf jours de programmation gratuite extérieure avec entre autres Mara Tremblay, Stephen Faulkner, Jorge Martinez, Papagroove, Benjamin Woods, Bardefou et Saltarello, un atelier de guitare avec Los Romeros, une classe de maître et des activités impromptues au coin du feu. Un véritable espace guitare.
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Collaborateur du Devoir
Saveurs particulières
Le festival est marqué par la fierté et l'enthousiasme d'une organisation presque entièrement bénévole, de même que par le travail acharné du directeur artistique, Alain Vézina, un véritable verbomoteur qui en raconte la trajectoire avec passion: «Au début, nous voulions organiser deux concerts différents avec le guitariste Rémi Boucher. Il n'en a fait qu'un, mais il a lui-même invité plusieurs autres groupes. On a eu à peine cinq semaines pour organiser l'événement et près de 3000 personnes ont assisté à six concerts en quatre jours. Devant une telle réponse, nous avons récidivé. L'événement a grandi rapidement, de telle sorte que, cette année, nous attendons plus de 23 000 personnes.»
Plusieurs y sont passés: Al Di Meola, Jeff Healy et une tonne d'autres. Si Vézina doit composer avec les lois du marché, il ne veut pas s'y limiter. «Des artistes comme Paco de Lucia ou Carlos Santana pourraient venir. C'est une question de disponibilité. Il n'est pas exclu que, l'an prochain, on propose un ou deux concerts dans un aréna pouvant contenir 4000 personnes», explique-t-il.
Au fil du temps, la programmation a fait découvrir des saveurs particulières: musique classique, rythmes du monde et pop la première année; accents plus jazz et blues l'année suivante; équilibre entre toutes ces tendances depuis lors. Quelles sont les couleurs de cette année? «Trois des artistes sont acclamés par la revue Downbeat», répond Vézina. «Stanley Jordan fera des numéros solos avec guitare et piano en même temps. Pat Martino sera accompagné par Tony Monaco à la B3 et Jason Brown à la batterie. Quant à l'Australien Tommy Emmanuel, voilà trois ans qu'on travaille pour le faire venir.»
À cela s'ajoute la participation de plusieurs artistes du Canada. Parmi eux, Randy Bachman, Monsieur American Woman, qui livrera son histoire du rock'n'roll, Buffy Sainte-Marie qui chantera ses classiques et les pièces de son plus récent album, Running for the Drums, Dan Hill à la guitare et au piano, le duo féminin de folk pop Dala et The Good Lovelies, autre groupe de femmes qui vient de remporter le Juno pour le meilleur album folk de l'année.
Quoi d'autre? Le virtuose du fingerstyle Andy McKee, le trio Pavlo, Rik Emmett et Oscar Lopez, le Britannique Laurence Juber, les bluesmen Julian Fauth et Garrett Mason, neuf jours de programmation gratuite extérieure avec entre autres Mara Tremblay, Stephen Faulkner, Jorge Martinez, Papagroove, Benjamin Woods, Bardefou et Saltarello, un atelier de guitare avec Los Romeros, une classe de maître et des activités impromptues au coin du feu. Un véritable espace guitare.
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