Concerts classiques - Ardent début
À retenir
- FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE
- Chopin: Andante spianato et Grande Polonaise brillante, opus 22. Sonate pour violon et piano en sol mineur, opus 65. Jan Lisiecki (piano), Denis Brott (violoncelle). Brahms: Quintette avec piano, opus 34. André Laplante (piano), Quatuor à cordes Alcan.
- Église St. James, jeudi 6 mai 2010.
La 15e édition du Festival de musique de chambre s'ouvrait jeudi avec un concert scindé en deux: une première partie mettant en vedette le jeune pianiste Jan Lisiecki, 15 ans, et une seconde en hommage aux 20 ans du Quatuor Alcan. On ne peut pourtant que souligner au même niveau la prestation des «musiciens partenaires»: Denis Brott dans la Sonate pour violoncelle et piano de Chopin et, surtout, André Laplante, incandescent dans le Quintette avec piano de Brahms.
Jan Lisiecki, en récital, a su faire miroiter une autre facette de son talent. On avait repéré en concerto la sincère sensibilité et le juste allant de son approche musicale. Dès l'abord d'Andante spianato et de Grande Polonaise brillante, c'est le toucher qui fascine, avec une faculté exceptionnelle d'enlever de la dynamique sans perdre de son, ainsi que des attaques comme susurrées. Le jeune pianiste s'est fait quelques frayeurs dans la Grande Polonaise en se prenant à son propre jeu de l'opposition d'intensités sonores, au point de perdre le fil et la respiration du flux musical. Il s'est récupéré comme un vieux routier des estrades. Décidément, ce garçon a vraiment plus qu'un simple «talent».
Denis Brott a pris beaucoup de plaisir à jouer avec lui et à parer d'un son très chaleureux la Sonate pour violoncelle et
piano, qui n'est pas le chef-d'oeuvre du genre. Lisiecki assurait la carrure, Brott le chant.
Dans le Quintette op. 34 de Brahms, André Laplante a entraîné le Quatuor Alcan dans une véritable houle expressive. Tant d'ardeur comporte souvent, avec Laplante, quelques effets pervers. Cette fois il ne chantonnait pas, mais tapait vigoureusement du talon dans le 1er volet, se maîtrisant mieux par la suite. Le Quatuor Alcan, au sein duquel les violons sont les plus ardents, a joué le jeu sans relâche notable.
À la délivrance brahmsienne du 4e mouvement s'ajoutaient, à l'extérieur — dans la rue Sainte-Catherine —, les bruyants échos de la liesse populaire après la victoire. Avis à Anton Kuerti, lundi: si le Canadien gagne, la Fantaisie de Schumann risque de ne pas se dissoudre dans le rêve et le silence.
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FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE
Chopin: Andante spianato et Grande Polonaise brillante, opus 22. Sonate pour violon et piano en sol mineur, opus 65. Jan Lisiecki (piano), Denis Brott (violoncelle). Brahms: Quintette avec piano, opus 34. André Laplante (piano), Quatuor à cordes Alcan.
Église St. James, jeudi 6 mai 2010.
Jan Lisiecki, en récital, a su faire miroiter une autre facette de son talent. On avait repéré en concerto la sincère sensibilité et le juste allant de son approche musicale. Dès l'abord d'Andante spianato et de Grande Polonaise brillante, c'est le toucher qui fascine, avec une faculté exceptionnelle d'enlever de la dynamique sans perdre de son, ainsi que des attaques comme susurrées. Le jeune pianiste s'est fait quelques frayeurs dans la Grande Polonaise en se prenant à son propre jeu de l'opposition d'intensités sonores, au point de perdre le fil et la respiration du flux musical. Il s'est récupéré comme un vieux routier des estrades. Décidément, ce garçon a vraiment plus qu'un simple «talent».
Denis Brott a pris beaucoup de plaisir à jouer avec lui et à parer d'un son très chaleureux la Sonate pour violoncelle et
piano, qui n'est pas le chef-d'oeuvre du genre. Lisiecki assurait la carrure, Brott le chant.
Dans le Quintette op. 34 de Brahms, André Laplante a entraîné le Quatuor Alcan dans une véritable houle expressive. Tant d'ardeur comporte souvent, avec Laplante, quelques effets pervers. Cette fois il ne chantonnait pas, mais tapait vigoureusement du talon dans le 1er volet, se maîtrisant mieux par la suite. Le Quatuor Alcan, au sein duquel les violons sont les plus ardents, a joué le jeu sans relâche notable.
À la délivrance brahmsienne du 4e mouvement s'ajoutaient, à l'extérieur — dans la rue Sainte-Catherine —, les bruyants échos de la liesse populaire après la victoire. Avis à Anton Kuerti, lundi: si le Canadien gagne, la Fantaisie de Schumann risque de ne pas se dissoudre dans le rêve et le silence.
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FESTIVAL DE MUSIQUE DE CHAMBRE
Chopin: Andante spianato et Grande Polonaise brillante, opus 22. Sonate pour violon et piano en sol mineur, opus 65. Jan Lisiecki (piano), Denis Brott (violoncelle). Brahms: Quintette avec piano, opus 34. André Laplante (piano), Quatuor à cordes Alcan.
Église St. James, jeudi 6 mai 2010.
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