Concerts classiques - Les Musici en Strings rock band
À retenir
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I MUSICI.
Dvorak: Nocturne pour cordes op. 40. Beethoven: Quatuor op. 18 n° 4 (arr. Turovsky). Chopin: Concerto pour piano n° 2 (arr. pour orchestre à cordes de Gilles Bellemare). Dang Thai Son (piano), I Musici, Yuli Turovsky. Théâtre Maisonneuve, mercredi 31 mars 2010.
Je ne sais qui a eu l'idée saugrenue de transformer ce concert d'I Musici en happening sonore. Au bout des six minutes du Nocturne de Dvorak, j'avais déjà envie de quitter les lieux, puisque du 7e rang un peu excentré, j'entendais davantage la musique sortant d'un haut-parleur placé à gauche au dessus de la scène que celle produite «en vrai» par I Musici.
Spatialisation irréaliste, entrées des violoncelles ou des altos venant du ciel, plutôt que de la droite de la scène: cela frôlait la farce! Si c'est pour entendre au concert classique de la musique amplifiée, tant qu'à faire, je peux rester chez moi.
Pour la seconde partie, j'avais fui au fond du parterre, sous le balcon: j'y ai entendu un piano amphétaminisé, heureusement très bien joué par Dang Thai Son. Le Montréalais d'adoption respire admirablement le 2e Concerto de Chopin avec un jeu fin et clair, ressenti, mais sans poses d'interprète. La main droite est favorisée par rapport à la gauche, qui ne martèle jamais outrancièrement le rythme. Tout cela était fort distingué... à l'exception du volume perçu, qui créait un hiatus d'autant plus grand que l'orchestre était réduit aux seules cordes.
L'arrangeur Gilles Bellemare est plus respectueux de Chopin que Balakirev réorchestrant le 1er Concerto. Mais je ne suis pas convaincu par ce semi-orchestre, et préfére la version de musique de chambre.
Dans l'ensemble, et à part quelques accidents à comptabiliser dans les aléas normaux d'un concert (infléchissements dans le développement du 2e mouvement de Beethoven, introduction et solos de Chopin), les Musici ont donné l'une de leurs bonnes prestations de l'année, avec un son d'ensemble fondu et une préparation minutieuse, notamment de l'habile transcription du Quatuor op. 18 n° 4 de Beethoven. On y a notamment remarqué les attaques nettes et bien étagées, ainsi que l'accélération finale du dernier mouvement.
Spatialisation irréaliste, entrées des violoncelles ou des altos venant du ciel, plutôt que de la droite de la scène: cela frôlait la farce! Si c'est pour entendre au concert classique de la musique amplifiée, tant qu'à faire, je peux rester chez moi.
Pour la seconde partie, j'avais fui au fond du parterre, sous le balcon: j'y ai entendu un piano amphétaminisé, heureusement très bien joué par Dang Thai Son. Le Montréalais d'adoption respire admirablement le 2e Concerto de Chopin avec un jeu fin et clair, ressenti, mais sans poses d'interprète. La main droite est favorisée par rapport à la gauche, qui ne martèle jamais outrancièrement le rythme. Tout cela était fort distingué... à l'exception du volume perçu, qui créait un hiatus d'autant plus grand que l'orchestre était réduit aux seules cordes.
L'arrangeur Gilles Bellemare est plus respectueux de Chopin que Balakirev réorchestrant le 1er Concerto. Mais je ne suis pas convaincu par ce semi-orchestre, et préfére la version de musique de chambre.
Dans l'ensemble, et à part quelques accidents à comptabiliser dans les aléas normaux d'un concert (infléchissements dans le développement du 2e mouvement de Beethoven, introduction et solos de Chopin), les Musici ont donné l'une de leurs bonnes prestations de l'année, avec un son d'ensemble fondu et une préparation minutieuse, notamment de l'habile transcription du Quatuor op. 18 n° 4 de Beethoven. On y a notamment remarqué les attaques nettes et bien étagées, ainsi que l'accélération finale du dernier mouvement.
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