Les cinq meilleurs disques émergents québécois de 2009
Une année de chansons et de découvertes
Bernard Adamus, Brun
Paradoxe: s’il se vend moins de disques au Québec, la production musicale ne ralentit pas, même chez les plus petits joueurs, ce qui ne facilite pas la tâche lors des palmarès de fin d’année. D’une part, il y a ce qu’on pourrait appeler la classe moyenne, comme Mara Tremblay, Patrick Watson ou Paul Cargnello, dont on a peine à se détacher. Puis il y a tous ces artistes du champ gauche, comme Navet Confit, Carl-Éric Hudon, Chinatown et autres Polipe, qu’il a fallu retrancher mais dont il faut souligner le talent. En 2009, le top 5 des meilleurs disques émergents du Québec en est un marqué par les découvertes et par le retour à une chanson à la fois classique et moderne.
1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.
Écoutez: La Question à 100 piasses
2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.
Écoutez: Luna
3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.
Écoutez: Le cinéma des vieux garçons
4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.
Écoutez: Pourquoi
5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.
Écoutez: PaceMaker
1. Bernard Adamus, Brun
C’est le coup de cœur de l’année, du folk bien brut avec quelques planches mal équarries, aux accents blues et presque hip-hop par moment. Adamus nous ramène à Plume et aux Colocs, à une sensibilité à hauteur d’homme, avec des préoccupations et un langage propres au commun des ours (mal léchés). Non, ce n’est pas révolutionnaire, mais à une époque où plusieurs artistes et un large public se vautrent sans soucis dans les reprises insignifiantes et les duos insipides, Bernard Adamus fait office de champion de l’authentique. Chapeau, monsieur.
Écoutez: La Question à 100 piasses
2. Malajube, Labyrinthes
Ce troisième disque du quatuor indie-rock est leur plus audacieux, loin de l’efficacité de Trompe-l’œil. Même sur la durée, Labyrinthes se révèle très solide, peut-être justement parce qu’il n’est pas linéaire, parce qu’on peut s’y perdre, en sortir, y revenir, parce qu’il est déstabilisant. L’expérience est plus cérébrale que par le passé, mais certainement pas moins pertinente.
Écoutez: Luna
3. Fred Fortin, Plastrer la lune
Il n’y en a pas deux comme Fred Fortin, et surtout pas du côté des pâles interprètes de Star Académie. Le vétéran de la chanson rock est revenu sur Plastrer la lune à ses personnages, à des portraits attachants, comiques et émouvants racontés finement mais sans dentelles. Fortin y livre quelques bombes (Madame Rose, Le Cinéma des vieux garçons), mais aussi quelques pièces moins fortes, sur lesquelles il s’acharne étrangement pour sa promotion. Tendez l’oreille sur l’ensemble, vous ne serez pas déçus.
Écoutez: Le cinéma des vieux garçons
4. Marie-Pierre Arthur, Marie-Pierre Arthur
Musicienne depuis longtemps avec d’autres, Marie-Pierre Arthur a osé livrer cette année ses propres chansons, pour le grand plaisir de nos oreilles. Entourée d’une équipe tout-étoile (des gars de Karkwa et de Patrick Watson, entre autres), la Gaspésienne à la voix un brin nasillarde — à l’instar de son amie Mara Tremblay — a ciselé de belles pièces folk aux mélodies accrocheuses, encore solidement ancrées dans notre cerveau après plusieurs mois.
Écoutez: Pourquoi
5. La Patère rose, La Patère rose
Vent de fraîcheur sur la pop d’ici, La Patère rose mêle une chanson piano-voix à une musique électronique pas agressante pour deux sous. Quelque part entre l’émouvant et le dansant, le trio mené par la charismatique chanteuse Fanny Grosjean n’est jamais loin de l’humour, et nous on s’amuse de bon cœur.
Écoutez: PaceMaker
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

