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    Vitrine du disque - 27 novembre 2009

    27 novembre 2009 | Le Devoir | Musique
    Classique
    Chants d'Est
    Oeuvres de Rachmaninov, Dohnanyi, Tcherepnine, Krawczyk, etc. Sonia Wieder-Atherton (violoncelle), Sinfonia Varsovia, Christophe Mangou. Naïve V 5178 (Naxos).

    Cela fait de nombreuses années que Sonia Wieder-Atherton (d'abord chez RCA France, puis sur étiquette Naïve) fait chanter son violoncelle dans d'habiles transcriptions et défend le répertoire juif d'Europe centrale. Le disque Chants d'Est se situe à la confluence de ces deux centres d'intérêt. Dans son attitude musicale, Wieder-Atherton (excellente violoncelliste qui pourrait se contenter de faire une carrière internationale nourrie de concertos de Dvorák, de Lalo et de Haydn) se distingue de Mischa Maïsky (adepte de la même discipline) par une vraie pudeur. Elle n'étale jamais une tartine de bons sentiments: son chant est fin et intérieur, comme en témoigne la transcription d'Ich bin der Welt anhanden gekommen de Mahler, moment sublime auquel elle fait étrangement succéder une danse du genre Rabbi Jacob. Parmi les autres perles: le Nunc dimittis des Vêpres de Rachmaninov et la transcription de Chants moraves de Janácek.
    - Christophe Huss

    ***
    Classique
    Haendel
    Concertos pour orgue op. 7.
    Richard Egarr, Academy of Ancient Music. Harmonia Mundi SACD 807 447.48 (SRI).

    Après l'extraordinaire album consacré par Richard Egarr aux Concertos opus 4, on espérait monts et merveilles de cet Opus 7, augmenté du concerto Le Coucou et le Rossignol HWV 295, ainsi que des Chaconnes HWV 442 et 485 et de la Fugue HWV 264 pour clavecin. Le résultat est ô combien à la hauteur des espérances et surpasse encore en imagination et en beauté l'Opus 4. On remerciera au passage Harmonia Mundi USA, producteur de ces deux disques, d'avoir tenu bon et enregistré cette fin d'intégrale en SACD multicanal. Le miracle artistique se conjugue en effet à un miracle technique et les Concertos pour orgue de Haendel d'Harmonia Mundi deviendront assurément un enregistrement multicanal de démonstration. La vision musicale se distingue par son intimisme et son inventivité sonore permanente. L'intégrale Egarr prend donc le relais de la version Chorzempa-Schröder (Philips) sans l'inconvénient des bruits de soufflerie de cette dernière. Inépuisable album...
    - Christophe Huss

    ***
    Compilation
    The Live Anthology
    Tom Petty & The Heartbreakers
    Reprise - Warner

    Tel Springsteen, Tom Petty aura eu et donné le meilleur de l'histoire du rock. Témoin des heures glorieuses (il a vu Elvis en plein tournage de Follow That Dream dans son patelin floridien en 1963!), fan comblé qui est devenu le copain et le collaborateur des Bob Dylan, George Harrison et autres Roger McGuinn (des Byrds), il a été durant les années 1980 et 1990 l'un des champions d'un rock à la fois référentiel et personnel, destiné à la grande écoute des stations FM tout en demeurant rigoureusement sincère. Et tel Springteen avec son E Street Band, il aura élevé au sommet la notion de groupe d'accompagnement avec ses Heartbreakers. Voici en 48 titres un quart de siècle de leurs spectacles de qualité supérieure, où le plaisir réside autant dans les puissants rendus des succès (American Girl, Breakdown, Free Fallin' et tant d'autres) que dans les reprises affectueuses au goût sûr, d'une belle oubliée de Thunderclap Newman (Something in the Air) au fameux thème instrumental de Goldfinger. Exemplaire.
    - Sylvain Cormier

    ***
    Monde
    Gilles Peterson presents : Havana Cultura New Cuba Sound
    Brownswood recordings
    Double CD

    C'est presque un Buena Vista pour les jeunes. Face: un groupe d'artistes aguerris rassemblés par le DJ Gilles Peterson avec de formidables musiciens qui, comme le pianiste Roberto Fonseca, se laissent aller à l'accompagnement d'artistes moins connus ou à la rumba la plus déglinguée comme dans les belles heures ballroom. Pile: une pléiade de créateurs qui forgent le son havanais contemporain. D'un côté, du Fela avec les percussions, la contrebasse et le piano en avant, du Irakere revampé, du son de batterie-percussion à l'ancienne, du soul et du spoken fondus dans les incantations afro-cubaines, du jazz, latin ou plus introverti. De l'autre, le rap en hommage à Benny Moré, celui, ouvert aux racines d'Ogguere, la chanson contemporaine de Yusa, l'esprit soul de Danay, l'électro de Doble Filo, la poésie rap de Telmary. Un sacré portrait d'une ville toujours aussi bouillonnante.
    - Yves Bernard

    ***
    Monde
    Tumbélé!
    Biguine, Afro & Latin Sounds from The French Caribbean, 1963-73
    Soundway

    Considéré comme un redoutable détecteur de vieux vinyles, Miles Cleret s'applique à dépoussiérer des disques oubliés. Reconnu entre autres pour ses recherches dans les sphères de l'afro sound nigérian et ghanéen, le revoici sur les traces du tumbélé, un état d'esprit fait de mélanges de biguine, de konpa haïtien, de rumba congolaise et de musique latine. Le genre a précédé le zouk en Martinique et en Guadeloupe. Un genre excitant, rétro, allègre, et parfois ponctué de racines en avant-plan. La compilation fait découvrir vingt artistes. De l'un à l'autre, l'univers change, mais chacun procède de la même mouvance. Du son vieillot, du clavier vintage, plusieurs saxos qui lorgnent le jazz, du piano latino en arrière, des tambours et des choeurs en évidence et aussi cette grande beauté du créole chanté. Le disque propose un bon portrait d'une période très mal connue ici.
    - Yves Bernard

    ***
    Live
    Live at Woodstock
    Joe Cocker
    A&M Records

    C'est LE spectacle qui a fait passer l'englishman de Sheffield du rang de chanteur apprécié de certains à celui de solide interprète un brin superstar. En une chanson, With a Little Help From my Friends, offerte en épilogue de ce tour de chant de 11 chansons, il est devenu une vedette. Du jour au lendemain, les salles et les cachets allaient exploser. Mais en montant sur scène, ce dimanche 17 août 1969, il donne tout ce qu'il a. Et il en a, des tripes, une voix et un talent lâché lousse. Le Cocker y va de ses idoles. Ray Charles pour 12 minutes de I Don't Need no Doctor et Let's Go Get Stoned. Trois Dylan, dont Dear Landlord et Just Like a Woman, mais aussi les Feeling Alright et Hitchcock Railway. On avait eu droit à des fragments du tout sur les compilations consacrées au festival. L'avoir en entier est franchement mieux. C'est le vrai Joe, celui dont la voix est plus qu'intacte. Celui qui n'a pas encore passé une décennie à creuser sa propre tombe.
    - Alexandre Shields
     
     
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