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    Dumas: une année au laboratoire

    27 novembre 2009 |Philippe Papineau | Musique
    Dumas ne chômera pas dans les semaines à venir, mais cette fois, c’est sur scène qu’il bossera.
    Photo: Rolline Laporte Dumas ne chômera pas dans les semaines à venir, mais cette fois, c’est sur scène qu’il bossera.
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    • En magasin mardi
    Quoi? Un autre album de Dumas? Après avoir lancé dans une aura de mystère quatre petits albums en forme de casse-tête, voici que le chanteur propose Traces, l'aboutissement de toute cette énigme musicale qui a intrigué ses fans tout comme ses détracteurs durant la dernière année.

    Résumons, pour ceux qui auraient manqué les étapes initiales. De décembre 2008 à aujourd'hui, Dumas s'est enfermé en studio avec son complice musical Louis Legault, lançant sans aucune promotion médiatique — et donc sans explication — quatre albums en édition limitée, intitulés dans l'ordre Nord, Rouge, Demain et Au bout du monde. Série-concept, que ce quatuor foisonnant d'idées?

    Un laboratoire, plutôt, explique Dumas au bout du fil. Avec, au bout du processus, un disque, celui qui arrive en magasin mardi. «Le but de l'exercice, c'était vraiment de travailler pendant un an, de m'imposer une discipline de travail, de faire de la recherche. Je savais que dans ce laboratoire-là, les erreurs, les qualités et les défauts des disques m'amèneraient quelque part de plus intéressant.»

    Tous les jours ou presque pendant un an, le studio Victor est donc devenu son département de recherche et développement. Et pour payer tout ça, et c'est peut-être là sa vraie révolution, Dumas a donc mis en vente 10 000 copies de chaque opus, autofinançant ainsi toute la préproduction de ce qui allait devenir Traces. Pas con du tout. «Habituellement, quand tu fais un disque, y'a une part du budget qui sert à être en studio sans enregistrer, à chercher. Mais là, l'exercice était déjà fait et autofinancé, alors on a pu mettre de l'argent ailleurs, dans les cordes qu'on entend sur Traces, par exemple. Je pense que l'avenir est là, chacun doit trouver la façon de devenir le plus indépendant possible par rapport à sa création. On ne peut plus se fier aux ventes de disques comme avant.»


    Autonomie et rénovation

    Traces est une drôle de bête, à la fois basé sur des pièces de la série de quatre disques, mais à la fois si loin d'elle qu'il vit de façon totalement autonome. «Y'a des chansons qui avaient besoin de rénovation, et pour d'autres, il fallait les remettre à terre et recommencer au complet.» À première vue, le disque a donc des allures de compilation, mais il est au fond beaucoup plus près d'un director's cut musical. «Pour moi, Traces n'est pas un disque de plus, c'est le disque.»

    On y voit un Dumas qui a traversé une période de transition, personnelle et même professionnelle — un changement d'étiquette de disque, entre autres. Lui parle de «quête du bonheur», un bonheur qu'il trouve ici beaucoup plus assumé que par le passé. «On sent sur le disque une traversée du désert, quelqu'un qui décide de changer sa vie pour aller vers l'inconnu, pour une quête du bonheur, une quête du mieux.»

    Dumas ne chômera pas dans les semaines à venir, mais cette fois, c'est sur scène qu'il bossera, lui qui sera après Noël huit soirs au National, à Montréal, mais aussi un peu partout dans la province jusqu'au mois de mars. «Le but, avec mes trois musiciens, c'est de monter toutes les vieilles chansons, toutes les chansons des mini-albums et celles de Traces, et de pouvoir changer complètement le show d'un soir à l'autre.» Un autre laboratoire, quoi!












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