jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 14h51
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Damien Robitaille au Club Soda - Paradoxe en tux

Sylvain Cormier   19 novembre 2009  Musique
Une pulsation soul, des cuivres, une ligne de basse imparable: une entrée à la Blues Brothers, ou à la Stax-Volt, ou à la Nino Ferrer première époque, c'est comme vous voulez. Et puis Damien Robitaille se présente lui-même, en voix-off. «Il est en tournée internationale exclusivement au Québec (...) nu sous son habit loué... Damien Robitaille!» Et il apparaît, jeune barbu en tuxedo, entertainer en noeud papillon. Autour, les musiciens en habit-cravate, les choristes Gaële et Amylie en robes assorties. Devant les cuivres, un bandstand avec les initiales stylisées: D. R.

La totale, quoi. La grosse dépense. Le décalage au cube. Showtime, ladies and gentlemen! Décalage? Comment savoir? Ce gars-là est composé de strates de décalage empilées, alors on ne sait jamais s'il déconne ou pas. Peut-être hier au Club Soda était-il vraiment devenu crooner à la Wayne Newton sur l'acide: le public suit et s'en fout puisque c'est mené rondement, qu'importe la sincérité de la proposition puisqu'on s'amuse follement en sa drôle de compagnie. La vérité probable est que Damien Robitaille est très sincèrement décalé. Le décalage fait homme.

Les chansons déménagent pour vrai, en tous cas, et les textes sont singulièrement étranges pour vrai aussi. «On est né nu, et on est mort vêtu...» Pas faux. C'est ça, Damien. Des vérités vraies déguisées en tuxedo avec un noeud papillon. Et le Franco-Ontarien en remet: «Pour les nostalgiques des oldies but goodies, voici un succès-souvenir qui date d'un an et demi...» Et démarre Électrique en version jazzy lounge. Le gaillard danse pendant les portions instrumentales, bizarrement bien sûr, façon Bob Hope maladroit exprès. Exprès?

Insaisissable Damien. Le voilà, pour présenter Mon nom, racontant ses années passées sous le pseudo de... Billy Bijou. «Peut-être avez-vous entendu mon deuxième disque, Diamants sur la plage?» La chanson d'après, il est seul au piano, chante Y a-t-il quelqu'un? et, sous des dehors honky tonk, parle plutôt tristement de solitude. La première partie finira disco: c'est à ce moment que je dois quitter, hélas. Étonnant homme. Paradoxe en tux.

***

Collaborateur du Devoir
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • M. Félix Houde
    Inscrit
    jeudi 19 novembre 2009 03h27
    Mais encore...
    Vous avez raté une autre excellente deuxième partie avec une flamboyante chemise rouge, des bombes telles que " Sexy séparatiste", " Maître de mon être" et " Homme autonome", une parodie d'évangéliste déjanté, des moves de breakdance et une foule qui applaudit en Danois pour l'enregistrement de l'album Damien Robitaile "live" in Copenhague!!! Du bonbon, des sourires et de la bonne humeur irradiant à des lieux à la ronde.

    Un artiste remarquablement doué qui peut chanter avec aisance tout aussi bien dans les registres country, reggae, crooner, pop que soul. Aucune chanson ennuyeuse, aucune redondance sur un show de près de deux heures. Un exploit!

    Et que dire des éclairages, parmi les plus beaux et plus évocateurs qu'il m'ait été donné de voir... Chapeau Damien!

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
1 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012