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Essais québécois - Jean-Claude Germain et notre jeunesse

Louis Cornellier   14 novembre 2009  Musique
Pour Jean-Claude Germain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nos contemporains sont les jeunes, car nous sommes leurs vieux et ils sont notre jeunesse.
Photo : Jean-Guy Thibodeau
Pour Jean-Claude Germain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nos contemporains sont les jeunes, car nous sommes leurs vieux et ils sont notre jeunesse.

À retenir

    • Nous étions le Nouveau Monde
    • Le feuilleton des origines
    • Jean-Claude Germain
    • Hurtubise
    • Montréal, 2009, 258 pages
Jean-Claude Germain est un raconteur compulsif. L'histoire du Québec, pour lui, passe par les histoires et les anecdotes qui révèlent la substantifique moelle de notre aventure nationale. À la rigueur scientifique, Germain préfère la vigueur narrative. Aussi, sa version des faits ne remplace pas celles — avec un s, parce qu'il y en a plusieurs — des historiens patentés, mais elle a le mérite, grâce à un ton léger, inventif et indépendant, d'incarner l'esprit d'un peuple, le nôtre.

Le Québec actuel, écrit Germain, accorde si peu d'importance à l'enseignement de l'histoire nationale qu'il peut être considéré comme un «objecteur de mémoire». Cette réticence à l'égard de ce qu'on perçoit comme de vieilles gens et de vieilles choses nous coupe pourtant de la source de notre vitalité. «Lorsqu'on invoque le passé, proche ou lointain, c'est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nous, nous sommes les jeunots. C'est même le contraire qui est juste. Par rapport à eux, nous sommes les vieux et par rapport à nous, ils sont notre jeunesse. Ne sommes-nous pas la somme de ce qu'ils ont été?»

Aussi, est-ce cette jeunesse que Germain, gaillard et amoureux, raconte dans Nous étions le Nouveau Monde. Le feuilleton des origines. Nous ne sommes pas nés d'hier, explique-t-il. Si, pour Fernand Dumont par exemple, le sentiment national, déjà présent sous le Régime français, a été renforcé par la Conquête, l'affaire, pour Germain, se règle souvent dès la première génération de Français débarqués au Canada. «Charles Le Moyne, Pierre Boucher, Nicolas Perrot n'étaient plus français que d'origine. En tout cas, si ce n'est pas évident pour ceux qui sont devenus "canayens", ça l'est pour tous ceux qui ne le sont pas!»

Deux différences entre Français et «Canayens» justifient cette distinction: le mode de vie, bien sûr, mais aussi la langue. «Pas une variante d'accent, explique Germain, mais une différence profonde dans son usage. Ici, dès le début de l'établissement, la langue française est la langue commune, longtemps avant qu'elle remplisse le même rôle dans la mère patrie.» À l'heure où la Cour suprême conteste la constitutionnalité d'un élément important de notre politique linguistique (loi 104), à l'heure où trop de Québécois continuent de croire qu'ils sont perdus sans l'anglais, le rappel n'est pas inutile. «Bref, près de trois cent cinquante ans avant la France, écrit Germain qui en met un peu, nous avons été le premier pays au monde à vivre en français du matin au soir, en tout temps, toute occasion et tout lieu. Ce qui fait qu'aujourd'hui pour le Québec, la langue française n'est pas une réminiscence, un souvenir, une nostalgie, une idée fixe, une obsession ou un entêtement, c'est l'élément constitutif de notre être collectif, de notre identité et de notre originalité.»


Une allègre épopée

La Nouvelle-France, vue d'aujourd'hui, nous apparaît souvent comme un univers de rigueurs et d'austérité. Elle fut sûrement cela, à certains égards, mais elle fut aussi le théâtre d'une allègre épopée, animée par les volontaires et les audacieux. Ce sont ces derniers qui intéressent Germain. Sous sa plume, la vénérable Jeanne Mance devient «la femme moderne de 1640», qui a trouvé l'autonomie en prenant le voile et qui dispose d'un impressionnant carnet d'adresses. «Le temps d'une génuflexion, d'un Pater et de trois Ave, écrit le feuilletoniste, elle débusque une talle de veuves auxquelles le veuvage a donné les moyens de leurs bonnes oeuvres et de leurs ambitions mystiques.» Elles décoiffent, en effet, ces religieuses à la fois entreprenantes et ardentes. «Marie de l'Incarnation, note Germain, n'est pas du genre à avoir des vapeurs. [...] En revanche, quand elle se retire dans l'intimité de sa cellule pour se recueillir, les paroles de ses prières semblent lui être soufflées par Serge Gainsbourg.»

De Maisonneuve, le feuilletoniste retient qu'il «ne prend ni ne tire jamais un coup» et que «son seul dévergondage est de jouer du luth». Il est vrai qu'il est fort occupé avec les Iroquois et les gens de Québec qui ne font rien pour faciliter la fondation de Ville-Marie. Germain attribue d'ailleurs à Charles Le Moyne, interprète, marchand, militaire et diplomate, le titre de «fondateur véritable de Montréal, première ville nord-américaine, comme Québec est la dernière ville française».

François-Marie Perrot, deuxième gouverneur de Montréal (1669-1684), donne le ton à l'histoire du lieu. Insolent, sans gêne et cupide, il s'enrichit sans vergogne, exploite les Indiens et incarne «la raison d'être de Montréal à travers les âges: "Faire la passe!"» Des contemporains, on le sait bien, poursuivent la tradition, alors que d'autres suivent les traces des Montréalaises libertines du temps, comme la Folleville, une «cabaretière [qui] inspire la débauche et respire le scandale». Lors d'un procès qui la concerne, son mari cocu déclare: «Un jour, monsieur le juge, j'voulais corriger un de mes enfants. Ma femme m'en a empêché. A m'a dit d'attendre que j'en aie un à moi pour le frapper.»

Germain, aussi vigoureux mais moins brouillon qu'à son habitude, n'oublie pas de saluer les Indiens, dont Kondiaronk, le Machiavel huron, et Pontiac. Sévère à l'endroit de Montcalm, «l'incarnation par excellence du "p'tit Français contraireux"», et de Wolfe, un «grand malade psychosomatique», il prend le parti de Vaudreuil et de Lévis. Selon lui, la thèse d'une «possible idylle entre les Canayens et les Américains» à la fin du XVIIIe siècle ne tient pas. Londres, en effet, était plus tolérant à l'égard du catholicisme que le Congrès de Philadelphie.

Les Anglais, d'ailleurs, ne parviendront jamais à effacer l'identité «canayenne». «La bataille des plaines d'Abraham, constate Germain, a été perdue. Mais a-t-elle été vraiment gagnée?» Une prophétie de Tocqueville contient peut-être le fin mot de l'histoire. «Il y a fort à parier que le Bas-Canada finira par devenir un peuple entièrement français, écrivait l'aristocrate après une visite chez nous en 1831. Mais ce ne sera jamais un peuple nombreux. Tout deviendra anglais autour de lui. Ce sera une goutte dans l'océan.» Ce n'est pas une raison pour devenir «one drop».







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Vos réactions

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  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 14 novembre 2009 09h55
    Une drop de 20 millions
    Si on calcule tous nos frères Francos-Américains, on est plus de 20 millions de "Canayens" en Amérique du nord. C'est plus que tous les Scandinaves réunis!

    Lorsqu'on pense qu'on descend de 30,000 colons français venus en Amérique, dont les deux-tiers sont retournés en France sans laisser de descendants!

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 14 novembre 2009 16h23
    Résignés !
    Bravo M. Germain.

    On n'a pas été et on n'est pas des "résignés" comme l'écrit une Madame pessimiste dans votre journal. On s'est adapté et ce n'est pas fini, loin de là.

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 9 janvier 2010 17h22
    Le marquis de Montcalm et la bataille de Québec, Septembre 1759 : une réévaluation
    Pour apporter une vision différente M. Germain à propos de Montcalm et de la bataille des plaines, voici un lien fort intéressant sur le sujet:

    http://www.journal.dnd.ca/vo7/no2/boire-fra.asp

    En espérant que cet article réhabilite le Marquis de Montcalm.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 10 janvier 2010 04h35
    Philippe Séguin livre Revisiter Montcalm
    Voici un petit livre de M. Séguin qui a été un grand ami du Québec sur le dit sujet:

    http://books.google.ca/books?id=irsINUlcbcwC

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 10 janvier 2010 10h32
    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760
    En espérant que ces paroles du Chevalier de Lévis ne tombe dans l'oubli, je souhaite que ceux-ci résonnent de nouveau sur les plaines.

    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760..

    La seconde bataille des plaines d’Abraham !

    Chevalier de Lévis

    « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • P Ratio
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 21h06
    Un peu de tempérance M. Germain !
    Tout d’abord laissez-moi-vous féliciter pour votre volonté de faire aimer notre histoire, toutefois je vous incite à modérer vos propos. Lorsque vous parlez des « poudrés », que vous détestez assurément, je vous invite à méditer sur le fait que sans ces «poudrés» comme vous dites, et ils sont nombreux (Louis XIV, Colbert, Jean-Talon, Montmagny, Lemoyne d’Iberville, etc) les Canayens que vous défendez si ardemment n’auraient pas fait de vieux os sur ce continent. Quand à vos propos sur le marquis Montcalm «l'incarnation par excellence du p'tit Français contraireux», comme vous vous plaisez à l’appeler, ils traduisent un jugement de valeur dont la portée reste à être démontrée. Dois-je vous rappeler que la plus grande bataille «franco-Amérindo-Canayenne» qui fut gagnée en Amérique, fut la victoire de Carillon (1758), victoire que l’on enseigne encore aujourd’hui à Wespoint ! Un peu avant cette victoire ce «p'tit Français contraireux» avait remporté la victoire à Oswego (1756), à William Henry (1757). Il eut la malchance de mourir à Québec, en 1759. Un autre «poudré», le duc de Lévis, le remplaça et remporta la victoire sur les troupes anglaises lors de la bataille de Sainte-Foye. Hormis les Canayens d’autres «perruques» le secondaient : - Bougainville, Bourlamarque, Pouchot… Face aux renforts ennemis, l’armée se retira à Montréal, où c’est un «Canayen pur laine», Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial qui signa la reddition de la colonie. Il faut dire qu’il se poudrait également…

    Je vous invite donc à continuer votre travail sur un ton moins tranché et puisque vous êtes un amoureux de l’histoire je vous incite à apposer votre nom sur la liste des penseurs et des artistes québécois et étrangers qui désirent rapatrier l’épée du marquis de Montcalm au Québec http://www.chlapresquile.qc.ca/epee-de-montcalm.ht

    Historiquement vôtre et sans rancune !

    Pierre-Jacques Ratio
    Archéologue et ethno historien

  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 21 janvier 2010 19h19
    Le mémorial de la guerre de Sept Ans unique au monde
    Pour en savoir plus consulter les liens suivants et n’hésitez pas à le visiter et rendre hommage à ces valeureux soldats du Roy de 1759 1760.

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monume

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bull

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 22 janvier 2010 04h38
    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.
    http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action

    Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm
    Château de Candiac, près de Nîmes, 28 février 1712 Québec, 14 septembre 1759

    La mort du marquis de Montcalm
    Encre et crayons sur papier par Jean Antoine Watteau
    Ottawa, National Gallery of Canada
    © Brigeman-Giraudon

    Il était dix heures du matin, ce 13 septembre 1759, lorsque Montcalm, ne pouvant plus contenir ses troupes, leva son épée, et les lança à l’attaque des Anglais de James Wolfe, dont la ligne rouge vif barrait la plaine d’Abraham, devant Québec, à quelque trois cents mètres de la ligne blanche des Français.

    Quelques instants plus tard, une salve dévastatrice s’abattait sur les Français, les décimait, créait la panique et blessait à mort le marquis de Montcalm.

    Même si la guerre devait durer une année encore, c’est en cet instant et en ce lieu que fut réglé le sort de l’aventure extraordinaire de la Nouvelle-France, depuis ce jour de 1534 où Cartier avait posé le pied sur le sol de Gaspésie, jusqu’à cet instant désastreux de la bataille d’Abraham.

    Dans la nuit, les Anglais avaient débarqué à l’ouest de Québec, surprenant les Français, qui les attendaient à l’est. Rien n’était cependant perdu. Car au pas de course, les régiments La Sarre, Languedoc, Béarn, Guyenne, Royal-Roussillon, rejoignaient les milices et les Indiens devant Québec, tandis que l’on savait que François-Gaston de Lévis se trouvait habilement sur les arrières des Anglais.

    Il suffisait d’attendre. Hélas, emportés par leur désir d’en découdre, les Français n’avaient pas attendu, et se brisèrent sur le rempart du feu anglais, comme 56 ans plus tard Napoléon à Waterloo.

    Le courage, l’esprit offensif qu’avait manifesté Montcalm tout au long d’une carrière exemplaire l’avaient perdu. Engagé à 9 ans, capitaine à 17, colonel à 31, maréchal de camp puis lieutenant général, Montcalm avait participé à toutes les campagnes des guerres de Succession d’Autriche, de Pologne, de Sept ans, fait 11 campagnes, été blessé 5 fois …

    Envoyé au Canada en 1756, il y avait trouvé la situation intenable d’une Nouvelle-France qui, avec 65 000 habitants, devait faire face à des colonies anglaises qui en comptaient 1 610 000, appuyées par une marine britannique malheureusement plus puissante que la française.

    Il réussit presque miraculeusement avec 5 000 soldats venus de France et quelque 10 000 hommes des compagnies franches de la Marine et des milices locales de la colonie à tenir les Anglais en échec trois années de suite en les battant successivement à Chouagen en 1756, William Henry en 1757, Carillon en 1758.

    En 1759, ce sera la défaite d’Abraham : mortellement blessé, ayant toute sa connaissance, il est ramené à Québec, où il décède peu après.

    Lorsque, aujourd’hui, on parcourt la grande pelouse des plaines d’Abraham et que l’on regarde le monument qui rappelle le souvenir de ce grand soldat, on ne peut s’empêcher de penser que son sacrifice n’a pas été vain, car si la Nouvelle-France est morte, Québec et Montréal, deuxième ville francophone du monde, sont bien vivantes.

    Montcalm est enterré au carré militaire à Québec et son nom est porté par une frégate de la Marine nationale, et une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.

    Général d’armée Forray (cr)
    ancien chef d’état-major de l’Armée de terre
    ancien Grand Chancelier de la Légion d’honneur

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 09h44
    Journal des campagnes du chevalier de Lévis: en Canada de 1756 à 1760
    Voici un lien vous permettant d'accéder à son journal:

    http://books.google.ca/books?id=_YECAAAAMAAJ

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 10h08
    Plaque du Moulin Dumont
    Plaque du Moulin Dumont

    Pour en savoir plus pour ne pas oublier:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca/inventaire/oneL

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 18h51
    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE

    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE


    Sainte-Foy, Québec le 29 avril 2007

    Texte de monsieur Léo Gagné, président,Corporation de la Victoire de Sainte-Foy,Parc de la Visitation, 29 avril 2007

    Madame la présidente,
    Distingués(es) invités(es),
    Mes chers amis,

    C´est toujours avec grand plaisir qu´à titre de président de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy - et mes collègues du Comité directeur se joignent à moi - pour vous souhaiter une cordiale bienvenue à la commémoration d´un grand événement historique : la dernière victoire de la Nouvelle-France.

    Victoire des troupes françaises, de la brigade de la marine, des miliciens canadiens et acadiens, aidés des alliés autochtones, remportée ici même sur les hauteurs de Sainte-Foy et aux portes de Québec sous le commandement du Chevalier de Lévis.

    Depuis sept ans maintenant, depuis le 30 avril 2000, nous venons ici, chaque année, en ce lieu de mémoire, l´historique église Notre-Dame de Foy, comme en pèlerinage, pour nous souvenir de nos ancêtres, de leur bravoure et de leur attachement au territoire national, au prix de grands sacrifices.

    Par leur détermination et leur dévouement, les combattants de 1760 ont écrit une page glorieuse de notre histoire nationale. Il faut en perpétuer la mémoire.

    Le souvenir est un devoir essentiel pour toute nation - toute collectivité nationale - qui entend perdurer, se maintenir dans le temps présent et se développer pour assurer son avenir.

    Se souvenir des grands moments de l´histoire collective, mais aussi de tous les événements significatifs qui ont marqué notre destin comme peuple distinct en Amérique du Nord.

    Et c´est d´autant plus important que nous entrons dans la période préparatoire aux fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

    Québec, nous le savons, a été la capitale, le centre de décision et d´administration d´un grand empire que nos pères ont découvert, habité et nommé de nous français jusqu´aux confins du continent.

    Québec, c´est non seulement la ville fondée par Samuel de Champlain, mais c´est aussi aujourd´hui le territoire national, nos pères et nos mères l´ont voulu français et se sont battus de générations en générations pour le maintenir de langue et de culture françaises.

    è notre tour, nous devons assumer notre devoir collectif, nous affirmer de langue et de culture françaises, revendiquer à bon droit et avec fierté notre filiation française à la base même de notre identité nationale.

    Et c´est d´autant plus important, en ce XX1e siècle d´affirmer notre identité nationale que nous vivons dans un contexte de mondialisation tous azimuts et que notre civilisation encourt le risque d´uniformisation culturelle.

    Nous sommes donc venus aujourd´hui pour nous acquitter d´un devoir de mémoire à l´endroit des Braves de 1760, mais aussi pour témoigner de notre fidélité.

    Fidélité à la langue française dont nous devons assumer le rayonnement sur tout le territoire québécois en association avec la francophonie canadienne et la francophonie internationale.

    Fidélité au pays que nous avons humanisé et développé depuis quatre cents ans, que nous avons en partage, que nous habitons ensemble.

    Fidélité à la civilisation transmise par nos pères et mères, bien enracinée en terre d´Amérique.

    Par devoir de mémoire et par devoir de fidélité, il faut poursuivre sans relâche notre action collective jusqu´à ce que nous soyons devenus maître de notre destin comme peuple.

    C´est là le meilleur hommage que l´on puisse rendre aux Braves de 1760.

    Un dernier mot pour remercier Madame Francine Bouchard et le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy qui nous accueille ici au Parc de la Visitation, nous fournit les locaux et une aide logistique fort appréciée. Merci, Madame la présidente.

    Je me permets de rappeler que, depuis quelques années, nous souhaitons qu´une plaque commémorative soit apposée sur les murs de la vénérable église Notre-Dame de Foy pour souligner aux passants qu´en ces lieux s´est déroulée la Bataille de Sainte-Foy.

    J´ai appris récemment, Madame la présidente, que le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy a manifesté son intérêt pour cette initiative. Croyez bien que nous nous en réjouissons.

    Le Comité directeur de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy va nous soumettre prochainement le texte d´une plaque commémorative

    - Honneur aux Braves de 1760 sous le commandement du lieutenant-général François-Gaston, Chevalier de Lévis, vainqueur de la Bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760 -

    Cette plaque rappellera à tous les visiteurs que nous sommes ici en ce lieu de mémoire.

    Léo Gagné,
    Parc de la Visitation,
    29 avril 2007

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 27 janvier 2010 06h22
    L'impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:


    http://www.histori.ca/prodev/article.do;jsessionid

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 29 janvier 2010 20h13
    Quels étaient les noms des sept régiments du marquis de Montcalm?
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant et bonne découverte.

    http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/chroniques/sema

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h08
    Montcalm Vie et mémoire
    L'opuscule Montcalm Vie et mémoire est le sixième titre paru dans la collection Fleurdelisé de la Commission de la capitale nationale de Québec.

    Cet ouvrage de 36 pages enrichit la mémoire de Montcalm, mais plus largement celle de la guerre de Sept Ans, première guerre véritablement mondiale, laquelle a marqué de sa lourde empreinte la ville de Québec. Il rappelle ensuite certains faits du passage de Montcalm en Nouvelle-France tout en évoquant quelques divergences d'interprétation de ces mêmes faits.

    Enfin, il vise à commémorer la grande cérémonie d'octobre 2001 marquant la translation des restes du lieutenant général, de la chapelle des Ursulines au cimetière de l'Hôpital-Général. À cet endroit, on inaugura le seul mémorial aux morts de cette guerre, cruciale pour le destin de la France, du Québec et de sa capitale.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/produits-services/p

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h43
    La plaque Honneur aux miliciens de 1759
    La plaque Honneur aux miliciens de 1759

    La plaque Honneur aux miliciens de 1759 est située sur la rue De Saint-Vallier Est, sur le mur du belvédère du jardin de Saint-Roch.

    Cette plaque de la ville de Québec rend hommage au sacrifice des miliciens canadiens et acadiens qui permit à l'armée française de se retirer et de rejoindre ses campements de Beauport à la suite de la bataille du 13 septembre 1759.

    Elle est une réalisation conjointe de la Ville de Québec et de la Commission de la capitale nationale du Québec.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monume

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 2 février 2010 08h17
    Les braves de la bataille de Sainte-Foy
    SVP consulter le lien internet pour plus de détails cliquer aussi sur la flèche pour la page suivante pour un extrait du discours de P-J-O Chauveau.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=693021

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 18h39
    RÉGIMENT DE LASARRE ET VIEUX FORT DE L’ASSOMPTION
    Le Régiment de La Sarre a cantonné à St-Pierre-du-Portage (L’Assomption) à l’automne et à l’hiver 1757-1758. Au printemps suivant, 17 mariages de ces soldats ont été recensés dans la région, soit à Terrebonne, Lachenaie, St-Sulpice, Repentigny, Pointe-aux-Trembles, Laval et St-Pierre-du-Portage. Des citoyens de L'Assomption ont décidé de perpétuer la présence de ces soldats en reconstituant ce régiment puis en construisant un Fort dans l’esprit de la construction militaire de l’époque.

    http://www.shmrclassomption.org/shmrcl/

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 08h46
    Victoire française sur les plaines d'Abraham
    Lévis assiège Québec

    L'idée d'assiéger Québec a ses détracteurs, qui n'hésitent pas à qualifier l'entreprise de « folie de Lévis ». Mais ce dernier sait que son armée, isolée et entourée de forces ennemies bien supérieures en nombre, se découragerait après la défaite des plaines d'Abraham, si on ne lui proposait un projet audacieux. Il devient nécessaire de redonner courage aux hommes, et de les galvaniser pour livrer un dur combat aux Britanniques. Lévis y parvient et, en mai 1760, l'armée française se présente devant Québec.

    Le général James Murray commande la garnison britannique, qui compte environ 7 300 officiers et soldats, tous issus des troupes régulières. Informé du fait que l'armée française vient l'assiéger, il fait d'abord évacuer toute la population de Québec, Sainte-Foy et Lorette, et ordonne de faire raser les quartiers Saint-Roch et Sainte-Famille afin que les attaquants ne puissent s'abriter derrière les maisons pour s'approcher des fortifications. Il emploie ensuite une partie de la garnison à construire des retranchements avancés à l'ouest de la ville, près de Sainte-Foy. Le 27 avril, alors que l'armée française approche, quelques escarmouches éclatent entre la cavalerie de Lévis et des détachements britanniques. Dès le lendemain, Murray décide d'attaquer les Français avant qu'ils ne parviennent à se retrancher. La ligne britannique forte de 3 200 hommes, s'avance vers les troupes de Lévis. L'artillerie de campagne, qui se trouve tout près, canonne les positions françaises. Si Murray parvient à enfoncer la gauche de la ligne ennemie, l'armée de Lévis se retrouvera coincée entre les baïonnettes anglaises et le fleuve Saint-Laurent.


    Victoire française sur les plaines d'Abraham


    La bataille est âprement menée. Le théâtre des combats les plus acharnés se déroule sur l'emplacement de la demeure d'un certain Dumont qui occupe une position charnière. Le régiment de La Sarre et les 43e et 60e régiments britanniques s'y affrontent au corps à corps, et la maison change de camp à plusieurs reprises. Le régiment de Berry vient prêter main-forte à celui de La Sarre, puis charge l'artillerie britannique à travers la mitraille, enlevant les canons. La ligne étant ébranlée, Murray ordonne la retraite, qui se fait en bon ordre. Les Britanniques perdent 1 100 hommes, morts, blessés ou prisonniers, alors que les pertes de Lévis s'élèvent à 572 morts et blessés 20.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 08h54
    Statue de Lévis
    http://www.assnat.qc.ca/Fra/accueil/publications/s

    Oeuvre de Philippe Hébert, datant de 1896, cette statue orne la facade de l'Assemblée nationale à Québec. A ses pieds, on voit son épée brisée et les drapeaux. La scène rappelle que lors de la Capitulation de Montréal, en septembre 1760, Lévis refusa de livrer les drapeaux français et proposa de se retirer sur l'Ile Sainte-Hélène, face à Montréal, pour continuer la lutte. Seule l'insistance de Vaudreuil vint à bout de la résistance du militaire. En avril 1760, Lévis avait donné espoir aux Canadiens en remportant la victoire à la Bataille de Sainte-Foy et en assiégeant la ville de Québec occupée par les troupes anglaises dirigées par James Murray. L'arrivée de navires anglais mit fin à cet espoir de rétablir la domination française sur la vieille capitale.

    Dans cette sculpture, Hébert a bien su rendre la figure d'un personnage déterminé, d'un irréductible qui ne pliera jamais devant l'ennemi.


    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

    Soldat Sanspareil
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  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 12h29
    Le Canada 1756-1758 vu par un officier du régiment de la Sarre
    Pour faire la lecture des lettres de l'officier, consulter le lien suivant et aller de la page 113 à 132.

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=3700055

    Bonnes découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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    http://www.regimentdelasarre.ca
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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 7 février 2010 18h08
    Montcalm, Wolfe et les autres... Vaugeois raconte
    Montcalm, Wolfe et les autres... Vaugeois raconte
    Durée : 7 émissions - 30 min
    Établissement : Bureaux régionaux de Télé-Québec
    Type d'émission : Documents éducatifs

    Une série consacrée à une période trouble de l'histoire du Québec : la guerre de Sept Ans (1756-1763). À l'aide d’illustrations, de peintures et de manuscrits de l'époque, Denis Vaugeois et ses invités, des historiens de renom, échangent leurs points de vue sur la Conquête de la Nouvelle-France. Ils revisitent de grands thèmes : la capitulation de la Ville de Québec, l'affrontement entre les troupes françaises et anglaises, l'alliance avec les Amérindiens et plus encore. Ils questionnent l'histoire, remettent en question certaines thèses et rappellent des événements oubliés ou méconnus.


    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=59

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