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Essais québécois - Jean-Claude Germain et notre jeunesse

Louis Cornellier   14 novembre 2009  Musique
Pour Jean-Claude Germain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nos contemporains sont les jeunes, car nous sommes leurs vieux et ils sont notre jeunesse.
Photo : Jean-Guy Thibodeau
Pour Jean-Claude Germain, c’est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nos contemporains sont les jeunes, car nous sommes leurs vieux et ils sont notre jeunesse.

À retenir

    • Nous étions le Nouveau Monde
    • Le feuilleton des origines
    • Jean-Claude Germain
    • Hurtubise
    • Montréal, 2009, 258 pages
Jean-Claude Germain est un raconteur compulsif. L'histoire du Québec, pour lui, passe par les histoires et les anecdotes qui révèlent la substantifique moelle de notre aventure nationale. À la rigueur scientifique, Germain préfère la vigueur narrative. Aussi, sa version des faits ne remplace pas celles — avec un s, parce qu'il y en a plusieurs — des historiens patentés, mais elle a le mérite, grâce à un ton léger, inventif et indépendant, d'incarner l'esprit d'un peuple, le nôtre.

Le Québec actuel, écrit Germain, accorde si peu d'importance à l'enseignement de l'histoire nationale qu'il peut être considéré comme un «objecteur de mémoire». Cette réticence à l'égard de ce qu'on perçoit comme de vieilles gens et de vieilles choses nous coupe pourtant de la source de notre vitalité. «Lorsqu'on invoque le passé, proche ou lointain, c'est une erreur de perspective de croire que les ancêtres sont les anciens et que nous, nous sommes les jeunots. C'est même le contraire qui est juste. Par rapport à eux, nous sommes les vieux et par rapport à nous, ils sont notre jeunesse. Ne sommes-nous pas la somme de ce qu'ils ont été?»

Aussi, est-ce cette jeunesse que Germain, gaillard et amoureux, raconte dans Nous étions le Nouveau Monde. Le feuilleton des origines. Nous ne sommes pas nés d'hier, explique-t-il. Si, pour Fernand Dumont par exemple, le sentiment national, déjà présent sous le Régime français, a été renforcé par la Conquête, l'affaire, pour Germain, se règle souvent dès la première génération de Français débarqués au Canada. «Charles Le Moyne, Pierre Boucher, Nicolas Perrot n'étaient plus français que d'origine. En tout cas, si ce n'est pas évident pour ceux qui sont devenus "canayens", ça l'est pour tous ceux qui ne le sont pas!»

Deux différences entre Français et «Canayens» justifient cette distinction: le mode de vie, bien sûr, mais aussi la langue. «Pas une variante d'accent, explique Germain, mais une différence profonde dans son usage. Ici, dès le début de l'établissement, la langue française est la langue commune, longtemps avant qu'elle remplisse le même rôle dans la mère patrie.» À l'heure où la Cour suprême conteste la constitutionnalité d'un élément important de notre politique linguistique (loi 104), à l'heure où trop de Québécois continuent de croire qu'ils sont perdus sans l'anglais, le rappel n'est pas inutile. «Bref, près de trois cent cinquante ans avant la France, écrit Germain qui en met un peu, nous avons été le premier pays au monde à vivre en français du matin au soir, en tout temps, toute occasion et tout lieu. Ce qui fait qu'aujourd'hui pour le Québec, la langue française n'est pas une réminiscence, un souvenir, une nostalgie, une idée fixe, une obsession ou un entêtement, c'est l'élément constitutif de notre être collectif, de notre identité et de notre originalité.»


Une allègre épopée

La Nouvelle-France, vue d'aujourd'hui, nous apparaît souvent comme un univers de rigueurs et d'austérité. Elle fut sûrement cela, à certains égards, mais elle fut aussi le théâtre d'une allègre épopée, animée par les volontaires et les audacieux. Ce sont ces derniers qui intéressent Germain. Sous sa plume, la vénérable Jeanne Mance devient «la femme moderne de 1640», qui a trouvé l'autonomie en prenant le voile et qui dispose d'un impressionnant carnet d'adresses. «Le temps d'une génuflexion, d'un Pater et de trois Ave, écrit le feuilletoniste, elle débusque une talle de veuves auxquelles le veuvage a donné les moyens de leurs bonnes oeuvres et de leurs ambitions mystiques.» Elles décoiffent, en effet, ces religieuses à la fois entreprenantes et ardentes. «Marie de l'Incarnation, note Germain, n'est pas du genre à avoir des vapeurs. [...] En revanche, quand elle se retire dans l'intimité de sa cellule pour se recueillir, les paroles de ses prières semblent lui être soufflées par Serge Gainsbourg.»

De Maisonneuve, le feuilletoniste retient qu'il «ne prend ni ne tire jamais un coup» et que «son seul dévergondage est de jouer du luth». Il est vrai qu'il est fort occupé avec les Iroquois et les gens de Québec qui ne font rien pour faciliter la fondation de Ville-Marie. Germain attribue d'ailleurs à Charles Le Moyne, interprète, marchand, militaire et diplomate, le titre de «fondateur véritable de Montréal, première ville nord-américaine, comme Québec est la dernière ville française».

François-Marie Perrot, deuxième gouverneur de Montréal (1669-1684), donne le ton à l'histoire du lieu. Insolent, sans gêne et cupide, il s'enrichit sans vergogne, exploite les Indiens et incarne «la raison d'être de Montréal à travers les âges: "Faire la passe!"» Des contemporains, on le sait bien, poursuivent la tradition, alors que d'autres suivent les traces des Montréalaises libertines du temps, comme la Folleville, une «cabaretière [qui] inspire la débauche et respire le scandale». Lors d'un procès qui la concerne, son mari cocu déclare: «Un jour, monsieur le juge, j'voulais corriger un de mes enfants. Ma femme m'en a empêché. A m'a dit d'attendre que j'en aie un à moi pour le frapper.»

Germain, aussi vigoureux mais moins brouillon qu'à son habitude, n'oublie pas de saluer les Indiens, dont Kondiaronk, le Machiavel huron, et Pontiac. Sévère à l'endroit de Montcalm, «l'incarnation par excellence du "p'tit Français contraireux"», et de Wolfe, un «grand malade psychosomatique», il prend le parti de Vaudreuil et de Lévis. Selon lui, la thèse d'une «possible idylle entre les Canayens et les Américains» à la fin du XVIIIe siècle ne tient pas. Londres, en effet, était plus tolérant à l'égard du catholicisme que le Congrès de Philadelphie.

Les Anglais, d'ailleurs, ne parviendront jamais à effacer l'identité «canayenne». «La bataille des plaines d'Abraham, constate Germain, a été perdue. Mais a-t-elle été vraiment gagnée?» Une prophétie de Tocqueville contient peut-être le fin mot de l'histoire. «Il y a fort à parier que le Bas-Canada finira par devenir un peuple entièrement français, écrivait l'aristocrate après une visite chez nous en 1831. Mais ce ne sera jamais un peuple nombreux. Tout deviendra anglais autour de lui. Ce sera une goutte dans l'océan.» Ce n'est pas une raison pour devenir «one drop».

 
 
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  • jacques noel
    Inscrit
    samedi 14 novembre 2009 09h55
    Une drop de 20 millions
    Si on calcule tous nos frères Francos-Américains, on est plus de 20 millions de "Canayens" en Amérique du nord. C'est plus que tous les Scandinaves réunis!

    Lorsqu'on pense qu'on descend de 30,000 colons français venus en Amérique, dont les deux-tiers sont retournés en France sans laisser de descendants!

  • Godefroy
    Abonné
    samedi 14 novembre 2009 16h23
    Résignés !
    Bravo M. Germain.

    On n'a pas été et on n'est pas des "résignés" comme l'écrit une Madame pessimiste dans votre journal. On s'est adapté et ce n'est pas fini, loin de là.

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 9 janvier 2010 17h22
    Le marquis de Montcalm et la bataille de Québec, Septembre 1759 : une réévaluation
    Pour apporter une vision différente M. Germain à propos de Montcalm et de la bataille des plaines, voici un lien fort intéressant sur le sujet:

    http://www.journal.dnd.ca/vo7/no2/boire-fra.asp

    En espérant que cet article réhabilite le Marquis de Montcalm.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 10 janvier 2010 04h35
    Philippe Séguin livre Revisiter Montcalm
    Voici un petit livre de M. Séguin qui a été un grand ami du Québec sur le dit sujet:

    http://books.google.ca/books?id=irsINUlcbcwC

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 10 janvier 2010 10h32
    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760
    En espérant que ces paroles du Chevalier de Lévis ne tombe dans l'oubli, je souhaite que ceux-ci résonnent de nouveau sur les plaines.

    Citation du chevalier de Lévis lors de la bataille de Ste-Foy 1760..

    La seconde bataille des plaines d’Abraham !

    Chevalier de Lévis

    « Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • P Ratio
    Inscrit
    lundi 18 janvier 2010 21h06
    Un peu de tempérance M. Germain !
    Tout d’abord laissez-moi-vous féliciter pour votre volonté de faire aimer notre histoire, toutefois je vous incite à modérer vos propos. Lorsque vous parlez des « poudrés », que vous détestez assurément, je vous invite à méditer sur le fait que sans ces «poudrés» comme vous dites, et ils sont nombreux (Louis XIV, Colbert, Jean-Talon, Montmagny, Lemoyne d’Iberville, etc) les Canayens que vous défendez si ardemment n’auraient pas fait de vieux os sur ce continent. Quand à vos propos sur le marquis Montcalm «l'incarnation par excellence du p'tit Français contraireux», comme vous vous plaisez à l’appeler, ils traduisent un jugement de valeur dont la portée reste à être démontrée. Dois-je vous rappeler que la plus grande bataille «franco-Amérindo-Canayenne» qui fut gagnée en Amérique, fut la victoire de Carillon (1758), victoire que l’on enseigne encore aujourd’hui à Wespoint ! Un peu avant cette victoire ce «p'tit Français contraireux» avait remporté la victoire à Oswego (1756), à William Henry (1757). Il eut la malchance de mourir à Québec, en 1759. Un autre «poudré», le duc de Lévis, le remplaça et remporta la victoire sur les troupes anglaises lors de la bataille de Sainte-Foye. Hormis les Canayens d’autres «perruques» le secondaient : - Bougainville, Bourlamarque, Pouchot… Face aux renforts ennemis, l’armée se retira à Montréal, où c’est un «Canayen pur laine», Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial qui signa la reddition de la colonie. Il faut dire qu’il se poudrait également…

    Je vous invite donc à continuer votre travail sur un ton moins tranché et puisque vous êtes un amoureux de l’histoire je vous incite à apposer votre nom sur la liste des penseurs et des artistes québécois et étrangers qui désirent rapatrier l’épée du marquis de Montcalm au Québec http://www.chlapresquile.qc.ca/epee-de-montcalm.ht

    Historiquement vôtre et sans rancune !

    Pierre-Jacques Ratio
    Archéologue et ethno historien

  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 21 janvier 2010 19h19
    Le mémorial de la guerre de Sept Ans unique au monde
    Pour en savoir plus consulter les liens suivants et n’hésitez pas à le visiter et rendre hommage à ces valeureux soldats du Roy de 1759 1760.

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monume

    http://www.cfqlmc.org/bulletin-memoires-vives/bull

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 22 janvier 2010 04h38
    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.
    http://www.archivesdefrance.culture.gouv.fr/action

    Louis-Joseph de Saint-Véran, marquis de Montcalm
    Château de Candiac, près de Nîmes, 28 février 1712 Québec, 14 septembre 1759

    La mort du marquis de Montcalm
    Encre et crayons sur papier par Jean Antoine Watteau
    Ottawa, National Gallery of Canada
    © Brigeman-Giraudon

    Il était dix heures du matin, ce 13 septembre 1759, lorsque Montcalm, ne pouvant plus contenir ses troupes, leva son épée, et les lança à l’attaque des Anglais de James Wolfe, dont la ligne rouge vif barrait la plaine d’Abraham, devant Québec, à quelque trois cents mètres de la ligne blanche des Français.

    Quelques instants plus tard, une salve dévastatrice s’abattait sur les Français, les décimait, créait la panique et blessait à mort le marquis de Montcalm.

    Même si la guerre devait durer une année encore, c’est en cet instant et en ce lieu que fut réglé le sort de l’aventure extraordinaire de la Nouvelle-France, depuis ce jour de 1534 où Cartier avait posé le pied sur le sol de Gaspésie, jusqu’à cet instant désastreux de la bataille d’Abraham.

    Dans la nuit, les Anglais avaient débarqué à l’ouest de Québec, surprenant les Français, qui les attendaient à l’est. Rien n’était cependant perdu. Car au pas de course, les régiments La Sarre, Languedoc, Béarn, Guyenne, Royal-Roussillon, rejoignaient les milices et les Indiens devant Québec, tandis que l’on savait que François-Gaston de Lévis se trouvait habilement sur les arrières des Anglais.

    Il suffisait d’attendre. Hélas, emportés par leur désir d’en découdre, les Français n’avaient pas attendu, et se brisèrent sur le rempart du feu anglais, comme 56 ans plus tard Napoléon à Waterloo.

    Le courage, l’esprit offensif qu’avait manifesté Montcalm tout au long d’une carrière exemplaire l’avaient perdu. Engagé à 9 ans, capitaine à 17, colonel à 31, maréchal de camp puis lieutenant général, Montcalm avait participé à toutes les campagnes des guerres de Succession d’Autriche, de Pologne, de Sept ans, fait 11 campagnes, été blessé 5 fois …

    Envoyé au Canada en 1756, il y avait trouvé la situation intenable d’une Nouvelle-France qui, avec 65 000 habitants, devait faire face à des colonies anglaises qui en comptaient 1 610 000, appuyées par une marine britannique malheureusement plus puissante que la française.

    Il réussit presque miraculeusement avec 5 000 soldats venus de France et quelque 10 000 hommes des compagnies franches de la Marine et des milices locales de la colonie à tenir les Anglais en échec trois années de suite en les battant successivement à Chouagen en 1756, William Henry en 1757, Carillon en 1758.

    En 1759, ce sera la défaite d’Abraham : mortellement blessé, ayant toute sa connaissance, il est ramené à Québec, où il décède peu après.

    Lorsque, aujourd’hui, on parcourt la grande pelouse des plaines d’Abraham et que l’on regarde le monument qui rappelle le souvenir de ce grand soldat, on ne peut s’empêcher de penser que son sacrifice n’a pas été vain, car si la Nouvelle-France est morte, Québec et Montréal, deuxième ville francophone du monde, sont bien vivantes.

    Montcalm est enterré au carré militaire à Québec et son nom est porté par une frégate de la Marine nationale, et une promotion de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr.

    Montcalm, homme de cœur, soldat courageux, mérite qu’on ne l’oublie pas.

    Général d’armée Forray (cr)
    ancien chef d’état-major de l’Armée de terre
    ancien Grand Chancelier de la Légion d’honneur

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 23 janvier 2010 09h44
    Journal des campagnes du chevalier de Lévis: en Canada de 1756 à 1760
    Voici un lien vous permettant d'accéder à son journal:

    http://books.google.ca/books?id=_YECAAAAMAAJ

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 10h08
    Plaque du Moulin Dumont
    Plaque du Moulin Dumont

    Pour en savoir plus pour ne pas oublier:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca/inventaire/oneL

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 24 janvier 2010 18h51
    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE

    LA DERNIÈRE VICTOIRE DE LA NOUVELLE-FRANCE


    Sainte-Foy, Québec le 29 avril 2007

    Texte de monsieur Léo Gagné, président,Corporation de la Victoire de Sainte-Foy,Parc de la Visitation, 29 avril 2007

    Madame la présidente,
    Distingués(es) invités(es),
    Mes chers amis,

    C´est toujours avec grand plaisir qu´à titre de président de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy - et mes collègues du Comité directeur se joignent à moi - pour vous souhaiter une cordiale bienvenue à la commémoration d´un grand événement historique : la dernière victoire de la Nouvelle-France.

    Victoire des troupes françaises, de la brigade de la marine, des miliciens canadiens et acadiens, aidés des alliés autochtones, remportée ici même sur les hauteurs de Sainte-Foy et aux portes de Québec sous le commandement du Chevalier de Lévis.

    Depuis sept ans maintenant, depuis le 30 avril 2000, nous venons ici, chaque année, en ce lieu de mémoire, l´historique église Notre-Dame de Foy, comme en pèlerinage, pour nous souvenir de nos ancêtres, de leur bravoure et de leur attachement au territoire national, au prix de grands sacrifices.

    Par leur détermination et leur dévouement, les combattants de 1760 ont écrit une page glorieuse de notre histoire nationale. Il faut en perpétuer la mémoire.

    Le souvenir est un devoir essentiel pour toute nation - toute collectivité nationale - qui entend perdurer, se maintenir dans le temps présent et se développer pour assurer son avenir.

    Se souvenir des grands moments de l´histoire collective, mais aussi de tous les événements significatifs qui ont marqué notre destin comme peuple distinct en Amérique du Nord.

    Et c´est d´autant plus important que nous entrons dans la période préparatoire aux fêtes du 400e anniversaire de la fondation de Québec.

    Québec, nous le savons, a été la capitale, le centre de décision et d´administration d´un grand empire que nos pères ont découvert, habité et nommé de nous français jusqu´aux confins du continent.

    Québec, c´est non seulement la ville fondée par Samuel de Champlain, mais c´est aussi aujourd´hui le territoire national, nos pères et nos mères l´ont voulu français et se sont battus de générations en générations pour le maintenir de langue et de culture françaises.

    è notre tour, nous devons assumer notre devoir collectif, nous affirmer de langue et de culture françaises, revendiquer à bon droit et avec fierté notre filiation française à la base même de notre identité nationale.

    Et c´est d´autant plus important, en ce XX1e siècle d´affirmer notre identité nationale que nous vivons dans un contexte de mondialisation tous azimuts et que notre civilisation encourt le risque d´uniformisation culturelle.

    Nous sommes donc venus aujourd´hui pour nous acquitter d´un devoir de mémoire à l´endroit des Braves de 1760, mais aussi pour témoigner de notre fidélité.

    Fidélité à la langue française dont nous devons assumer le rayonnement sur tout le territoire québécois en association avec la francophonie canadienne et la francophonie internationale.

    Fidélité au pays que nous avons humanisé et développé depuis quatre cents ans, que nous avons en partage, que nous habitons ensemble.

    Fidélité à la civilisation transmise par nos pères et mères, bien enracinée en terre d´Amérique.

    Par devoir de mémoire et par devoir de fidélité, il faut poursuivre sans relâche notre action collective jusqu´à ce que nous soyons devenus maître de notre destin comme peuple.

    C´est là le meilleur hommage que l´on puisse rendre aux Braves de 1760.

    Un dernier mot pour remercier Madame Francine Bouchard et le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy qui nous accueille ici au Parc de la Visitation, nous fournit les locaux et une aide logistique fort appréciée. Merci, Madame la présidente.

    Je me permets de rappeler que, depuis quelques années, nous souhaitons qu´une plaque commémorative soit apposée sur les murs de la vénérable église Notre-Dame de Foy pour souligner aux passants qu´en ces lieux s´est déroulée la Bataille de Sainte-Foy.

    J´ai appris récemment, Madame la présidente, que le Conseil d´arrondissement Sillery-Sainte-Foy a manifesté son intérêt pour cette initiative. Croyez bien que nous nous en réjouissons.

    Le Comité directeur de la Corporation de la Victoire de Sainte-Foy va nous soumettre prochainement le texte d´une plaque commémorative

    - Honneur aux Braves de 1760 sous le commandement du lieutenant-général François-Gaston, Chevalier de Lévis, vainqueur de la Bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760 -

    Cette plaque rappellera à tous les visiteurs que nous sommes ici en ce lieu de mémoire.

    Léo Gagné,
    Parc de la Visitation,
    29 avril 2007

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 27 janvier 2010 06h22
    L'impact des noms de guerre des militaires français sur la patronymie québécoise.
    Pour en savoir un peu plus consulter le lien suivant:


    http://www.histori.ca/prodev/article.do;jsessionid

    Bonne lecture et découvertes.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 29 janvier 2010 20h13
    Quels étaient les noms des sept régiments du marquis de Montcalm?
    Pour en savoir plus consulter le lien suivant et bonne découverte.

    http://www.toponymie.gouv.qc.ca/CT/chroniques/sema

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h08
    Montcalm Vie et mémoire
    L'opuscule Montcalm Vie et mémoire est le sixième titre paru dans la collection Fleurdelisé de la Commission de la capitale nationale de Québec.

    Cet ouvrage de 36 pages enrichit la mémoire de Montcalm, mais plus largement celle de la guerre de Sept Ans, première guerre véritablement mondiale, laquelle a marqué de sa lourde empreinte la ville de Québec. Il rappelle ensuite certains faits du passage de Montcalm en Nouvelle-France tout en évoquant quelques divergences d'interprétation de ces mêmes faits.

    Enfin, il vise à commémorer la grande cérémonie d'octobre 2001 marquant la translation des restes du lieutenant général, de la chapelle des Ursulines au cimetière de l'Hôpital-Général. À cet endroit, on inaugura le seul mémorial aux morts de cette guerre, cruciale pour le destin de la France, du Québec et de sa capitale.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/produits-services/p

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 1 février 2010 08h43
    La plaque Honneur aux miliciens de 1759
    La plaque Honneur aux miliciens de 1759

    La plaque Honneur aux miliciens de 1759 est située sur la rue De Saint-Vallier Est, sur le mur du belvédère du jardin de Saint-Roch.

    Cette plaque de la ville de Québec rend hommage au sacrifice des miliciens canadiens et acadiens qui permit à l'armée française de se retirer et de rejoindre ses campements de Beauport à la suite de la bataille du 13 septembre 1759.

    Elle est une réalisation conjointe de la Ville de Québec et de la Commission de la capitale nationale du Québec.

    SVP consulter le lien internet pour plus de détails:

    http://www.capitale.gouv.qc.ca/realisations/monume

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 2 février 2010 08h17
    Les braves de la bataille de Sainte-Foy
    SVP consulter le lien internet pour plus de détails cliquer aussi sur la flèche pour la page suivante pour un extrait du discours de P-J-O Chauveau.

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=693021

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 3 février 2010 18h39
    RÉGIMENT DE LASARRE ET VIEUX FORT DE L’ASSOMPTION
    Le Régiment de La Sarre a cantonné à St-Pierre-du-Portage (L’Assomption) à l’automne et à l’hiver 1757-1758. Au printemps suivant, 17 mariages de ces soldats ont été recensés dans la région, soit à Terrebonne, Lachenaie, St-Sulpice, Repentigny, Pointe-aux-Trembles, Laval et St-Pierre-du-Portage. Des citoyens de L'Assomption ont décidé de perpétuer la présence de ces soldats en reconstituant ce régiment puis en construisant un Fort dans l’esprit de la construction militaire de l’époque.

    http://www.shmrclassomption.org/shmrcl/

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 5 février 2010 08h46
    Victoire française sur les plaines d'Abraham
    Lévis assiège Québec

    L'idée d'assiéger Québec a ses détracteurs, qui n'hésitent pas à qualifier l'entreprise de « folie de Lévis ». Mais ce dernier sait que son armée, isolée et entourée de forces ennemies bien supérieures en nombre, se découragerait après la défaite des plaines d'Abraham, si on ne lui proposait un projet audacieux. Il devient nécessaire de redonner courage aux hommes, et de les galvaniser pour livrer un dur combat aux Britanniques. Lévis y parvient et, en mai 1760, l'armée française se présente devant Québec.

    Le général James Murray commande la garnison britannique, qui compte environ 7 300 officiers et soldats, tous issus des troupes régulières. Informé du fait que l'armée française vient l'assiéger, il fait d'abord évacuer toute la population de Québec, Sainte-Foy et Lorette, et ordonne de faire raser les quartiers Saint-Roch et Sainte-Famille afin que les attaquants ne puissent s'abriter derrière les maisons pour s'approcher des fortifications. Il emploie ensuite une partie de la garnison à construire des retranchements avancés à l'ouest de la ville, près de Sainte-Foy. Le 27 avril, alors que l'armée française approche, quelques escarmouches éclatent entre la cavalerie de Lévis et des détachements britanniques. Dès le lendemain, Murray décide d'attaquer les Français avant qu'ils ne parviennent à se retrancher. La ligne britannique forte de 3 200 hommes, s'avance vers les troupes de Lévis. L'artillerie de campagne, qui se trouve tout près, canonne les positions françaises. Si Murray parvient à enfoncer la gauche de la ligne ennemie, l'armée de Lévis se retrouvera coincée entre les baïonnettes anglaises et le fleuve Saint-Laurent.


    Victoire française sur les plaines d'Abraham


    La bataille est âprement menée. Le théâtre des combats les plus acharnés se déroule sur l'emplacement de la demeure d'un certain Dumont qui occupe une position charnière. Le régiment de La Sarre et les 43e et 60e régiments britanniques s'y affrontent au corps à corps, et la maison change de camp à plusieurs reprises. Le régiment de Berry vient prêter main-forte à celui de La Sarre, puis charge l'artillerie britannique à travers la mitraille, enlevant les canons. La ligne étant ébranlée, Murray ordonne la retraite, qui se fait en bon ordre. Les Britanniques perdent 1 100 hommes, morts, blessés ou prisonniers, alors que les pertes de Lévis s'élèvent à 572 morts et blessés 20.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 6 février 2010 08h54
    Statue de Lévis
    http://www.assnat.qc.ca/Fra/accueil/publications/s

    Oeuvre de Philippe Hébert, datant de 1896, cette statue orne la facade de l'Assemblée nationale à Québec. A ses pieds, on voit son épée brisée et les drapeaux. La scène rappelle que lors de la Capitulation de Montréal, en septembre 1760, Lévis refusa de livrer les drapeaux français et proposa de se retirer sur l'Ile Sainte-Hélène, face à Montréal, pour continuer la lutte. Seule l'insistance de Vaudreuil vint à bout de la résistance du militaire. En avril 1760, Lévis avait donné espoir aux Canadiens en remportant la victoire à la Bataille de Sainte-Foy et en assiégeant la ville de Québec occupée par les troupes anglaises dirigées par James Murray. L'arrivée de navires anglais mit fin à cet espoir de rétablir la domination française sur la vieille capitale.

    Dans cette sculpture, Hébert a bien su rendre la figure d'un personnage déterminé, d'un irréductible qui ne pliera jamais devant l'ennemi.


    © 2006 Claude Bélanger, Marianopolis College

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  • Claude Jean
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    dimanche 7 février 2010 12h29
    Le Canada 1756-1758 vu par un officier du régiment de la Sarre
    Pour faire la lecture des lettres de l'officier, consulter le lien suivant et aller de la page 113 à 132.

    http://www.ourroots.ca/e/page.aspx?id=3700055

    Bonnes découvertes.

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  • Claude Jean
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    dimanche 7 février 2010 18h08
    Montcalm, Wolfe et les autres... Vaugeois raconte
    Montcalm, Wolfe et les autres... Vaugeois raconte
    Durée : 7 émissions - 30 min
    Établissement : Bureaux régionaux de Télé-Québec
    Type d'émission : Documents éducatifs

    Une série consacrée à une période trouble de l'histoire du Québec : la guerre de Sept Ans (1756-1763). À l'aide d’illustrations, de peintures et de manuscrits de l'époque, Denis Vaugeois et ses invités, des historiens de renom, échangent leurs points de vue sur la Conquête de la Nouvelle-France. Ils revisitent de grands thèmes : la capitulation de la Ville de Québec, l'affrontement entre les troupes françaises et anglaises, l'alliance avec les Amérindiens et plus encore. Ils questionnent l'histoire, remettent en question certaines thèses et rappellent des événements oubliés ou méconnus.


    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.canal.qc.ca/emission.php?id=59

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  • Claude Jean
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    mercredi 10 février 2010 07h31
    L'organisation militaire en Canada: milice et troupes régulières?
    Par Karine Légaré

    http://www.sphcb.com/articles/milices.htm

    Deux groupes militaires distincts s’occupèrent de défendre le pays en cas d’attaque : la milice canadienne et les troupes régulières nommées de la Marine.

    La milice fut établie au Canada en 1649, mais devint officielle qu’en 1669 par le roi Louis XIV. Elle fut tout d’abord constituée pour contrer la menace iroquoise, surtout présente dans les gouvernements de Trois-Rivières et de Montréal. Les soldats de la milice canadienne étaient essentiellement des habitants. Le colon de la Nouvelle-France fut à la fois agriculteur et soldat. Les besoins de défendre la colonie exigeaient la formation d’effectifs proprement canadiens. Les troupes en provenance de France arrivaient de façon irrégulière et le nombre de soldats était insuffisant. Le régiment de Carignan-Salières fut un des seuls contingents complets de soldats français à avoir foulé le sol canadien. C’est pourquoi, le 10 mai 1682, le roi recommande

    « d’aguerrir les habitans, les exerçant au maniement des armes, leur faisant faire de fréquentes revues et observant qu’ils aient tous chez eux les armes nécessaires pour s’en servir, au cas de besoin, faire défendre en Cas qu’ils fussent attaqués. »

    Chaque paroisse avait au moins sa compagnie de milice constituée de 50 à 80 hommes. Tout habitant de 16 à 60 ans était tenu de faire son service militaire. Les miliciens se réunissaient pour s’exercer les dimanches et les jours fériés, une fois par mois. Par ailleurs, ils devaient compter sur leurs propres moyens pour s’armer. En temps de guerre, les armes étaient fournies à ceux qui n’en possédaient point, mais elles devaient être retournées le conflit terminé. Les miliciens n’avaient pas d’uniformes. Ils étrennaient leurs propres habits c’est-à-dire bottes sauvages, capot à capuchon serré à la taille par une ceinture fléchée, tuque de laine, mitaines et raquettes (voir illustration). L’habitant milicien était très agile pour la guerre d’escarmouche au milieu de la forêt. Il avait emprunté cette manière de combattre aux peuples autochtones, ce qui le différenciait nettement du soldat français qui se battait de façon très ordonnée. On note souvent dans la correspondance l’indiscipline des soldats canadiens qui se traduisait toutefois par un courage et une audace qui faisaient leur réputation auprès des dirigeants de la Nouvelle-France.

    Le chef de chaque compagnie était le capitaine de milice. Ce dernier était nommé par les miliciens lors d’une élection, reconnu et respecté par toute la population paroissiale. À cet égard, voici une tradition qui prouve la grande estime des habitants envers le capitaine de milice. Cette tradition, particulièrement observée chez nos voisins de l’Île d’Orléans, se nomme le cérémonial du mai et avait lieu le dernier jour d’avril. Quatre chefs de famille, accompagnés d’une douzaine de miliciens armés de leurs fusils, allaient planter chez le capitaine de milice de leur paroisse un mai, sapin orné d’une girouette. Les hommes saluaient ensuite le capitaine d’une décharge de leurs armes. Le capitaine leur répondait en leur retournant la pareille. Ensuite, une fête était donnée chez le capitaine, arrosée d’eau-de-vie. À chaque verre, les soldats allaient décharger leurs armes sur le mai qui se noircissait de poudre au cours de la soirée, ce qui était considéré comme un honneur…

    En plus, dans sa localité, le capitaine s’occupait souvent de la voirie, de la justice et agissait à titre de consultant. Le capitaine détenait du gouverneur général une commission qui lui octroyait le droit de faire exécuter les ordres provenant des instances supérieures. Pour le distinguer des miliciens, il portait l’épée et un hausse-col doré.

    Les troupes régulières quant à elles, nommées fréquemment troupes ou détachement de la marine parce que relevant de ce Ministère, furent fondées en 1674 pour défendre les colonies françaises et les navires. Les soldats de ces troupes étaient payés et agissaient à ce titre de manière permanente. Plusieurs provenaient de France. Or, à partir de 1683, les troupes de la marine devinrent graduellement canadiennes en ce sens que le recrutement se fit de plus en plus auprès de la population du pays. De plus, la façon de faire la guerre des troupes françaises changea pour s’adapter à celle qui avait cours au Canada, la guerre d’embuscade.

    Bibliographie

    DOUVILLE, Raymond et Jacques-Donat Casanova. La vie quotidienne en Nouvelle-France. Le Canada, de Champlain à Montcalm. Montréal, Hachette, 1982. 272 p.

    MALCHELOSSE, Gérard. « Milice et troupes de la Marine en Nouvelle-France, 1669-1760 ». Les cahiers des dix. Montréal, no. 14, 1949. p. 115-147.

    SÉGUIN, Robert-Lionel. La civilisation traditionnelle de l’habitant aux 17e et 18e siècles. Ottawa, FIDES, 1967. 701 p.

    TRUDEL, Marcel. Initiation à la Nouvelle-France. Montréal, Les Éditions HRW, 1971. 323 p.

    Mères Jeanne-Françoise Juchereau de St-Ignace et Marie-Andrée Duplessis de Ste-Hélène, Les annales de l’Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716, Québec, Hôtel-Dieu de Québec, 1984 (1939) p. 256.

    L’Abbé René-E Casgrain, Histoire de la paroisse de l’Ange-Gardien, Québec, Dussault

  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 10 février 2010 08h45
    Origine de la chanson à la claire fontaine et les soldats de Montcalm
    Sanspareil

    Cette chanson en fin de programme du moulin à paroles provenait de France en Nouvelle-France par les soldats de Montcalm venus défendre l’Amérique Française contre les troupes Anglaises.

    Voila la contribution à notre culture de ces valeureux soldats du Roy !

    À la claire fontaine est sans conteste l’une des deux ou trois chansons traditionnelles les plus populaires de France ; à l’égal d’un Frère Jacques ou d’un Au clair de la lune. Il en existe des dizaines de versions différentes, sur des mélodies allant de la ballade sentimentale à l’air de danse franchement rythmé. La majorité d’entre elles se rattachent au thème du « retour de noces » :

    « M’en revenant de noces,

    J’étais bien fatigué ;

    Au bord d’une fontaine,

    Je me suis reposé :

    L’eau y était si belle,

    Que je m’y suis baigné… »

    Ce canevas de base se décline avec toutes sortes de refrains, mais l’histoire reste toujours plus ou moins identique, avec deux déroulements possibles : selon que le narrateur est un homme ou une femme, l’« ami Pierre » de l’avant-dernier couplet devient « ma douce amie », voire « ma tendre âme », « ma belle amie », etc.

    La version notée ici (voir la première partition en sol ou en mi b du CD) est très probablement originaire de Normandie ; pourtant, c’est par le biais du Québec que la chanson nous est revenue sous cette forme. Ayant traversé l’Atlantique, vers le milieu du XIIIe siècle, avec les soldats de Montcalm – ce qui explique le rythme de marche sur lequel elle est souvent chantée –, elle servit de chant national aux patriotes franco-canadiens lors de la grande révolte de 1837 contre l’hégémonie anglaise.

    Comme beaucoup de chansons populaires, celle-ci possède cependant des origines lettrées et se retrouve déjà, sous une forme voisine, dans le recueil Brunettes ou Petits Airs tendres, édité par Christophe Ballard en 1704.

    Si la mélodie donnée par ce dernier s’appuie sur celle d’un cantique publié d’après le poète Guillaume Colletet (1598-1659), son apparentement à celle que nous connaissons encore de nos jours est quand même assez flagrant. Cependant, bien que suivant fidèlement la même histoire, les paroles qu’il indique proposent une fin sensiblement différente :

    Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds

    D’une feuille de chesne

    Me les suis essuyez.

    Refrain

    Que ne m’a-t-on donné

    Celuy que j’ay tant aimé ?

    J’ay entendu la voix

    D’un rossignol chanter

    Chante, Rossignol, chante

    Tu as le cœur tant gay

    Tu as le cœur tant gay

    Et moy je l’ay navré

    C’est de mon amy Pierre

    Qui s’en est allé

    Je luy ay fait chose

    Qui ait pu le facher

    Hors un bouquet de roses

    Que je luy refusay

    Au milieu de la rose

    Mon cœur est enchaîné.

    N’y serrurier en France

    Qui puis’le déchaîner ;

    Sinon mon ami Pierre

    Qui en a pris la clef.

    Dans certaines versions, le « bouquet de rose » est remplacé par le « bouton de rose », ce qui rend la symbolique érotique de l’histoire encore plus limpide.

    De fait, d’une région à l’autre, les variantes sont importantes et peuvent donner à la chanson une signification bien différente.

    Elle commence chez Ballard :

    « Sur les bords de la Seine

    Me suis lavé les pieds… »

    Dans les régions de l’Ouest, c’est une jeune invitée qui chante :

    « En revenant des noces

    J’étais bien fatiguée

    Au bord d’une fontaine

    Je me suis reposée… »

    Alors que nous la chantons aujourd’hui comme les Canadiens :

    « À la claire fontaine

    M’en allant promener… »

    La fontaine, la feuillée, le rossignol et le chagrin d’amour font partie du cadre traditionnel des chansons de toile (ce sont, sans doute, des arrangements savants de chansons populaires que chantaient les femmes qui travaillaient la toile – fileuses, tisseuses… Elles remontent au XIIe siècle et parlent inlassablement d’amour).

    La chanson a été interprétée sur de nombreuses mélodies, mais l’air actuel dérive du timbre original. En Poitou et au Canada, il a pris un rythme de marche plus entraînant et propre à mobiliser chouans et patriotes.

    D’après Marc Robine, Anthologie de la chanson française. La Tradition. Des trouvères aux grands auteurs du xixe siècle, Albin Michel, 2000 et Martine David et Anne-Marie Delrieu, Refrains d’enfance. Histoire de 60 chansons populaires, Herscher, 1988

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 13 février 2010 19h56
    Armée française Les troupes de terre
    Les troupes de terre sont composées de soldats professionnels envoyés de France afin de combattre en Amérique. Ceux-ci sont disciplinés et bien entraînés. À Québec, en 1759, ces forces comprennent les seconds bataillons de cinq régiments d’infanterie provenant de différentes régions de France23. Chacun de ces régiments a sa propre histoire et un uniforme possédant ses propres caractéristiques.

    Régiment de la Reine :

    Provenance : région de Paris
    Durant la guerre de Sept Ans, ce régiment prend part à plusieurs affrontements, dont celui de fort Saint-Frédéric au lac George en septembre 1755, au cours duquel le général Dieskau est blessé. Le régiment de la Reine prend aussi part à la prise du fort Bull et du fort William-Henry et, plus glorieusement, contribue à la victoire française à Carillon en 1758 contre les forces du général Abercromby. Il semble que, contrairement à la pensée populaire, le régiment de la Reine ne participe pas au siège de Québec; il est plutôt envoyé à Carillon en mai 1759 afin de se prémunir contre une éventuelle attaque des Britanniques, puis retiré et envoyé à l’Ile-aux-Noix en juillet de la même année. Le régiment prendra toutefois part à la bataille de Sainte-Foy en 176024.

    L’uniforme des soldats du régiment de la Reine est caractérisé par un justaucorps de couleur blanc-gris avec les revers de manches rouges ornés de trois boutons et des poches à huit boutons. La veste est rouge25 tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches recouvrent les bas et la culotte et se boutonnent verticalement à l’aide d’une rangée de boutons placés du côté extérieur de même qu’elles s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Quant au tricorne, il est de feutre noir et possède un galon argenté26.

    Le drapeau est quant à lui vert et noir, divisé par une croix blanche sur laquelle figure une série de fleurs de lys dorées dont trois sont entourées par 4 couronnes en or.

    Régiment de Guyenne :

    Provenance : région de Bordeaux
    Dès son arrivée en Amérique, le 23 juin 1755, ce régiment est envoyé au fort Frontenac, puis par la suite au fort Niagara. En février 1756, certains de ses hommes participent à la prise du fort Bull en empêchant la communication entre le lac George et Oswego27. Le régiment de Guyenne participe ainsi à plusieurs batailles : celle du fort Oswego en août 1756 et celle de la prise de fort William-Henry en 1757. Le régiment se bat aussi à Carillon en 1758, et passe l’hiver posté au même endroit. En mars 1759, une partie des hommes est envoyée au fort Niagara, environ 30 autres à l’Ile-aux-Noix, et le reste se dirige vers Québec pour participer à la défense de la ville. Il prend part à la bataille de Montmorency, à celle des plaines d’Abraham le 13 septembre (les soldats du régiment de Guyenne sont alors placés au centre de la ligne d’attaque) de même qu’à la bataille de Sainte-Foy28.

    L’uniforme des soldats du régiment de Guyenne est semblable à celui du régiment de la Reine: un justaucorps gris-blanc avec des revers de manches rouges ornés de trois boutons; veste rouge; culotte de la même couleur que le justaucorps; souliers noirs à boucles métalliques. Contrairement à La Reine, le tricorne de feutre noir est orné d’un galon doré29.

    Régiment de Berry :

    Provenance : région du Berry
    À l’origine, les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry devaient être mobilisés en Inde. Cependant, à la demande de renforts placée par Montcalm et Vaudreuil, la destination du régiment est modifiée : il débarque en Nouvelle-France à la fin de juillet 1757. Les deux bataillons sont postés à Québec. En 1758, le régiment est envoyé à Carillon et contribue à la victoire. À la fin août, le régiment, qui comptait au départ 908 soldats, n’en compte plus que 723 en raison des batailles successives qui sont fatales pour plusieurs. Les soldats restant ne sont pas rapatriés à Québec pour la bataille des Plaines, leurs services étant toujours requis à Carillon. Ils participeront toutefois à la bataille de Sainte-Foy30.

    L’uniforme des hommes du régiment de Berry est lui aussi gris-blanc avec des revers de manches rouges, mais à cinq boutons plutôt qu’à trois comme La Reine et Guyenne. Le justaucorps possède également de doubles poches verticales attachées par six boutons. La veste est rouge, la culotte et les bas de couleur blanc-gris, les souliers noirs à boucles métalliques et les guêtres blanches. Quant au tricorne, il est de feutre noir et possède un galon doré31.

    Régiment de Béarn :

    Provenance : région de la Picardie
    Arrivé en juin 1755 en Nouvelle-France, le régiment de Béarn est envoyé dès le début du mois de juillet au fort Frontenac et, un an plus tard, il contribue à la victoire au fort Oswego, en compagnie des autres régiments, de la milice et des Amérindiens. Après la capitulation des Britanniques, le 14 août, une compagnie est envoyée au fort Bull et une autre au fort William-Henry. L’année suivante, l’unité entière se dirige au fort Carillon, pour ensuite revenir à William-Henry et prendre part à cette bataille. En 1758, le régiment de Béarn participe à la défense du fort Carillon et, en 1759, il est présent lors du siège de Québec, à l’exception de 35 soldats qui sont mobilisés au fort Niagara. Le régiment prend aussi part à la bataille de Sainte-Foy l’année suivante32.

    L’uniforme des soldats du régiment de Béarn qui servent en Nouvelle-France est caractérisé par un justaucorps de couleur blanc-gris avec les revers de manches bleus ornés de trois boutons et de poches verticales à six boutons. La veste est bleue tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches recouvrent les bas et la culotte et se boutonnent verticalement à l’aide d’une rangée de boutons placés du côté extérieur de même qu’elles s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Le tricorne est quant à lui de feutre noir et possède un galon argenté33.

    Régiment de La Sarre :

    Provenance : région de Lorraine
    Le 2e bataillon du régiment de La Sarre débarque à Québec le 3 juin 1756. Il prend part à la prise du fort Oswego en août de la même année, et escorte jusqu’à Montréal les prisonniers britanniques faits lors de cette bataille. En août 1757, plusieurs soldats du régiment participent à l’affrontement du fort William-Henry. Le régiment assiste ensuite l’armée de Montcalm en 1758 dans la bataille de Carillon. Enfin, le régiment de La Sarre participe aux batailles de Montmorency, des Plaines de même qu’à celle de Sainte-Foy34.

    L’uniforme du régiment de La Sarre comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (trois boutons). La veste est rouge tandis que la culotte, de la même couleur que le justaucorps, se porte avec des bas blancs ou gris et des souliers noirs à boucles métalliques. Des guêtres blanches montent jusqu’aux et s’attachent sous le genou à l’aide d’une courroie de cuir noir. Le tricorne est en feutre noir et possède un galon doré35.

    Régiment Royal-Roussillon :

    Provenance : région de Perpignan, Roussillon et Catalogne
    Arrivé en Nouvelle-France en mai 1756, le régiment de Royal-Roussillon est à l’origine posté à Montréal, à l’exception d’un détachement qui est envoyé à Carillon. En 1757, c’est le régiment en entier qui est mobilisé pour le fort William-Henry. De plus, le régiment prend part, en 1758, à la victoire de Carillon. Il se dirige ensuite vers Québec, pour défendre la ville : il participe ainsi aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy36.

    L’uniforme du régiment Royal-Roussillon comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (six boutons). La veste est bleue, la culotte de couleur blanc-gris, les bas blancs et les souliers noirs avec une boucle métallique. Quant au tricorne, il possède un galon de couleur or37.

    Régiment de Languedoc :

    Provenance : région du Languedoc
    Ce régiment débarque à Québec le 19 juin 1755. Ses hommes quittent directement pour le fort Saint-Frédéric et, sous les ordres du général Dieskau, repoussent les Britanniques au lac George. Après la bataille, les troupes du régiment de Languedoc se rendent à Carillon où un fort est construit depuis peu. Le régiment se déplace ensuite vers le sud où il prend part à la bataille de fort William-Henry. Le 8 juillet 1758, le 2e bataillon du régiment de Languedoc participe à la bataille de Carillon. En mai 1759, il se rend à Québec où il participe à la défense de la ville : il prend part aux batailles de Montmorency, des Plaines et de Sainte-Foy38.

    L’uniforme du régiment de Languedoc comprend un justaucorps blanc-gris avec des revers de manches bleus (trois boutons). La veste est bleue, la culotte de couleur blanc-gris, les bas blancs et les souliers noirs avec une boucle métallique. Quant au tricorne, il possède un galon doré39.

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  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 04h53
    Armée française La milice
    Formée en Nouvelle-France depuis 1669, la milice est constituée de tous les hommes Canadiens valides âgés entre 16 et 60 ans – ce qui représente environ 20 à 25% de la population coloniale44. Les miliciens sont très peu entrainés et sont donc peu efficaces en bataille rangée sur terrain découvert. Ils préfèrent la guerre d'embuscade, c'est-à-dire cachée dans les bois.

    Les miliciens qui se battent aux côtés des Français sont des hommes recrutés en campagne et en ville, qui n'ont pas de formation de soldat. En temps de conflit, ils sont obligés de prendre les armes. Sans uniforme militaire, les miliciens reçoivent à chaque campagne une partie de l'équipement – chemise, capot, brayet, mitasse, mocassins et couverture. Les troupes s'arment elles-mêmes et il est attendu d'elles qu'elles soient en possession d'une bonne provision de plomb, de poudre et de mèche. L'intendant fournit un fusil à ceux qui n'en possèdent pas, mais ces derniers doivent remettre leur arme après chaque expédition45.

    Chaque paroisse de la colonie a sa compagnie de milice dirigée par un capitaine nommé par le gouverneur, généralement un homme important de la communauté. Chacune des compagnies appartient à un district. En Nouvelle-France, ceux-ci sont au nombre de trois : Québec, Trois-Rivières et Montréal.

    •Milice du district de Québec : En juin 1759, 5640 miliciens sont regroupés à Québec. Jamais depuis sa création autant de miliciens n'avaient été mobilisés. Vaudreuil ordonne d'ailleurs que l'on en incorpore un certain nombre – environ 600 – aux cinq régiments de l'armée régulière46.

    •Milice du district de Montréal : La milice de Montréal est réputée pour être la plus efficace en raison du fait qu'elle est composée de plusieurs voyageurs qui font de la traite des fourrures. Conséquemment, celle-ci est entraînée surtout pour les combats d'embuscades dans les bois, ce qui a d'ailleurs valu à ses hommes d'être surnommés les « Loups » par les autres districts. En 1759, 5455 miliciens sont mobilisés, dont 4200 se rendent à Québec pour le siège. La plupart sont positionnés sur la côte de Beauport47.

    •Milice du district de Trois-Rivières : Les miliciens de Trois-Rivières sont au nombre de 1300 en 1759, dont 1100 se dirigent vers Québec. La totalité de ces hommes occupent aussi les rives de Beauport, sous le commandement de Louis de Bonne.

    Cavalerie : Le corps de cavalerie, formé en juin 1759, est le premier du genre au Canada. Il est constitué de 200 Canadiens volontaires qui sont de bons cavaliers, dirigés par cinq officiers français, et divisé en deux compagnies. Le corps de cavalerie fait partie de la milice. Il était employé pour surveiller les rives du Saint-Laurent, vérifier le positionnement ennemi, se battre lorsque nécessaire et s'occuper de la messagerie48..
    L'uniforme de la cavalerie est bleu, avec le col et les poignets rouges49.

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    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r

  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 15 février 2010 05h09
    Armoiries ville de La Sarre
    Écartelé aux 1 et 4, contre-écartelé aux 1 et 4 de sable, aux 2 et 3, de gueules, à la croix d'argent brochant; aux 2 et 3, d'or à la bordure nébulée d'azur.

    L'écu est surmonté d'une couronne murale de 5 tours et entouré de deux branches de feuilles d'érable au naturel, liées sous l'écu par un ruban de gueules. Sous l'écu un biste; d'azur portant la devise en lettres d'or : "Oblivisci Nescius"

    C'est un passé glorieux qui est ressucité dans les armoiries de la Ville de La Sarre. En effet, les armes de la Ville s'inspirent des drapeaux d'ordonnance de l'illustre Régiment de La Sarre. Le premier et quatrième quartiers des armes reproduisent fidèlement ces drapeaux qui ont été les témoins des plus belles victoires des armes françaises comme aussi de la déchirante défaite des Plaine d'Abraham.

    Le deuxième et troisième quartiers rapellent que La Sarre est située en Abitibi. Or l'étymologie de ce nom dérive du Montagnais et veut dire "Eau du Milieu". C'est en raison de cette signification que ces deux quartiers des armoiries de La Sarre reproduisent un cours d'eau.

    La belle devise; "Oblivisci Nescius" se traduit par "Qui ne sait oublier". Elle démontre que les citoyens de La Sarre ne savent pas oublier les gloires passées de leur pays, gloires qui servent de base aux gloires futures.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
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  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 20 février 2010 07h47
    Notes sur le Régiment de la Sarre journal le Portage 1966.
    Pour plus de détails consulter ce lien internet:

    http://news.google.com/newspapers?nid=1152

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 6 mars 2010 14h38
    Monument aux Braves
    http://grandquebec.com/capitale-quebec/monument-br

    Monument aux Braves

    Le monument aux Braves est érigé à l’endroit où se situait jadis le moulin Dumont, lieu de la bataille de Sainte-Foy entre les armées française et anglaise le 28 avril 1760.

    Ce monument fut dévoilé le 19 octobre 1863. En 1908, la Commission du complexe des Champs–de–Bataille fait l’acquisition du petit parc autour du monument qui devient une annexe du parc des Champs–de–Bataille proprement dit.

    C’est la Société Saint–Jean–Baptiste de la ville de Québec qui met sur pied un comité afin d’ériger un monument à la mémoire des hommes tués lors de la bataille de Sainte-Foy.

    La cérémonie du début des travaux coïncida avec l’arrivée de La Capricieuse, premier navire militaire français à pénétrer dans le port de Québec depuis la Conquête, le 18 juillet 1855. C’est le capitaine du navire qui posa la première pierre.

    La statue de Bellone, déesse romaine de la Guerre, installée au sommet du monument, est un don du français Jérôme Napoléon.

    http://www.ccbn-nbc.gc.ca/_fr/histoire.php

    Le parc des Braves a quant à lui une superficie de six hectares. C'est à cet endroit que se déroula la fameuse bataille de 1760, opposant Lévis et Murray. On peut apercevoir sur son territoire : le monument dédié aux Braves de 1760, une terrasse, deux kiosques, une plaque commémorative et des panneaux d'interprétation. Le monument des Braves dédié aux soldats français morts à la bataille de Sainte-Foy, le 28 avril 1760, est une propriété publique. Ce monument national a été exécuté par Charles Baillargé. D'une hauteur de 75 pieds (22 mètres), il consiste en une colonne de fonte cannelée. Tout en haut, la statue de Bellone, déesse romaine de la guerre, mesure 10 pieds (3 mètres) de hauteur. Sur les façades du piédestal, on retrouve une plaque au nom de Lévis, une autre au nom de Murray et une reproduction du moulin Dumont. Sur la dernière façade, on y retrouve une inscription dédiée aux braves. Des papiers et des ossements de soldats morts au combat reposent dans le socle du monument.

    Le 28 avril 2010 pour le 250ème anniversaire de la victoire de Lévis rendez hommage à vos ancêtres en visitant ce monument

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 10 mars 2010 07h15
    CRÉATION DU CENTRE DE RECHERCHE HISTORIQUE DE LA GUERRE DE LA CONQUÊTE
    CRÉATION DU CENTRE DE RECHERCHE HISTORIQUE DE LA GUERRE DE LA CONQUÊTE

    http://cflx.qc.ca/2010/03/09/creation-du-centre-de

    Sherbrooke, le 8 mars 2010. ­– Les nouveaux codirecteurs messieurs Martin Saindon et Éric Doyon sont heureux d’annoncer la création du Centre de recherche de la guerre de la Conquête. Cette annonce suit la fondation qui s’est vue officialisée lors de la rencontre des deux chercheurs le mardi 12 janvier 2010 à Sherbrooke.

    La guerre de la Conquête a sévi en Amérique de 1754 à 1760, où Québec entre autres, a été le théâtre d’opérations militaires d’envergure. Cette période fut trop peu étudiée. Elle est encore aujourd’hui mal interprétée, car insuffisamment enseignée et prospectée au Québec. Le Centre par sa création et son activité, souhaite combler cette lacune. Les chercheurs veulent produire des rapports étoffés et inédits sur le sujet.

    Le projet de recherche Dalquier est en branle depuis 2007. Il a pour but d’étudier, l’art, les stratégies militaires ainsi que les tactiques utilisées durant le siège de Québec, la bataille des plaines d’Abraham de 1759 et la bataille de Ste-Foy de 1760. La constitution d’un centre de documentation accessible à tous est espérée par les fondateurs. Qui plus est, le Centre désire pourvoir à la traduction d’ouvrages en français afin qu’un plus vaste lectorat puisse avoir accès à des publications récentes. Outre le projet Dalquier, des activités ont déjà été amorcées et offertes gratuitement en milieu scolaire. Elles s’amplifieront grâce à l’édification du pôle que sera le Centre.

    Il reste au Centre d’obtenir des sources de financement. L’objectif de démarrage étant de 100 000$. C’est ce à quoi, se concentreront les dirigeants du Centre de recherche historique de la guerre de la Conquête pour le premier trimestre de 2010. Toutefois, le Centre ne négligera point les activités en cours, en plus de celles qui s’ajouteront au cours de l’année. Nous croyons que ce centre contribuera grandement à l’apport historique du Québec.


    Source : M. Martin Saindon Codirecteur dalquier@axion.ca

    Soldat Sanspareil
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  • Claude Jean
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    jeudi 11 mars 2010 19h01
    Revue d'histoire Cap aux Diamants n0:99 la guerre de la conquête
    Revue d'histoire Cap aux Diamants n0:99 la guerre de la conquête

    http://www.capauxdiamants.org/Revue/ArchiveListe.a

    LA GUERRE DE 7 ANS, UN CONFLIT INTERNATIONAL


    La guerre de Sept Ans (1756-1763) a été une lutte féroce entre souverains d’États européens pour la maîtrise de territoires situés aussi bien en Europe que sur les autres continents.

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp

    LES TROIS BATAILLES DE QUÉBEC


    L’un des principaux enjeux de la guerre de Sept Ans (1756-1763) en Amérique est la possession de la ville de Québec, capitale de la Nouvelle-France.

    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp

    FRENCH AND INDIAN WAR


    En 1755, les forces en présence ont peut-être les mêmes objectifs, mais elles sont terriblement disproportionnées. Une colonie française peuplée de tout au plus 80 000 habitants, répartis sur un immense territoire qui s’étend de la vallée du Saint-Laurent jusqu’au golfe du Mexique, tient tête à treize colonies britanniques installées sur la côte atlantique, entre les Appalaches et la mer depuis le Massachusetts jusqu’à la Géorgie. Celles-ci comptent alors un million et demi d’habitants dont quelque 300 000 esclaves d’origine africaine.


    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp

    LA GUERRE AU FÉMININ : LE SIÈGE DE LOUISBOURG


    Au dernier jours du printemps 1758, la ville fortifiée de Louisbourg, capitale de la colonie française de l'île Royale subit un siège menépar des forces britanniques [...]


    http://www.capauxdiamants.org/articles/default.asp

    Soldat Sanspareil
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  • Claude Jean
    Inscrit
    vendredi 12 mars 2010 09h20
    Citation de François Miterrand
    Citation de François Miterrand

    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.
    (1982, lors d'un Conseil des Ministres)

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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  • Claude Jean
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    jeudi 18 mars 2010 20h26
    Ville de Lévis Armoiries, logo et drapeau.
    Les symboles visuels : drapeau, logo et armoiries
    Les symboles visuels de la Ville de Lévis comportent trois éléments distincts découlant d’une même source d’inspiration, à savoir les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc et chevalier de Lévis.

    Les armoiries
    L'identification visuelle
    Le drapeau
    Le chevalier de Lévis



    Les armoiries de la Ville de Lévis
    Les armoiries de la Ville de Lévis s’inspirent de celles de François Gaston, marquis puis duc de Lévis (1720-1787).

    L’écu d’or à trois chevrons de sable est surmonté d’une couronne murale d’or qui est l’emblème de dignité de Ville. Il est soutenu par des branches de chêne de sinople, croisées en pointe, signe de force et de persévérance. Les feuilles de chêne au nombre de dix rappellent les municipalités regroupées formant le territoire de Lévis. Le listel d’or porte la devise « toujours à l’avant-garde » afin de souligner le caractère innovateur de la Ville.

    Le métal employé, l’or, représente la foi, la force et la richesse. Les chevrons rappellent les éperons des chevaliers. La couleur sable (noir) symbolise la fermeté et la vigilance.





    L'identification visuelle de la Ville de Lévis
    La signature graphique de la Ville de Lévis reprend et adapte l’écu et la couronne formant le cœur de ses armoiries. Le maintien de ces deux éléments fondamentaux est garant de notre rattachement à l’histoire.

    L’écu d’or est traversé par trois chevrons de couleur bleue. L’or fait référence à la richesse et à la prospérité. Le bleu rappelle les eaux du Saint-Laurent et des deux principales rivières qui traversent le territoire, la Chaudière et l’Etchemin. La couronne est simplifiée mais conserve sa signification première : celle du statut de Ville dont Lévis est fière de se prévaloir.

    La typographie retenue pour « Ville de Lévis » indique à la fois la solidité, la force et la confiance en l’avenir.






    Le drapeau de la Ville de Lévis
    Comme les deux précédent symboles visuels, le drapeau de la Ville de Lévis reprend les couleurs des emblèmes de François Gaston, duc de Lévis. De noir et d’or traversé d’une croix blanche, le drapeau de la Ville de Lévis respecte en tout point les règles de l’art héraldique. Par sa forme et sa composition, il s’inspire du type de drapeau des régiments que commandait le Chevalier de Lévis.

    L’or représente la foi en l’avenir, la force et la richesse. Le noir (sable) symbolise la fermeté et la vigilance. Le blanc donne de la perspective à l’ensemble.

    Le drapeau s’ajoute aux armoiries et à l’identification visuelle (logo) de la Ville de Lévis. Il complète ainsi l’ensemble des éléments lui servant de signature visuelle.





    Le chevalier de Lévis
    François Gaston, marquis puis duc de Lévis, maréchal de France, est né en France au château d’Ajac, le 23 août 1720. Mieux connu sous le nom de chevalier de Lévis, il entre au service du Roi en 1735 comme sous-lieutenant au régiment de la Marine. Brigadier d’infanterie en 1756, il fut employé en cette qualité au Canada. Il fut promu au rang de maréchal de camp en 1758 pour son courage et sa bravoure au combat devant les Anglais.

    Le chevalier de Lévis a été le compagnon d’armes du marquis de Montcalm et le dernier défenseur de la Nouvelle-France après la mort de ce dernier. Le vainqueur de la bataille de Sainte-Foy est mort à Arras le 26 novembre 1787.

    http://www.ville.levis.qc.ca/Fr/Decouvrir_Ald.asp

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 8 avril 2010 07h55
    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur du site du fort Jacques-Cartier
    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur
    du site du fort Jacques-Cartier

    http://www.mcccf.gouv.qc.ca/reseau-archeo/partenai

    La municipalité de Cap-Santé et la mise en valeur
    du site du fort Jacques-Cartier


    Le 13 septembre 1759, l'armée française en déroute à la suite de la bataille des Plaines d'Abraham regagne ses retranchements. Le 18, Québec ayant capitulé, l'armée française se replie sur la rivière Jacques-Cartier où le Chevalier de Lévis ordonne la construction d'une fortification de campagne : le fort Jacques-Cartier. C'est de là qu'en avril 1760 les troupes françaises, fortes de 7000 hommes, s'ébranlent en vue de reprendre la capitale de la Nouvelle-France. Malgré la victoire de la bataille de Sainte-Foy, cette tentative sera un échec. De retour au fort, Lévis en confie le commandement au lieutenant d'Alberghetti qui dispose de cinquante réguliers et de cent cinquante miliciens; le fort capitule le 10 septembre 1760 après un bref échange de coups de feu avec les sept cents hommes du colonel Fraser qui y poste une cinquantaine de réguliers. Après le traité de Paris, en 1763, le site est définitivement délaissé comme poste militaire.

    Sur la pointe du cap Santé, surplombant la rivière Jacques-Cartier, les vestiges de cet imposant ouvrage militaire sont encore visibles. Il y subsiste les ouvrages de terre constituant une banquette, des merlons et des embrasures. Le pourtour du fort, n'ayant subi aucun remaniement sous l'occupation anglaise, se distingue encore fort bien.

    Devant l'importance archéologique mais surtout nationale de ce site, le ministère de la Culture et des Communications entreprit en 1998 des démarches dans le but de réévaluer le potentiel archéologique du site. Des travaux avaient été amorcés en 1962 par Michel Gaumond. Malgré des résultats fort encourageants, avec la découverte des vestiges de structures de pierres et des artefacts d'usage domestique mais surtout militaire, le projet ne connut pas de suite.

    Près de trente ans plus tard, le site suscite de nouveau l'intérêt. À l'instigation du ministère et avec la participation de la municipalité de Cap-Santé et la collaboration des propriétaires du terrain, l'investigation reprit. Mais devant le peu d'informations consignées dans le rapport datant des années 60, une évaluation du site fut programmée à l'automne 1999 de manière à cerner plus précisément son potentiel archéologique et ainsi être en mesure d'établir une problématique et une stratégie de fouille appropriée. De plus, l'élaboration d'un programme de mise en valeur du site, à court et long terme, devint également une préoccupation majeure des intervenants.

    Parmi les objectifs atteints lors de l'évaluation, on peut mentionner la cartographie du fort, le positionnement du plan de Gaumond sur le site mais, surtout, la vérification sur le terrain des bâtiments présents sur le plan du British Museum, jugé le plus fidèle de ceux connus. Les investigations menées dans les secteurs de l'éperon sud, de la porte du fort ainsi qu'au nord de celle-ci, aux endroits où le plan du British Museum montre la présence de bâtiments, n'ont pas permis la découverte de traces de structures. Toutefois, une couche d'occupation, vraisemblablement associée à l'usage militaire, fut observée sur la presque totalité du site. Une collection d'artefacts, datant du régime français et pouvant être associé à l'occupation militaire du site, fut récupérée lors de l'intervention. Par ailleurs, l'intégrité des couches dans certains secteurs permet de croire que des recherches additionnelles pourraient révéler des structures, s'il en subsiste des traces.

    Devant les limites de temps imposées à l'intervention de 1999, certains points d'intérêt n'ont pu être investigués. C'est le cas des remparts de terre qui dominent sur la pointe du cap. Ouvrage de fortification de campagne, ouvrage militaire de la période française, l'ensemble que constitue le fort Jacques-Cartier est le seul témoin de ce type non seulement au Québec mais aussi au Canada. La fouille des remparts du fort, faisant partie des objectifs de la prochaine campagne sur le terrain, constitue donc un intérêt exceptionnel puisqu'elle sera en mesure de nous transmettre des informations inédites sur ce type de fortifications, informations autrement inaccessibles.

    La nature même de l'aménagement du fort Jacques-Cartier et son état de conservation justifient l'emploi de mesures radicales pour assurer son intégrité. Son caractère unique, sa valeur historique et archéologique sont autant de raisons justifiant sa préservation pour le présent mais aussi pour les générations futures. Au-delà de sa préservation, il convient aussi d'assurer son accessibilité, celle-ci au moyen d'un programme de mise en valeur. Ce programme se devra d'assurer la vulgarisation de l'histoire de ce site en faisant une place toute particulière à l'approche archéologique. Par cette accessibilité et cette visibilité, le fort Jacques-Cartier, dernier bastion de résistance des troupes françaises en Amérique du Nord, sera à même de prendre la place qui lui revient dans l'histoire coloniale française et par la même occasion dans la mémoire collective des Québécois.

    Pour de plus amples informations sur l'évolution de la recherche, veuillez contacter M. Gilles Samson, archéologue au ministère de la Culture et des Communications, au numéro de téléphone (418) 380-2346, poste 7038.

    Pour en savoir plus

    Municipalité de Cap-Santé
    Jacques Blais
    194, route 138
    Cap-Santé(Québec)
    Téléphone : (418) 285-1207
    Télécopieur : (418) 285-0009

    Carl_lavoie@sprynet.com
    Gilles.Samson@mcc.gouv.qc.ca

    Des extraits de ce texte sont tirés d'un article de Carl Lavoie intitulé Le site du fort Jacques-Cartier.
    Chouinard, Alain. Site du fort Jacques-Cartier (CeEw-1). Rapport d'intervention 1999. Québec, 2000. Centre de documentation du ministère de la Culture et des Communications.


    Illustrations
    --------------------------------------------------------------------------------
    1. Photo aérienne du fort Jacques-Cartier situé à Cap-Santé (photo: Pierre Lahoud, MCC)
    2. Profil du fort Jacques-Cartier et des meurtrières (photo: Alain Chouinard)
    3. Profil des meurtrières sur le site du fort Jacques-Cartier (photo: Alain Chouinard)

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 11 avril 2010 20h23
    Le rôle du corps expéditionnaire métropolitain dans la victoire de Sainte-Foy (28 avril 1760) et la défense de la Nouvelle-France
    La bataille des Plaines d’Abraham, qui provoqua la capitulation de Québec en septembre 1759 et fut le prélude à la fin de la Nouvelle-France consommée l’année suivante, à Montréal, par la plume du gouverneur général, le marquis de Vaudreuil, symbolise l’échec du corps expéditionnaire français et notamment ses difficultés d’adaptation au théâtre d’opérations nord-américain et à la guerre à la canadienne. L’événement a été abondamment commémoré en 2009 sur les lieux des combats, non sans débat sur la portée à donner à la mémoire de la guerre de la Conquête, mais également en France où le Service historique de la Défense a organisé une journée d’études sur la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1754-1760), dont les actes paraîtront au cours de l’année 2010. Cependant, cette cinglante défaite ne doit pas faire oublier les nombreux succès remportés au Canada grâce à la contribution décisive des troupes envoyées de métropole entre 1755 et 1758, dont le combat de Carillon, le 8 juillet 1758, est l’épisode le plus célèbre. Même après la mort de Montcalm et la perte de Québec, l’armée commandée avec le titre de maréchal de camp par le chevalier François-Gaston de Lévis, bien que débordée par les effectifs très supérieurs déployés par l’Angleterre, restait redoutable comme le prouva la victoire de Sainte-Foy, dite aussi seconde bataille des Plaines d’Abraham, remportée le 28 avril 1760 et dont le 250e anniversaire sera commémoré en 2010. Cette bataille pour rien, dont l’issue fut rendue vaine par l’arrivée de renforts anglais et la levée du siège de Québec, a donné lieu à de nombreux témoignages qui, joints aux archives administratives des unités, permettent de connaître dans le détail la constitution du corps expéditionnaire français, ses relations avec les troupes locales et son rôle dans les campagnes menées en Nouvelle-France.

    1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéd(…)
    2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34.
    3 SHD/DAT, 6 M L I C 255.
    4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerr(…)
    5 SHD/DAT, A13574, no63.
    2Le volume 3 574 de la sous-série A1 des archives de la Guerre, consacré aux minutes et aux lettres reçues relatives au Canada pour l’année 1760, comprend une relation du combat et du siège qui a suivi par le chevalier de Lévis, écrite de la main de son secrétaire. Non datée, elle a vraisemblablement été composée dans les derniers jours de mai 1. Cette relation, qui comporte un état des pertes 2, est accompagnée de pièces annexes dont un ordre de bataille de l’armée française, qui illustre la manière dont les différents types de troupes la composant étaient employées, auquel s’ajoutait à l’origine un plan de la bataille et des environs de Québec qui a été extrait du registre pour être joint aux collections de cartes constituant l’atlas historique du Dépôt de la guerre 3. Il est possible que ces documents aient été expédiés en plusieurs exemplaires à la cour, sous forme de duplicatas, soit simultanément par des voies distinctes, soit à des dates différentes, comme les responsables de la colonie en avaient pris l’habitude pour augmenter les chances de voir leurs missives parvenir à Versailles et dans les meilleurs délais, malgré les risques et la durée de la traversée transatlantique. Ces pièces sont adressées au maréchal-duc de Belle-Isle, secrétaire d’État de la Guerre depuis mars 1758 4. On ne sait quand celui-ci les a reçues, mais il est certain que la cour ne fut pas informée des circonstances du combat avant la fin du mois de juin 1760, puisque Belle-Isle demandait le 24 juin au maréchal de Broglie, commandant en chef en Allemagne, de célébrer la victoire par des réjouissances et un Te deum en précisant que la nouvelle en était arrivée le 22 juin sans plus de détail 5.

    Le dernier sursaut
    3Quelle est la situation à laquelle les défenseurs de la colonie doivent faire face en ce début d’année 1760 ? La capitulation de Québec, signée le 18 septembre 1759, a accéléré le repli des positions françaises après plusieurs années durant lesquelles les Britanniques avaient subi de notables échecs. La montée en puissance de l’effort de guerre consenti par l’Angleterre de William Pitt a permis aux généraux britanniques de passer à l’offensive de façon coordonnée le long des trois principaux axes de pénétration menant à Montréal : le cours du Saint-Laurent depuis les grands Lacs, où les Anglais ont pris le fort Frontenac en 1758 et Niagara en 1759, la voie passant depuis Albany par l’Hudson, le lac Champlain et la rivière Richelieu, où les forts Carillon et Saint-Frédéric ont dû être abandonnés par les Français, et la vallée du Saint-Laurent, sur laquelle la marine anglaise dispose d’une maîtrise presque totale depuis qu’elle s’est emparée de Louisbourg en 1758, maîtrise consacrée par la prise de Québec. Cette triple menace, contre laquelle ne peut être opposée que la mise en défense de nouvelles positions comme celle de l’Île-aux-Noix, confiée à Bougainville, fait craindre à Vaudreuil et à Lévis que la campagne de 1760 n’aboutisse à l’effondrement de la colonie, quelle que soit l’issue des demandes de renfort adressées à la cour. C’est pourquoi ils décident de consacrer le plus de forces possible à une expédition lancée dès la fonte des glaces pour tenter de reprendre Québec, dans l’espoir de retarder l’échéance jusqu’à ce qu’une paix négociée permette la survie de la Nouvelle-France, assortie de nouvelles frontières.

    6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire,(…)
    7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal.(…)
    4Au-delà du déroulement des opérations, étudié par de nombreux ouvrages 6, les archives conservées à Vincennes permettent de comprendre l’évolution des forces dont disposaient le gouverneur général et le général en chef durant la guerre de Sept Ans, et plus précisément la manière dont Lévis les a utilisées en avril 1760. La connaissance du corps expéditionnaire français, et plus largement de l’ensemble des forces françaises présentes au Canada, a par ailleurs été notablement approfondie par la parution en 2009 de l’ouvrage collectif Combattre pour la France en Amérique. Les soldats de la guerre de Sept Ans en Nouvelle-France (1755-1760) 7. Il s’agit là d’un dictionnaire biographique des soldats et officiers dont la synthèse constitue une véritable somme qui permet de mettre en perspective les informations livrées par Lévis pour l’année 1760.

    L’armée de Lévis
    5Les bataillons de troupes de terre successivement envoyés par le département de la Guerre pour s’opposer aux régiments de ligne engagés par l’Angleterre n’étaient qu’une composante des troupes défendant la colonie. Celles-ci comprenaient également les compagnies franches de la marine, dites troupes de la colonie, les milices canadiennes et les alliés amérindiens.

    8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global,(…)
    6Le Canada disposait en 1760 de huit bataillons de troupes de terre : les 2es bataillons des régiments de Béarn, Guyenne, Languedoc et La Reine combattent en Nouvelle-France depuis 1755 et la venue de l’expédition menée par le baron de Dieskau, les 2es bataillons des régiments de La Sarre et Royal-Roussillon accompagnent Montcalm en 1756, et les 2e et 3e bataillons du régiment de Berry les rejoignent en 1757. Composés à leur arrivée de plus de 500 officiers et soldats chacun, ces bataillons ne totalisent plus, du fait des pertes non compensées par des arrivées de recrues insuffisantes et de divers détachements, que 3 200 hommes au moment où ils combattent à Sainte-Foy, dont 500 grenadiers 8. Ils sont accompagnés d’officiers du génie et de détachements du régiment Royal-Artillerie. Les troupes de la marine, organisées en 40 compagnies franches de 65 hommes commandées par des officiers canadiens pour la plupart, dépendent du secrétaire d’État de la Marine. Elles constituent les seules troupes réglées présentes de façon pérenne au Canada ; de ce fait, elles pratiquent volontiers la guerre à la canadienne. Lévis les a rassemblées en deux bataillons de 450 hommes chacun. Les miliciens venant essentiellement de Montréal et des environs de Québec, experts dans les méthodes de la « petite guerre » et moins adaptés au combat à l’européenne, mais dont Lévis a appris à exploiter au mieux le potentiel en les faisant combattre pour partie au côté des bataillons de lignes, contribuent aux effectifs engagés à hauteur de 2 750 hommes, dont environ 200 cavaliers constituant l’unique troupe montée de l’armée française. Enfin, les Amérindiens, de moins en moins enclins à combattre aux côtés d’alliés dont ils ne peuvent que constater l’affaiblissement, sont moins de 300 à participer à l’expédition quand ils étaient près de 1 800 lors de la prise du fort William-Henry en 1757. L’armée française aurait donc compté au total 7 150 hommes.

    9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opé(…)
    7L’ordre de bataille adressé par Lévis à la cour, qui prévoit différents cas de figure (disposition en ligne, en colonnes, campement, combat dans les bois), ne porte aucune date. Il est très proche de celui qui a effectivement été adopté lors de la bataille de Sainte-Foy, sans lui être totalement comparable comme on peut s’en rendre compte grâce aux relations laissées par différents acteurs. Sur un champ de bataille encore en partie recouvert de neige, Lévis, en dépassant l’opposition entre Vaudreuil et Montcalm qui avait cristallisé les antagonismes existant entre les conceptions des officiers métropolitains et canadiens 9, cherche à exploiter au mieux les points forts des différents types de combattants et des diverses unités qu’il a sous son commandement. Au lieu d’être placés dans la ligne comme des troupes professionnelles, au risque de se débander comme ce fut le cas lors de la défaite des Plaines d’Abraham, les miliciens sont en effet formés en pelotons placés devant ou à l’appui des bataillons de ligne, de terre ou de la marine, réunis deux par deux pour former en tout cinq brigades. Les miliciens de Montréal sont gardés en réserve, de même que les cavaliers et les Amérindiens. L’objectif est d’opposer au feu des régiments de ligne anglais des unités combinant la discipline et la manœuvrabilité des troupes réglées et les qualités de tirailleurs et l’impétuosité des miliciens.

    Un combat longtemps incertain
    8Le succès de cette formule fut favorisé, il est vrai, par la nette supériorité numérique dont bénéficia l’armée française le jour du combat, puisque les effectifs anglais sortis de Québec à sa rencontre ne dépassaient pas 3 400 hommes 10. Cet avantage permit, après environ deux heures d’une lutte longtemps incertaine, de déborder la droite anglaise et de provoquer ainsi la déroute de toute l’armée du gouverneur James Murray, appuyée pourtant par 22 pièces d’artillerie contre seulement trois du côté français. Si les unités régulières constituèrent le fer de lance du dispositif français, les bataillons de la gauche et notamment leurs grenadiers ayant cruellement souffert du canon et du feu ennemis, les miliciens jouèrent un rôle important lors de l’assaut qui décida, sur la droite, du succès de la journée. Les Anglais furent poursuivis jusque sous les murs de la place par des combattants si épuisés « que les troupes, écrit l’intendant Bigot, en les poursuivant la bayonette au bout du fusil, les touchoient presque sans pouvoir les en percer » 11. Les Anglais perdirent d’après Murray 1 124 hommes dont 283 tués, tandis que les états adressés à la cour de Versailles évoquent 193 officiers et soldats tués et 641 blessés du côté français. Ces chiffres importants témoignent de l’âpreté du combat ; converties en pourcentage des effectifs engagés (33 et 12 %), ces pertes sont tout à fait conformes à celles provoquées par les batailles du théâtre européen 12.

    10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier rela(…)
    11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cet(…)
    12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pa(…)
    13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des offi(…)
    9Lévis s’exposa sans frein au cours de l’action, mais contrairement à son second Bourlamaque, dont l’état des pertes indique qu’il eut une « partie du gras de jambe coupé par un boulet de canon » 13, il fut plus heureux que Montcalm et Wolfe ne l’avaient été l’année précédente. Le jour même, la tranchée fut ouverte devant Québec. Mais Lévis ne disposait pas des moyens nécessaires à un siège en règle et il devint rapidement évident que le sort de la ville dépendrait des renforts attendus par les deux camps. La flotte britannique ayant été la première à se présenter, l’armée française jugea sa position intenable et le siège voué à l’échec, et se retira le 17 mai. La dernière occasion de relancer le cours de la guerre au Canada avait été perdue.

    La fin de la Nouvelle-France
    10La suite de la campagne, malgré une défense active, et parfois acharnée comme au Fort-Lévis, mais bientôt sans illusion, dans laquelle le rôle des troupes réglées s’accrut au fur et à mesure que les miliciens étaient contraints par l’occupation anglaise à renoncer au combat, fut tout à l’avantage des trois armées britanniques qui reprirent leur progression et purent opérer leur jonction devant Montréal, où Vaudreuil signa la capitulation générale de la colonie le 8 septembre 1760 14. Le général Jeffery Amherst refusa les honneurs de la guerre aux troupes de Lévis et exigea qu’elles ne servent plus jusqu’à la fin de la guerre, ce qui décida les officiers français à brûler les drapeaux que les bataillons avaient apportés au Canada. Ce sont ainsi entre 3 000 et 4 000 personnes, comprenant les troupes de terre et celles de la marine mais également les officiers et soldats du génie et de l’artillerie, des matelots ainsi que les femmes, enfants et domestiquées qui étaient passés en Nouvelle-France à la suite des troupes, qui furent embarqués à Québec sur des navires de la Royal Navy pour être rapatriées en France, où elles arrivèrent en novembre et décembre 1760.

    14 Sur les suites de la guerre de Sept Ans et les négociations qui aboutirent au traité de Paris de17(…)
    15 Combattre pour la France en Amérique, op.cit., p. 94.
    11Malgré l’emploi efficacement combiné sur le terrain du corps expéditionnaire métropolitain et des forces disponibles dans la colonie, l’effort consenti par la cour aura finalement été insuffisant en comparaison des effectifs de terre et surtout des forces navales britanniques envoyés sur le théâtre d’opérations canadien, sur lequel la maîtrise du Saint-Laurent restait essentielle. Mais la perte de la Nouvelle-France ne signifia pas le retour en Europe de toutes les troupes venues combattre pour la colonie puisque, en plus d’un certain nombre de soldats des compagnies franches, environ 600 soldats des troupes de terre qui s’étaient mariés au Canada pendant la guerre décidèrent de s’y établir 15, montrant la force des interactions et des liens qui s’étaient noués entre les troupes réglées, la terre qu’ils avaient défendue et la société canadienne.

    Notes
    1 Ce document a été publié par l’abbé H.-R. Casgrain dans Relations et journaux de différentes expéditions faites durant les années 1755-56-57-58-59-60, Québec, L.-J. Demers, 1895, p. 219.

    2 SHD/DAT, A1 3574, no 32 à 34.

    3 SHD/DAT, 6 M L I C 255.

    4 Sur le ministère de Belle-Isle, voir notamment : Sarmant (Thierry dir.), Les ministres de la Guerre, 1570-1792. Histoire et dictionnaire biographique, Paris, Belin, 2007, p.396-406.

    5 SHD/DAT, A13574, no63.

    6 Voir notamment : Waddington (Richard), La guerre de Sept Ans. Histoire diplomatique et militaire, Paris, Firmin-Didot, t. IV, 1907 ; Castex (Jean-Claude), Dictionnaire des batailles terrestres franco-anglaises de la guerre de Sept Ans, Québec, PUL, 2006 ; et Saint-Martin (Gérard), Québec 1759-1760 ! Les Plaines d’Abraham : l’adieu à la Nouvelle-France ?, Paris, Économica, 2007.

    7 Projet Montcalm (dirigé par Marcel Fournier), Société généalogique canadienne-française, Montréal. Le lancement de l’ouvrage en France, où il est diffusé par les éditions Archives et Culture, a eu lieu au Service historique de la Défense, à Vincennes, le 1er octobre 2009.

    8 Ces chiffres sont extraits de l’ouvrage Québec, ville militaire (1608-2008), Montréal, Art Global, 2008. Lévis mentionne par ailleurs la présence dans les bataillons d’une trentaine de soldats noirs, venant vraisemblablement des Antilles (Journal des campagnes du chevalier de Lévis en Canada de 1756 à 1760, Montréal, Beauchemin, 1889, p. 257). Sa relation n’évoque la présence que de 3 000 soldats des troupes réglées au moment de l’action.

    9 Conflits de société au Canada français pendant la guerre de Sept Ans et leur influence sur les opérations, Vincennes, SHAT, 1978 (rapport de synthèse élaboré à l’occasion du colloque international d’histoire militaire d’Ottawa).

    10 Les Anglais avaient pu préparer leur défense, grâce notamment à la mésaventure d’un canonnier relatée par Lévis : tentant de maîtriser des bateaux entraînés sur le fleuve par des blocs de glace, il fut « porté sur un glaçon devant Québec » et put y être interrogé (SHD/DAT, A1 3 574, no 32).

    11 Lettre à Bougainville du 2 mai 1760 (AN, 155 AP 2, dossier 1, pièce 205). Vaudreuil ajoute : « Cette poursuite auroit été bien pernicieuse à l’ennemi si les sauvages ne se fussent point amusés à lever des chevelures et à piller. » (lettre à Bougainville du même jour, ibid., pièce 204). Je remercie M. Laurent Veyssière pour ces références.

    12 Voir notamment : Szabo (Franz A. J.), The Seven Years War in Europe, 1756-1763, Pearson, 2008 ; Pajol (comte), Les guerres sous Louis XV, Paris, Firmin-Didot, t. IV à VI, 1885-1888.

    13 François-Charles Bourlamaque est alors brigadier, voir : Bodinier (Gilbert), Dictionnaire des officiers généraux de l’armée royale, 1763-1792, t.I, A-C, Paris, Archives

  • Claude Jean
    Inscrit
    samedi 24 avril 2010 07h37
    Le 250e anniversaire de la Victoire Française à Sainte-Foy, le 28 avril 1760.
    Le 250e anniversaire de la Victoire Française à Sainte-Foy, le 28 avril 1760.

    Je me souviens!


    La seconde bataille des plaines d’Abraham!
    Citation du chevalier de Lévis :
    « Nos espoirs sont élevés.
    Notre foi dans les gens est grande.
    Notre courage est fort.
    Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais. »

    En espérant que cette citation saura vous inspirez pour commémorer la Victoire Française de Ste-Foy le 28 avril 2010.

    Rappelons-nous cette Victoire des troupes de terre Française, des compagnies franches de la marine, des miliciens, avec le support des amérindiens, remportée à Ste-Foy, sous le commandement du chevalier de Lévis. Pour leur bravoure et leur attachement pour leur nation, qui était notre en 1760.

    Rendons hommage aux combattants de 1760, qui ont combattus pour leur nation, leur langue et leur culture française et perpétuons leurs mémoires.

    Il faut se souvenir de notre histoire nationale qui marque et marquera encore notre société distincte en Amérique.

    Pour rendre hommage aux braves de 1760, récupérons notre patrimoine, rapatrions les armoiries royales de France, les armoiries de Québec, sur le sol du berceau de la Nouvelle-France.

    Honneur aux braves de 1760 sous les ordres du chevalier de Lévis, vainqueurs de la seconde bataille des plaines d’Abraham, à Ste-Foy, le 28 avril 1760.

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  • Claude Jean
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    mardi 27 avril 2010 09h47
    La bataille de Sainte-Foy, 28 avril 1760
    La bataille de Sainte-Foy, 28 avril 1760

    http://histoiresociete.blogspot.com/2010/04/la-bat

    Le 28 avril 2010 marquera le 250e anniversaire de la bataille de Sainte-Foy. Cette bataille, la deuxième à se produire sur les Plaines d'Abraham en moins d'un an, est généralement mal connue et son déroulement exact demeure un mystère pour plusieurs amateurs d'histoire. En voici un bref résumé.



    Source: J. Porreau (photographie), François-Gaston Duc de Lévis 1783 Maréchal de France 1787, Bibliothèque et Archives Canada, consultation via le site de Septentrion, 19 avril 2010.


    Après l'hiver 1759-1760 marqué par une immense mobilisation de ressources pour les Français, par les rigueurs du climat pour les Britanniques, par une occupation militaire néfaste pour les Canadiens et une période de négociations d'allégeances pour les Amérindiens (Note: les liens dirigent vers les articles respectifs de la série En route vers la bataille de Sainte-Foy rédigés dans les derniers mois), les Français dirigés par François-Gaston de Lévis (ci-haut) sont prêts à frapper pour tenter de reprendre Québec.



    Source: artiste inconnu, James Murray (1719?-1794), Bibliothèque et Archives Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010.

    L'armée se met en marche à partir de ses quartiers d'hiver, près de Montréal, autour du 20 avril et arrive près de Québec, au fort Jacques-Cartier (près de Cap-Santé), le 24 et 25. L'armée ira ensuite camper le 26 avril à Saint-Augustin. À cette date, le printemps n'est pas encore tout à fait arrivé. Il reste encore quelques glaces sur le fleuve et la température n'est pas encore certaine. La neige n'est pas encore toute disparue (c'est bien différent de 2010!) et l'approche de Québec doit finalement se faire en grande partie à pied, plutôt que sur l'eau pour faire un débarquement près de Sillery, comme Lévis l'avait espérer. On imagine que James Murray (ci-haut), officier en charge de l'armée britannique, est déjà au courant de l'avance des Français puisqu'il donne l'ordre d'évacuer les civils de Québec dès le 21 avril (l'ordre sera effectif le 24).



    Source: George B. Campion (vers 1850), La bataille de Sainte-Foy (aquarelle), consultation en ligne, 19 avril 2010.

    Le 27 avril 1760, les Français auront un avant-goût du lendemain. En effet, après avoir traversé les marécages de la Suète, ils auront à affronter un avant-poste britannique près de l'église de Sainte-Foy. Cet affrontement n'est pas une bataille à grande échelle, mais se termine par la retraite des Britanniques vers Québec, non sans que ceux-ci aient mis feu à l'église et à quelques bâtiments attenants. L'affrontement est imminent.



    Source: "American Six-Pounder Field Piece (c. 1775)", Albert MANUCY, Artillery Through the Ages, Washington, United States Government Printing Office, 1956 (1949), consultation en ligne, 27 avril 2010. Note: Bien entendu, on ne parle pas ici de la même période, mais l'artillerie britannique (et donc américaine) n'avait pas encore connu de changements énormes entre la guerre de la Conquête et la guerre d'Indépendance des États-Unis.




    Le 28 avril, très tôt le matin, les Français se mettent en marche. À ce moment, Murray est sorti sur les Plaines. De son propre aveu, il s'attend à ce que les Français viennent combattre avec pratiquement 10 000 hommes (en réalité, ils sont environ 7000 dont plus de 3000 miliciens et quelques centaines d'Amérindiens) et veut les accueillir. Il s'installe sur les Buttes-à-Nepveu, l'endroit même sur lequel Montcalm s'était installé 7 mois plus tôt avec moins de 4000 hommes. Il dispose d'une vingtaine de pièces d'artillerie également installées entre ses régiments. Sa ligne est potentiellement très efficace et sera difficile à déloger. C'était sans compter sur l'effet que pouvait avoir le "bois de Sillery". En effet, Murray voit une partie de l'armée française sortir du bois (approximativement à la hauteur de l'actuelle rue Holland), constate que cette avant-garde est relativement désorganisée et pense pouvoir porter un dur coup à l'armée française en attaquant immédiatement. Murray quitte donc sa position avantageuse (erreur semblable à celle de Montcalm en 1759) empêchant ainsi son artillerie de supporter efficacement son assaut, sans compter que quelques trous de neige fondante et d'eau rendent la progression de l'armée laborieuse sur les Plaines. Pendant ce temps, le chevalier de Lévis réussit à ramener ses hommes à l'orée du bois pour reformer efficacement ses lignes et se lancer aussi à l'attaque.



    Source: Joseph Légaré (vers 1855), La Bataille de Sainte-Foy (huile sur toile), Musée des Beaux-Arts du Canada, consultation en ligne, 19 avril 2010.

    Les combats se déroulent presque sur toute la largeur du promontoire de Québec. Au nord, les combats tournent largement autour du moulin (à droite sur la peinture ci-haut) de Jean-Baptiste Dumont, un négociant de Québec qui s'est procuré ce lopin de terre des Jésuites en 1741. Le moulin, avec des murs de pierre d'une auteur de près de dix mètres est âprement disputé entre des grenadiers français et des Highlanders écossais (78th Foot) et de violents combats au corps à corps y feront rage. On s'échange l'avantage du combat pendant de très longues minutes (plus de deux heures) jusqu'à ce que deux ordres indépendants dans le camp français viennent changer la donne. Autant au nord qu'au sud, on ordonne d'encercler l'armée britannique. Le but est de tenter d'attaquer les flancs de la ligne pour ultimement couper la retraite vers Québec et pouvoir anéantir l'armée sur le champ de bataille. La manoeuvre est un succès partiel: elle brise complètement l'ordre de bataille, mais ne coupe pas la retraite. Les Britanniques sont donc forcés de retraiter dans Québec et la victoire est française.


    Source: À gauche, grenadier du régiment de Guyenne avec un caportal du régiment de Béarn (droite), vers 1756. Par Eugène Lelièpvre, consultation en ligne, 27 avril 2010.




    La bataille se termine en fin d'avant-midi, peut-être aussi tard qu'en début d'après-midi. Un peu plus à l'ouest que la bataille des Plaines d'Abraham (13 septembre 1759), le résultat est tout différent. Victoire décisive de l'armée française. Les principaux officiers survivront (malgré les blessures dans le cas de François-Charles de Bourlamaque), mais l'objectif n'est pas encore atteint: Murray a pu retraiter en ville, bien installé derrière les fortifications (françaises) de Québec et les deux armées doivent attendre les renforts promis ou espérés de l'Europe qui pourront se frayer un chemin avec la fonte des glaces pour savoir qui pourra espérer crier "victoire"...


    À suivre, un dernier article sur le siège de Québec en 1759 et 1760 avec le siège de François-Gaston de Lévis, du 28 avril au 17 mai 1760. Cet article sera publié à la mi-mai 2010 pour terminer le cycle du 250e anniversaire du siège de Québec pendant la guerre de la Conquête.

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  • Claude Jean
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    samedi 15 mai 2010 09h20
    La Nouvelle-France (1534-1760) L'implantation du français au Canada et la contribution des militaires
    La Nouvelle-France (1534-1760) L'implantation du français au Canada
    - Le français du roy

    Le français était la langue de l'administration royale, celle des fonctionnaires, des officiers, des milices et de l'armée. Chaque année, en janvier, le gouverneur général et toute sa cour, de même que l'intendant, quittaient Québec pour Montréal (en passant par la rive nord, avec des relais à Neuville, Trois-Rivières et Berthier) et y séjournaient deux ou trois mois, amenant avec eux les bagages du personnel, les archives, les vêtements, la vaisselle et les abondantes provisions de bouche. Montréal devenait ainsi une capitale provisoire. C'est ainsi que le français du roy était répandu et entendu dans presque toute la vallée du Saint-Laurent. Tous les documents administratifs étaient rédigés en français et les ordres étaient donnés en «français du roy» aux soldats, dont un bon nombre de mercenaires (allemands et suisses). C'était également la langue du clergé, premier ordre social de la colonie: les ecclésiastiques, hommes ou femmes, ne s'exprimaient qu'en français, à l'exception des missionnaires, qui évangélisaient les Amérindiens dans leur langue. Tous les marchands, commerçants et entrepreneurs français ne parlaient généralement que le français de France.

    Dans les écoles, on enseignait la religion, les mathématiques, l'histoire, les sciences naturelles et le français, lequel, rappelons-le, n'était pas encore enseigné en France aux «petites gens». Cet enseignement primaire ouvert à tous les habitants, même dans les campagnes, constituait une première pour l'époque et a certes joué un rôle non négligeable dans le processus de francisation, surtout dans le développement de la norme parisienne.

    On doit souligner aussi que l'arrivée des militaires au Canada fut certainement l'une des causes ayant favorisé le plus la francisation du pays. Lorsque le régiment de Carignan-Salières débarqua à Québec à l'été de 1665, la colonie ne comptait que quelque 3200 habitants. Or, la venue subite de 1200 soldats et d'environ 80 officiers ne put qu'avoir un impact considérable sur le développement de la colonie, notamment en matière linguistique, car les communications dans l'armée royale se déroulaient exclusivement en français. Une fois la guerre finie avec les Iroquois en 1667, on estime que 30 officiers, 12 sergents et 404 soldats se prévalurent de l'offre du roi et se sont établis au Canada; plusieurs épousèrent des filles du roy. Entre 1683 et 1760, quelque 10 000 soldats et officiers des troupes de la Marine furent envoyés au Canada. Plus de la moitié des militaires sont retournés en France, mais les autres se sont établis au Canada.

    Il convient d'ajouter aussi les immigrants de passage tels les artisans, les négociants, les marchands, ceux qui exerçaient des métiers spécialisés et les «manouvriers» (des «hommes à tout faire») en forte demande au Canada. Avec les militaires, tous ces immigrants n'étaient au Canada que de passage. Eux aussi sont certainement responsables en partie de l'uniformisation linguistique dans ce pays.

    Pour en savoir plus:

    http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/HISTfrQ

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  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 2 juin 2010 08h14
    Définition de al culture selon l'UNESCO
    En sociologie, la culture est définie comme "ce qui est commun à un groupe d'individus et comme ce qui le "soude". Ainsi, pour une institution internationale comme l'UNESCO : « Dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances. »[1] Ce "réservoir commun" évolue dans le temps par et dans les formes des échanges. Il se constitue en manières distinctes d'être, de penser, d'agir et de communiquer.

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  • Claude Jean
    Inscrit
    lundi 7 juin 2010 07h54
    L'instruction à Québec sous le régime français.
    L'instruction à Québec sous le régime français.

    Un très beau texte rendant hommage à nos ancêtres, pour plus de détails consulter le lien suivant page 169 et 170:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=375866

  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 15 juin 2010 08h03
    L’armée française à Lachenaie
    A-t-on construit à Lachenaie des bâtiments pour les militaires? Nous n’en avons aucun indice. Quoiqu’il en soit, une compagnie du régiment Carignan Salière est cantonnée à Lachenaie, du moins assurément de la fin de l’année1689 à l’année 1701. D’ailleurs, ces soldats gardent le fort nuit et jour afin d’avertir les habitants ou pour demander du secours au besoin.

    La fin du régime français se déroule dans le climat difficile de la guerre de sept ans. Dès 1756, les autorités militaires dépêchent à Lachenaie, un détachement militaire du régiment de La Sarre. Ce détachement est accompagné l’année suivante, du régiment de Berry dont les opérations s’effectuent entre Terrebonne et Berthier. Voyant l’arrivée à Montréal de la puissante armée britannique, forte de 18 000 hommes, le gouverneur de Vaudreuil capitule le 8 septembre 1760. Il n’y a donc pas de batailles dans la paroisse, mais de nombreux mariages sont célébrés entre soldats et femmes de la région.

    Ibid.
    VAUGEOIS, Denis et Jacques LACOURCIÈRE, Québec-Canada, synthèse historique, 2000, p. 178.

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  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 16 juin 2010 07h58
    Le premier siècle de La Plaine
    http://www.larevue.qc.ca/chroniques_un-brin-histoi

    Une large part des premiers colons de La Plaine sont originaires de Lachenaie et de Terrebonne, et dans une moindre mesure, de Pointe-aux-Trembles ainsi que du reste de l'île de Montréal. Plusieurs parmi ceux-ci sont déjà agriculteurs, certains autres sont des militaires. En effet, plusieurs soldats des régiments du Languedoc, de La Sarre et du Béarn obtiennent des concessions aux frontières de Sainte-Anne-des-Plaines, entre 1753 et 1760. La présence de militaires s'explique tout naturellement par le contexte de la Guerre de la Conquête, qui sévit en Amérique depuis 1753 et qui se termine par la défaite des Français aux mains des Britanniques, en 1760. D'autres militaires, dont Jean Aurent et Joseph Moustant, choisissent les bords de la rivière Saint-Pierre, dans la partie relevant de la seigneurie de Lachenaie. Ces derniers sont d'ailleurs les deux premiers colons de ce secteur, lequel est désigné à l'époque sous le nom de rang de la rivière Saint-Pierre; aujourd'hui la rue Émile-Roy et le chemin Curé-Barrette.

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
    http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/08/03-r
    François Mitterrand
    Un peuple qui n’enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité.

  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 22 juin 2010 10h40
    L’implantation de la Saint-Jean-Baptiste en Nouvelle-France
    La première mention de célébrations de la Saint-Jean-Baptiste en Amérique du Nord remonte à 1606, alors que des colons en route vers la future Acadie s’arrêtèrent sur les côtes de Terre-Neuve, le 23 juin (Cf. Jean Provencher, 1982, p. 195-196).

    Le point du jour venu, qui était la veille de la saint Jean-Baptiste, à bon jour bonne oeuvre, ayans mis les voiles vas, nous passames la journée à la pêcherie des Morües avec mille rejouissances

  • Claude Jean
    Inscrit
    dimanche 27 juin 2010 08h36
    Iberville Justicier et corsaire
    Né et baptisé а Ville-Marie le 20 juillet 1661, Pierre Le Moyne d’Iberville est le troisième des onze garçons et deux filles qui constituaient sa nombreuse famille.

    Cependant, Pierre d’Iberville a reçu une éducation suffisante pour être а l’aise dans sa correspondance avec le roi et ses ministres.

    Certains historiens sont d’avis que s’il avait été gouverneur de la Nouvelle-France et si la mort ne l’avait pas fauché а l’âge de 45 ans dans l’île de Cuba, l’Amérique du Nord aurait peut-être été française…
    Pour en savoir plus:

    http://grandquebecois.blogspot.com/2010/05/ibervil

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
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    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Claude Jean
    Inscrit
    mardi 6 juillet 2010 10h05
    A la Claire Fontaine
    Une des plus célèbres chansons de France . La version ci dessous daterait du 17e siècle et serait originaire de Normandie, probablement avec un autre air (il existe plusieur variantes y compris dans les paroles et le refrain) . Elle nous serait revenue ensuite sous cette forme via le Canada ou elle serait arrviée avec les colons du 17e siècle ou avec les soldats de Montcalm au milieu du 18e siècle (d'ou l'illustration) . Difficile à dire avec précision .
    En tous cas , la Claire fontaine servit de chansons de marche ou de bivouacs aux soldats français sur le nouveau continent puis d'hymne aux patriotes Franco-Canadiens lors de la révolte de 1837 contre les anglais et devint pratiquement le premier hymne national de la Nouvelle france.
    La chanson se chante en version féminine ou masculine en changeant quelques mots .

    interprétation : Quator Alouette (Québec)


    http://www.youtube.com/watch?v=Tiky5JvFb_E

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
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    http://www.regimentdelasarre.ca
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  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 15 juillet 2010 08h00
    Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France
    À propos de l'Inventaire
    L'Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France recense tous les lieux associés à la présence française en Amérique du Nord et ce, des deux côtés de l'Atlantique. On y retrouve des bâtiments, des sites archéologiques, des plaques et des monuments et d'autres biens qui témoignent, dans le paysage d'aujourd'hui, de cette relation entre l'Amérique et la France. On y trouve également, de manière complémentaire, une base de données sur les personnages ainsi qu'une base de données bibliographiques. Cet Inventaire est constitué, dans une première étape, de lieux de mémoire de la Nouvelle-France situés au Québec et en Poitou-Charentes. À compter de 2006, viennent s'y ajouter les lieux de mémoire inventoriés en Ontario, dans les provinces de l'Atlantique et de l'Ouest canadien.

    --------------------------------------------------------------------------------

    État de l'Inventaire
    La base de donnée de l'Inventaire est évolutive. Amorcée au printemps 2002, la saisie des informations se poursuit. De nouvelles informations sont donc ajoutées fréquemment.
    Actuellement, la base de données contient entre autres :
    1729 lieux;
    1722 personnages;
    358 articles;
    408 ouvrages.


    Pour en savoir plus:

    http://inventairenf.cieq.ulaval.ca:8080/inventaire

    Soldat Sanspareil
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    Vive le Roy!
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  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 15 juillet 2010 17h22
    Rendre hommage aux troupesfrançaises du chevalier de Lévis àl'occasion du 250e anniversairede la bataille de Sainte-Foy
    Journal des débats de l'Assemblée nationale

    http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/

    M. Maka Kotto

    M. Kotto: Mme la Présidente, le lundi 28 avril 1760, il y a exactement 250 ans, les troupes françaises du chevalier de Lévis remportèrent une victoire éclatante sur les troupes anglaises d'occupation du gouverneur James Murray dans ce qu'il est convenu d'appeler la bataille de Sainte-Foy.

    En cette journée de commémoration, un devoir de mémoire s'impose. Ainsi, par la présente, nous tenons à rendre hommage aux combattants de 1760 qui se sont battus pour reprendre la ville de Québec. Ils ont combattu pour leur nation, pour leur langue, pour leur culture française.

    Qu'il me soit permis d'évoquer le chevalier de Lévis qui déclarait alors, et je le cite: «Nos espoirs sont élevés. Notre foi dans les gens est grande. Notre courage est fort. Et nos rêves pour ce magnifique pays ne mourront jamais.» Fin de citation. Et bonne méditation. Merci.

    http://www.youtube.com/watch?v=nikVZH2Jy1U

    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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  • Claude Jean
    Inscrit
    mercredi 28 juillet 2010 09h54
    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis
    CIMETIÈRE DES HÉROS

    Le cimetière de l'Hôpital et les chevaliers de St-Louis
    Le site de l'Hôpital général compte aussi trois cimetières anciens. L'un d'eux a été établi en 1728 pour les « pauvres » et il est devenu officiellement le Cimetière de l'Hôpital général de Québec depuis 2001, seul cimetière de la guerre de Sept Ans au monde. Il regroupe les dépouilles de 1 058 soldats français, anglais, canadiens et amérindiens morts pendant toute la guerre de Sept Ans (1753-1760), ainsi qu'au champ d'honneur des plaines d'Abraham en 1759. Un grand nombre de ces soldats ont d'abord été soignés par les religieuses et leurs noms sont consignés dans les archives de l'Hôpital général. En 2001, les restes du général Montcalm, que conservaient jusqu'à ce jour les ursulines de Québec, y ont été déposés dans un mausolée à son nom. Le général rejoignait ainsi 17 de ses pairs. Notons que le cimetière renferme la plus importante concentration connue de militaires faits chevaliers de Saint-Louis, la plus haute distinction française de l'Ancien Régime


    http://www.ameriquefrancaise.org/fr/article-213/Mo

    Soldat Sanspareil
    2ème bataillon du régiment de la Sarre
    Vive le Roy!
    http://www.regimentdelasarre.ca
    http://www.tagtele.com/videos/voir/46581
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    François Mitterrand
    Un peuple qui n'enseigne pas son histoire est un peuple qui perd son identité

  • Claude Jean
    Inscrit
    jeudi 9 septembre 2010 09h51
    Le nom de Nouvelle-France.
    Le nom de Nouvelle-France.

    Quand a-t-on commencé à désigner le Canada sous le nom de Nouvelle-France?

    Pour plus de détails consulter le lien suivant:

    http://www.ourroots.ca/page.aspx?id=689837

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