Robert Charlebois «avec tambour ni trompette» à La Tulipe - Avec figue ni raisin
Jusqu'à la salve des rentre-dedans d'office, Tout écartillé talonnant Chu d'dans qui renchérissait sur Entr'deux joints, laquelle suivait la meilleure version de Dolorès vécue de mémoire de vieux fan (avec citation de la Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran), ladite Dolorès arrivant sur les talons des Ailes d'un ange, le nouveau spectacle de Robert Charlebois à La Tulipe a été... comment dire? Certainement sympathique. Fascinant par moments. Mais à moitié satisfaisant. Et pas qu'un peu étrange.
Pendant la première heure de ce drôle de show d'intention ludique (le titre, Avec tambour ni trompette, donnant le ton), Charlebois et ses trois compères à tout faire vaquaient dans leur magasin de musique aux mille instruments, et Charlebois dans son vaste entrepôt à chansons connues et méconnues, un peu comme si nous n'étions pas là. Au jeu de la version inhabituellement arrangée et de la toune sortie des boules à mites, ça fonctionnait un coup sur deux. Lindberg en intro seul au piano, fallait l'oser, ça partait fort l'opération dépoussiérage, et l'enchaînement avec Je reviendrai à Montréal avait l'avantage de faire place nette et permettre n'importe quoi ensuite. Mais la suite, justement, était insaisissable, et l'on passait de Complainte de presqu'Amérique à Terre Love à Fais-toi z'en pas à Vivre en ce pays (la belle des belles de Pierre Calvé) sans point d'ancrage, sans quai pour aborder. Un peu perdus, quoi.
Plus ça allait, plus ça déconcertait. Le Charlebois émouvant (10 ans) voisinait le Charlebois anodin (Je suis né) à partir des mots d'un même Réjean Ducharme décidément capable de tout, un medley pas trop rigolo des «pires succès» des années golf (Coup de soleil, Le Tempo, Moi Tarzan toi Jane) précédait les merveilles d'invention langagière que sont Québec Love et Egg Generation, bref, c'était méchamment dur à suivre. «Est-ce que ça va bien? Êtes-vous nerveux?», a lancé Garou 1er à mi-parcours, comme s'il n'était pas sûr d'avoir son monde avec lui. Paradoxalement, c'est après avoir avoué «sincèrement» être un peu «tanné de la chanter» que Les Ailes d'un ange a relancé la soirée. Sur les chapeaux de roue, aussi efficace et prévisible que le reste du spectacle était inégal et déroutant. Alors quoi? Je ne sais pas. Content et pas content. Avec figue ni raisin.
Pendant la première heure de ce drôle de show d'intention ludique (le titre, Avec tambour ni trompette, donnant le ton), Charlebois et ses trois compères à tout faire vaquaient dans leur magasin de musique aux mille instruments, et Charlebois dans son vaste entrepôt à chansons connues et méconnues, un peu comme si nous n'étions pas là. Au jeu de la version inhabituellement arrangée et de la toune sortie des boules à mites, ça fonctionnait un coup sur deux. Lindberg en intro seul au piano, fallait l'oser, ça partait fort l'opération dépoussiérage, et l'enchaînement avec Je reviendrai à Montréal avait l'avantage de faire place nette et permettre n'importe quoi ensuite. Mais la suite, justement, était insaisissable, et l'on passait de Complainte de presqu'Amérique à Terre Love à Fais-toi z'en pas à Vivre en ce pays (la belle des belles de Pierre Calvé) sans point d'ancrage, sans quai pour aborder. Un peu perdus, quoi.
Plus ça allait, plus ça déconcertait. Le Charlebois émouvant (10 ans) voisinait le Charlebois anodin (Je suis né) à partir des mots d'un même Réjean Ducharme décidément capable de tout, un medley pas trop rigolo des «pires succès» des années golf (Coup de soleil, Le Tempo, Moi Tarzan toi Jane) précédait les merveilles d'invention langagière que sont Québec Love et Egg Generation, bref, c'était méchamment dur à suivre. «Est-ce que ça va bien? Êtes-vous nerveux?», a lancé Garou 1er à mi-parcours, comme s'il n'était pas sûr d'avoir son monde avec lui. Paradoxalement, c'est après avoir avoué «sincèrement» être un peu «tanné de la chanter» que Les Ailes d'un ange a relancé la soirée. Sur les chapeaux de roue, aussi efficace et prévisible que le reste du spectacle était inégal et déroutant. Alors quoi? Je ne sais pas. Content et pas content. Avec figue ni raisin.
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