Concerts classiques - Solide et discret
À retenir
- PRO MUSICA
- Ravel: Miroirs. Debussy: Children's corner.
- Chopin: Mazurkas op. 50 n° 1, 2 et 3; op. 17 n° 4, op. 63 n° 1, 2 et 3. Andante spianato et grande Polonaise brillante. Dang Thaï Son (piano).
- Théâtre Maisonneuve, le lundi 26 octobre 2009.
Le pianiste lauréat du concours Chopin il y a presque trente ans donnait hier soir un récital au Théâtre Maisonneuve. Les augures des prix, même les plus réputés, ne sont rien si l'artiste qui naît de ces bases ne se développe pas.
Dang Thaï Son n'a pas toujours eu la partie facile à Montréal, où il enseigne le piano, mais où ses diverses prestations ont été pilonnées avec acharnement par certains commentateurs. À l'épreuve des faits, il est évident que Dang Thaï Son, pianiste solide et discret, ne mérite pas tant de diatribes. Il est tout aussi certain que je ne suis pas prêt à me ruer sur son prochain récital.
Il aura fallu attendre l'Andante spianato et la Grande Polonaise, en toute fin de programme, pour que la musique se libère d'un carcan; le carcan d'une sobriété alliée à une certaine application. Dang Thaï Son n'est pas de ces pianistes qui vous attirent dans leur univers: il expose les partitions, quitte à relever les nuances d'un ou deux crans pour mettre en lumière la domination d'une phrase sur une autre.
Les problèmes de perception et, plus encore, d'adhésion proviennent notamment de la monochromie du jeu. On la sent dans Doctor Gradus ad Parnassum (Childrens' Corner) comme dans la Mazurka op. 63 n° 1. Et du manque de couleurs résulte le problème de la création d'atmosphères. C'est cruel quand on s'attaque à Debussy et Ravel, surtout quand on commence à froid par Miroirs; un quasi-suicide musical.
Hier, j'ai entendu Dang Thaï Son le pianiste. J'aimerais bien découvrir l'artiste au-delà des six minutes d'un Andante de Chopin...
Dang Thaï Son n'a pas toujours eu la partie facile à Montréal, où il enseigne le piano, mais où ses diverses prestations ont été pilonnées avec acharnement par certains commentateurs. À l'épreuve des faits, il est évident que Dang Thaï Son, pianiste solide et discret, ne mérite pas tant de diatribes. Il est tout aussi certain que je ne suis pas prêt à me ruer sur son prochain récital.
Il aura fallu attendre l'Andante spianato et la Grande Polonaise, en toute fin de programme, pour que la musique se libère d'un carcan; le carcan d'une sobriété alliée à une certaine application. Dang Thaï Son n'est pas de ces pianistes qui vous attirent dans leur univers: il expose les partitions, quitte à relever les nuances d'un ou deux crans pour mettre en lumière la domination d'une phrase sur une autre.
Les problèmes de perception et, plus encore, d'adhésion proviennent notamment de la monochromie du jeu. On la sent dans Doctor Gradus ad Parnassum (Childrens' Corner) comme dans la Mazurka op. 63 n° 1. Et du manque de couleurs résulte le problème de la création d'atmosphères. C'est cruel quand on s'attaque à Debussy et Ravel, surtout quand on commence à froid par Miroirs; un quasi-suicide musical.
Hier, j'ai entendu Dang Thaï Son le pianiste. J'aimerais bien découvrir l'artiste au-delà des six minutes d'un Andante de Chopin...
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