Les autres galas de l'ADISQ - Quartier des Félix
Si l'on voulait démontrer que c'est là que ça se passe, que le Quartier des spectacles en devenir n'est pas qu'une vue de l'esprit, on n'agirait pas autrement. En fin d'après-midi hier, notre industrie du disque et du spectacle récompensait son monde de l'ombre au Club Soda: sonorisateur, metteur en scène et compagnie. En début de soirée, les mêmes remontaient la Main et tournaient sur la Catherine, direction Métropolis. S'y déroulait, tel qu'il était diffusé en différé à MusiMax et MusiquePlus, le gala que l'on appelle L'Autre gala de l'ADISQ — autre par rapport au gala autrement gros de dimanche prochain.
D'un lieu à l'autre, la même intention était manifeste: exister envers et contre tout, à l'heure de la dématérialisation des supports et de la panique générale. «J'ai vendu deux disques aujourd'hui», badinait un pionnier du métier, sur le trottoir entre les deux galas. «Moi aussi», triomphait un pianiste classique de renom.
L'ambiance, un brin stressée, exacerbée par l'animation pas drôle de L'Autre gala par l'humoriste Rémi-Pierre Paquin, n'aura pas empêché les émouvants d'émouvoir (Renée Martel recevant un Félix qu'elle n'attendait plus; la même Renée partageant Un coeur de cristal et un banc de piano avec Richard Desjardins), ni le roi des cabotins de cabotiner (Leloup s'offrant un festival de sacres au podium, où l'appelait le Félix de l'album de l'année — rock).
Cette drôle de soirée d'une drôle d'époque aura aussi permis quelques constats: il n'est jamais trop tard pour gagner un Félix. Si Renée Martel a attendu dix ans avant «d'en toucher un autre», et si Ginette Reno a mis 13 ans pour retrouver le chemin de la victoire officiellement avalisée (album de l'année - meilleur vendeur pour Fais-moi la tendresse), trois décennies séparaient pour Serge Fiori le Félix de la bande sonore originale (Babine, avec Normand Corbeil) du Félix du meilleur groupe (Fiori-Séguin!).
Péril ou pas en la demeure, des méritants ont été dûment confirmés: à deux Félix chacun, on aura distingué Patrick Watson, Fred Pellerin (scripteur, metteur en scène), le Pascale Picard Band et Karkwa (pour le clip de La Façade et la réalisation de l'album 12 hommes rapaillés par Louis-Jean Cormier). On trouvera la liste complète des gagnants sur le site www.adisq.com. À dimanche.
D'un lieu à l'autre, la même intention était manifeste: exister envers et contre tout, à l'heure de la dématérialisation des supports et de la panique générale. «J'ai vendu deux disques aujourd'hui», badinait un pionnier du métier, sur le trottoir entre les deux galas. «Moi aussi», triomphait un pianiste classique de renom.
L'ambiance, un brin stressée, exacerbée par l'animation pas drôle de L'Autre gala par l'humoriste Rémi-Pierre Paquin, n'aura pas empêché les émouvants d'émouvoir (Renée Martel recevant un Félix qu'elle n'attendait plus; la même Renée partageant Un coeur de cristal et un banc de piano avec Richard Desjardins), ni le roi des cabotins de cabotiner (Leloup s'offrant un festival de sacres au podium, où l'appelait le Félix de l'album de l'année — rock).
Cette drôle de soirée d'une drôle d'époque aura aussi permis quelques constats: il n'est jamais trop tard pour gagner un Félix. Si Renée Martel a attendu dix ans avant «d'en toucher un autre», et si Ginette Reno a mis 13 ans pour retrouver le chemin de la victoire officiellement avalisée (album de l'année - meilleur vendeur pour Fais-moi la tendresse), trois décennies séparaient pour Serge Fiori le Félix de la bande sonore originale (Babine, avec Normand Corbeil) du Félix du meilleur groupe (Fiori-Séguin!).
Péril ou pas en la demeure, des méritants ont été dûment confirmés: à deux Félix chacun, on aura distingué Patrick Watson, Fred Pellerin (scripteur, metteur en scène), le Pascale Picard Band et Karkwa (pour le clip de La Façade et la réalisation de l'album 12 hommes rapaillés par Louis-Jean Cormier). On trouvera la liste complète des gagnants sur le site www.adisq.com. À dimanche.
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