Le duo français à Québec et à Montréal - Quand Cohen rime avec Herman Düne
La réputation des Français d'Herman Düne n'est plus à faire pour beaucoup d'amateurs de folk et d'antifolk — plus abrasif —, mais le groupe reste encore relativement méconnu du grand public. Il faut croire que le duo compte bien changer la donne dans notre coin du monde puisqu'il met les pieds à Québec demain avant de venir dimanche à Montréal pour une quatrième fois depuis un an. Cette fois, ils seront en compagnie de leur bonne amie Julie Doiron, avec en poche leur huitième album, Next Year in Zion.
D'abord un trio formé des deux frères David-Ivar et André Herman Düne — leur véritable nom de famille — et du batteur Omé, le groupe a vu son alignement changer avec les années et les tournées. La formation, qui chante seulement en anglais, est maintenant composée du chanteur et compositeur David-Ivar et du batteur Neman, qui porte le patronyme Herman Düne par association.
En 10 ans de carrière, le groupe est toujours resté fidèle à sa formule guitare-batterie-voix, mais en réussissant à en explorer un large spectre, du plus minimaliste au plus enrobé, sans jamais occulter le texte. Si vous aimez Dylan, si vous aimez Cohen, vous aimez Herman Düne.
Au bout du fil, quelque part dans une rue parisienne, le tranquille David-Ivar ne cache pas son amour pour le grand Leonard Cohen, dont il avoue s'être inspiré pour la présence des choeurs féminins sur plusieurs de ses pièces. «Y'a un truc qui me fait revenir souvent à Montréal, c'est qu'on m'a dit que Cohen y habitait, explique le grand chanteur qui porte la barbe. Chaque fois qu'on vient, tout le monde nous dit: "Ah je l'ai vu ici, là, au Fairmount Bagel", et nous on ne l'a jamais vu... Alors on espère qu'on le verra dimanche!»
Bien qu'Européen dans l'âme, David-Ivar avoue être très attaché aux États-Unis, particulièrement à New York, où il a vécu six ans. «Je m'y sens chez moi. Je me souviens d'un mot que disait John Lennon quand on a voulu le faire partir des États-Unis parce que ses papiers n'étaient pas en règle. Il disait: "Je veux rester là parce que c'est le pays de Chuck Berry". C'est un peu comme ça que je me sens quand je suis là-bas.»
Le plus récent disque d'Herman Düne, Next Year In Zion, est probablement le plus feutré de leur discographie, les douze titres étant souvent enrobés de cuivres, dans un esprit tex-mex. Un disque de haut calibre, encore une fois entièrement illustré par David-Ivar lui-même, lui qui vend depuis deux ans ses dessins dans des galeries d'art. Sans parler de religion, l'album en a été influencé. «C'est vrai que j'ai un rapport personnel avec la religion, mais je ne pense pas que ça influence le sens de mes chansons, mais plus mon écriture, le choix des mots, de façon inconsciente.»
Sur scène, Herman Düne devrait jouer beaucoup de nouvelles pièces qui ne sont pas encore sur album. La Canadienne Julie Doiron, avec qui ils ont déjà travaillé sur l'album Not on Top, sera en première partie, mais risque fort de remonter sur scène le temps de quelques pièces avec Herman Düne.
D'abord un trio formé des deux frères David-Ivar et André Herman Düne — leur véritable nom de famille — et du batteur Omé, le groupe a vu son alignement changer avec les années et les tournées. La formation, qui chante seulement en anglais, est maintenant composée du chanteur et compositeur David-Ivar et du batteur Neman, qui porte le patronyme Herman Düne par association.
En 10 ans de carrière, le groupe est toujours resté fidèle à sa formule guitare-batterie-voix, mais en réussissant à en explorer un large spectre, du plus minimaliste au plus enrobé, sans jamais occulter le texte. Si vous aimez Dylan, si vous aimez Cohen, vous aimez Herman Düne.
Au bout du fil, quelque part dans une rue parisienne, le tranquille David-Ivar ne cache pas son amour pour le grand Leonard Cohen, dont il avoue s'être inspiré pour la présence des choeurs féminins sur plusieurs de ses pièces. «Y'a un truc qui me fait revenir souvent à Montréal, c'est qu'on m'a dit que Cohen y habitait, explique le grand chanteur qui porte la barbe. Chaque fois qu'on vient, tout le monde nous dit: "Ah je l'ai vu ici, là, au Fairmount Bagel", et nous on ne l'a jamais vu... Alors on espère qu'on le verra dimanche!»
Bien qu'Européen dans l'âme, David-Ivar avoue être très attaché aux États-Unis, particulièrement à New York, où il a vécu six ans. «Je m'y sens chez moi. Je me souviens d'un mot que disait John Lennon quand on a voulu le faire partir des États-Unis parce que ses papiers n'étaient pas en règle. Il disait: "Je veux rester là parce que c'est le pays de Chuck Berry". C'est un peu comme ça que je me sens quand je suis là-bas.»
Le plus récent disque d'Herman Düne, Next Year In Zion, est probablement le plus feutré de leur discographie, les douze titres étant souvent enrobés de cuivres, dans un esprit tex-mex. Un disque de haut calibre, encore une fois entièrement illustré par David-Ivar lui-même, lui qui vend depuis deux ans ses dessins dans des galeries d'art. Sans parler de religion, l'album en a été influencé. «C'est vrai que j'ai un rapport personnel avec la religion, mais je ne pense pas que ça influence le sens de mes chansons, mais plus mon écriture, le choix des mots, de façon inconsciente.»
Sur scène, Herman Düne devrait jouer beaucoup de nouvelles pièces qui ne sont pas encore sur album. La Canadienne Julie Doiron, avec qui ils ont déjà travaillé sur l'album Not on Top, sera en première partie, mais risque fort de remonter sur scène le temps de quelques pièces avec Herman Düne.
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