Photo - La griffe jazz de Herman Leonard
Ella Fitzgerald et Duke Ellington (avec Benny Goodman en arrière-plan), New York, 1949, photographie de Herman Leonard
Le grand photographe de jazz Herman Leonard revient à Montréal pour lancer les activités de la galerie de la Maison du Festival Rio Tinto Alcan en y exposant des clichés inédits du 30e Festival international de jazz de Montréal. L'artiste nonagénaire au bagou sympathique était le photographe officiel de cet événement anniversaire.
« J'ai trouvé ma mission impossible parce que tellement de choses se passaient en même temps! », confie-t-il. Celui qui a vécu à Paris à la fin des années 50 a adoré la « saveur française » du festival québécois. Parmi ses coups de coeur: Jazzing Flamenco, « spectaculaire », selon lui, bien que loin du pur jazz; Miles from India, « merveilleux » croisement entre la culture indienne et les héritiers du jazzman américain Miles Davis, et la chanteuse française Melody Gardot, qu'il a d'ailleurs croquée dans sa loge. Un portrait dont il garde un souvenir éclatant.
« Elle était assise sous une lampe très vive et elle arrangeait son maquillage et ses cheveux, et l'éclairage était très dramatique, raconte-t-il. J'adore cette photo parce que c'est un moment impromptu que le public ne verra jamais. »
Ces expériences en coulisse excitent le plus sa mémoire de photographe de jazz, d'hier à aujourd'hui.
« Quand j'ai commencé la photo il y a... 70 ans (!), je croquais de jeunes musiciens qui deviendraient plus tard des légendes, rapporte-t-il. Je recherche la même chose aujourd'hui même si c'est plus difficile. »
Des amis
Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Miles Davis sont devenus ses amis autant que ses sujets dans les années 50, tandis qu'émergeait le be-bop. Il avait alors un studio dans Greenwich Village, à New York, et fréquentait les boîtes de jazz, particulièrement le Royal Roost, petite boîte dans le grenier d'un édifice, devenu la Mecque du nouveau jazz.
« Miles était mon meilleur sujet photographique, raconte-t-il, même s'il préférait Dizzy sur le plan humain, parce qu'il avait un visage magnifique, pour la qualité de sa peau, la structure de sa tête; c'était impossible de prendre une photo qui ne soit pas intéressante. Il était très photogénique. »
L'exposition de la galerie de la Maison du Festival, qui court du 22 octobre au 7 janvier, réunit une cinquantaine de clichés qui font le tour de sa très longue carrière, de 1948 à 2009. Certaines photos prises lors du dernier FIJM y sont présentées en première mondiale.
Coup de foudre
Né en Pennsylvanie en 1923, Herman Leonard a eu un coup de foudre pour le jazz en entendant une chanson de Louis Jordan à la radio, alors que ses parents n'écoutaient que de la musique classique, ennuyeuse à ses yeux d'enfant. « C'était vivant, joyeux, ça me faisait taper du pied, se rappelle-t-il. À partir de là, je n'ai jamais perdu ma passion pour le jazz. »
Le photographe a depuis exposé ses clichés partout dans le monde et reçu sa part de prix d'excellence. Il a publié trois livres, dont l'avant-propos du dernier, sous la plume de Quincy Jones, résume bien l'impact de son oeuvre: « Quand les gens pensent au jazz, leur image mentale est probablement une de celles de Herman. »
« J'ai trouvé ma mission impossible parce que tellement de choses se passaient en même temps! », confie-t-il. Celui qui a vécu à Paris à la fin des années 50 a adoré la « saveur française » du festival québécois. Parmi ses coups de coeur: Jazzing Flamenco, « spectaculaire », selon lui, bien que loin du pur jazz; Miles from India, « merveilleux » croisement entre la culture indienne et les héritiers du jazzman américain Miles Davis, et la chanteuse française Melody Gardot, qu'il a d'ailleurs croquée dans sa loge. Un portrait dont il garde un souvenir éclatant.
« Elle était assise sous une lampe très vive et elle arrangeait son maquillage et ses cheveux, et l'éclairage était très dramatique, raconte-t-il. J'adore cette photo parce que c'est un moment impromptu que le public ne verra jamais. »
Ces expériences en coulisse excitent le plus sa mémoire de photographe de jazz, d'hier à aujourd'hui.
« Quand j'ai commencé la photo il y a... 70 ans (!), je croquais de jeunes musiciens qui deviendraient plus tard des légendes, rapporte-t-il. Je recherche la même chose aujourd'hui même si c'est plus difficile. »
Des amis
Dizzy Gillespie, Billie Holiday, Charlie Parker, Duke Ellington, Miles Davis sont devenus ses amis autant que ses sujets dans les années 50, tandis qu'émergeait le be-bop. Il avait alors un studio dans Greenwich Village, à New York, et fréquentait les boîtes de jazz, particulièrement le Royal Roost, petite boîte dans le grenier d'un édifice, devenu la Mecque du nouveau jazz.
« Miles était mon meilleur sujet photographique, raconte-t-il, même s'il préférait Dizzy sur le plan humain, parce qu'il avait un visage magnifique, pour la qualité de sa peau, la structure de sa tête; c'était impossible de prendre une photo qui ne soit pas intéressante. Il était très photogénique. »
L'exposition de la galerie de la Maison du Festival, qui court du 22 octobre au 7 janvier, réunit une cinquantaine de clichés qui font le tour de sa très longue carrière, de 1948 à 2009. Certaines photos prises lors du dernier FIJM y sont présentées en première mondiale.
Coup de foudre
Né en Pennsylvanie en 1923, Herman Leonard a eu un coup de foudre pour le jazz en entendant une chanson de Louis Jordan à la radio, alors que ses parents n'écoutaient que de la musique classique, ennuyeuse à ses yeux d'enfant. « C'était vivant, joyeux, ça me faisait taper du pied, se rappelle-t-il. À partir de là, je n'ai jamais perdu ma passion pour le jazz. »
Le photographe a depuis exposé ses clichés partout dans le monde et reçu sa part de prix d'excellence. Il a publié trois livres, dont l'avant-propos du dernier, sous la plume de Quincy Jones, résume bien l'impact de son oeuvre: « Quand les gens pensent au jazz, leur image mentale est probablement une de celles de Herman. »
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