Musiques spécialisées: Ottawa devra justifier les suppressions
Ottawa — La suppression de deux programmes d'aide à la création et à la diffusion des musiques spécialisées devra être justifiée par le gouvernement conservateur devant le Comité permanent du patrimoine canadien. Le NPD a obtenu hier de pouvoir amener le dossier devant cette instance.
Le Devoir révélait le 18 septembre que les programmes Subvention à l'enregistrement sonore de musique spécialisée et Aide à la distribution de musique spécialisée avaient été abolis en catimini au mois de juillet. Les deux avaient une enveloppe totale de 1,35 million. Ottawa a décidé de rediriger ces sommes vers deux nouveaux fonds, soit le développement des marchés numériques (900 000 $) et le développement des marchés internationaux (500 000 $).
Les choix s'expliquent par les importantes mutations que vit l'industrie musicale mondiale, dont le commerce s'oriente de plus en plus vers Internet. Mais ils font en sorte de laisser à découvert les petits joueurs d'un secteur (le jazz, la musique classique, le folk) qui peut difficilement exister sans subvention.
Selon des statistiques du Conseil des arts du Canada, 101 artistes canadiens ont profité de ces deux programmes en 2007, dont une trentaine d'artistes et de maisons de disques québécois.
Les subventions abolies contribuaient à payer les frais d'enregistrement des albums, les frais de production et certains frais de promotion. Officiellement, les fonds visaient « à favoriser la production d'une grande variété » de musiques qui ne sont pas conçues pour « un marché de masse et dont le contenu met l'accent sur la créativité [...] plutôt que sur les exigences de l'industrie de l'enregistrement sonore courante ».
« La suppression des subventions signifie qu'une génération complète d'artistes de la relève risque de ne jamais se faire entendre », affirmait hier par communiqué le porte-parole néo-démocrate en matière de culture, Charlie Angus.
Le ministre du Patrimoine devra donc se présenter devant le comité permanent, ainsi que des fonctionnaires du ministère. Des représentants du Conseil des arts du Canada (qui gérait les fonds] et du Conseil québécois de la musique viendront aussi s'exprimer. Les audiences débuteront le 20 octobre.
Le Devoir révélait le 18 septembre que les programmes Subvention à l'enregistrement sonore de musique spécialisée et Aide à la distribution de musique spécialisée avaient été abolis en catimini au mois de juillet. Les deux avaient une enveloppe totale de 1,35 million. Ottawa a décidé de rediriger ces sommes vers deux nouveaux fonds, soit le développement des marchés numériques (900 000 $) et le développement des marchés internationaux (500 000 $).
Les choix s'expliquent par les importantes mutations que vit l'industrie musicale mondiale, dont le commerce s'oriente de plus en plus vers Internet. Mais ils font en sorte de laisser à découvert les petits joueurs d'un secteur (le jazz, la musique classique, le folk) qui peut difficilement exister sans subvention.
Selon des statistiques du Conseil des arts du Canada, 101 artistes canadiens ont profité de ces deux programmes en 2007, dont une trentaine d'artistes et de maisons de disques québécois.
Les subventions abolies contribuaient à payer les frais d'enregistrement des albums, les frais de production et certains frais de promotion. Officiellement, les fonds visaient « à favoriser la production d'une grande variété » de musiques qui ne sont pas conçues pour « un marché de masse et dont le contenu met l'accent sur la créativité [...] plutôt que sur les exigences de l'industrie de l'enregistrement sonore courante ».
« La suppression des subventions signifie qu'une génération complète d'artistes de la relève risque de ne jamais se faire entendre », affirmait hier par communiqué le porte-parole néo-démocrate en matière de culture, Charlie Angus.
Le ministre du Patrimoine devra donc se présenter devant le comité permanent, ainsi que des fonctionnaires du ministère. Des représentants du Conseil des arts du Canada (qui gérait les fonds] et du Conseil québécois de la musique viendront aussi s'exprimer. Les audiences débuteront le 20 octobre.
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