Marilyn Manson comme une tonne de briques, malgré la grippe
Il a dit pratiquement dès le départ qu’il avait la grippe. Son médecin lui aurait en effet diagnostiqué la fameuse AH1N1. Impossible de vérifier, mais n’empêche que malgré cela, il a donné toute une prestation, le Marilyn Manson, accompagné de sa bande hier au soir, au Centre Bell.
Parce que, il faut bien l’écrire, c’est tout lui le spectacle; lui qui dicte la marche à suivre; lui qui décide s’il est généreux ou pas; lui que des milliers de fans se pressent pour voir, malgré le poids des années — il a eu 40 ans en janvier — qui pèse tout de même un peu, surtout quand on pense au style musical qui est le sien. Pas exactement des ballades.
Et il peut être d’un caractère exécrable, ayant sans aucun doute un ego disproportionné. Surtout qu’après des mois de tournée, les foules sont toujours au rendez-vous, au point où il a ajouté des spectacles sur sa route, en Europe, tout l’automne. Bref, il aurait pu se contenter d’un spectacle pépère, comme il le fait parfois. L’auteur de ces lignes, qui en était à son sixième concert du groupe, peut en témoigner.
Mais non. On a plutôt eu droit au Manson déferlant comme une tonne de briques, avec en prime un son pas si mauvais. Le Centre Bell n’est pas si mal, même si au Métropolis — où il a joué à trois reprises — il y gagnait un peu en proximité, lui qui offre une performance aussi musicale que théâtrale. Ce sont plutôt les spectateurs devant la scène qui risquaient leur peau par moments. Dans l’amphithéâtre des Canadiens, les choses étaient un brin plus tranquilles.
Justement, cette fois, il s’est permis quelques escapades dans la foule, le temps de leur tendre le micro. Côté chansons, outre certains extraits du dernier album, High End of the Low, qui retrouvaient leurs lettres de noblesse lorsque catapultées live, on a eu droit à tous les classiques. De Disposable Teens à Irresponsible Hate Anthem, en passant par The Dope Show et Sweet Dreams. Et valeur sûre, le farouchement anti-américain suintait à grosses gouttes. Le tout appuyé par des musiciens on ne plus solides et qui ne font pas dans la dentelle.
Bref, on a pu entendre le Manson des beaux jours. Il semblait en fait y prendre réellement plaisir, notamment quand venait le temps de faire l’accolade à son comparse — qu’on retrouvait après huit années d’absence —, Twiggy Ramirez. Pour la petite histoire, c’est lui qui est derrière les plus gros succès de Manson, dont The Beautiful People, lancée hier soir en guise de rappel. Ce soir, fera-t-il aussi bien à Québec? On peut en douter. Ensuite, étrangement, il complète la tournée nord-américaine à Halifax et Moncton. Difficile de les imaginer sortir prendre un verre après le spectacle. (Texte mis en ligne mercredi, à 7h30)
Parce que, il faut bien l’écrire, c’est tout lui le spectacle; lui qui dicte la marche à suivre; lui qui décide s’il est généreux ou pas; lui que des milliers de fans se pressent pour voir, malgré le poids des années — il a eu 40 ans en janvier — qui pèse tout de même un peu, surtout quand on pense au style musical qui est le sien. Pas exactement des ballades.
Et il peut être d’un caractère exécrable, ayant sans aucun doute un ego disproportionné. Surtout qu’après des mois de tournée, les foules sont toujours au rendez-vous, au point où il a ajouté des spectacles sur sa route, en Europe, tout l’automne. Bref, il aurait pu se contenter d’un spectacle pépère, comme il le fait parfois. L’auteur de ces lignes, qui en était à son sixième concert du groupe, peut en témoigner.
Mais non. On a plutôt eu droit au Manson déferlant comme une tonne de briques, avec en prime un son pas si mauvais. Le Centre Bell n’est pas si mal, même si au Métropolis — où il a joué à trois reprises — il y gagnait un peu en proximité, lui qui offre une performance aussi musicale que théâtrale. Ce sont plutôt les spectateurs devant la scène qui risquaient leur peau par moments. Dans l’amphithéâtre des Canadiens, les choses étaient un brin plus tranquilles.
Justement, cette fois, il s’est permis quelques escapades dans la foule, le temps de leur tendre le micro. Côté chansons, outre certains extraits du dernier album, High End of the Low, qui retrouvaient leurs lettres de noblesse lorsque catapultées live, on a eu droit à tous les classiques. De Disposable Teens à Irresponsible Hate Anthem, en passant par The Dope Show et Sweet Dreams. Et valeur sûre, le farouchement anti-américain suintait à grosses gouttes. Le tout appuyé par des musiciens on ne plus solides et qui ne font pas dans la dentelle.
Bref, on a pu entendre le Manson des beaux jours. Il semblait en fait y prendre réellement plaisir, notamment quand venait le temps de faire l’accolade à son comparse — qu’on retrouvait après huit années d’absence —, Twiggy Ramirez. Pour la petite histoire, c’est lui qui est derrière les plus gros succès de Manson, dont The Beautiful People, lancée hier soir en guise de rappel. Ce soir, fera-t-il aussi bien à Québec? On peut en douter. Ensuite, étrangement, il complète la tournée nord-américaine à Halifax et Moncton. Difficile de les imaginer sortir prendre un verre après le spectacle. (Texte mis en ligne mercredi, à 7h30)
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