Catherine Durand au Lion D'Or - La pleine charge
Cela se sait juste assez pour que ça la desserve: j'aime Catherine Durand tout le temps, et depuis toujours. Sa sorte de folk ambiant est ma sorte de folk ambiant, son Amérique à elle mon Amérique à moi, son doux timbre mon genre de doux timbre, ses refrains me gravissent et dévalent l'échine, c'est ainsi. Alors forcément, ça augmente la difficulté quand vient le temps, comme maintenant, d'évoquer une nouvelle première montréalaise. Que je vais aimer, c'est acquis. Ce qui est moins évident, c'est d'aimer plus que d'habitude. Et de dire pourquoi. Essayons, puisque c'est le cas.
Il se trouve que ce nouveau spectacle est d'abord celui des chansons de l'album Coeurs migratoires, et qu'elles ont de l'envergure comme jamais. Ça tient aux arrangements très modulés de Catherine et de son coréalisateur Jocelyn Tellier: des crescendos gigantesques, des délicatesses extrêmes, du très palpable et du très planant en même temps. Eh bien, le spectacle d'hier soir au Lion D'Or partait de là... pour aller plus loin. C'est pas grand, le Lion D'Or, et pourtant, la musique avait de la place comme Pink Floyd en avait à Pompéi. Version folk nord-américaine.
La jeune femme avait les musiciens qu'il fallait pour le voyage, les basses rondes de Guillaume Chartrain, les balayages fins de Marc-André Larocque, et les cordes. Les cordes! L'acoustique de Catherine, parfois le violoncelle de Mélanie Auclair, mais surtout les extraordinaires et inextricables entrelacs de l'électrique de Joss Tellier et de la pedal steel de Joe Grass (ou sa mandoline, au choix). Tout ça conjugué dans les finales de Quelques heures ou Je vais rester, c'était franchement la transe.
La pleine charge, si j'ose dire, rapport à la batterie des écouteurs de Catherine, qui a flanché à mi-parcours. Divers hics techniques ont ponctué la soirée (les micros durant Le Bonheur est parfois maladroit, notamment), et la voix de la chanteuse était parfois un peu noyée dans le flot, mais le plaisir de cette musique en relief, de ces chansons plus amples et belles que jamais (dont une version à pleurer de joie d'I Still Pray, reprise de Kasey Chambers), était tout simplement trop grand pour en pâtir. Dans sa petite robe noire, Catherine Durand était comme nous: elle exultait. Allez-y demain, ce sera encore meilleur sans les hics.
Il se trouve que ce nouveau spectacle est d'abord celui des chansons de l'album Coeurs migratoires, et qu'elles ont de l'envergure comme jamais. Ça tient aux arrangements très modulés de Catherine et de son coréalisateur Jocelyn Tellier: des crescendos gigantesques, des délicatesses extrêmes, du très palpable et du très planant en même temps. Eh bien, le spectacle d'hier soir au Lion D'Or partait de là... pour aller plus loin. C'est pas grand, le Lion D'Or, et pourtant, la musique avait de la place comme Pink Floyd en avait à Pompéi. Version folk nord-américaine.
La jeune femme avait les musiciens qu'il fallait pour le voyage, les basses rondes de Guillaume Chartrain, les balayages fins de Marc-André Larocque, et les cordes. Les cordes! L'acoustique de Catherine, parfois le violoncelle de Mélanie Auclair, mais surtout les extraordinaires et inextricables entrelacs de l'électrique de Joss Tellier et de la pedal steel de Joe Grass (ou sa mandoline, au choix). Tout ça conjugué dans les finales de Quelques heures ou Je vais rester, c'était franchement la transe.
La pleine charge, si j'ose dire, rapport à la batterie des écouteurs de Catherine, qui a flanché à mi-parcours. Divers hics techniques ont ponctué la soirée (les micros durant Le Bonheur est parfois maladroit, notamment), et la voix de la chanteuse était parfois un peu noyée dans le flot, mais le plaisir de cette musique en relief, de ces chansons plus amples et belles que jamais (dont une version à pleurer de joie d'I Still Pray, reprise de Kasey Chambers), était tout simplement trop grand pour en pâtir. Dans sa petite robe noire, Catherine Durand était comme nous: elle exultait. Allez-y demain, ce sera encore meilleur sans les hics.
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