Gala de l'ADISQ 2009: les nominations - Qualité et quantité envers et contre tout
C'était hier party de la rentrée dans l'industrie du disque au Québec: le grand petit monde de la chanson d'ici se retrouvait au Club Soda à l'occasion du dévoilement des aspirants au Félix. À savoir: les quelque 292 chanteurs, chanteuses, groupes, producteurs et autres pros récoltant au moins une nomination en vue des diverses cérémonies de remise de statuettes, fin octobre début novembre. En tête de peloton: les Cowboys fringants, Yann Perreau, Jean Leloup, Mes Aïeux, Coeur de pirate, Ginette Reno, Diane Dufresne, Pierre Lapointe, Karkwa, Marie-Pierre Arthur.
Beaucoup de monde? Oui, beaucoup de monde. Si l'on ne prend en compte que les nominations artistiques, il n'y a que les Cowboys à cinq mentions. Sinon, c'est quatre, trois, deux occurrences par tête de pipe. La donne est remarquablement riche. Constat: nous vivons une époque terrifiante et formidable. Le disque meurt, mais ne se rend pas (194 albums recensés!). Ça crève, mais ça crée. Le dénuement rend débrouillard, il faut croire, et les neurones carburent à l'énergie du désespoir.
Belle année, donc. Visez-moi cette floraison en folk alternatif: le collectif Douze hommes rapaillés, le Coeurs migratoires de Catherine Durand, l'album de Marie-Pierre Arthur à son nom, L'Expédition des Cowboys fringants, La Ligne orange de Mes Aïeux, rien que du très, très bon. Presque pareil en pop-rock, à Dany Bédar près: Daniel Boucher, Pierre Lapointe, Yann Perreau et Mara Tremblay lèvent la barre très, très haut. Pour le très convoité Félix de l'auteur ou compositeur de l'année, ça joue du gros hockey: il y a les Perreau, Leloup et Forestier, plus les mots de feu Gaston Miron sur les airs si doux de Gilles Bélanger, et le groupe Avec pas d'casque (une victoire en soi). L'alterno va bien (Dumas, La Patère Rose, Malajube), l'anglo se porte mieux encore (Beast, Patrick Watson, Lhasa): y a bon partout.
Et puis tiens, c'est digne de mention, l'ADISQ a compris: rétrogradation pour le Félix de «l'album de l'année - meilleur vendeur», qui passe du gros gala à «L'Autre gala de l'ADISQ». Ne seront ainsi distribuées que onze babioles lors de la mégabringue à Louis-José Houde le 1er novembre. Plus le Félix hommage. A-t-on pensé à Renée Martel, pour l'hommage? Déjà présente dans deux catégories (pour l'album et le spectacle) «album de l'année-country», «spectacle de l'année-interprète», ce serait la bonne année.
Autre motif de réjouissance: deux singuliers projets de musique instrumentale, l'Antonio de David Brunet et l'excellent Rodéoscopique, sont avantageusement signalés par les jurys spécialisés. Message clair: on aime ça. On note par ailleurs les nombreuses nominations obtenues par les collaborateurs de Diane Dufresne et Dufresne elle-même autour du spectacle Effusions: voilà la diva parmi les metteurs en scène et les scripteurs de l'année, et c'est mérité. Des incongruités? Des absents notoires? Pas à première vue, sinon l'imbuvable Michaël en classique - vocal. On en reparle après examen approfondi et fouille à nu. D'ici là, on peut consulter la liste complète des élus de cet excellent premier tour sur le site adisq.com.
Beaucoup de monde? Oui, beaucoup de monde. Si l'on ne prend en compte que les nominations artistiques, il n'y a que les Cowboys à cinq mentions. Sinon, c'est quatre, trois, deux occurrences par tête de pipe. La donne est remarquablement riche. Constat: nous vivons une époque terrifiante et formidable. Le disque meurt, mais ne se rend pas (194 albums recensés!). Ça crève, mais ça crée. Le dénuement rend débrouillard, il faut croire, et les neurones carburent à l'énergie du désespoir.
Belle année, donc. Visez-moi cette floraison en folk alternatif: le collectif Douze hommes rapaillés, le Coeurs migratoires de Catherine Durand, l'album de Marie-Pierre Arthur à son nom, L'Expédition des Cowboys fringants, La Ligne orange de Mes Aïeux, rien que du très, très bon. Presque pareil en pop-rock, à Dany Bédar près: Daniel Boucher, Pierre Lapointe, Yann Perreau et Mara Tremblay lèvent la barre très, très haut. Pour le très convoité Félix de l'auteur ou compositeur de l'année, ça joue du gros hockey: il y a les Perreau, Leloup et Forestier, plus les mots de feu Gaston Miron sur les airs si doux de Gilles Bélanger, et le groupe Avec pas d'casque (une victoire en soi). L'alterno va bien (Dumas, La Patère Rose, Malajube), l'anglo se porte mieux encore (Beast, Patrick Watson, Lhasa): y a bon partout.
Et puis tiens, c'est digne de mention, l'ADISQ a compris: rétrogradation pour le Félix de «l'album de l'année - meilleur vendeur», qui passe du gros gala à «L'Autre gala de l'ADISQ». Ne seront ainsi distribuées que onze babioles lors de la mégabringue à Louis-José Houde le 1er novembre. Plus le Félix hommage. A-t-on pensé à Renée Martel, pour l'hommage? Déjà présente dans deux catégories (pour l'album et le spectacle) «album de l'année-country», «spectacle de l'année-interprète», ce serait la bonne année.
Autre motif de réjouissance: deux singuliers projets de musique instrumentale, l'Antonio de David Brunet et l'excellent Rodéoscopique, sont avantageusement signalés par les jurys spécialisés. Message clair: on aime ça. On note par ailleurs les nombreuses nominations obtenues par les collaborateurs de Diane Dufresne et Dufresne elle-même autour du spectacle Effusions: voilà la diva parmi les metteurs en scène et les scripteurs de l'année, et c'est mérité. Des incongruités? Des absents notoires? Pas à première vue, sinon l'imbuvable Michaël en classique - vocal. On en reparle après examen approfondi et fouille à nu. D'ici là, on peut consulter la liste complète des élus de cet excellent premier tour sur le site adisq.com.
- » nomination,
- Québec (province),
- Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ)
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