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7e Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue - Le FME poursuit sa croissance

Le volet extérieur enrichi et la température impeccable ont incité les festivaliers à prendre l'air

Philippe Papineau   8 septembre 2009  Musique
Les musiciens de la formation Clues n’hésitent pas à mêler le mélodique et le cacophonique tout en s’amusant sur la scène à changer d’instruments.
Les musiciens de la formation Clues n’hésitent pas à mêler le mélodique et le cacophonique tout en s’amusant sur la scène à changer d’instruments.
Pour sa septième édition, le Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscaminque (FME) a encore pris un peu de volume en ajoutant un volet extérieur plus important à sa programmation habituelle dans les salles et les cafés de Rouyn-Noranda. La clémence des cieux de mercredi à dimanche a rendu l'expérience de ce petit festival encore plus agréable.

Environ 14 000 festivaliers ont assisté aux divers concerts du FME 2009, soit 1500 de plus que l'an dernier, une statistique montrant la popularité de ces concerts sous le soleil ou les étoiles, c'est selon. Ils étaient plus de 800 à écouter Malajube et Le Nombre vendredi soir dans la 7e Rue, et plus de 500 personnes se sont rendues sur le site enchanteur de la presqu'île du lac Ossisko samedi après-midi pour voir l'étape abitibienne du Piknik électronik.

Les chiffres préliminaires sont donc encourageants pour le président de l'événement, Sandy Boutin, qui pourrait dégager des profits avec cette septième édition. «C'est certain qu'on va garder nos scènes extérieures l'an prochain, mais sans nécessairement en rajouter, précise Boutin, qui tient depuis le tout début du festival à éviter une croissance trop rapide. Mais c'est certain que même si le Piknik électronik ne revient pas, on va refaire une journée comme ça l'an prochain.»

Côté programmation, difficile de ne pas trouver son compte au FME. Des artistes connus ou inconnus provenant d'un peu partout y chantent pas mal de tout, de la chanson au métal en passant par le hip-hop et le rock. Il suffit alors de faire des choix. Oliver Jones ou Movézèrbe? For Those About to Love ou bien Lake of Stew? Sinon, on lance une fléchette sur l'horaire et on file au Petit Théâtre, Chez Bob, au Paramount, au Cabaret de la dernière chance...

Arrivé à Rouyn vendredi, nous avons vécu notre premier coup de coeur tard en soirée avec la formation Clues. Comprenant un ancien Unicorns, Alden Penner, le groupe a vraiment fait progresser les pièces de son premier disque paru il y a quelques mois. Clues, dont les musiciens changeaient d'instruments presque à chaque pièce, a beaucoup joué sur la tension entre le doux et le brut, le mélodique et le cacophonique. De la bombe.

Samedi soir, dans un registre plus doux, le Paramount a été le théâtre de deux magnifiques performances. Inconnu au bataillon avant ce soir-là, le trio Berithan Berio a été une révélation. Le chanteur et guitariste Brad Barr était accompagné d'une harpe et d'une batterie, livrant un folk délicat parfois expérimental, aux accents quasi africains. Si Featership, qui suivait, n'a pas été convaincant, la formation Thus:Owls, elle, a happé la foule. Même s'il vient de Suède, le groupe compte dans ses rangs Simon Angell, le guitariste de Patrick Watson, qui était accompagné pour l'occasion de son collègue batteur, Robbie Kuster. Leurs pièces joignent les univers dudit Watson à celui d'une Lykke Li qui chanterait comme Lhasa. Étrange mais très heureux mélange.

Le jury du FME a récompensé le groupe vancouvérois Mother Mother du prix Étoiles Galaxie (2000 $) et a aussi eu un coup de coeur pour le hip-hop frondeur des Montréalais de Random Recipe (un passage à Belle et Bum, à Télé-Québec).

Il faut absolument souligner le concert-surprise que Random Recipe a offert samedi vers 2h du matin en plein restaurant Chez Morasse, le greasy spoon du coin où se réunissent chaque nuit les festivaliers en manque de gras et de sel. En quelques minutes, la nouvelle s'est propagée et une bonne centaine de personnes s'y sont rassemblées pour un moment unique. C'est un peu ça, la magie du FME.

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Le Devoir

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Notre journaliste s'est rendu à Rouyn-Noranda à l'invitation du Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue.
 
 
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