jeudi 9 février 2012 Dernière mise à jour 08h24
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Depeche Mode au Centre Bell - L'univers de Depeche Mode

Julie Carpentier   27 juillet 2009  Musique
Le moindre déhanchement du chanteur de Depeche Mode, Dave Gahan, déclenchait les cris de la foule enthousiaste.
Photo : Agence France-Presse
Le moindre déhanchement du chanteur de Depeche Mode, Dave Gahan, déclenchait les cris de la foule enthousiaste.
Groupe phare des années 80, Depeche Mode a investi le Centre Bell samedi soir, devant plus de 12 500 fans conquis à l'avance, comme la journaliste du Devoir, par la musique ténébreuse et synthétique qui fait le succès du groupe anglais depuis bientôt 30 ans.

Sur l'écran géant en fond de scène, à gauche, le visage d'un vieil homme, cheveux blancs, peau translucide et yeux clairs. À droite, le visage d'un adolescent, peau basanée, chevelure crépue. Les musiciens Martin Gore et Adam Fletcher font leur entrée, suivis du charismatique chanteur Dave Gahan. Depeche Mode amorce le spectacle avec une longue introduction musicale de la chanson In Chains, tirée de son nouvel album Sounds of the Universe. Tous les yeux et les oreilles sont tournés vers le chanteur, objet de spéculations à la suite de ses ennuis de santé qui ont forcé l'annulation d'une dizaine de concerts au début de cette tournée mondiale.

Mais dès les premiers échos de la voix incandescente de Gahan, 47 ans, la foule est rassurée. L'homme à l'éternelle silhouette élancée semblait en grande forme et n'a jamais faibli durant les deux heures qu'a duré cet exaltant concert.

Tout au long de la première chanson, le visage du vieil homme, toujours sur l'écran, rajeunit pour prendre les traits du garçon, et ce dernier se ride et finit par ressembler au vieillard. Cette vidéo ouvre le spectacle visuellement presque parfait de Depeche Mode. Les projections sur grand écran, dont plusieurs sont des prises de vue en direct des membres du trio de Basildon (est de l'Angleterre), le design de la scène épurée inspiré des années 70 ainsi que l'éclairage sont conçus par le photographe néerlandais Anton Corbijn, qui a aussi réalisé le clip de la chanson Personal Jesus.

Malgré une sonorisation légèrement déficiente au commencement, le tout a rapidement été corrigé. Le trio enchaîne avec Wrong, premier single du plus récent CD. La foule, réunion de quadragénaires, de jeunes adultes et même d'enfants dans les bras de leurs parents trentenaires, a vibré sur un mélange bien dosé de nouvelles chansons et d'hymnes lyriques incontournables, dont le répertoire de Depeche Mode abonde.

Le chanteur, cheveux gominés, à la gestuelle si unique, n'a qu'à lever les bras ou à se déhancher lascivement pour faire crier la foule de plaisir. La véritable âme musicale de Depeche Mode, Martin Gore, dont la tenue vestimentaire évoque une boule disco qui illumine de rayons argentés, le flegmatique Adam Fletcher, égal à lui-même, discret derrière ses lunettes de soleil, accompagnés par deux autres musiciens, ont livré l'essentiel, comme toujours, et ont enflammé la foule dès la quatrième pièce, Walking in my Shoes, livrée à la sauce rock piquante. Sur l'écran géant, l'énorme oeil perçant d'un corbeau observe les spectateurs.

Pendant Precious, un très beau texte du poète états-unien Daniel Ladinsky défile lentement sur l'écran, porteur d'un message spirituel sur les traditions religieuses et la place de l'être humain à travers tout ce qui est dit et écrit...

Après quelques pièces, Dave Gahan laisse toute la place à Martin Gore, qui, à chaque spectacle de la formation, s'empare de la scène pour livrer quelques chansons plus planantes. L'instant piano-voix, avec Little Soul et Home, apaise pendant quelques minutes une foule qui, debout, dansait depuis les premières notes du spectacle.

Lorsque l'icône Gahan réapparaît sur scène, la foule bondit au son des tubes imparables: Policy of Truth, In Your Room, I Feel You, Enjoy the Silence (qui a duré près de sept minutes) et Never Let Me Down Again, alors que la scène est saturée de rouge et de bleu. Toujours avec le son des synthétiseurs qui ont fait la renommée du groupe, Martin Gore a cette fois-ci ajouté des ornements mordants de guitare électrique qui donnent une saveur plus rock aux succès du trio qui vieillissent si bien.

Ainsi, après deux heures d'une dense et généreuse prestation, dont deux rappels pour le plus grand bonheur des nostalgiques des Master and Servant, Strangelove et Personal Jesus, Dave et Martin ont enfin foulé l'avancée de scène pour livrer, telle une berceuse, une version unplugged de Waiting for the Night. Un voyage inoubliable, tel qu'on se l'était imaginé dans l'«Universe» de Depeche Mode.
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?

Vous devez être connecté pour rédiger un commentaire.
ou Créer un profil
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Commenter
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012