vendredi 25 mai 2012 Dernière mise à jour 16h23
fermer

Connexion au Devoir.com

Mot de passe oublié?


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

À voir à la télévision le samedi 19 avril - Le retour du vieux blond

Jean Dion   19 avril 2003  Musique
Excellente nouvelle pour les amateurs d'intelligence: Renaud est revenu au monde. Déjà lauréat de trois prix au dernier gala des Victoires (dont ceux d'interprète masculin de l'année et d'album par excellence pour Boucan d'enfer), il semble avoir définitivement vaincu les «démons» qui l'avaient plongé dans une épaisse purée éthylique ces dernières années et qui l'ont presque mis K.-O. pour le compte, le visage bouffi de pastis, la voix éteinte, l'âme à l'abandon. À 50 balais et des poussières, Docteur Renaud, poète incendiaire et amoureux transi, a supplanté Mister Renard, je-m'en-foutiste impénitent et soiffard désabusé.

Dans ces circonstances, quelle lumineuse idée que de lui concocter une petite soirée spéciale avec ses potes, ses fans et beaucoup de musique. On a donc décidé d'inviter, entre autres, Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Carla Bruni, l'impayable rapper Doc Gynéco, Jean-Louis Aubert, Zebda. Tous ceux-là et, bien sûr, Axelle Red, qui vient chanter avec Renaud la sublime Manhattan Kaboul (l'autre Victoire). Des solos, des duos, de vieilles et de récentes chansons dont certaines ont été retouchées quant au style — Miss Maggie en reggae par Doc Gynéco, La Teigne rappée par Zebda — agrémentent ces deux heures et plus dont le seul défaut est cette fâcheuse tendance qu'a la télé française de saupoudrer les prestations musicales en studio de lipsync. Heureusement, ici, il n'y en a que peu.

On fait aussi d'intéressantes incursions dans le passé à travers les souvenirs et les archives. Bruel se souvient d'un spectacle de Renaud à la salle de La Pizza du Marais, à Paris en 1977, qui avait attiré... deux spectateurs. Renaud rappelle que sa carrière a commencé lorsqu'il jouait pour les gens faisant la queue sur le trottoir avant un spectacle de Coluche. Et on le voit, vraiment très jeune, chanter Camarade bourgeois avec ce qu'il appelle lui-même aujourd'hui «une dégaine de crétin». Pour tout dire, une succulente soirée.

Docteur Renaud, Mister Renaud

TV5, 19h30
 
 
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
 
 












CAPTCHA Image Générer un nouveau code

Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Cet article vous intéresse?
0 réaction
0 vote Voter
 
  • a Taille du texte -- ++
  • Imprimer
  • Envoyer
  • Partager
  • Droits de reproduction
  • Voter
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

m'inscrire
 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

En savoir plus
Stratégie Web et référencement par Adviso
Design Web par Egzakt
© Le Devoir 2002-2012