L'état des finances du «roi de la pop» - Un secret bien gardé
27 juin 2009
Musique
Photo : Agence France-Presse
New York — L'état des finances du chanteur américain Michael Jackson, mort subitement jeudi à 50 ans, est un secret bien gardé, avec pour seule certitude que la série de concerts à laquelle il s'était engagé devait conforter sa situation.
Une chose est sûre: il avait pris la meilleure décision financière de sa vie en achetant en 1985 l'éditeur musical ATV, propriétaire de l'essentiel du catalogue des chansons des Beatles, pour 47,5 millions de dollars.
Dix ans plus tard, il a apporté ces actifs à Sony, pour créer une coentreprise possédée à 50 % par une société fiduciaire à son nom. Aujourd'hui, Sony/ATV possède les droits sur les chansons de Michael Jackson, des Beatles, mais aussi de Bob Dylan et de Joni Mitchell, et de musiciens best-sellers actuels comme Lady Gaga ou encore les Jonas Brothers.
Aucun chiffre d'affaires de cette entreprise n'est public, ce qui interdit de savoir les revenus qu'en tirait le chanteur, au train de vie notoirement extravagant.
Le Wall Street Journal affirmait hier que Michael Jackson gagnait 19 millions de dollars par an au moment de sa mort, 7 millions émanant de sa part dans Sony/ATV.
De source informée, on estime à 2 milliards de dollars la valeur de l'entreprise, soit 1 milliard de dollars pour la fiducie Michael Jackson. «D'un point de vue structurel, rien ne change» avec la mort du chanteur, explique-t-on de même source.
Cette fortune n'empêchait pas le chanteur d'affronter des difficultés financières récurrentes.
Lors d'un procès retentissant pour attouchements sexuels en 2005, les autorités avaient indiqué que la star dépensait chaque année de 20 à 30 millions de dollars de plus qu'elle ne gagnait et avait accumulé des dettes équivalant à plus de 270 millions.
Il y a quelques semaines, l'homme d'affaires Tom Barrack, propriétaire de la société financière Colony Capital, qui lui était venu en aide il y a un an, avait expliqué au Los Angeles Times qu'il avait vu en Michael Jackson, qui n'avait plus sorti d'album depuis 2001 et n'avait plus donné de concert depuis 1997, un «actif sous-évalué».
«C'est un type qui pourrait gagner 500 millions de dollars par an s'il y mettait tout son coeur», disait M. Barrack, qui avait convaincu la société de production AEG d'organiser la lucrative série de concerts prévue à Londres à partir de juillet, avec l'idée d'en tirer de 50 à 100 millions de dollars.
Colony Capital aurait versé en mai 2008 22,5 millions de dollars pour éviter la saisie et la vente aux enchères du cher ranch de Neverland, dans la campagne californienne, alors que Michael Jackson était en défaut de paiement sur son emprunt hypothécaire.
Pendant quelques années après son acquittement, Michael Jackson avait bénéficié de la générosité du fils du roi de Bahreïn, après la fermeture de Neverland par les autorités en raison de salaires non versés.
Mais cette relation s'est terminée devant les tribunaux: en novembre dernier, le cheikh Abdulla bin Hamad al-Khalifa affirmait avoir avancé sept millions de dollars au chanteur américain en contrepartie de sa promesse de produire un disque, d'écrire une autobiographie et de jouer dans une comédie musicale mais que Michael Jackson s'était dérobé à ses engagements.
Une chose est sûre: il avait pris la meilleure décision financière de sa vie en achetant en 1985 l'éditeur musical ATV, propriétaire de l'essentiel du catalogue des chansons des Beatles, pour 47,5 millions de dollars.
Dix ans plus tard, il a apporté ces actifs à Sony, pour créer une coentreprise possédée à 50 % par une société fiduciaire à son nom. Aujourd'hui, Sony/ATV possède les droits sur les chansons de Michael Jackson, des Beatles, mais aussi de Bob Dylan et de Joni Mitchell, et de musiciens best-sellers actuels comme Lady Gaga ou encore les Jonas Brothers.
Aucun chiffre d'affaires de cette entreprise n'est public, ce qui interdit de savoir les revenus qu'en tirait le chanteur, au train de vie notoirement extravagant.
Le Wall Street Journal affirmait hier que Michael Jackson gagnait 19 millions de dollars par an au moment de sa mort, 7 millions émanant de sa part dans Sony/ATV.
De source informée, on estime à 2 milliards de dollars la valeur de l'entreprise, soit 1 milliard de dollars pour la fiducie Michael Jackson. «D'un point de vue structurel, rien ne change» avec la mort du chanteur, explique-t-on de même source.
Cette fortune n'empêchait pas le chanteur d'affronter des difficultés financières récurrentes.
Lors d'un procès retentissant pour attouchements sexuels en 2005, les autorités avaient indiqué que la star dépensait chaque année de 20 à 30 millions de dollars de plus qu'elle ne gagnait et avait accumulé des dettes équivalant à plus de 270 millions.
Il y a quelques semaines, l'homme d'affaires Tom Barrack, propriétaire de la société financière Colony Capital, qui lui était venu en aide il y a un an, avait expliqué au Los Angeles Times qu'il avait vu en Michael Jackson, qui n'avait plus sorti d'album depuis 2001 et n'avait plus donné de concert depuis 1997, un «actif sous-évalué».
«C'est un type qui pourrait gagner 500 millions de dollars par an s'il y mettait tout son coeur», disait M. Barrack, qui avait convaincu la société de production AEG d'organiser la lucrative série de concerts prévue à Londres à partir de juillet, avec l'idée d'en tirer de 50 à 100 millions de dollars.
Colony Capital aurait versé en mai 2008 22,5 millions de dollars pour éviter la saisie et la vente aux enchères du cher ranch de Neverland, dans la campagne californienne, alors que Michael Jackson était en défaut de paiement sur son emprunt hypothécaire.
Pendant quelques années après son acquittement, Michael Jackson avait bénéficié de la générosité du fils du roi de Bahreïn, après la fermeture de Neverland par les autorités en raison de salaires non versés.
Mais cette relation s'est terminée devant les tribunaux: en novembre dernier, le cheikh Abdulla bin Hamad al-Khalifa affirmait avoir avancé sept millions de dollars au chanteur américain en contrepartie de sa promesse de produire un disque, d'écrire une autobiographie et de jouer dans une comédie musicale mais que Michael Jackson s'était dérobé à ses engagements.
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