Ma première PdA, finale auteur-compositeur-interprète - Un banc neuf pour Benoît
Quinze ans de très loyaux, de très bons services, ça se fête. Mais qu'offrir à l'indispensable, l'inestimable pianiste accompagnateur Benoît Sarrasin? C'est Geneviève Morissette, l'élue parmi les quatre artistes en lice hier à la quinzième finale auteur-compositeur-interprète du concours de chanson Ma première Place des arts, qui a trouvé. Sans chercher. Telle Olive Oyl quand elle se fâche, ou Jerry Lee Lewis époque Great Balls of Fire, l'intense jeune femme en a tant fait qu'à la fin, non contente de remporter la palme, elle a brisé le matériel: le banc de piano avait un pied cassé.
On a donc trouvé un autre banc, tout neuf, pour la suite. Le bon Benoît était ravi. Le public aussi, tiens. François Guy, le directeur général de la Sacef (la Société pour l'avancement de la chanson d'expression française, faut-il rappeler), a sûrement souri. Ça rejaillissait sur la promotion 2009: casser du bois, c'est bon signe.
Promotion majoritairement féminine, constatait-on également: autre bon signe. D'ordinaire, c'est surtout des gars chez les auteurs-compositeurs-interprètes, surtout des filles chez les interprètes. Trois filles sur quatre chantant leurs propres chansons, c'est du banc neuf, ça, dans la chouette foulée Catherine Durand, Catherine Major, Émilie Proulx et compagnie. Et le fait est que le gaillard du lot n'était pas celui qui se démarquait: sa sorte de chanson au piano eltonjohnien n'en faisait rien d'autre qu'un Antoine Gratton en (vraiment) moins bon.
Chez les filles, c'était non seulement relevé, mais varié. Kate Johansson, dans le genre agréablement jazzy, n'était pas exactement une Diana Krall en devenir, mais tout en elle était soie, et elle séduisait sans forcer. Salomé Leclerc, dans le genre folk-rock, s'imposait encore plus naturellement: toutes ses mélodies coulaient de source, et on aurait dit que le groupe d'accompagnement était son vrai groupe, tellement ça collait. Fortes modulations, structures inventives, timbre irrésistiblement rauque, on aurait dit Cat Power avec Karkwa.
Elle est prête pour l'album, cette Salomé, bien plus, à vrai dire, que la gagnante. Geneviève Morissette l'a certes emporté, mais à l'arraché, à l'énergie du désespoir, et ce sont moins les chansons qu'on retenait que les tripes sur la table, le chien et la vulnérabilité. Sans compter le banc de piano estropié.
On a donc trouvé un autre banc, tout neuf, pour la suite. Le bon Benoît était ravi. Le public aussi, tiens. François Guy, le directeur général de la Sacef (la Société pour l'avancement de la chanson d'expression française, faut-il rappeler), a sûrement souri. Ça rejaillissait sur la promotion 2009: casser du bois, c'est bon signe.
Promotion majoritairement féminine, constatait-on également: autre bon signe. D'ordinaire, c'est surtout des gars chez les auteurs-compositeurs-interprètes, surtout des filles chez les interprètes. Trois filles sur quatre chantant leurs propres chansons, c'est du banc neuf, ça, dans la chouette foulée Catherine Durand, Catherine Major, Émilie Proulx et compagnie. Et le fait est que le gaillard du lot n'était pas celui qui se démarquait: sa sorte de chanson au piano eltonjohnien n'en faisait rien d'autre qu'un Antoine Gratton en (vraiment) moins bon.
Chez les filles, c'était non seulement relevé, mais varié. Kate Johansson, dans le genre agréablement jazzy, n'était pas exactement une Diana Krall en devenir, mais tout en elle était soie, et elle séduisait sans forcer. Salomé Leclerc, dans le genre folk-rock, s'imposait encore plus naturellement: toutes ses mélodies coulaient de source, et on aurait dit que le groupe d'accompagnement était son vrai groupe, tellement ça collait. Fortes modulations, structures inventives, timbre irrésistiblement rauque, on aurait dit Cat Power avec Karkwa.
Elle est prête pour l'album, cette Salomé, bien plus, à vrai dire, que la gagnante. Geneviève Morissette l'a certes emporté, mais à l'arraché, à l'énergie du désespoir, et ce sont moins les chansons qu'on retenait que les tripes sur la table, le chien et la vulnérabilité. Sans compter le banc de piano estropié.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

