À voir à la télévision le lundi 7 avril - Au pays du bonheur
À 2h30 du matin, le mythique Leonard Cohen se lève pour aller prier et méditer... Nous sommes au mont Baldy, en Californie. Le célèbre chansonnier et poète de Montréal y passe 18 heures par jour. «J'aime le silence qui y règne. C'est un silence riche. Cela me plaît beaucoup.» Il ajoute: «J'avais l'impression que le monde craquait, mais c'est moi qui craquait»...
Le régime de vie est pourtant pour le moins particulier. Il en parle comme d'un «régime» tolérable seulement au nom de l'amour. Roshi, le maître, le gourou, règne sur ce petit monde du haut de sa taille de nain et de son âge vénérable. Cohen veille sur lui au quotidien, le mieux possible, avec toute l'affection dont il est capable. Cela ne l'empêche pas d'affirmer qu'il se méfie des hypnotiseurs de la sorte. «Je me suis toujours méfié des vieux sages. [...] J'étais moi-même un très bon hypnotiseur lorsque j'étais jeune.» Et au fond, il juge que c'est bien lui qui a tout appris à son maître Roshi...
Une table propre, un repas soigneusement préparé, une chambre bien rangée, tout cela n'a jamais eu autant d'importance pour cet homme plutôt habitué à une vie dissolue, longtemps menée en équilibre entre les deux solitudes montréalaises. «Mon père était officier dans l'armée canadienne. J'aime la notion de discipline. Pas la guerre.»
Dans sa cabine monacale, Cohen possède un micro, un synthétiseur et un ordinateur Macintosh. Il compose, il chante, il écrit. Ses poèmes sont toujours aussi beaux. Sa voix, toujours aussi riche.
Lorsqu'il en a assez, Cohen saute dans sa voiture et rentre chez lui. Il écoute la télé, il mange des plats juifs, il relit ses manuscrits. Il fume, il boit du Ballantine. «Je me sens plus proche du monde que je ne l'ai jamais été.»
Les images de ce documentaire sont plutôt mauvaises, mais Cohen y est si bon, comme toujours, qu'il mérite absolument d'être vu.
Leonard Cohen
Télé-Québec, 22h30
Le régime de vie est pourtant pour le moins particulier. Il en parle comme d'un «régime» tolérable seulement au nom de l'amour. Roshi, le maître, le gourou, règne sur ce petit monde du haut de sa taille de nain et de son âge vénérable. Cohen veille sur lui au quotidien, le mieux possible, avec toute l'affection dont il est capable. Cela ne l'empêche pas d'affirmer qu'il se méfie des hypnotiseurs de la sorte. «Je me suis toujours méfié des vieux sages. [...] J'étais moi-même un très bon hypnotiseur lorsque j'étais jeune.» Et au fond, il juge que c'est bien lui qui a tout appris à son maître Roshi...
Une table propre, un repas soigneusement préparé, une chambre bien rangée, tout cela n'a jamais eu autant d'importance pour cet homme plutôt habitué à une vie dissolue, longtemps menée en équilibre entre les deux solitudes montréalaises. «Mon père était officier dans l'armée canadienne. J'aime la notion de discipline. Pas la guerre.»
Dans sa cabine monacale, Cohen possède un micro, un synthétiseur et un ordinateur Macintosh. Il compose, il chante, il écrit. Ses poèmes sont toujours aussi beaux. Sa voix, toujours aussi riche.
Lorsqu'il en a assez, Cohen saute dans sa voiture et rentre chez lui. Il écoute la télé, il mange des plats juifs, il relit ses manuscrits. Il fume, il boit du Ballantine. «Je me sens plus proche du monde que je ne l'ai jamais été.»
Les images de ce documentaire sont plutôt mauvaises, mais Cohen y est si bon, comme toujours, qu'il mérite absolument d'être vu.
Leonard Cohen
Télé-Québec, 22h30
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