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Il était une fois... la boîte à chansons au Studio Juste pour rire - Le beau cadeau de Garou à ses amis

Sylvain Cormier   17 avril 2009  Musique
L'heureux flash qu'il a eu là, Garou, me suis-je dit cinq, dix, vingt fois hier à la première médiatique d'Il était une fois... la boîte à chansons. Franchement, je ne savais pas Robert Charlebois capable d'une telle générosité. C'était bonheur de constater à quel point il a vraiment tout mis en oeuvre pour que ce spectacle mette en valeur ses amis chansonniers Claude Gauthier, Pierre Létourneau et Pierre Calvé, à quel point il a su fournir à son copain d'enfance, l'imitateur Jean-Guy Moreau, le contexte idéal pour raviver les voix les plus chères à son coeur, avec quelle habileté il est parvenu à justifier un grand tour du répertoire de l'époque. Franchement, bravo.

Le fait est que, pris séparément, ces dignes artisans de la chanson d'ici ont le public en peau de chagrin. Ensemble, c'est autre chose: le concept attire, on va les voir tous en même temps à la boîte à chansons, y compris les grands disparus, de sorte ce spectacle fait salle comble tous les soirs depuis la semaine dernière et ne désemplira plus (supplémentaires annoncées en juin à La Tulipe, tournée de quarante villes).

Le concept est si limpide qu'on voit la vérité à travers: une sorte de Québec Issime version chansonniers, mais avec des vrais de vrais chansonniers pour que ce ne soit surtout pas de la reconstitution. Que ça transcende la nostalgie, que les chansons ainsi servies exultent à nouveau. Ce spectacle, c'est sa beauté, offre plus que la somme des parties. Seul, un Gauthier chanterait du Gauthier: hier au Studio Juste pour rire, il devenait témoin de son temps, chantait évidemment du Gauthier, mais aussi du Brassens avec les autres (Les copains d'abord!), du Félix avec les autres, et du Vigneault dans un grand et touchant segment à quatre, consacré aux grandes interprètes des chansonniers (Gauthier a chanté Pendant que les bateaux, en présence de Monique Leyrac, moment de grâce!).

C'était remarquable d'efficacité: blocs au début et à la fin, où chacun des chansonniers donnait ses immortelles, bouquets d'imitations pour le stupéfiant Moreau (il faut réentendre son Nougaro, son Montand, son Ferland, son Brassens bien sûr, saisissants et plus vivants que nature), auxquels s'ajoutaient tout naturellement des numéros collectifs. Tout fonctionnait.

On en oubliait le décor filet à pêche et cage à homard en fond de scène, on pardonnait même la première partie échue à fiston Jérôme Charlebois, tellement tout ça ne sentait ni la morue ni le chiqué. Ce spectacle est une réussite, et une réussite émouvante. Longue vie.
 
 
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  • Pierre St-Laurent - Inscrit
    17 avril 2009 10 h 46
    Spectacle La Boîte à Chansons, Studio juste pour Rire, Montréal.
    En vedette : Claude Gauthier, le petit gars du Lac-Saguay et ses amis Pierre Calvé, Pierre Letourneau, Jean Guy Moreau et Jérôme, Victor, et Robert Charlebois.
    Nous sommes allés voir ce spectacle en famille le 10 avril, huit membres incluant une adolescente de 16 ans qui a vraiment apprécié cette ouverture sur une période passée.
    Ce spectacle est un retour aux sources pour la génération des années 60 qui a eu le privilège de connaître la chaleur et la fraternité des boîtes à chansons.
    Le Québec était alors en pleine révolution culturelle et crise identitaire où les artistes québécois avaient peu des chances de se faire connaître et de présenter leurs spectacles chez eux.
    La salle du Studio juste pour rire a été adaptée pour ressembler à une boîte de l'époque. On se retrouve dans une salle sombre, encombrée de tables, de chaises, de tabourets pour y accueillir le plus de gens possible en un espace restreint comme à la belle époque. Tous sont en contact visuel et auditif direct avec les artistes.
    La scène est une accumulation d'articles hétéroclites qui nous rappellent les anciennes boîtes fermées depuis longtemps. Filets de pêcheurs et cage à homards de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine, raquettes communes dans les Hautes-Laurentides à cette époque, bouteilles de Chianti converties en chandeliers, affiches autrefois retrouvées à la porte de boîtes, etc.
    Durant le spectacle les artistes rendent un constant hommage et reconnaissent la contribution à l'évolution de la chanson québécoise de d'autres poètes, compositeurs, interprètes principalement Félix Leclerc, Pauline Julien, Clémence Desrochers, Gilles Vigneault, et de d'autres artistes incluant des européens.
    Ces poètes et auteurs interprètent des chansons fortes en contenu qui représentent bien l'évolution de la pensée et de la société québécoise au cours des années.
    L'audience se joint spontanément et passionnément aux artistes en chantant, en frappant des mains et en mimant les chansons.
    Claude Gauthier
    Une performance exceptionnelle de sa part. Il est très actif, presque hyperactif et impliqué durant tout le spectacle. Sa célèbre chanson « Le Grand Six Pieds » présentée avec coeur et grande conviction prend une signification spéciale en ce moment de déconfiture dans l'industrie forestière québécoise qui demeure sous le contrôle de multinationales étrangères.
    L'hommage chaleureux et très sincère rendu à Buffy Sainte Marie, une autochtone d'expression anglophone de la Saskatchewan, en interprétant « T'es pas une autre » (Until it's time for you to go) avec qui il a composé et partagé cette chanson à Carnegie Hall en 1964, démontre une grande ouverture sur la communauté artistique internationale et sur le multiculturalisme.
    Pierre Létourneau
    La chanson « Maurice Richard » qu'il a interprété avec une quasi dévotion a fait bondir l'audience. Bien que Monsieur Maurice soit décédé depuis que cette chanson a été écrite, la présentation sincère et humble de cet hommage à un héro national d'une envergure internationale a rappelé au public que l'influence et l'exemple mis de l'avant par le Rocket se sont répandus bien au delà de la patinoire du Forum et des cercles du hockey, même au coeur des boites a chanson.
    Pierre Calvé
    Celui qui semblait destiné à devenir un vieux loup de mer s'est révélé un interprète de chansons décrivant la vie familiale et les préoccupations quotidienne des Québécois ou Canadiens-Français tel que l'on nous appelait à l'époque. Des chansons qui en ont fait réfléchir plusieurs.
    Jean-Guy Moreau
    Une excellente rendition humoristique et comique d'évènements importants et des personnages souvent colorés qui ont influencé l'évolution de la pensée et de la société québécoise. L'audience a régulièrement éclaté en rires et d'applaudissements.
    Le clan Charlebois
    Jérôme
    Le jeune interprète ouvre le spectacle avec ses chansons. Bien qu'il s'agisse de notre premier contact avec le répertoire de ce jeune interprète, il a démontré qu'il représente une relève crédible pour les autres artistes qui ont tous atteint l'âge d'une retraite bien méritée.
    Victor
    Bien qu'Il soit demeuré dans l'ombre, il opère le service de traiteur qui nous a servi le bon repas avant le concert. La bouffe, le vin, le service étaient de bonne qualité et à un prix raisonnable. Servir un tel repas dans l'environnement encombré de la boîte à chanson est appréciable.
    Robert
    Les artistes réfèrent à lui comme le metteur en scène. Je le vois plutôt comme « Le Parrain » (The God Father) du spectacle. Avant et durant le spectacle nous l'avons observé s'activant dans les coulisses. À la fin du spectacle il a partagé la scène avec les artistes pour reconnaître leur contribution exceptionnelle à son grand succès ainsi que le support des commanditaires et de l'assistance.
    Sommaire
    Nous avons eu l'opportunité de revivre, probablement pour la dernière fois, une expérience de notre vie qui a influencé le développement et l'évolution de la chanson québécoise et canadienne-française leur permettant de résister aux attaques constantes et soutenues de l'environnement anglophone de l'Amérique du nord.
    Nous sommes sortis de là rajeunis et revigorés, les anglophones diraient peut-être « born again ».
    Un grand merci et sincères félicitations à tous ceux qui ont contribué à ce grand succès.
    Un rendez-vous important à ne pas manquer pour ceux qui n'ont pas eu la chance de le voir.

    Pierre St-Laurent
    Lac-du-Cerf
    PQ
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  • paul morton - Inscrit
    17 avril 2009 11 h 04
    Boite à chanson...
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