Il était une fois... la boîte à chansons au Studio Juste pour rire - Le beau cadeau de Garou à ses amis
L'heureux flash qu'il a eu là, Garou, me suis-je dit cinq, dix, vingt fois hier à la première médiatique d'Il était une fois... la boîte à chansons. Franchement, je ne savais pas Robert Charlebois capable d'une telle générosité. C'était bonheur de constater à quel point il a vraiment tout mis en oeuvre pour que ce spectacle mette en valeur ses amis chansonniers Claude Gauthier, Pierre Létourneau et Pierre Calvé, à quel point il a su fournir à son copain d'enfance, l'imitateur Jean-Guy Moreau, le contexte idéal pour raviver les voix les plus chères à son coeur, avec quelle habileté il est parvenu à justifier un grand tour du répertoire de l'époque. Franchement, bravo.
Le fait est que, pris séparément, ces dignes artisans de la chanson d'ici ont le public en peau de chagrin. Ensemble, c'est autre chose: le concept attire, on va les voir tous en même temps à la boîte à chansons, y compris les grands disparus, de sorte ce spectacle fait salle comble tous les soirs depuis la semaine dernière et ne désemplira plus (supplémentaires annoncées en juin à La Tulipe, tournée de quarante villes).
Le concept est si limpide qu'on voit la vérité à travers: une sorte de Québec Issime version chansonniers, mais avec des vrais de vrais chansonniers pour que ce ne soit surtout pas de la reconstitution. Que ça transcende la nostalgie, que les chansons ainsi servies exultent à nouveau. Ce spectacle, c'est sa beauté, offre plus que la somme des parties. Seul, un Gauthier chanterait du Gauthier: hier au Studio Juste pour rire, il devenait témoin de son temps, chantait évidemment du Gauthier, mais aussi du Brassens avec les autres (Les copains d'abord!), du Félix avec les autres, et du Vigneault dans un grand et touchant segment à quatre, consacré aux grandes interprètes des chansonniers (Gauthier a chanté Pendant que les bateaux, en présence de Monique Leyrac, moment de grâce!).
C'était remarquable d'efficacité: blocs au début et à la fin, où chacun des chansonniers donnait ses immortelles, bouquets d'imitations pour le stupéfiant Moreau (il faut réentendre son Nougaro, son Montand, son Ferland, son Brassens bien sûr, saisissants et plus vivants que nature), auxquels s'ajoutaient tout naturellement des numéros collectifs. Tout fonctionnait.
On en oubliait le décor filet à pêche et cage à homard en fond de scène, on pardonnait même la première partie échue à fiston Jérôme Charlebois, tellement tout ça ne sentait ni la morue ni le chiqué. Ce spectacle est une réussite, et une réussite émouvante. Longue vie.
Le fait est que, pris séparément, ces dignes artisans de la chanson d'ici ont le public en peau de chagrin. Ensemble, c'est autre chose: le concept attire, on va les voir tous en même temps à la boîte à chansons, y compris les grands disparus, de sorte ce spectacle fait salle comble tous les soirs depuis la semaine dernière et ne désemplira plus (supplémentaires annoncées en juin à La Tulipe, tournée de quarante villes).
Le concept est si limpide qu'on voit la vérité à travers: une sorte de Québec Issime version chansonniers, mais avec des vrais de vrais chansonniers pour que ce ne soit surtout pas de la reconstitution. Que ça transcende la nostalgie, que les chansons ainsi servies exultent à nouveau. Ce spectacle, c'est sa beauté, offre plus que la somme des parties. Seul, un Gauthier chanterait du Gauthier: hier au Studio Juste pour rire, il devenait témoin de son temps, chantait évidemment du Gauthier, mais aussi du Brassens avec les autres (Les copains d'abord!), du Félix avec les autres, et du Vigneault dans un grand et touchant segment à quatre, consacré aux grandes interprètes des chansonniers (Gauthier a chanté Pendant que les bateaux, en présence de Monique Leyrac, moment de grâce!).
C'était remarquable d'efficacité: blocs au début et à la fin, où chacun des chansonniers donnait ses immortelles, bouquets d'imitations pour le stupéfiant Moreau (il faut réentendre son Nougaro, son Montand, son Ferland, son Brassens bien sûr, saisissants et plus vivants que nature), auxquels s'ajoutaient tout naturellement des numéros collectifs. Tout fonctionnait.
On en oubliait le décor filet à pêche et cage à homard en fond de scène, on pardonnait même la première partie échue à fiston Jérôme Charlebois, tellement tout ça ne sentait ni la morue ni le chiqué. Ce spectacle est une réussite, et une réussite émouvante. Longue vie.
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