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30e gala de l'ADISQ - Gros party d'anniversaire chez Céline

Sylvain Cormier   3 novembre 2008  Musique
Céline Dion sur la scène du Centre Bell après l’hommage qui lui a été rendu hier soir au 30e gala de l’ADISQ.
Photo : Pascal Ratthé
Céline Dion sur la scène du Centre Bell après l’hommage qui lui a été rendu hier soir au 30e gala de l’ADISQ.
Deux Félix lundi dernier et deux Félix hier soir font quatre Félix pour Karkwa et autant pour Isabelle Boulay, mais la grande bringue de l'ADISQ au Centre Bell était aussi celle d'Ariane Moffatt et du tandem Alfa Rococo. Tout ça sur la scène des triomphes à répétition de Céline Dion, à laquelle Luc Plamondon, André Gagnon et l'OSM ont rendu un hommage canon.

Question de perception. Pour qui assistait hier au gala de l'ADISQ, trentième du nom, sur place dans le Centre Bell de Céline Dion ou dans les chaumières du Québec à l'heure avancée, c'était la soirée Cendrillon d'Alfa Rococo, ce duo pop plus cool que cool: le couple Justine Laberge-David Bussières a par deux fois gravi les marches menant au podium, appelé contre toute attente pour le Félix de l'«album de l'année - pop» et le Félix de la «révélation de l'année». La jeune femme regardait son homme et c'était à qui était le plus ébahi. «La surprise est totale...», a finalement lâché Laberge.

C'était aussi, pour plusieurs, la soirée d'Ariane Moffatt, à qui le Félix de l'«album de l'année — auteur-compositeur-interprète» allait presque d'office pour le remarquable Tous les sens. Ça lui en aura fait deux aussi, in extremis, avec le Félix de la «chanson populaire de l'année», inespéré celui-là, considérant qu'il y avait également en lice Lever l'ancre, la chanson-poison d'Alfa Rococo. La musicienne exultait, personne n'en revenait: c'était à la toute fin du gala, on s'en souviendra d'autant. Question de perception. On ressortait avec l'impression que tout le monde avait eu ses deux trophées, y compris Isabelle Boulay et Karkwa.

Mais pour qui comptabilisait les résultats des trois galas de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et da la vidéo, à savoir les vingt gagnants des catégories artistiques de «L'Autre gala de l'ADISQ» présenté lundi soir au Métropolis, plus les vingt-cinq récipiendaires de statuettes dans les catégories «industrielles» du bien-nommé «gala de l'industrie» (tenu au Club Soda en fin d'après-midi lundi), plus les treize gagnants de la méga-surboum radio-canadienne d'hier soir, le portrait de famille des élus 2008 était redessiné. Daniel Bélanger se retrouvait ainsi dans la cohorte d'élite des gagnants de deux trophées, ajoutant à son Félix de lundi après-midi, celui du «metteur en scène de l'année» pour le spectacle L'Échec du matériel, celui de dimanche soir, pour le même spectacle, dans la catégorie «auteur-compositeur-interprète».

Mais, tout bien additionné, c'est Karwa et Isabelle Boulay qui ressortaient grands vainqueurs, à quatre statuettes partout. En effet, déjà auréolée de deux victoires notables lundi, Félix de l'«album de l'année - alternatif», Félix du vidéoclip pour la splendide illustration de la chanson Échapper au sort, la bande à Karkwa était consacrée hier «groupe de l'année». Plus important encore, Louis-Jean Cormier et les siens l'emportaient dans la catégorie la plus prestigieuse du gala, celle de l'«auteur ou compositeur de l'année». De mémoire, seul Daniel Bélanger avait jusqu'alors reçu deux fois cette accolade parmi les accolades: Karkwa l'avait obtenu, rappelons-le, en ex-aequo avec Pierre Lapointe en 2006. Cette fois-ci encore, la catégorie était d'exceptionnel niveau, et on n'aurait pas voulu faire partie du jury spécialisé qui a dû trancher entre Karkwa, Catherine Major, El Motor, Diane Dufresne et Urbain Desbois.

L'année parfaite d'Isabelle Boulay

Même calcul à la hausse pour Isabelle Boulay, dont l'année 2008 aura été non seulement faste comme les précédentes mais parfaite, couronnée par la récente naissance de Marcus, son premier enfant. Lequel pourra jouer aux quilles avec les trophées, ceux de lundi et d'hier portant à dix-sept la collection de la chanteuse, dont sept fois le Félix de l'«interprète féminine de l'année», titre décidément sien. À ce Félix-fétiche, symbole de l'affection à long terme du public et de l'industrie envers la Gaspésienne, l'heureuse maman en accolait donc trois autres: celui du «spectacle de l'année — interprète», et les deux de lundi, celui de l'«artiste s'étant le plus illustré hors Québec» et celui, plus surprenant, du «scripteur de spectacles de l'année», damant le pion à des humoristes dont l'écriture est le premier métier, de Rachid Badouri à... Louis-José Houde.

Petite douche froide pour le verbomoteur, qui animait la grand-messe chansonnière pour la troisième fois, toujours aussi habilement. Certes un brin plus prévisible dans les numéros (le retour moyennement heureux des extraits de remerciements de pochette, le «mini gala Ici Louis-José Houde» avec ses moments plus ou moins cocasses des galas d'hier et d'avant-hier, les capsules plutôt inégales en compagnie des «interprètes féminines de l'année» au Saint-Hubert), le gaillard n'en demeurait pas moins vite sur ses patins: il était craquant, faisant l'apeuré devant un groupe hip hop. Et la présentation façon Soirée du hockey des gagnants de «L'Autre gala», sur la passerelle du Centre Bell avec Claudine Prévost puis Babu de MusiquePlus, était bien trouvée.

Et si, dans le genre prévisible, le Félix de l'«album de l'année - rock» était pour ainsi dire télégraphié à Marie Mai et sa Dangereuse attraction, et que le Félix de l'«album de l'année — meilleur vendeur» ne pouvait revenir qu'au Duos Dubois de Claude Dubois, dont la paresseuse réalisation et les rencontres artificiellement créées n'ont pas empêché des chiffres faramineux au tiroir-caisse, on n'a pas vu venir l'irrépresssible Gregory Charles qui, se faufilant entre les favoris Daniel Bélanger, Pierre Lapointe et Nicola Ciccone, a raflé le Félix majeur de l'«interprète masculin de l'année». C'est dire à quel point il faut se méfier de nos préjugés dans cette catégorie soumise principalement au vote populaire: autant Gregory Charles apparaît insupportable à certains (moi, par exemple, qui l'évite systématiquement), autant il est apprécié par le plus grand nombre. La preuve. Il a beau trouver le moyen d'inclure les rôtisseries St-Hubert, Céline Dion et Barack Obama dans le même laïus frénétique de remerciements, de commentaires et d'espoirs, on l'applaudit quand même.

Pareillement, on ne peut pas toujours aller à l'encontre du phénomène Céline Dion: dans ce Centre Bell qu'elle n'en finit plus de remplir (supplémentaire en février!), l'hommage qui lui était consacré hier, plus qu'entérinant simplement un état de fait, sa popularité mondiale, était aussi profondément senti qu'interminable. Luc Plamondon s'est écouté longuement et trouvé amusant tout le temps, mais il était vraiment ému, et son rappel de l'incroyable histoire de Céline Dion n'était pas moins impressionnant. Même chose pour la bio en vidéo: la totale des exploits et des petites et grandes émotions de la vie de Céline faisait son effet. Plus que l'accompagnement musical, pièce originale créée par André Gagnon pour l'occasion, avec l'OSM en renfort. Plus tapisserie, tu t'installes dans un ascenseur. L'ovation monstre qui a suivi tout ça était en soi un formidable hommage, et le mot de Céline, en contraste, était d'une remarquable sobriété. Un grand moment? Long et grand, oui, mais certainement pas aussi chavirant que le numéro conjugué de Robert Charlebois et des Cowboys Fringants. Faire lever une salle, même une salle de soir de gala, c'était ça.

N'empêche que cette soirée anniversaire de l'ADISQ était un peu beaucoup la soirée de Céline Dion, présente aux trente secondes à la caméra (telles qu'assise au parterre avec René Angelil). À la fin, ça faisait un peu gala à la place du gala. Lui remettre un Félix pour l'ensemble de ses accomplissements, son quarantième Félix en trente ans d'ADISQ, était absolument légitime, en quelque sorte une genuflexion locale envers la championne planétaire: oui, il y a Céline, et il y a les autres. Encore heureux que l'ADISQ ait ménagé de la place aux autres dans son Centre Bell à elle, fut-ce en complément de programme. Le fait est que les prestations étaient plus nombreuses et variées que jamais en cette soirée anniversaire. Au final, ç'aura été une grande soirée pour Céline Dion, les ailes de poulet ET la diversité musicale.






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  • jacques noel
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 06h46
    "a 40 ans la plus grande chanteuse au monde" (Plamondon)
    « On sait que vs n'aimez pas Céline, comme 20% des Québécois.

    Voici quand même ce que Plamondon a dit:
    "A 20 ans, Céline était la plus grande chanteuse québécoise
    A 25 ans, elle était la plus grande chanteuse française
    A 30 ans, elle était la plus grande chanteuse américaine
    A 40 ans,je pense qu'on peut le dire, elle est la plus grande chanteuse au monde"

    On peut aimer ou pas la madame, mais on ne peut passer à coté. Comme M. Cormier... »

  • Johanne Lavallée
    Inscrite
    lundi 3 novembre 2008 07h43
    Bravo à Gatineau
    « Moi je suis bien contente que Gatineau ait reçu un Félix et agréablement surprise de voir Radio Radio, 2 super bons groupes de hip hop. »

  • Marco Tremblay
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 07h59
    C'était n'importe quoi
    « Comme le dis le titre de mon intervention : l'Hommage à Céline était bâclée : c'était n'importe quoi. Si elle pleurait c'était plus probablement de découragement que l'ADISQ lui rende un hommage aussi fade que par l'émotion qu'elle pouvait avoir. C'était à la limite du scandale que l'on rende un Hommage (en était-ce réellement un ???)à notre Céline Nationale comme ce fût le cas lors du 30e Gala. Petit conseil pour l'ADISQ : ne reprenez plus la l'équipe de Direction Artistique du 30e Gala pour rendre d'autres Hommages à nos artisans. »

  • André Lavoie
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 08h49
    Je suis mélomane
    « Céline$$$ pas capable.

    Ariane... elle aurait dû tout rafler. »

  • Jean Brousseau
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 08h50
    Céline, Céline!
    « Est-il encore possible au Québec de dire de Céline, qu'elle est quétaine, qu'elle est fausse (dans le sens du "faux" au théâtre - ce qui est l'apanage des mauvais comédiens) - malgré toute son "authenticité" (lire, ses émotions hystériques à fleur de peau), et qu'elle ne semble pas très intelligente ? Quand je l'entend chanter, avant de reconnaître qu'il s'agit de Céline (par exemple, à la "Radio IGA") mes poils d'oreille se dressent en suppliant mes doigts de venir se mettre dans mes pavillons. Elle-même reconnaît que ses médecins sont étonnés quand ils lui examinent l "organe" car il est loin d'être exceptionnel (voir son entrevue avec notre autre grande dame, Denise). Elle est absolument fabriquée, c'est même un peu pathétique de l'entendre essayer de bien parler. Elle semble avoir un Oedipe maternel (si une telle chose existe) irrésolu. Elle est folle--et c'est vraiment une idole. Il y a quelque chose de religieux dans l'Adoration que les gens ont pour Céline, elle-même semble croire à son rôle de sainte madone (aux faux cils) avec Sainte Anne (maman Dion) et Jésus (son petit Charles) et son Saint Joseph, qui, à tout le moins dans la conception de son petit, l'aura laissée inviolée.
    En tous cas, Céline fascine, ça c'est vrai. Moi-même, je suis absolument fascinée par cette femme qui, avec raison, peut se foutre des critiques musicales (dixit Denise Bombardier "Les critiques ne sont pas tendres avec vous" -- ce à quoi elle rétorque "Londres: 10 00 personnes, Tokyo, 15 000 personnes, Las Végas, des millions?) (j'invente les chiffres, de toutes façon, ils sont astronomiques).
    Enfin, peu importe les chiffres, ils parlent pour elle. On peut dire aussi, par exemple, que les chiffres ont parlé pour George Bush, quand il a été élu président -- les chiffres ont même parlé pour Hitler, à l'époque, quand il est devenu un chancelier très populaire dans son pays. Loin de moi l'idée de comparer Céline à Hitler, elle est du côté du Bien, alors qu'Hitler était du côté du Mal, mais... Je veux dire, la popularité est-elle vraiment une gage absolu de qualité? Il semble bien que oui, quand même nos intellos s'inclinent devant elle à plat ventre (comme Denise). Si j'étudiais en sociologie, je crois que je ferais une thèse sur elle vs l'autre Madona, son exact contraire (sauf en ce qui concerne la machine à sous).
    Quant à moi, j'ai vraiment fait l'effort de l'écouter. Son show à Las Végas, je me le suis tapé, quand il est passé à la télé. Des plumes et des steppettes, avec quelques jolies mélodies est des paroles lénifiantes, au milieu de l'émotion pour l'émotion (et non pas provoqué par des idées) et de l'argent pailleté. Elle m'a vraiment semblé une mauvaise artiste dans un mauvais show. De la poudre aux yeux.
    Il fallait que ça sorte. Je me sens bien seule.

    Syvie Brousseau »

  • Julie Daigneault
    Inscrite
    lundi 3 novembre 2008 08h56
    Non mais....
    « En lisant cet article je trouve M.Cormier pas très objectif et démolisseur de la réussite de certain. Êtes-vous amer de ne pas être la vedette? »

  • BERTRAND LEGER
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 09h14
    Des jaloux ou des envieux ?
    « Ceux et celles qui se vantent de ne plus être capables d'entendre, ou même d'entendre parler, de Céline Dion sont des envieux ou des jaloux.
    Ne pas être capable de reconnaitre l'évidence, pour un critique, c'est pas fort !
    Regardez toutes les vedettes féminines présentes hier soir: elles rêvent toutes d'approcher un peu de la gloire et du talent de Céline. Elles rêvent toutes de trouver un gérant ausii adroit et dévoué que René Angelil...
    Sachons reconnaitre l'excellence quand on la voit. »

  • Céline Dussault
    Inscrite
    lundi 3 novembre 2008 09h34
    Le gros bémol
    « Un gala somme toute inégal de par son ouverture où les genres musicaux se côtoyaient sans toutefois atteindre la qualité vocale attendu ( sauf pour S. Cossette, qu'on l'aime ou non, il a le timbre bien droit et ça colle). Une cacophonie de diseurs de chansons, mais des chanteurs ? Je doute qu'ils aient un jour un hommage rendu pour un carrière internationale ! Et que dire de l'intervention de Ginette Reno qui, entre deux gants de crin glisse sans gêne aucune qu'elle aussi (à l'instar de G. Vigneault)pratique ce merveilleux métier depuis bientôt 50 ans. Et vive l'humilité! Comme façon d'aller chercher des applaudissements, c'est réussi ! C'est quant à moi le gros bémol de cette soirée. Et cette façon de remercier Céline D. et R. Angelil du "beau cadeau" tout en se lèchant grossièrement le doigt comme si sa pension était désormais assurée. »

  • M. Dassualt Dassault
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 09h44
    BRAVO!!!
    « BRAVO! Alfa Rococo, BRAVO!

    L'animateur par exemple, quetaine, platte, "speeder", mettez moe ca dans poubelle c'liss. »

  • Michel Savard
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 10h11
    Bien d'accord avec vous M. Noel !
    « Pas souvent d'accord avec vous, M. Noel, mais ici, je vous appuie entièrement !


    Bien qu'elle soit "la plus grande chanteuse au monde", qu'elle soit une Québécoise, qu'elle soit adulée et encensée partout dans le monde, il est sidérant de constater qu'il y ait encore autant de Québécois pour lui casser du sucre sur le dos !

    Chaque personne a ses goûts et j'admets que l'on puisse ne pas aimer le style ou la voix de Céline Dion mais de là à prendre un malin plaisir à la "descendre" aussi méchamment que certains Québécois le font, il y a une marge !

    Quelle belle société distincte ! »

  • Bernard Gervais
    Abonné
    lundi 3 novembre 2008 10h28
    L'art de « beurrer épais » !
    « Je veux bien croire que Céline Dion est une vedette internationale, mais, hier soir au gala de l'ADISQ, c'était trop (qu'est-ce qu'on va trouver la prochaine fois pour lui rendre hommage ? ) : Plamondon qui n'en finissait plus de parler d'elle comme d'une petite fée, des félicitations via satellite de Kent Nagano, l'OSM et André Gagnon pour jouer une pièce composée en son honneur...

    De plus, la soirée fut interminable : plus de 3 heures pour remettre seulement 13 trophées !

    De toute manière, je trouve qu'il y trop de galas. On est loin de l'époque où il n'y en avait qu'un seul (dans les années 60), soit le Gala des artistes, lequel était diffusé en juin sur les ondes de Télé-Métropole (TVA) ! »

  • Monique Lapierre
    Abonnée
    lundi 3 novembre 2008 11h40
    A Sylvie Brousseau
    « Vous n'êtes pas (plus)seule.
    Monique Lapierre »

  • Jacques Gagnon
    Abonné
    lundi 3 novembre 2008 13h16
    Peu importe ce que vous en direz
    « Céline, artiste ou pas, sincère ou pas, superficielle ou pas, peu importe. On l'a, elle l'a comme on dit, elle y est arrivée et cela nous sert dans le monde.

    On ne discute même pas de son mérite, des moyens, de l'histoire de sa réussite et même de la nature de celle-ci.

    Même si elle était insignifiante, je ne crois pas qu'elle détienne la palme en ce domaine.

    Quand j'entend le maestro Nagano en dire du bien, ça pique ma curiosité.

    .... »

  • Dupuis Ouellette Michel Michel
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 14h59
    Évidement, Céline ne fait pas l'unanimité mais ...
    « Je trouve bien amusant de lire tout ces commentaires. Comme bien des gens j'ai regardé hier la Gala de L'ADISQ, Fête de la musique comme on dit souvent. Cette fête souligne la travail exceptionnel des artistes et artisants de l'industrie de la musique. Pour celles et ceux qui n'aiment pas Céline et ne reconnaissent pas le travail qu'elle a accompli jusqu'à présent ? Certe. On peut ne pas aimer Céline comme je ne suis pas obliger d'aimer mon voisin. Mais rendu à César ce qui lui appartient, quand même !!!

    De mon coté, je trouve très déçevant l'hommage qui lui fût rendu. Je vous rappelle Mme. Brousseau que Céline à fait bien des choses que même les américains n'ont jamais fait musicalement parlant, société qui à la réputation de par le monde d'être les "meilleurs".

    Aussi, il semble bien que les chiffres (et nous ne parlons pas d'argent ici car nous savons tous très bien que Céline peux dès demain arrêter sa carrière sans avoir aucun problème financier pour plusieurs décénnies à venir) dévoilés il y a quelque temps que Céline est la chanteuse ayant vendu le plus d'album dans toute l'histoire de la musique jusqu'à présent. J'ose espérer que ce n'est pas juste René qu'il les a achetés.

    Comment expliquer aussi que tout l'industrie mondial de la musique reconnaissait le talent de la petit fille de Charlemagne. C'est comme pour ainsi dire qu'il y en a plusieurs qui sont a coté de la track alors ...

    Juste pour sa simplicité, sa détermination et évidement, son talent et d'être restée québéçoise (on s'entend ici qu'elle aurait bien pu balancer ses racines ... Avec le fric qu'elle possède ... Comme l'on fait Diane Tell et Mylène Farmer qui sont, elles aussi, des québéçoises), je lui dit Bravo Céline !

    Et pour nous tous qui y vont avec nos commentaires, nous avons juste à retrousser nos manches et de montrer que nous sommes capable de faire mieux ... que Céline. »

  • Nathalya Thibault
    Abonnée
    lundi 3 novembre 2008 16h48
    Madame Brousseau je vous appuie!
    « Vous n'êtes pas seule chère dame...
    Céline $$$ pu capable moi non plus...
    Pathétique hommage...

    Nathalya Thibault
    chanteuse classique »

  • Claude Archambault
    Inscrit
    lundi 3 novembre 2008 17h28
    Comparé à Leclerc et Vigneault, Céline est mille fois l'ambassadrisse.
    « Si l'on compare Céline aux Vigneault, Leclerc D'or et autres, Céline est de loin et cela de très loin une meilleure ambassadrice du Canada et du Québec. Bien que les autres sont de bon compositeur et poète, leur influence est limitée au Québec et à la France en grande partie. Céline elle, est globale il n'y a pas un pays une parcelle de terre sur la planète qui ne la connait pas et par conséquent ne connait pas l'existence du Québec et du Canada.
    Mais je sais le problème que plusieurs ont avec Céline c'est qu'elle est devenu riche, fruit de son travail et elle n'est pas politique.... HO sacrilège

    Lâche pas Céline tu es la meilleur au monde et tu laisse loin derrière les Vigneault Leclerc et autres chantre Québécois comme meilleur ambassadrice.
    Toi tu sait que tu es Québécoise et que ton pays est le Canada. »

  • Ginette Bertrand
    Inscrite
    lundi 3 novembre 2008 23h25
    Votre commentaire,
    « Mme Sylvie Brousseau, ressemble en tous points à celui que j'aurais écrit et je suis certaine que nous ne sommes pas seules. »

  • Laloux Laloux
    Inscrit
    mardi 4 novembre 2008 13h29
    commentaire sur les commentaires
    « Bonjour à tous,

    Moi je le trouve très habile cet article. Il dit exactement ce qu'il y a dans la tête de l'auteur. Quand on est le premier à se servir du buffet, on y va avec un air poli.

    Ce sont plutôt les commentaires qui me font réagir. Je n'ai pas de télévision, je ne commenterai donc pas le gala en lui-même. Je sais d'expérience la nullité générale de cette grande messe d'auto-congratulation (et de l'affligeante télé au Québec). Tant qu'il n'y aura pas une vraie représentation du nouveau visage du Québec (à noter la quasi absence de la musique du monde dans cette soirée mondaine), il n'y aura rien à tirer de l'Adisq. C'est bon pour les moutons, ceux qui aiment ce que tout le monde aime. En passant je tiens à signaler (à dénoncer) que pour y être nominé, il faut payer. Dans quelque catégorie que ce soit il vous faudra débouser 500$ pour entrer dans la famille. Comme avec l'Union des Artistes, il faut d'abord être fortuné pour s'inscrire (coût exorbitant de la carte de membre). Le droit à la vie d'artiste (ce mot a-t-il vraiment sa place ici ?) se paie de nos jours. Comme avec la Guilde qui vous prends 250$ chaque année pour absolument rien du tout. Pour pouvoir vous persuader que vous êtes un vrai musicien si jamais le public ou les journalistes venaient à vous en faire douter. Vous pouvez admirer votre belle carte pour le reste de votre carrière, car ce que vous faites, avec qui vous le faites on s'en fout complètement. Allez paie l'artiste...

    Devant l'amertume de certain(e)s au sujet des artistes je pense que vous vous trompez de cible. Céline est chanteuse, une grande chanteuse. La plus grande chanteuse du monde, là faut pas charrier, parce qu'il y a du monde au balcon. Schwarzkopf, Callas, Bartoli, Kathleen Ferrer, ça vous dit quelque chose ? L'erreur classique est de ne pas s'apercevoir que la plupart de ces artistes (du gala) sont de purs produits de maisons de disques. Sans Michel Bélanger que serait Arianne Moffat (avec tout le talent que je lui reconnaît) ? Elle chantait sur mon premier album bien avant de troquer son manteau d'artiste pour la zibeline de vedette. Combien de millions pour faire émerger un talent ? Comment une auteure ou un auteur indépendant peut-il se présenter dans cette arêne ?

    Mais dans tout cela il y a un perdant c'est le texte. Lisez les pochettes. De quoi parle-t-on dans "l'oeuvre" des "talents" d'aujourd'hui. Ils parlent d'eux, de leur petit truc, de ce qu'ils veulent, exigent (voir l'excellent article de Natalie Petrowski aujourd'hui dans la presse intullé "Je veux tout"). Très symbolique de ce qu'on entend à la radio.

    Enfin l'idée très imbécile de comparer l'aura mondiale du Québec via les Leclerc, Vigneault versus Céline en dit long sur la confusion des genres dans ce pays. Comparons ce qui est comparable. Dans 200 ans que restera-t-il de tout cela ?

    Soyons plus marrant, mettons notre musique aux tropiques, mettons de l'humour dans nos textes, de la dérision, arrêtons de nous prendre au sérieux avec ce qui n'est après tout qu'une chanson. Pas vraiment un métier, même moi je peux en faire...dans la discrètion il est vrai, mais cela c'est une autre histoire, même Cormier ne doit pas le savoir. Chut... »

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