L'Adisq en coulisses - Du gros bonheur en vrac
Photo : Pascal Ratthé
Révélation de l’année au 30e gala de l’Adisq, le duo Alfa Rococo, formé de David Bussières et de Justine Laberge.
Résumons le dénominateur commun: tout un chacun des gagnants du gala d'hier soir s'est dit en coulisses heureux, content, joyeux, ému et surpris. Chacun, sauf Céline Dion.
Non pas que Céline soit restée insensible au gigantesque hommage reçu hier soir. Tout le contraire. Mais c'est bien la seule qui n'ait pas été étonnée de se retrouver là — l'hommage étant évidemment annoncé d'avance. Reste que la «plus grande chanteuse du monde», dixit Luc Plamondon, était toute chose en coulisses, après avoir vu l'Orchestre symphonique de Montréal jouer pour elle, et surtout après cette longue ovation sentie qui a secoué le Centre Bell.
Et les Oscars, les Grammys, les médailles de ci, les doctorats de ça, tous les prix n'y changent rien: Céline a reçu hier ce qu'elle considère être «l'hommage des hommages», «le plus précieux» d'entre tous. Parce qu'il a été offert par la grande famille musicale québécoise, chez elle. «Je suis excessivement émue, j'ai les deux jambes qui tremblent», a-t-elle glissé devant une mer de flashs photographiques.
Céline a mentionné que recevoir le Félix des Félix à l'âge de 40 ans était parfaitement de circonstance. «C'est un âge où on s'aperçoit à quel point la vie est belle et précieuse», et où on commence à «regarder en arrière» pour mesurer le chemin parcouru.
Pratiquement aussi habitué aux honneurs — mais à une autre échelle —, un Daniel Bélanger barbu indiquait recevoir ce nouveau Félix non pas comme une preuve de son statut d'incontournable de la chanson d'ici, mais comme un signe «que je dois continuer, quelque part, à toucher les gens. Ce qui est rassurant.»
Pour le groupe de l'année, Karkwa, les trophées récoltés hier signifiaient beaucoup. «Je suis complètement surpris, parce qu'il y avait dans les autres finalistes des groupes beaucoup plus populaires que nous, disait Louis-Jean Cormier. J'étais convaincu que Kaïn allait gagner. Mais ça prouve peut-être que les membres de l'Académie ont l'esprit ouvert.»
Révélation de l'année, le duo Alfa Rococo était tout sourire. «C'est comme une belle grosse tape dans le dos», disait Justine Laberge. Mieux: «la validation de quatre ans de travail dans l'ombre», ajoutait David Bussières.
Et Ariane Moffatt, auteure de la chanson de l'année («Je veux tout»), ne pouvait que constater: elle avait tout, et même plus que tout hier soir. «C'est inattendu et d'autant plus important et symbolique que c'est le public qui a choisi», disait-elle en cherchant ses mots entre deux éclats de rire. «C'est un peu bête de chercher ses mots devant 20 micros et 12 Kodaks, non?» Mais non: c'est rigolo. Et c'est normal, quand on est à la fois heureuse, contente, joyeuse, émue et surprise.
Non pas que Céline soit restée insensible au gigantesque hommage reçu hier soir. Tout le contraire. Mais c'est bien la seule qui n'ait pas été étonnée de se retrouver là — l'hommage étant évidemment annoncé d'avance. Reste que la «plus grande chanteuse du monde», dixit Luc Plamondon, était toute chose en coulisses, après avoir vu l'Orchestre symphonique de Montréal jouer pour elle, et surtout après cette longue ovation sentie qui a secoué le Centre Bell.
Et les Oscars, les Grammys, les médailles de ci, les doctorats de ça, tous les prix n'y changent rien: Céline a reçu hier ce qu'elle considère être «l'hommage des hommages», «le plus précieux» d'entre tous. Parce qu'il a été offert par la grande famille musicale québécoise, chez elle. «Je suis excessivement émue, j'ai les deux jambes qui tremblent», a-t-elle glissé devant une mer de flashs photographiques.
Céline a mentionné que recevoir le Félix des Félix à l'âge de 40 ans était parfaitement de circonstance. «C'est un âge où on s'aperçoit à quel point la vie est belle et précieuse», et où on commence à «regarder en arrière» pour mesurer le chemin parcouru.
Pratiquement aussi habitué aux honneurs — mais à une autre échelle —, un Daniel Bélanger barbu indiquait recevoir ce nouveau Félix non pas comme une preuve de son statut d'incontournable de la chanson d'ici, mais comme un signe «que je dois continuer, quelque part, à toucher les gens. Ce qui est rassurant.»
Pour le groupe de l'année, Karkwa, les trophées récoltés hier signifiaient beaucoup. «Je suis complètement surpris, parce qu'il y avait dans les autres finalistes des groupes beaucoup plus populaires que nous, disait Louis-Jean Cormier. J'étais convaincu que Kaïn allait gagner. Mais ça prouve peut-être que les membres de l'Académie ont l'esprit ouvert.»
Révélation de l'année, le duo Alfa Rococo était tout sourire. «C'est comme une belle grosse tape dans le dos», disait Justine Laberge. Mieux: «la validation de quatre ans de travail dans l'ombre», ajoutait David Bussières.
Et Ariane Moffatt, auteure de la chanson de l'année («Je veux tout»), ne pouvait que constater: elle avait tout, et même plus que tout hier soir. «C'est inattendu et d'autant plus important et symbolique que c'est le public qui a choisi», disait-elle en cherchant ses mots entre deux éclats de rire. «C'est un peu bête de chercher ses mots devant 20 micros et 12 Kodaks, non?» Mais non: c'est rigolo. Et c'est normal, quand on est à la fois heureuse, contente, joyeuse, émue et surprise.
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