Concerts classiques - La grande visite
La visite du Trio Wanderer était attendue. Les musiciens n'ont pas déçu. Si au disque tout, ou presque, est possible, le concert ne trompe pas. Dès la première attaque de chacun dans le 1er Trio de Mendelssohn qui ouvre la soirée, on se rend compte que la qualité du son est la première qualité du Trio Wanderer. Les attaques sont fines et nettes; rien n'est passé en force. Jean-Marc Phillips-Varjabédian, au violon, et Raphaël Pidoux (violoncelle) sont sur la même longueur d'onde en termes d'esthétique sonore, mais chacun existe par lui-même. Le Notturno de Schubert bénéficie, ô combien, de cette commune respiration.
La musique du Trio Wanderer est à la fois affirmée et délicate: l'agitato du premier volet de Mendelssohn n'est pas surjoué, l'Andante est d'une expressivité très fluide, le Scherzo vraiment leggiero, le Finale déborde d'une passion pourtant maîtrisée. Le tout est articulé avec netteté, mais sans forfanterie, par le piano de Vincent Coq.
Le clou du spectacle vient cependant après la pause. Non seulement parce que ces sonorités jamais forcées ou grossies habillent parfaitement le Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen. Mais aussi parce qu'un immense musicien, le clarinettiste Pascal Moraguès, se joint à l'ensemble. Son solo dans Abîme des oiseaux est tout simplement renversant, avec des attaques imperceptibles surgies de nulle part. Le caractère extatique, dans un tempo «infiniment lent» de Louange à l'Éternité de Jésus est parfaitement assumé, tout comme l'effet quasi hypnotique du duo violon piano du huitième mouvement, Louange à l'immortalité de Jésus.
On aurait aimé que de tels interprètes attirent encore davantage de monde au théâtre Maisonneuve. Qu'on se le dise: il n'y a pas que Kent Nagano à Montréal...
***
PRO MUSICA
Mendelssohn: Trio avec piano n° 1. Schubert: Notturno op. 148 (D. 897). Messiaen: Quatuor pour la fin du Temps. Pascal Moraguès (clarinette), Trio Wanderer. Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lundi 27 octobre.
La musique du Trio Wanderer est à la fois affirmée et délicate: l'agitato du premier volet de Mendelssohn n'est pas surjoué, l'Andante est d'une expressivité très fluide, le Scherzo vraiment leggiero, le Finale déborde d'une passion pourtant maîtrisée. Le tout est articulé avec netteté, mais sans forfanterie, par le piano de Vincent Coq.
Le clou du spectacle vient cependant après la pause. Non seulement parce que ces sonorités jamais forcées ou grossies habillent parfaitement le Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen. Mais aussi parce qu'un immense musicien, le clarinettiste Pascal Moraguès, se joint à l'ensemble. Son solo dans Abîme des oiseaux est tout simplement renversant, avec des attaques imperceptibles surgies de nulle part. Le caractère extatique, dans un tempo «infiniment lent» de Louange à l'Éternité de Jésus est parfaitement assumé, tout comme l'effet quasi hypnotique du duo violon piano du huitième mouvement, Louange à l'immortalité de Jésus.
On aurait aimé que de tels interprètes attirent encore davantage de monde au théâtre Maisonneuve. Qu'on se le dise: il n'y a pas que Kent Nagano à Montréal...
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PRO MUSICA
Mendelssohn: Trio avec piano n° 1. Schubert: Notturno op. 148 (D. 897). Messiaen: Quatuor pour la fin du Temps. Pascal Moraguès (clarinette), Trio Wanderer. Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lundi 27 octobre.
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