mardi 24 novembre 2009 Dernière mise à jour 13h43


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Concerts classiques - La grande visite

Christophe Huss   28 octobre 2008  Musique
La visite du Trio Wanderer était attendue. Les musiciens n'ont pas déçu. Si au disque tout, ou presque, est possible, le concert ne trompe pas. Dès la première attaque de chacun dans le 1er Trio de Mendelssohn qui ouvre la soirée, on se rend compte que la qualité du son est la première qualité du Trio Wanderer. Les attaques sont fines et nettes; rien n'est passé en force. Jean-Marc Phillips-Varjabédian, au violon, et Raphaël Pidoux (violoncelle) sont sur la même longueur d'onde en termes d'esthétique sonore, mais chacun existe par lui-même. Le Notturno de Schubert bénéficie, ô combien, de cette commune respiration.

La musique du Trio Wanderer est à la fois affirmée et délicate: l'agitato du premier volet de Mendelssohn n'est pas surjoué, l'Andante est d'une expressivité très fluide, le Scherzo vraiment leggiero, le Finale déborde d'une passion pourtant maîtrisée. Le tout est articulé avec netteté, mais sans forfanterie, par le piano de Vincent Coq.

Le clou du spectacle vient cependant après la pause. Non seulement parce que ces sonorités jamais forcées ou grossies habillent parfaitement le Quatuor pour la fin du Temps de Messiaen. Mais aussi parce qu'un immense musicien, le clarinettiste Pascal Moraguès, se joint à l'ensemble. Son solo dans Abîme des oiseaux est tout simplement renversant, avec des attaques imperceptibles surgies de nulle part. Le caractère extatique, dans un tempo «infiniment lent» de Louange à l'Éternité de Jésus est parfaitement assumé, tout comme l'effet quasi hypnotique du duo violon piano du huitième mouvement, Louange à l'immortalité de Jésus.

On aurait aimé que de tels interprètes attirent encore davantage de monde au théâtre Maisonneuve. Qu'on se le dise: il n'y a pas que Kent Nagano à Montréal...

***

PRO MUSICA

Mendelssohn: Trio avec piano n° 1. Schubert: Notturno op. 148 (D. 897). Messiaen: Quatuor pour la fin du Temps. Pascal Moraguès (clarinette), Trio Wanderer. Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, lundi 27 octobre.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
0 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009